Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 II. réflexions collectives

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
nuam

avatar

Nombre de messages : 1029
Age : 38
Localisation : hyperworld
Date d'inscription : 23/04/2007

MessageSujet: II. réflexions collectives   Mer 1 Avr 2009 - 5:21

proposez ici des thématiques plus larges et/ou plus complexes, nécessitant donc de la part de chaque interlocuteur intervenant un plus grand investissement, travail de recherche... et une plus intense confrontations des perceptions et conceptualisations.

par souci qualitatif, nous essayeront de limiter à un post hebdomadaire le nombre de "nouvelles questions" lancées ici.

vous pourrez ainsi, soit :

poster directement et spontanément, en respectant ce "calendrier"

faire parvenir vos suggestions par mp, à romane ou moi-même, afin que nous les émettions au moment ou se termine la réflexion sur la question précédente.
Revenir en haut Aller en bas
nuam

avatar

Nombre de messages : 1029
Age : 38
Localisation : hyperworld
Date d'inscription : 23/04/2007

MessageSujet: Re: II. réflexions collectives   Mer 1 Avr 2009 - 17:20

postulat de départ :

la communication tient au langage, à ses registres, modalités spécifique d'expression de reconnaissance et de production, mais pas simplement : interviennent également les cultures objective et subjective* des interlocuteurs.

* : par "culture subjective", je fais allusions à l'ensemble de l'expérience vécue, des représentations, codifications et reconnaissance de soi et de l'autre par les normes, statuts et segmentations sociales, habitus, etc.

de là on peut appréhender la notion d'intelligence de façon moins quantitative que les tests de QI, qui sont standardisés selon une conception orientée de ce qu'est et doit être l'intelligence.


mais revenons à la question du langage, déjà extrémement délicate :

ainsi, le langage est non seulement porteur de possibilités quasi-infini, si on décide d'en appréhender la richesse, en terme quantitatif, des signes, symboles et sens qui la constitue.

mais, parallèlement, il m'apparaît de plus en plus évident que d'un point de vue historique, chaque langue est également porteuse d'orientations idéologiques, non pas au travers de ses seuls vocables, mais belle est bien dans sa syntaxe même.

je m'explique : il y eut la pensée grecque, la pensée italienne, la pensée allemande, etc. naturellement, la question des contextes géo-politique et socio-politique est cruciale.

d'ailleurs, on peut également cautionner l'idée de l'influence du contexte naturel (climat, ressources naturelles disponibles et manquantes, etc.) sans grand risque d'erreur : l'Histoire de chaque culture reposant inévitablement sur l'hostilité du climat, la biodiversité, etc.

ainsi, à titre d'exemple, repensons aux nombreuses mythologies liées au soleil, à la pluie, etc. qui sont apparues de tous temps et en tous lieux.

mais outre ce contexte naturel, le langage est le premier élément culturel déterminant. hors, qui l'a créé ? qui l'a structuré et fait évoluer ? qui en a été le garant ? qui détient le pouvoir du discours et de l'écriture de l'Histoire même ?

cela reste à vérifier, et je suis curieux de tout contre-exemple qui invaliderais mon impression première qui est :

l'Église.

enfin, pour adapter la chose à toutes les cultures tribales etc. disons la mystique, les croyances...

pour revenir à la France (on parle mieux de ce que l'on expérimente directement et dans la continuité), l'emprunte ecclésiastique sur les ressources comme sur l'outil linguistique même a longtemps été un monopole, l'alphabétisation ainsi que les bibliothèques étant farouchement conservés par les moines.

ainsi, serait-il mesquin, insensé voir paranoïaque d'envisager une lecture de la construction linguistique où l'on s'attacherait à déceler que le français, l'allemand, l'italien, l'anglais etc. véhiculent, favorisent et induisent, chacun spécifiquement, comme modes, structures et dynamique de pensée...

Ainsi, Nietzsche évoque dans "par delà le bien et le mal" (de mémoire), la spécificité de la pensée allemande, la psychologie nationale, la question de l'influence même de la langue...

question de sémiologie*, donc, mais aussi de psycho-linguistique.

en somme quelle est, s'il y en a une (ce que nous pourrons nous attacher à confirmer ou infirmer), l'intention cachée du langage ?


* : Sémiologie, définition cnrtl
Sémiologie, article wikipédia
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: II. réflexions collectives   Mer 1 Avr 2009 - 20:47

Le sujet me vient régulièrement à l'esprit depuis plusieurs années, et j'observe avant tout autre chose, l'observation permettant de mieux cerner.

Je suis de celles qui parlent d'abord par la perception, et je pourrais parfaitement éplucher tout le Net et toutes les bibliothèques du monde, il n'empêche que ce que je perçois, moi, c'est la nécessité de s'exprimer.

Langage des mots, des gestes, alliance des couleurs et de la musique, et tant d'autres formes artistiques ou pas, tout est langage, y compris le phénomène de mode quelle qu'en soit la forme.

Donc expression.

A cela s'ajoute la nécessité de vouloir se faire comprendre.
La difficulté de ne pas interpréter ce que l'Autre veut exprimer (sans connotation ironique : difficulté en raison du passage obligé par notre perception, notre sensibilité, notre personnalité, et non volontaire mais "innée")

Conséquences : dérapages. (j'ai voulu exprimer une pensée, je l'ai déformée par une alchimie de mots pas forcément pile poil juste, l'Autre l'a reçue et interprétée, sa réponse sera donc "à côté de la plaque") et ainsi de suite.

De là, nous arrivons à ce que j'ai appelé un jour "la cage de verre".

Incompréhension.

Pourtant, il arrive que deux se comprennent. Alchimie de sensibilités, de personnalités, de perceptions. Coup de chance.

Ou encore, "ouvrir ses yeux et ses oreilles", afin de minimiser la difficulté d'objectivité.

A partir de là, bâtir ensemble est difficile, il faudrait pour y parvenir une volonté commune, ou plus simplement comme le dit St Exupéry : "regarder ensemble dans la même direction".

Ajouter au langage : les noeuds de vie. Ralentisseurs (voire paralysants), ils réduisent considérablement l'expression et la construction collective, puisqu'ils imposent l'expression et la construction individuelle, puis de la proche périphérie avant d'envisager une périphérie plus ample.

En raccourci.

P.S : Cloisonner est une erreur. Tout se rejoint partout et tout le temps.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: II. réflexions collectives   

Revenir en haut Aller en bas
 
II. réflexions collectives
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Comics d'Hier et d'aujourd'hui réflexions.
» Courtes réflexions sur Chostakovich
» [Jouhandeau, Marcel] Réflexions sur la vie et le bonheur
» Parution : "Les réflexions d'une hôtesse de caisse"
» Fumage et autres réflexions pour un nouveau fumeur de pipe.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Présentation & Débats :: Detente :: Blabla-
Sauter vers: