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 Passage à l'acte.

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Passage à l'acte.   Mer 25 Fév 2009 - 19:16

Passage à l’acte.

On dirait des écrivains qu’ils cherchent à représenter les choses. A penser la vraie vie qui ne répondrait pas à toutes leurs interrogations. Ce que font les gens. Ce qu’ils font eux-mêmes. Ils écrivent cela sur du papier, ils créent puis décortiquent les faits et gestes de personnages de fiction qu'ils font ensuite mourir dans d'atroces souffrances.

Qu’est-ce qui distingue finalement un écrivain d’un assassin sinon le passage à l’acte ?

Voici, ci après une liste non exhaustive des méfaits commis sur le forum. Nous avons dans nos rangs bien d’autres meurtriers. Qu’ils ne m’en veuillent pas trop de tous les citer.

Mais qu’est-ce qui fait qu’on se repaît de tant de crimes ? J’aimerais votre avis d’auteur ou de lecteur…

Petit article intéressant : http://www.spp.asso.fr/main/extensions/items/11_agirs.htm


Puis à relire sans la moindre modération :

Laconfiture Le trou de la brioche http://liensutiles.forumactif.com/laconfiture-f72/le-trou-de-la-brioche-t15982.htm
On a fait tomber la ville. http://liensutiles.forumactif.com/textes-mis-en-attente-f91/on-a-fait-tomber-la-ville-t16511.htm

Farouche
Cantabile ma non troppo http://liensutiles.forumactif.com/farouche-f71/cantabile-ma-non-troppo-t15541.htm#328837

Gérard Feyfant
J'AI TROUVE MARIE MORTE... http://liensutiles.forumactif.com/gerard-feyfant-f30/j-ai-trouve-marie-morte-t15858.htm

Filo L'APPARTEMENT
[url] http://liensutiles.forumactif.com/filo-f29/nouvelle-l-appartement-t11492.htm[/url]

Vic Taurugaux
L'étoile du berger http://liensutiles.forumactif.com/vic-taurugaux-f66/l-etoile-du-berger-t15939.htm

Mena
Le Crime http://liensutiles.forumactif.com/mena-f47/le-crime-t15866.htm

etc...
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Romane
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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Mer 25 Fév 2009 - 19:20

Nous sommes tous des refoulés par obligation. Alors on tue sur papier, on hurle dans l'encre. Voilà ma réponse.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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kate100fin
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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Mer 25 Fév 2009 - 19:33

En ce qui me concerne, je ne me repaîs ( ça s'écrit comme ça ? ) pas de crimes ; j'apprécie l'écrit, la montée du scénar et de l'intrigue et je pense, je suis aussi capable d'en écrire, mais pour tout dire, l'aspect psycopathe, lugubre ou gore d'un crime ne me fascine pas, moi j'suis une pacifiste... Ange
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Alizé

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Mer 25 Fév 2009 - 20:50

M'étant bien défoulée sur mon nounours quand j'étais petite ( vous ne pouvez pas imaginer les supplices que je lui ai fait subir, il en avait des cicatrices d'amour !) je n'éprouve pas le besoin d'écrire sur ce sujet, ni de lire des polars.
Par contre pour suivre les écrits sur LU, j'en lis. Je reconnais que les textes sont d'une belle qualité d'écriture.
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filo

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Mer 25 Fév 2009 - 21:51

Tu as oublié le fil défi sur le crime parfait : http://liensutiles.forumactif.com/jeux-d-ecriture-f77/crime-parfait-t15308.htm
...et les livres de Bertrand Môgendre et d'Irma.

Je crois que lorsqu'on écrit une histoire, on a tendance à mettre en scène des évènements hors du commun, sinon il y aurait moins d'intérêt à imiter la vie banale du quotidien. La mort brutale fait partie de ces choses marquantes, inhabituelles, et souvent génératrices d'intrigue. Il est donc normal que ce soit un sujet répandu dans les œuvres de fiction.

Merci de citer L'Appartement, mais il y a aussi pas moins de onze morts brutales dans ma nouvelle BUS 7 et la vengeance outre tombe de la victime d'un meurtre dans Outre-tombe !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 12:36

Si j’en crois les psychanalystes, le passage à l’acte serait un moyen de faire baisser l’angoisse chez un sujet qui n’est plus capable de mentaliser, se représenter l’objet de ses pulsions. Il faut qu’il agisse, qu’il tue ou qu’il viole pour enfin retrouver la paix. A mon avis, l’écrivain procède à l’inverse. Il faut qu’il se représente, qu’il écrive, l’irreprésentable. Il se torture les méninges jusqu’à créer un crime imaginaire tout en espérant secrètement faire du lecteur son complice.

