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Romane
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MessageSujet: Re: Regard   Lun 6 Avr 2009 - 16:32

Ben là, tu vois, Kate, mon regard voit un écran, et pas très loin, il y a une fenêtre ouverte. De l'autre côté de la fenêtre, mes oreilles entendent le gazouillis des oiseaux, ces petites boules de plume qui tiennent en creux de main, tu sais, tandis que percent les pâquerettes au milieu de l'herbe. Et puis j'entends les ouvriers travailler pas très loin, des voitures qui passent, et ma minette qui ronronne.

C'est l'instant de maintenant, il est doux, il est d'une simplicité extraordinaire, et justement pour cela, il est beau.

Et surtout, il n'est pas compliqué.
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MessageSujet: Re: Regard   Lun 6 Avr 2009 - 18:01

Yes, c'est cool...
Moi j'aime ça aussi...bon, c'est pas vraiment toujours facile, avec les emmerdes, les speed, tout ça, même de moins en moins facile, mais c'est ça l'esprit Ro, bien sûr ! Alors je te laisse à ton écoute, éclate-toi bien !
bisou
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Romane
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MessageSujet: Re: Regard   Lun 6 Avr 2009 - 21:10

Juste qu'il faut s'aider un tout p'tit peu, des fois. Bien sûr qu'on a des emmerdes, des coups de blues, des urgences, des fatigues, tout ça. Mais n'empêche, si on considérait ça sous l'angle mathématique (ça me va bien de parler maths, moi qui suis une brêle en la matière Laughing ), y'a bien plus d'instants que tous les emmerdes réunis.

Laughing

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Regard   Lun 6 Avr 2009 - 21:23

Sauf quand les emmerdes sont aussi du genre à avoir du mal à payer à bouffer quand t'as des gosses à la maison...mais, oui, résistance et opiniatreté, nous ne basculerons pas du côté obscur !
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Romane
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MessageSujet: Re: Regard   Lun 6 Avr 2009 - 21:37

Quand je dis "emmerdes" oui, ça comporte aussi ce genre là.

A ce propos, des pensées me traversent l'esprit, je les pose ici, en vrac :

Vu sous mon angle à moi, c'est-à-dire ma propre perception des choses et ma personnalité, je me dis que quand on se trouve acculé contre son gré, il faut absolument trouver une issue de secours, sinon c'est impossible de faire un pas de plus en avant. C'est comme ça que des fois on lance son problème à la tronche du monde, et qu'on rencontre des solutions qu'on n'avait pas prévues faute d'en connaître l'existence. Mais je peste contre la vue des SDF parce que là, nous sommes en dessous de tout, pour voir à ce point l'impasse possible chez l'humain. Je veux bien qu'on passe X années à bosser alors qu'on pourrait chanter, je veux bien que pas mal de choses soient assez ahurissantes, mais il y a des limites à tout, et les SDF en France (je prends la France parce que c'est mon pays et que ce pays se dit civilisé, mais je peux tout aussi bien prendre les pays où les gens crèvent de faim majoritairement), ce n'est absolument pas normal. La décence est basique : vivre. Je n'ai pas dit dilapider, j'ai dit vivre. Et à mes yeux, c'est énorme.

On a tous plus ou moins connu des périodes noires, celles où l'énergie ne se dépense plus sous la conscience, mais mue par l'instinct de survie et de décence. C'est pas normal de faire subir ça à des hommes. L'indécence, c'est ceux qui provoquent ces situations.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Passionata



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MessageSujet: Re: Regard   Mar 7 Avr 2009 - 17:16

Passionata a écrit:
"L'enfer c'est les autres", est une réplique de la fin de la pièce de "huis clos" - de Jean-Paul Sartre.
Sartre met en lumière l'idée selon laquelle la présence des autres peut parfois constituer un véritable enfer.


Qu'en pensez-vous ?

Mon grand tort est de m'être exprimée au nom du "JE" - de part une expérience vécue, afin d'expliquer par mes moyens, la phrase de Sartre et qui a été de relater le ressenti de soi face aux regards d'autrui. Mais pas seulement ça, le regard et ce qui peut l'accompagner dans la gestuelle et la parole.
C'est vous dire que je n'ai pas su faire la distinction du sujet mis en exergue à moi-même.

Passionata a écrit:
Alors pour ma part, comme je ne sais pas de quoi parle la scène, comme j'ai juste entendu cette phrase un jour, la seule chose que j'ai pu en déduire, est la position que l'on a de soi en fonction du regard de l'autre.

Ca rejoint un peu Sophie, finalement, Sartre qu'avait-il dans la tête pour mettre en évidence cette petite phrase ?

Si elle est en rapport avec la scène entière, alors, je parle dans le vide.

Maintenant, je ne vais pas tenir compte de la scène. Je vais simplement me dire que je suis devant une feuille sur laquelle il y a écrit :

L'enfer c'est les autres. Jean Paul Sartre. (Je ne sais pas qui est ce type). Point.

Et je vais être brouillon, parce que pas envie de faire au mieux, pas envie de me donner la peine. Après tout, Sartre est mort, et du regard des autres qu'est-ce que je m'en fiche.
Ben voyons... Croyez ça !

Et là, je tombe.
Parce que je me vois au centre d'une tornade où la panique me happe entièrement et me flanque à terre. C'est le trac parce que je vais parler devant un public. Mes jambes se dérobent, mes membres tremblent mon coeur s'accélère, ma voix m'échappe. Dois-je parler ? Que vont-ils penser ? Que vont-ils dire ? Pourquoi me regardent-ils ?
- Mais voyons, Passio, c'est idiot.
- Ben non voyons, c'est un véritable enfer que les autres. Leurs regards posé sur moi, tu ne te rends pas compte.

Mais y a pas que ça. la vie entière est une scène. On cotoie un tas de gens, qui passent beaucoup de temps à regarder ce que vous représentez. La paille que vous avez devant votre porte. Juger les manières, le faire, le dire, ce que vous êtes, ce que vous faites.
Ben je peux le dire, soi est un enfer si on se laisse dominer par lui, c'est vrai, mais il ne vient pas seul... Héhé.
Franchement, si j'avais à parler avec des vaches, ça me serait égale. Ben pourquoi, ben tu crois qu'elles vont te juger, les vaches ? La critique, ce n'est pas si facile à entendre. Faut accepter et se construire après ça. Pis le ridicule ça tue pas. Oui, mais n'empêche que tout le monde ne se ressemble pas. Sinon, pensez donc, on serait pas là à débattre cette phrase de Jean-paul Sartre. Pourquoi l'a-t-il soulevé ? Hein ?
Ou alors, il faut une bonne dose de culot, de toupet et de ne pas se laisser faire. Parce que sinon, trop gentil trop con, c'est connu et là, les autres, leur regard, leur façon d'être, d'agir, de parler est un veritable enfer. Une vraie spirale. Ils te harponnent, ils te happent jusqu'à ce que tu t'écroules ou que tu rebrousses chemin.
Mais c'est de ta faute, tu dégages ça de toi, alors ils te renvoie ce que tu attends, ce que tu cherches...
Ben voyons, c'est facile, toujours parler de ce que l'on renvoie, de ce que l'on cherche, inconsciemment. Et si l'on pensait de temps à autre que l'autre n'est pas toujours sympathique, on peut non ? On peut le dire, non ?
L'enfer ce n'est pas que les autres, c'est la perception qu'on a de leur enfer qui est une véritable projection.

Finalement, ce n'est pas pour rien que je ne travaille plus et que j'évite un tas gens. Parce que sur ma tête, ce doit être écrit "connasse" ou "pigeon"
Et de temps en temps, ben on a beau faire les fièrs, d'être sûrs de soi, mais on n'est pas infaillible à la méchanceté des autres ni de leur regard pernicieux. Faut avoir une bonne dose de confiance en soi, du toupet, du répondant. Pis quand on n'a plus de mots. Il y a le silence, ça punit l'insolence, sinon on fait comme un petit qui n'a pas encore tout le langage à sa disposition pour exprimer sa peine ; alors on pleure, on crie ou on cogne.

