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 Corélia

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MBS

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MessageSujet: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 0:54

Je n’ai jamais connu les grands bals de Vienne, l’ambiance feutrée et satinée de la cour de François-Joseph noyée sous la musique de la famille Strauss.
Pourtant, comme diplomate, j’ai couru l’Europe entière de Saint-Pétersbourg, pompeuse Venise du Nord dans son écrin de neige dure, à Lisbonne où Gustave Eiffel commençait son premier chef d’œuvre au dessus du Tage. Les têtes couronnées, les ministres, les ambassadeurs m’ont reçu à leur table, m’ont ouvert leur cœur et parfois leur âme.
Tous avaient quelque chose à me demander, à me présenter. Une prière, une doléance, une requête. Envoyé particulier et personnel de l’empereur Napoléon, troisième du nom, j’étais une sorte d’agent de confiance, celui à qui on pouvait tout dire, tout confier, car j’avais l’oreille de mon maître. On me savait discret, vigilant et, surtout, incorruptible. Fidèle des fidèles, parvenant à saisir l’insaisissable : le secret des pensées de l’homme qui dirigeait mon pays.

Elle a débarqué dans ma vie un soir de réception à l’ambassade de France à Stockholm. Cette beauté pure, surgie des brumes nordiques, m’arracha le cœur dès son premier regard. Des années plus tard, je cherche encore à savoir ce qui me frappa en premier : sa superbe robe de satin vert d’eau qui se mariait si bien à ses yeux d’émeraude ? la grande rose rouge fichée dans ses cheveux blonds si délicatement bouclés ? ses épaules et son visage si pâles ?
Corélia.
Corélia de Filipstadt, lointaine cousine du roi Charles XV, mélange improbable de sang suédois, danois, poméranien et palois.
Celle que toute la cour de Stockholm vénérait pour son intelligence et son charme.
Celle dont on m’avait tant parlé sans que je la vis jamais.
Celle que toute la Suède n’avait préparée que pour moi.


Dernière édition par MBS le Ven 13 Mar 2009 - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 0:55

Son français était charmant par sa perfection un peu surannée. Certains mots qu’elle utilisait calmement avaient bien un demi-siècle d’obsolescence mais nous nous comprîmes même au-delà du vocabulaire et de tournures grammaticales dépassées.
Son premier mot pour moi ne fut pas un « bonjour » mais un « enfin !». L’entrée en matière était belle et, cependant, bien déroutante. J’aurais dû me tenir sur mes gardes. Si ce diable de Cavour avait été capable de jeter dans les bras de mon maître la belle Castiglione, aventurière en jupons (et parfois sans !), Dieu sait quelle rouerie la monarchie aux couleurs jaunes et bleues pouvait bien me préparer en m’offrant sur un plateau ce trésor pétillant de grâce et de charme. Je ne pus résister et entrai immédiatement dans le jeu, clairement codifié, de la grande galanterie de cour.
- Je regrette fort, madame, de ne pas avoir eu la chance de parler le premier. Votre « Enfin » est un propos que j’eus aimé proférer moi-même.
- Monsieur de Saint-Joux, vous êtes habile du plat de la langue. Quelques-unes de mes relations m’ont mise en garde contre cette capacité propre aux gens de votre Nation : le beau langage qui charme et tourne la tête des jeunes femmes.
- C’est une réputation qui nous honore, mais que, pour ma part, je rejette tout à plein.
- Vous seriez bien le premier…
- Le beau langage, madame, ne se manie que dans ces salons. Je puis vous assurer que dans l’intimité des alcôves, les gens de mon peuple en usent bien autrement.
Une telle saillie eut fait pâlir une vraie dame du monde. Corélia ne se laissa pas décontenancer et répondit d’un sourire complice. Visiblement, en dépit de sa jeunesse (elle n’avait même pas atteint ses dix-neuf ans), elle était déjà une vraie femme. Et rien ne pouvait plus l’étonner de la part d’un homme.
- Avez-vous lu ce fameux roman qui fait scandale à Paris, me demanda-t-elle comme si mes propos n’avaient éveillé en elle qu’une curiosité littéraire ?
- Le « Madame Bovary » de Gustave Flaubert ? J’ai eu cet honneur... et ce plaisir.
- Eh bien, souvent, je me sens comme cette pauvre Emma, moi aussi, je m’ennuis.
- Comment ? Vous l’avez lu ? Mais par quel miracle est-il parvenu jusqu’à vous ?
- Allons, vous me faîtes l’injure de ne pas croire ce que tout le monde dit de moi ! Que j’ai le cerveau ravagé par les lectures dangereuses ! Que je défends des idées indignes en reconnaissant aux femmes le droit d’user de leurs corps comme bon elles l’entendent !
J’étais stupéfait et sous le charme de cette jeune femme, pâle comme une Lune d’automne, brillante comme un soleil d’août.
Pourquoi fallait-il qu’un vieux fond de méfiance, inhérente à mon rôle en ces lieux, dressât entre mes désirs et mes actes un rideau de fumée opaque ?
Je n’avais pas le droit d’éprouver pour elle ce que je sentais monter en moi.
De l’amour !
Pur, simple et vrai.
Un diplomate n’aime pas les belles femmes. Il les mène dans son lit, c’est politique. Il leur fait l’amour, c’est de bonne guerre. Il les abandonne pour d’autres qui ont plus de charmes, plus de flammes ou plus d’intérêt pour la petite musique du concert des Nations.
- Je ne vous demande rien, fit-elle percevant sans doute mon trouble. Depuis deux mois que vous êtes à Stockholm, les échos qui me sont parvenus sur votre personne n’ont cessé de m’intriguer. S’il n’y avait cette langueur pénible qui me tient trop souvent allongée dans mon lit, je vous aurais fait inviter en ma demeure. Votre culture est vantée par tous. Votre honnêteté avec les femmes est reconnue. Qu’aurais-je à craindre d’un homme tel que vous ? Sûrement pas l’ennui ! Sûrement pas un amour faux !
- Madame, je…
- Laissez-moi finir !...
Ses joues se coloraient soudain. Elle tenait donc tant que cela à me sonder l’âme pour ainsi s’enflammer.
Elle me prit la main et m’attira près des fenêtres. La musique de la salle de bal ne formait plus qu’une carapace sonore qui nous donnait chaud. Nous sortîmes sur le balcon.
- Je veux connaître le monde et je ne le verrai jamais. Ma vie est ici parce qu’on me mariera à un jeune écervelé des régiments du roi, parce que j’ai un nom qu’il me faut défendre, parce que ma santé précaire ne me permettra jamais d’affronter les longues distances qui courent sur ce continent.
- Qu’en savez-vous ?
- Je sais ce que les yeux et les oreilles d’une femme apprennent lorsqu’elle grandit. Je sais les regards portés sur vous qui changent quand votre poitrine commence à soulever la robe. Je sais entendre les noms qui se murmurent et se collent au mien en de fructueux présages. Ce sont de ces tourments, de ces doutes que procèdent mes faiblesses, mes langueurs, mes douleurs. Ma seule compagnie est dans la langue de l’humanité, dans ces horizons inconnus que brassent les pages de Gustave Flaubert, Fenimore Cooper, Walter Scott. J’aurais aimé être Flora Tristan pour mener une vie comme la sienne, une vie triste mais aventureuse.
Je n’avais qu’un mot à dire, je le sentais, pour qu’elle soit à moi. Que voulaient dire toutes ces références à l’aventure, à la liberté, à la littérature sinon « épousez-moi ! vous êtes l’homme dont je rêve ! » ?
Et je n’en avais pas le droit sans avoir pesé le pour et le contre.
Et je ne pouvais jeter ainsi ma liberté sans avoir requis l’approbation de mon maître.
Ce mot pouvait m’enchaîner… Moi mais aussi mon pays.
Elle était trop belle, trop fine, trop intelligente pour que je ne lui accordas pas le soupçon d’une trahison à venir.
- Votre vie commence madame… Celle de Flora Tristan s’est achevée bien trop vite pour que vous puissiez légitimement envier en connaître une d’aussi brève… Si vous le permettez, je me dois de présenter les respects à votre roi qui vient d’entrer dans notre ambassade. J’espère avoir le plaisir de reprendre très rapidement cette conversation avec vous.
Il me fut pénible de ne pas me retourner vers elle tandis que je quittais le balcon.
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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 0:55