La question pour l’expert est de savoir si, oui ou non, la conscience de l’écrivain est altérée au moment des faits. Dans son interview, Vilain pose la question à Farouche (je cite de mémoire) : quand tu écris, as-tu un plan ? Sais-tu où tu veux en venir ? Farouche : Oui et non. Bien souvent mes personnages me prennent la main. Je pensais au départ que c’était untel qui allait tuer, et puis non, finalement, c’est unetelle. De dire que Farouche entend des voix serait exagéré. Mais, elle se met dans une telle disposition d’esprit, qu’elle frôle l’hallucination. Pour créer l’illusion que ses personnages soient vrais, elle les autorise à faire comme s’ils étaient chez eux dans sa tête. Pour nous permettre de lire sa prose, il faut d’abord qu’elle délire. Ensuite, nous dit-elle, il existe un gros travail de relecture, de mises en forme. Elle fait le ménage pour que ce soit lisible par tous. D’une certaine façon, elle maquille la scène du crime tout en disséminant volontairement des indices.

Cantabile ma non troppo est intéressant dans ce sens où c’est une plaidoirie qui intervient après le meurtre. On est déjà à la fin du procès, on imagine que le procureur a déjà débité tout son réquisitoire. Alors, Farouche désormais lutte avec la culpabilité. La sienne, la nôtre. Et si et si et si et si… bien sûr, avec des si, on mettrait facilement Paris en bouteille. Aussi, ses arguments, faut aller les chercher ! Mais, le crime étant par nature humaine, elle réussit brillamment à emporter notre intime conviction et nous faire croire que finalement son crime serait (elle emploie le conditionnel) une œuvre artistique.

Plus pénible est la pensée de Laconfiture. Dire qu’elle s’étale serait une tautologie facile. Une bègue obsessionnelle : c’est cela. On lit une bègue obsessionnelle. C’est fatiguant. Au bout d’un moment, (pas très long généralement) le seul moyen qui nous offert pour pouvoir se sortir d’un écrit de Laconfiture, c’est d’aller jusqu’au bout. Quitte à devenir un lecteur compulsif. Maintenant que le vin est tiré, autant … Elle est très forte avec ses petits airs sirupeux. Peu à peu, on devient comme le personnage, on s’identifie. Même s’il y en a plus que marre de toute cette tapisserie à grosses fleurs, on ne peut plus s’empêcher de la regarder, d’écouter le parquet grincer, etc ; toutes ses sensations dérangeantes qui vous pénètrent désormais le corps et dont on veut coûte que coûte se défaire. Mais pour cela, vous n’avez pas le choix, vous devez lire la phrase suivante qui n’est qu’une énième redite. Ce n’est que lorsque Laconfiture vous sent suffisamment englué qu’elle passe à l’acte. Enfin la chute, vous êtes définitivement soulagé.

Gérard, quant à lui, parle comme un procès-verbal. Le style en plus. Il constate des évidences. C’est un narrateur impartial. « J’ai trouvé Marie morte pendue au grenier ». Première phrase, un sujet, le narrateur, un verbe, un complément : le cadavre. On ne peut faire plus sobre. La mort, c’est simple comme un suicide. Il n’ y a qu’à la regarder pour constater qu’elle existe réellement. Elle est là devant vous. A tout moment de la vie, vous pouvez vous pendre. Ce n’est pas difficile. C’est à la portée de n’importe qui.

Vic, votre serviteur est plus tortueux. Son côté psy, sans doute. Son truc, c’est plus fort que lui, c’est de vous faire cheminer. Il y aurait des choses à comprendre. Alors, il vous prend en stop dans sa voiture. Pour une ballade en forêt. C’est poétique. Surtout la nuit.

