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 déherbant ou tueur ?

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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 14:13

Citation :
"Effet cocktail" du Roundup ? Pas de quoi inquiéter Monsanto dont les bénéfices sont en très forte croissance en 2008








Des
universitaires français viennent de mettre en évidence la dangerosité
sur la santé humaine du numéro un mondial des désherbants, le Roundup,
même à doses extrêmement faibles.








Parue dans la revue scientifique américaine Chemical Research in Toxicology
fin décembre, l’étude menée par le Professeur Gilles-Eric Séralini,
épaulée par sa consœur Nora Benachour, constitue en effet une
première : jamais une étude sur les effets du Roundup – une
gamme d’herbicides très puissants qui constitue la pièce-maîtresse de
la stratégie OGM de la firme américaine Monsanto – n’était arrivée à
des conclusions aussi inquiétantes pour l’humain.

« Nous avons travaillé sur des cellules de
nouveau-nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à
celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup
programment la mort des cellules en quelques heures… » déclare à l’AFP
le professeur de biologie moléculaire de l’université de Caen.
Nécroses, asphyxie ou encore détérioration de l’ADN : telles sont les
conséquences du contact de l’herbicide avec les cellules humaines.

« En 2005, nous avions déjà prouvé cette
toxicité mais pas à des doses infinitésimales », ajoute par ailleurs ce
chercheur du Comité de recherche d’informations indépendantes sur le
génie génétique (CRIIGEN) présidé par Corinne Lepage (vice-présidente
du Mouvement Démocrate). « Les effets délétères ne sont pas
proportionnels aux concentrations en glyphosate (le principe actif du Roundup),
mais dépendent plutôt de la nature des adjuvants », précise-t-il. Il
semble donc que ce soit « l’effet cocktail », c’est à dire la
combinaison du principe actif et des adjuvants, notamment le POEA, qui
rende d’autant plus toxique l’herbicide.

En réponse à cette étude, Monsanto France
réagit par un communiqué en indiquant que « l’étude de M. Séralini
détourne intentionnellement l’usage normal du Roundup afin de dénigrer le produit, alors que sa sécurité sanitaire est démontrée depuis 35 ans à travers le monde ».

Pourtant fin octobre 2008, la filiale
française du groupe a vu confirmer en appel à Lyon sa condamnation de
2007 à 15.000 euros d’amende en première instance pour « publicité
mensongère » : le spot du produit disait que l’herbicide était
« biodégradable » et laissait « un sol propre ». Le petit film mettant
en scène un petit chien déterrant un os entouré de mauvaises herbes a
donc maintenant disparu de nos écrans. De même, les mentions
incriminées n’apparaissent plus sur les bidons du produit.

Selon le professeur Séralini, les cellules de
sang de cordon ombilical, de placenta et de rein d’embryon utilisées
dans ses tests ont été soumises à des concentrations similaires à
celles que l’on retrouve dans les récoltes, après l’utilisation du Roundup.
Ces résultats frappants sont d’autant plus alarmants que la gamme de
cultures transgéniques de Monsanto se base quasi exclusivement sur son
désherbant vedette (70% des OGM commercialisés par Monsanto sont
résistante au Roundup). Fruits de la recherche du géant des semences, les graines de coton, de maïs ou de soja « Roundup Ready »
ont été tout simplement conçues pour tolérer le produit phare de la
firme. Il tue les mauvaises herbes sans détruire la récolte OGM, grâce
à l’introduction dans la graine d’un gène en provenance d’une bactérie
qui elle-même fabrique une protéine résistante au glyphosate.
Malgré les conclusions de l’étude du duo Séralini-Benachour, Thierry Mercier estime qu’il n’est pas nécessaire de réévaluer le Roundup.
Le directeur adjoint « végétal et environnement » de l’Agence française
de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) affirme que « ces résultats
ne remettent pas en cause les évaluations réalisées (par Monsanto) et
dans des laboratoires indépendants. Il faut être prudent quant à une
extrapolation possible à l’homme d’études in vitro » justifie-t-il.

Mais lorsque l’on demande à Brett Begemann,
vice-président de Monsanto, si le semencier publie une liste des
laboratoires de recherche auxquels il fait appel pour réaliser ses
études, le numéro 2 du groupe avoue étonnement ne pas trop savoir :
« Pas à ma connaissance. » admet-il. « Mais Monsanto collabore avec de
nombreux instituts de recherche publics et privés (…) En revanche, les
études sur l’innocuité de nos produits sont majoritairement menées en
interne. Mais cela n’altère en rien la fiabilité des instances de
régulation qui valident nos produits sur des bases scientifiques »
poursuit-il.
Les pouvoirs publics ne semblent donc
pas encore prêts à bannir des jardins et des champs ce produit à base
de glyphosate, pourtant déjà interdit au Danemark depuis 2003.
Le 13 janvier dernier, les députés européens se sont mis d’accord pour
interdire dans l’Union Europénne une vingtaine de pesticides parmi les
plus dangereux utilisés dans les herbicides, les fongicides et les
insecticides. Ainsi, les autorisations de 22 substances cancérigènes,
toxiques pour la reproduction ou avec des effets perturbateurs sur le
système endocrinien, ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas
par cas. Il apparaît donc que le Roundup soit passé entre les
mailles du filet européen puisqu’il ne figure pas dans la liste des
produits pointés du doigt par les eurodéputés.