Charles XV, après le règne conservateur de son père Oscar Ier, incarnait la promesse d’un renouveau pour la Suède.
C’est pour jauger le cœur de cet homme qu’on disait artiste et libéral que l’Empereur m’avait envoyé pour cette mission à Stockholm.
Immédiatement, le souverain m’avait plu. Il était d’un abord facile et ne mettait pas avec ses interlocuteurs la distance que les monarques de l’Europe entière pouvaient, en dépit de leur intérêt à me rencontrer, montrer à mon égard.
Ce soir-là, tandis que nous nous étions retirés dans un petit cabinet de travail, il me demanda si j’avais de meilleures nouvelles de la santé de l’Empereur depuis notre dernière rencontre. Je le rassurais de quelques mots et ne manquait pas de solliciter à mon tour quelques informations sur la manière dont sa mère se remettait de la perte de son royal époux.
- Ma réponse va vous paraître fort disconvenante (sic) de la part d’un fils, monsieur de Saint-Joux. Plus que la santé de ma propre mère, c’est celle d’une de mes cousines les plus chéries qui me cause tracas.
- De qui s’agit-il ? Peut-être l’ai-je déjà rencontrée ?
- Pas avant ce soir, la chose est certaine… Mais elle devait rassembler ses faibles forces pour paraître ce soir à votre ambassade…
- Faites-vous allusion à mademoiselle de Filipstad, votre majesté ? Si tel est le cas, elle est bien ici… Et je l’ai quittée pour venir vous saluer…
- Et bien, ne perdez donc pas votre temps avec moi ! Cette douce enfant s’est prise d’une folle passion pour vous… Si vous la rejetez, elle en mourra.
- Votre majesté, dois-je comprendre que vous me donnez d’une certaine manière un ordre ?
- Je vous demande de rendre un service de grande importance à un souverain qui sait déjà qu’il n’aura nulle descendance. Mademoiselle de Filipstad a grandi près de moi à la Cour. Nous avons hérité ensemble de goûts communs, d’idées nouvelles qu’il nous faudra réussir à imposer et défendre dans ce pays. Bien mariée, elle pourra espérer vivre assez longtemps pour voir ces idées triompher. Jusqu’à ce jour, elle n’a aimé qu’un homme, un homme qui avait pour elle toute la tendresse d’un père en même temps que la fougue d’un amant.
- Et qui est cet homme, votre majesté ?
- Il est devant vous, monsieur de Saint-Joux… Malheureusement !
Le roi avait baissé les yeux devant le plénipotentiaire que j’étais. Aveu de faiblesse, de douleur… ou duplicité extraordinaire ?
- Elle a trouvé en votre personne, à travers tout ce qui se dit sur vous dans la ville, un ami à aimer, un amant à découvrir, un mari à accompagner tout au long de sa vie terrestre. Vous seul avez le pouvoir de lui faire oublier ces instants où nos corps se sont mêlés, où sa jeunesse a fondu sous la mienne. Elle vit depuis cette période à laquelle je ne peux penser sans bonheur ni effroi avec le remords de ses actes. Vous seul…
Au mépris de toutes les habitudes protocolaires, j’interrompis Charles XV.
- Majesté, je vous ai posé une question tout à l’heure. Je commets l’insupportable affront de vous la poser à nouveau. Etes-vous en train de me donner un ordre ?
- Monsieur de Saint-Joux, interprétez comme bon vous semblera ce que je vais vous dire maintenant. Je veux que vous deveniez l’époux de ma petite cousine, Corélia de Filipstadt.
- Si vous dîtes « je veux », c’est un ordre et non un simple souhait… Et je ne peux obéir à un ordre provenant d’un autre souverain que le mien.
- Je le déplore.
- Il en va de mon honneur…
- Il en va d’une vie qui m’est chère.

Je pris congé du roi, le cœur en proie à la plus furieuse des douleurs. Rien ne pouvait m’empêcher d’aller me jeter aux pieds de la tendre beauté en robe vert d’eau, de cueillir la rose rouge dans ses cheveux et la fleur de son innocence. J’étais désiré, attendue par la dame. J’avais l’accord du chef de sa famille.
Mais j’étais ce que j’étais.
Diplomate rompu aux traquenards les plus pervers.
Français dans un pays étranger.
Amoureux sans avoir la liberté de disposer de mon cœur.