La mort de l’autre, c’est toujours un peu la mienne. C’est se dire : quand je serais mort, je ne penserais plus. C’est plus qu’angoissant pour un écrivain de savoir qu'un jour, il ne pensera plus. Il n’est pas encore célèbre et c’est déjà fini. Alors, il stocke sur le papier ses idées espérant qu’elles revivent un jour ou l’autre grâce à un lecteur anonyme. Même lorsque lui ne sera plus. La gloire posthume…des idées folles comme celle-ci, il en a beaucoup. C’est parce qu’il imagine que les autres pensent comme lui mais aussi un peu différemment. Alors, vous pensez, des idées, il en a à revendre. Les siennes et celles des autres. Vous savez, les autres. Non ! Pas ses lecteurs, (on ne sait jamais ce que pensent les lecteurs), ses personnages. Prenez un auteur comme Filo. Voilà un garçon curieux. Dans tous les sens du terme. Pour savoir ce qui se passe chez les autres, il ne s’embête nullement, il fait des trous dans les murs. Pour voir à l’intérieur de chez les autres. La vie des autres, c’est très intéressant. On aurait très bien pu embaucher Filo comme psy. Il aurait fait parfaitement l’affaire. Mais non, lui décide de couper au plus cours. Il préfère sa profession de voyeur. Du moins dans sa nouvelle intitulée « l’appartement ». Du moins, son personnage. Voyeur, c’est tranquille, c’est comme écrivain, c'est aussi la planque, ça n’engage à rien.
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Farouche

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 12:58

Ton observation est d'une rare pertinence, Vic chinois

J'avais parlé de ces "hallucinations" dans un fil où je disais : ce n'est pas toujours moi qui écrit.

Citation :
Mais qu’est-ce qui fait qu’on se repaît de tant de crimes ? J’aimerais votre avis d’auteur ou de lecteur…
Le crime n'est-il pas l'interdit suprême à transgresser ? La valeur accordée dans notre société à la vie humaine en fait le bien le plus précieux. La prendre, la regarder prendre par un autre, exerce une fascination trouble. On condamne (ou pas) mais on veut savoir, on cherche à comprendre comment, pourquoi, par quelle volonté on peut transgresser cet interdit-là.
Se repaître de crimes, comme tu dis, nous donne l'opportunité d'éprouver des émotions et sensations d'une grande violence, dans un monde où l'on tend vers le "toujours plus". Voici ce qui me vient spontanément, sans réflexion poussée.
Curieusement, je ne lis jamais ce genre de choses. Je n'aime pas ça du tout. Peut-être parce que les ayant écrites je sais trop bien à quoi elles font appel en nous. Je ne sais pas...
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Passionata



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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 15:25

On a tous plus ou moins un assassin caché en nous.

On a aussi dans les crimes parfaits le non-aboutissant qui tourne à la folie et qui donne un remarquable exemple :

http://liensutiles.forumactif.com/vos-oeuvres-editees-f35/la-femme-qui-tua-stephen-king-fabienne-cois-t15116.htm

Je n'ai pas pu m'en empêcher, cela se rajoute aux autres liens.

Très belle analyse, Vic, comme toujours.
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sophiesuite

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 15:47

Très amatrice pour ma part de lectures ou films violents/criminels/glauques/malsains/noirs/gore etc...
Les trois quarts de ma bibliothèque, c'est des polars (au sens large, romans policiers et romans noirs) ; la moitié de ma dvdthèque c'est des films d'horreur ou approchants.

En revanche, je n'éprouve pas spécialement le besoin ni l'envie d'écrire dans ce registre. Il peut couler sous ma plume des images noires, ou sanglantes à l'occasion, mais ça n'est jamais une fin en soi, et d'ailleurs c'est assez rare.

Alors pour répondre à
Citation :
Mais qu’est-ce qui fait qu’on se repaît de tant de crimes ?

ou tenter de répondre sur mon expérience perso, la seule chose dont je puisse parler en connaissance de cause...
Je pense simplement que ça nourrit quelque chose chez moi, qu'il y a une forme de reconnaissance, de familiarité avec "ça" (la violence, les crimes etc... dans la fiction).
Ca "défoule" et ça apaise quelque chose en moi, particulièrement en ce qui concerne les films.