Et pourtant, les résultats de l’étude de Caen sur les effets du Roundup
rejoignent en tout point ceux d’autres études menées en 2005. Déjà à
l’époque, Rick Relyea de l’Université de Pittsburg (USA) avait montré
que les POEA augmentaient l’impact de l’herbicide sur les populations
des amphibiens. De même, Robert Bellé de la station biologique de
Roscoff en Bretagne, chercheur au CNRS et membre de l’institut Pierre
et Marie Curie avait quant à lui conclu que le Roundup avait un effet néfaste sur la division des cellules d’ovule fécondé d’oursin.

L’étude de Gilles-Eric Séralini est quant à
elle la première à montrer que le désherbant de Monsanto détruit des
cellules humaines. C’est pourquoi le Professeur ainsi que des
associations dénoncent le laxisme de la réglementation actuelle sur les
herbicides qui consistent à ne tester le principe actif et les
adjuvants de manière séparée. Ils réclament notamment aux autorités en
charge de l’évaluation des pesticides de réévaluer les diverses
formulations du Roundup en tenant compte de ces effets multiplicatifs de la toxicité du glyphosate par ses adjuvants.

Au vu des résultats des trois dernières études significatives sur le Roundup
et compte tenu des investissements colossaux de Monsanto dans les
biotechnologies, certains observateurs n’hésitent pas à dire que le
fait de cacher la toxicité de l’herbicide lui permet de protéger ses
OGM. Cette théorie a été brillamment illustrée par Marie-Monique Robin
dans son livre intitulé « Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux
OGM, une multinationale qui vous veut du bien » (éditions Broché – mars
2008). Elle en a également tiré un film documentaire (DVD aux éditions
Arte Vidéo).

Ces multiples attaques que subit la
compagnie, cible de critiques très virulentes, notamment en Europe,
n’entame en rien sa bonne santé économique, bien au contraire.

MONSANTO : « LA CRISE ? CONNAIS PAS ! »

Le 14 janvier 2009, le Directoire de Monsanto
a annoncé qu’il paiera à ses actionnaires en avril prochain un
dividende 10% plus élevé que celui versé en 2008. Ce même dividende,
sera lui-même en hausse de 340% comparé à 2002, l’année où le groupe
est devenu indépendant en se séparant du groupe Pharmacia.
Cette émancipation fut d’ailleurs une grande réussite car à l’époque,
Monsanto voyait sa valeur en bourse chuter régulièrement, notamment à
cause du déclin du Roundup, qui a perdu la protection de son
brevet cette année-là. Il avait alors misé une bonne partie de ses
espoirs sur les biotechnologies végétales, donc les OGM.

Son succès commercial en hausse depuis 2002,
ne se dément d’ailleurs pas encore aujourd’hui. Entre début 2008 et
début 2009, la firme Américaine a enregistré des revenus nets en
croissance de 117% (556 millions de dollars – 437 millions d’euros),
particulièrement grâce à une forte demande des produits Monsanto en
Amérique Latine et notamment du Roundup au Brésil.

D’ailleurs, si l’on en croit le
vice-président de Monsanto, la crise alimentaire ne peut être que
bénéfique pour son groupe, voire du pain béni. « Cette crise a permis à
de nombreux pays de prendre conscience de l’urgence d’augmenter les
rendements agricoles. (…) Entre aujourd’hui et 2050, les besoins
mondiaux en nourriture vont doubler ! Autrement dit, il va falloir
produire davantage avec les mêmes surfaces » assène Brett Begemann dans un récent entretien au journal La Tribune.
Lorsqu’il évoque le moratoire sur la culture d’OGM en France, le numéro
deux du groupe est on ne peut plus clair : « Qu’on laisse les
scientifiques faire leur travail », dit-il en substance tout en
précisant au passage que la France n’est pas une cible privilégiée pour
Monsanto.
UNE AFFAIRE DE MANIPULATIONS
Ainsi, Monsanto, fondée en 1901 à Saint-Louis aux Etats-Unis, inventeur du Roundup mais aussi de l’Agent Orange –utilisé comme arme chimique pendant la guerre du Vietnam –, est une multinationale aujourd’hui en très bonne santé.
Contre
vents et marées, Monsanto maintient son cap, droit devant et toutes
voiles dehors. Pour l’instant, rien ne peut faire chavirer le navire
Monsanto, pas même la tempête financière et économique qui fait tanguer
les économies du monde entier depuis quelques semaines. Monsanto, c’est
comme un roseau qui peut se plier mais qui ne rompt pas, malgré les
soubresauts. Monsanto a d’ailleurs réussi un joli coup récemment : l’Union Européenne a accepté l’importation de son soja américain de deuxième génération « Roundup Ready 2 »
pour la nourriture animale et humaine. Selon la règlementation
européenne, tout fabriquant d’aliments contenant moins de 0,9% d’OGM
n’a aucune obligation de l’indiquer sur son emballage. Grâce à ses
succès commerciaux, Monsanto est même en train de finaliser son tout
dernier projet majeur : développer un maïs résistant à la sécheresse.