Corélia avait pris place sur un siège et regardait la volte monotone des couples. Même à Stockholm, au cœur de l’austère monarchie luthérienne, on se laissait glisser sur les rythmes à trois temps des valses de Vienne.
- Voulez-vous m’accorder la prochaine danse, mademoiselle de Filipstad ?
Elle leva vers moi ses grands yeux verts.
- Hélas, monsieur de Saint-Joux, je ne saurais combler votre attente. Ma santé m’interdit de telles folies. J’essaye en vain de comprendre comment on peut tourner autant sans perdre l’équilibre. Ces petits pas me semblent diaboliques
- Ils ne le sont qu’en apparence. Permettez-moi d’insister ?
Qu’étais-je en train de faire ?
J’aurais dû fuir, mettre un maximum de distance entre elle et moi, m’extirper de cette tentation de renier ma foi en mon souverain et en ma patrie pour le sourire las de cette petite duchesse suédoise. Au fond de moi, je percevais, et sans tristesse aucune, le lent effacement des trois couleurs de l’étendard que je devais défendre devant les nobles blasons de la famille de Filipstadt.
Et mon corps refusa de fuir. Au contraire, il se mit à se plier, à se tordre pour mimer de manière exagérée les déplacements rapides des pieds sur le sol, les mouvements des bras, les rotations du bassin.
Il me fallait encore la décider.
- Voulez-vous continuer à vous ennuyer comme Emma Bovary ?
Elle se mit à rire. Rire charmant et enjôleur.
Et elle accepta.

Juste une danse !
La tenir quelques instants contre moi !
Avant de me sauver comme un lâche pour aller confesser mes coupables hésitations au palais des Tuileries.
Et après ?
La retraite sur mes terres du Jura ? L’exil en Amérique ? Le chagrin et la mort ?

Sa peau portait un parfum délicat de rose qui s’accordait à la grande fleur qui tenait ses cheveux.
Ses premiers pas furent malhabiles. Elle n’avait pas menti, elle ne savait pas danser la valse. Pourtant, l’artiste qu’on n’avait aucun mal à reconnaître en elle prit rapidement le dessus sur son ignorance. La musique se mit à tourner autour d’elle de plus en plus vite. Elle s’abandonna au rythme à trois temps.
- Monsieur de Saint-Joux, vous êtes un magicien !
- J’aimerais être ce que vous dîtes. J’utiliserais mes pouvoirs pour faire disparaître les frontières, les bannières et tout ce qui dresse les hommes les uns contre les autres.
- Vous seriez obligé d’escamoter toutes les femmes, monsieur. N’en seriez-vous pas chagrin ?
- Hélas ! Car vous seriez du lot… Et parmi les premières…
- Le roi a donc parlé… Il m’avait juré que…
- Le roi m’a parlé… Mais il ne pouvait, en dépit de ses arguments, fléchir ma rigidité. Il ne pouvait non plus pousser au-delà les sentiments que je vous porte. Il n’y a pas d’au-delà.
- Vous ne m’aimez pas ?
- Je vous adore, Corélia… Mais je ne peux pas vous épouser.
L’aveu avait été comme une douloureuse déivrance.
Oui, il l’aimait.
Ce petit front têtu, cette avalanche blonde sur ses épaules, ce sourire fatigué, ces yeux pleins d’une intelligence des temps futurs.
Cette femme dont il ne pourrait faire son épouse qu’après un long voyage jusqu’à Paris.
- M’attendrez-vous ?
- Je ne le pourrais pas. Mes journées sont des enfers, mes nuits des déserts plein de cauchemars et de larmes. Je mourrais sans l’espoir de vous revoir.
- M’accompagnerez-vous ?
- Ce ne serait pas convenable.
Il sentit le corps de Corélia mollir.
- Voulez-vous que nous arrêtions ?…
- Non, dansons, je vous prie… Dansons à en mourir…
Elle planta ses yeux dans mon regard, me transperça de la lame froide de son désespoir et s’effondra dans mes bras.
Souffle court, bouche écumante, poitrine soulevée de hoquets.
Sa petite voix à mon oreille.
- Et j’en meurs…
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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 0:56

Je n’ai jamais connu les grands bals de Vienne, l’ambiance feutrée et satinée de la cour de François-Joseph noyée sous la musique de la famille Strauss.
Je n’ai jamais connu les grands bals de Vienne, mais j’ai dansé avec Corélia de Filipstadt la valse de ma vie.
En trois temps.
Une jeunesse sans elle
Deux heures à souffrir d’elle
Toute une vie à vieillir dans l’éclat de sa lumière.

FIN
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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 1:42

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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 11:01

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MessageSujet: Re: Corélia   Ven 13 Mar 2009 - 14:54

Romantisme au rendez-vous, dans l'inimitable style de notre ami qui sait s'y prendre, le bougre, pour planter le décor et l'ambiance dès les premiers mots, de sorte qu'on est accro jusqu'au bout. chinois

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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