Pour les livres, c'est un petit peu différent, ça n'est pas le côté défouloir, c'est plus l'exploration du côté "ombre" de l'humain. Il y a une part d'exploration de moi-même, de ma propre ombre, dans la lecture de romans noirs ; une recherche de compréhension, d'assemblage, de ce "trou noir", ces zones de moi qui ressemblent à des marécages troubles dans lesquels vivent des créatures plus ou moins monstrueuses. C'est pour ça que ce que je préfère c'est vraiment les romans noirs, souvent avec un personnage principal un peu taré ou torturé, comme les romans de Jim Thompson ou plus récemment de James Ellroy.
Je lis pratiquement jamais de thriller par contre, ça m'emmerde ; ni de livres d'épouvante ou d'horreur : quitte à me repaître, j'aime autant me repaître vraiment dans les grandes largeurs, avec les images, la couleur, les bruitages et tout le toutim Laughing

Bon après, je pense qu'il y a aussi tout simplement une question d'habitude, de culture familiale etc... comme toujours pour les histoires de lecture. A la base, j'ai commencé à lire, comme tout le monde, ce que j'avais sous la main. Or mon père lisait énormément de polars, Simenon, Leo Malet, Hadley Chase, San Antonio et j'en passe...
Ma mère aussi d'ailleurs, mais pas les mêmes.
Ca a certainement orienté mes goûts littéraires au départ.
Si mes parents avaient lu que des Harlequin, ben peut-être que j'aurais jamais lu un seul polar de ma vie Laughing (ou alors par esprit de contradiction AngeR )
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Romane
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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 18:26

Mon grain de sel ; je ne sais pas pourquoi arrivent les moments où on a besoin de vautrer sa plume dans le glauque, le sombre, le pas beau en somme. Quelqu'un m'a dit un jour que j'écrivais de la poésie noire. Bon. Alors c'est comme ça, une sorte d'expression d'événements qui ont plus ou moins rapport avec la mort, ou plus exactement des tranches de vie qui par définition meurent pour donner naissance à d'autres, quelque chose comme ça. Avec la nécessité peut-être de s'aider soi-même à faire un deuil, ou au moins à s'engager dans la finition d'un état pour entrer dans un autre plus serein, plus propre en quelque sorte, en tout cas, plus prêt ? Je pose là un point d'interrogation parce que c'est peut-être comme ça que je vois la chose ou que je la ressens.

Bloody aussi utilise un style particulièrement noir, Novo aussi, souvenez-vous. Tout ça doit répondre à un besoin de matérialiser, d'où "passage à l'acte". Par écrit, c'est bien moins dangereux que d'acter dans la vie, au sein du foyer, du bureau, du quartier.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Irma

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 18:31

Passionata a écrit:
On a tous plus ou moins un assassin caché en nous.
On a aussi dans les crimes parfaits le non-aboutissant qui tourne à la folie et qui donne un remarquable exemple :

http://liensutiles.forumactif.com/vos-oeuvres-editees-f35/la-femme-qui-tua-stephen-king-fabienne-cois-t15116.htm

Oui mais chez moi, comme t'as pu le remarquer , c'est comique ( ou pas?, ou cynique ? Ou quoi ?! Enfin c'est écrit en rigolant pour faire rigoler! )

Va comprendre...
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Farouche

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 19:32

Citation :
les moments où on a besoin de vautrer sa plume dans le glauque, le sombre, le pas beau en somme.
Je sais que je suis limite hors sujet, mais cela me fait penser à quelque chose qui revient souvent dans mon observation de l'écriture, qu'elle soit poétique ou pas : je suis convaincue qu'il est plus facile d'écrire sur le moche, le trouble, le sombre, le triste, bref, sur le négatif, que sur le beau, le propre, le clair, le joyeux, bref, sur le positif.
C'est une question d'ampleur du registre, de champs lexicaux aussi et d'autres paramètres qui ne me viennent pas à l'esprit maintenant (faudrait que je réfléchisse tong )
Consultez le dico des synonymes et vous verrez !
Du coup, quand vient l'envie ou le besoin d'écrire, on se tourne volontiers vers ça, autant comme exutoire que parce que c'est plus facile à atteindre, plus facile d'écrire beau et bien dans ce domaine. Et comme en plus, la souffrance sous toutes ses formes cherche plus violemment expression que le bonheur, ben voilà.
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Romane
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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Jeu 26 Fév 2009 - 19:35

Oui, et c'est plus facile parce que quand on verse vers le beau, joli, joyeux, tendre, on verse très facilement dans le mièvre, il suffit de lire la diarrhée de poésies d'amour sur le Net pour comprendre ça.

Et puis même l'humour est plus drôle, quand il est corrosif.

Un peu comme si on avait besoin d'aspérités, de trucs qui dépassent (donc qui dérangent), pour créer un relief d'histoire, une statue de mots, en quelque sorte, qui sorte du tas de glaise sans goût ni forme.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Passage à l'acte.   Ven 27 Fév 2009 - 13:39

Romane a écrit:
Nous sommes tous des refoulés par obligation. Alors on tue sur papier, on hurle dans l'encre. Voilà ma réponse.

Farouche a écrit:
Le crime n'est-il pas l'interdit suprême à transgresser ?

J’ai réfléchi cette nuit à vos propositions. Mais, quelque chose ne me va pas. Les écrivains ne sont pas des assassins en puissance. La plupart du temps, la violence, ils ont horreur de ça, ce sont plutôt des pacifistes. Alors de quel retour de refoulé pourrait-il s’agir ?

Dans l’homme sans qualités de Robert Musil, j’ai lu: Les époques où tout est permis ont toujours fait le malheur de ceux qui y ont vécu. La discipline, la chasteté, la chevalerie, la musique, la coutume, le poème, la forme, les interdits, tout cela n’a pas de justification plus profonde que de donner à la vie une figure définie et limitée. Il n’y a pas de bonheur sans limites. Il n’y a pas de grands bonheurs sans grands interdits.

Et puis j’ai lu « l’auteur » de Vilain. http://liensutiles.forumactif.com/vilain-f70/lauteur-t15958.htm

Je crois que les écrivains visent avant tout le bonheur. Le leur mais comme ils sont foncièrement altruistes, beaucoup aussi celui de leurs semblables. A dix sept ans, il le découvre sous les tilleuls verts de la promenade et se devine poète. Ils veulent partager tout cela, l’évidence d’avoir croisé l’amour et écrivent des textes enflammés à tout va. Persuadés qu’ils sont que tout le monde va les lire. Le désenchantement est rude.

L’écrivain travaille alors son style. Cinq ans pour peaufiner son premier roman. Il y consacre toute son intimité car il sait que son ouvrage sera lu par des jeunes filles charmantes qui le liront dans leur lit ! Qui poseront le livre tout près d’elles sur leur oreiller et s’endormiront en rêvant dans vos phrases… Quelque chose me laisse même penser que certaines lectrices seront entièrement nues sous leur couette ! Dormir avec elles, vous voyez, ce n’est pas difficile, il suffira juste de les intéresser. Surtout réussir les 30 premières pages. Leur donner le frisson, leur faire partager des émotions jusqu’alors inconnues, qu’elles tremblent dans vos pages ….
Il n’y a rien d’interdit de coucher avec toutes ces filles en même temps. C’est le summum de la culture. Seulement, autant que je vous le dise tout de suite de peur que vous ne vous montiez le bourrichon, c’est quasiment impossible. Pas interdit : impossible ! Commencer déjà par essayer de vous faire publier et on en reparlera !

Mais bon, puisque vous y tenez, faisons un effort pédagogique, imaginons l’impossible ! Vous venez d’être édité, elles ont acheté votre bouquin et elles ont lu les trente premières pages ! (Vous voyez ici la capacité de rêverie d’un auteur !) Et alors là, c’est juste au moment d’attaquer le chapitre 2 (je ne sais si vous vous rappeler le mal de chien que vous avez eu à l’écrire…) que votre lecture est brutalement interrompue, leur petite dernière venant de déclarer une otite ! Plus tard, votre précieux bouquin servira à caler la table de chevet qui s’est toujours montrée un peu bancale !

C’est ça ma thèse : le désenchantement des écrivains les pousse aux crimes. Tous ces lecteurs potentiels qui ne les lisent pas ! Ca ne vous donne pas des envies de meurtre, parfois ? Attention, ici, je ne menace personne ! C’est un exemple ! Si vous avez un truc sur le feu, tant pis, interrompez la lecture de ce post. Je comprendrai… Non ! N’éteignez l’ordin…
Le lecteur est sans scrupule. Il abandonne votre lecture en toute désinvolture. Autrement dit, il vous assassine à sa guise. Vous croyiez l’avoir captiver, il préfère perdre son temps à lire le dernier MBS…
Non, maîtriser son semblable avec un livre relève de l’utopie ! Alors qu’avec un fusil à pompe, votre lectorat se montre tout de suite plus conciliant. On trouve immédiatement votre style raffiné… Je vous raconterai cela dans mon prochain roman...
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