On peut donc dire que malgré les attaques
contre elle, et malgré les résultats de l’étude de Gilles-Eric Séralini
et d’autres polémiques, la firme Monsanto réussit à contourner tous les
obstacles qui se dressent devant elle.
Peu
importe donc la manipulation de la FDA (Food and Drug Administration),
l’agence américaine de protection alimentaire qui a accepté le
« principe d’équivalence en substance » des OGM par rapport aux
semences conventionnelles. Peu importe la manipulation de
l’administration Bush (père et fils). Peu importe les 100.000 hectares qui en 2006 ont été consacrés à la culture d’OGM dans le monde. Peu importe la privatisation de l’agriculture par le droit de propriété intellectuel
que Monsanto impose à tous les utilisateurs de ses semences
transgéniques, qui, s’ils ne le respectent pas, risquent de voir
débarquer la « Police des gènes » dans leurs champs avant d’être attaqués en justice. Peu importe la dépendance parfois mortelle des petits paysans indiens du coton BT. Peu importe l’introduction « accidentelle » de maïs transgénique
– dont la culture est interdite au Mexique – et qui provoque des
mutations génétiques de certaines variétés de maïs mexicains, les plus
pures au monde. Peu importe tout cela : Monsanto résiste, coûte que
coûte.
L’Union Européenne, où la
législation est la plus sévère au monde dans le domaine
environnementale, est la seule qui puisse faire face à Monsanto pour
protéger ses citoyens. Fin 2008, le Conseil des Ministres de
l’Environnement de l’UE a conclu un accord sur la réforme du cadre
juridique applicable aux OGM. Cet accord reconnaît notamment le droit
pour les Etats de créer des zones sans OGM. Une petite commune agricole
du Vaucluse, Le Thor, a déjà sauté le pas et a vu la décision de son
conseil municipal d’interdire les OGM sur son territoire confirmée en
justice le 12 janvier dernier.
De plus, le vote
récent des eurodéputés sur l’interdiction des pesticides les plus
dangereux a été adopté en même temps qu’une loi européenne qui prévoit
l’interdiction des pulvérisations aériennes. Depuis le début de
l’année, les pesticides sont désormais interdits dans les parcs, les
jardins publics, les terrains de sports, les cours de récréation et les
terrains de jeux. Enfin, la Commission européenne s’est aussi engagée à
lancer des études pour évaluer l’impact des pesticides sur la mortalité
inquiétante des abeilles. Une avancée donc pour l’Union Européenne qui
se doit de rester en avance dans ces sujets environnementaux par
rapport au reste du monde.

Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’être en
faveur de solutions pour améliorer les rendements agricoles pour
nourrir le monde où tant de gens n’ont pas de quoi se nourrir. Mais
faut-il payer le prix que Monsanto tente de lui imposer ? Monsanto
est-il l’unique solution pour régler le problème de la faim ? N’y
a-t-il pas de méthodes plus respectueuses de l’humain et de
l’environnement pour rendre l’agriculture plus performante sans
détruire la nature et les personnes ? Le débat est et doit rester
ouvert.

William Sanjour, responsable du département
« déchets » de l’EPA (l’agence américaine de protection de
l’environnement de 1970 à 2001), ne dit-il pas tout simplement dans le
film de Marie-Monique Robin la phrase suivante : « Tout ce que dit
Monsanto doit être vérifié par des personnes indépendantes ».

Car avant toute chose, Monsanto, dont
l’activité principale est la manipulation des gènes de végétaux, sait
aussi habilement manipuler le public, les gouvernants, les
scientifiques et l’opinion, pour servir sa propre cause, au détriment
de la nature et des personnes qui vivent de cette nature. Il en revient
aux scientifiques et aux politiques dignes de ce nom de prendre leurs
responsabilités pour permettre aux consommateurs et citoyens d’y voir
plus clair dans le jeu obscur de Monsanto.




source:http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50428
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Passionata



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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 14:26

Au nom d'une pipe !
C'est intéressant cet article. Une chose m'interpelle, le produit, enfin l'image. Non, ce qui est écrit sur l'image : Détruits jusqu'aux racines / permet de replanter.
Ah vous parlez d'un spot publicitaire ! Comment, après avoir retiré ceci lu dans le texte : Pourtant fin octobre 2008, la filiale
française du groupe a vu confirmer en appel à Lyon sa condamnation de
2007 à 15.000 euros d’amende en première instance pour « publicité
mensongère » : le spot du produit disait que l’herbicide était
« biodégradable » et laissait « un sol propre ». Le petit film mettant
en scène un petit chien déterrant un os entouré de mauvaises herbes a
donc maintenant disparu de nos écrans. De même, les mentions
incriminées n’apparaissent plus sur les bidons du produit.
; et lisant ce qu'il y a sur le bidon : Détruits jusqu'aux racines / permet de replanter. Peut-on replanter ???

Chapeau, et bel article !


Dernière édition par Passionata le Dim 25 Jan 2009 - 16:58, édité 1 fois
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Irma

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 14:43

Tu peux replanter, mais sur le terrain d'à côté... mdr mdr
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Vilain
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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 14:44

Irma a écrit:
Tu peux replanter, mais sur le terrain d'à côté... mdr mdr


ou des OGM, puisque c'est fait pour ça.....AngeR
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Irma

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 14:56

( alors que pour désherber, il suffit d'eau bouillante...)
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Vilain
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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 15:26

t'y penses pas..;ça leur rapporterait rien...AngeR
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Passionata



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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 17:00

C' est une longue histoire pour un mot si court : pognon AngeR


Dernière édition par Passionata le Dim 25 Jan 2009 - 17:27, édité 1 fois
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didier meral

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 17:14

J'ai lu l'étude publiée sur le web.

Je ne regrette pas d'avoir voté pour ce bon José au premier tour: sur que la problématique du partage du fruit du travail n'est pas négligeable, bien sur, mais - Lapalissade ! - rester en vie pour nos enfants et nous-mêmes reste tout de même la priorité n°1.

On ne sait plus quoi bouffer: entre les ogm, les pesticides et les merdes chimiques que l'on trouve dans tous les aliments, acheter une vraie salade bio, par exemple, tient du parcours du combattant.

Taux de nitrates dans mon puits: aux environs de 200.

Et Morgane de me demander par ailleurs: Papa, quand tu étais enfant, il y en avait plus que ça des papillons ?

Jean, toujours bien documenté, évoque les bénéfices sans cesse croîssants de Monsanto: bien à l'abri du séisme qui ébranle les bourses du monde entier, l'entreprise affiche une santé insolente.

Le pdg ne déclarait-il pas publiquement, il y a quelques années, qu'il visait tout simplement l'hégémonie totale de l'industrie agro-alimentaire ?

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didier meral

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 17:24

http://www.monsanto.fr/media/actualite/

Le site français fait état d'un constat de l'ISAAA (International Acquisition of Agribiotech Applications), selon lequel les surfaces de cultures génétiquement modifiées dans le monde ont atteint
114,3 millions d'hectares en 2007, en progression de 12%,
concernant depuis 12 ans 50 millions d'agriculteurs dans 23 pays.
90% de ces agriculteurs vivent dans des pays en développement.

Bien évidemment, ces chiffres sont à prendre avec circonspection: ne sont recensés que les agriculteurs qui reconnaissent le recours aux ogm...
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Passionata



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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 17:36

Voilà où se trouve cette histoire : l'hégémonie totale !

Ensuite nous parlerons sans doute de manger sain ; 5 fruits et légumes par jour.
Se rajoute à ceci : l'exportation - l'importation "ogm-omifiée," piquée, sterilisée pour la conservation des produits alimentaires que nous consommons chaque jour.
Par le biais de cet attentat "hégéménomiste" total, l'Homme à une moyenne de vie de 80 ans.


Mangeons SEIN et buvons à volonté, sans modération aucune car la nature dénaturée appelle la nature à un retour du naturel.
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Romane
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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 20:04

Passionata a écrit:
Mangeons SEIN et buvons à volonté

Du lait, évidemment.... Ange mdr

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
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gohelan

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 23:32

Cet article ne m'étonne guère.
Est-ce que quelqu'un a vu le film:"Nos enfants nous accuseront"?
C'est un documentaire très pédagogique sur une expérience d'introduction d'alimentation bio dans une cantine scolaire du sud.
Je l'ai vu jeudi soir et comptait vous en faire un compte-rendu.
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Irma

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   Dim 25 Jan 2009 - 23:45

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MessageSujet: Re: déherbant ou tueur ?   

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déherbant ou tueur ?
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