Bien entendu, ce n'est sans doute pas de cette façon que j'aurais présenté mon écrit s'il avait fallu le rendre à un jury. Mais là, au moins, j'ai dit ce que je pensais de cette phrase.

Je suis donc allée jusqu'au bout de mes émotions. Pour exprimer qu'Autrui est une vraie pression, elle l'est d'autant plus si à un moment donné la confiance en soi se dérobe. Alors j'ai bien conscience que tout le monde n'est pas méchant. Mais faut-il encore que je l'accepte.

Finalement, avec ce qui s'en est suivi, j'ai fini par émettre mon ressentiment envers les Autres. Cela englobe un ensemble, sans pour autant vouloir affirmer l'ensemble. C'est une colère intérieure.
Pensez donc, que c'était bien de le dire, pour moi. "Avouez que vous détestez les gens parce qu'ils vous ont fait mal de part leur jalouise, les coups bas, les coups francs, c'est un soulagement." J'ai donc avoué et ce fut comme une libération. Libérer ce poison. Mais ce n'était pas "les gens" que j'aurais dû écrire, mais certaines gens. C'est encore ce fait d'en vouloir au monde entier. Une barrière ? Une protection ?

C'est là qu'est mon tort, ici est un Forum et non une banquette de psy.

Mais à aucun moment, je n'ai voulu entendre parler du fait de "m'aimer d'abord"
Et je ne parle pas dans le sens amoureux du fait "aimer" - "aimé(e)" - "aimez".

Aimer trop ou pas assez n'est pas aimer bien. Certes.

L'interrogation est : qu'est-ce qu'aimer bien ?

Aimer bien pour ce qui me concerne est de respecter son prochain, lui laisser sa liberté de penser, de ces choix, l'accepter tel qu'il est avec ses qualités et ses défauts, ces tenues, son langage, sa coiffure, son corps, peu importe, tout ce qu'il représente dans sa façon d'être, et oui, qu'il soit imparfait.

Dans mon refus du mal qu'émane d'autrui, je refuse son Tout, donc ce qu'il est, et le bien qu'il a en lui, évidemment. Je ferme les portes. C'est étrange, j'en ai conscience et je n'arrive pas à le savoir...

Mais comme je dis : "jusqu'à quel point faut-il accepter ?"

Est-ce que recevoir des volées de bois verts, des coups dans tous les sens du termes, des moqueries à répétitions, c'est ce que l'on peut appeler "aimer bien" ?
Est-ce que c'est de ce regard dont on a besoin ?

Pensez donc que je n'ai pas chercher Ca. Alors à un moment donné, je me suis sentie seule face à tout ce débordement.

Et bien, si je refuse votre aide actuellement. Parallèlement à ici, donc cela n'a rien à voir avec les personnes de LU, je me refuse de me faire écraser par Autres. Comme X m'a dit :"voilà que je m'affirme." Que je ne me laisse plus faire. C'est en cela que je souhaite m'aimer, avoir ce respect de moi-même, ne plus être soumise à la violence d'Autrui. Ca m'appartient que ce droit. Seulement, je m'enferme parce que je pense que cela me préserve du danger dont je me ris, mais surtout d'un rire fluide, puis je viens vous voir... C'est idiot, hein ? parce qu'après, ben je tourne les tâlons, parce que je refuse certains dires. Parce que je ne les comprends pas, je les interprête mal, je les prends au premier degré. OUI, je l'ai bien compris... Mais c'est aussi parce que ça me blesse.

Finalement, je n'aurais pas dû exprimer mes expériences, mon vécu, mais je vais le faire encore une fois,
moi qui dit partir...
Ca vous fera peut-être rire.

Je vais encore faire part d'une chose qui m'appartient, donc utiliser le "JE"
- Dans le fait d'aimer bien a été de me dire : mais est-ce que je vais juger leur façon qu'ils ont d'être ? Leur façon de parler ? Leur façon de s'habiller ? et bien d'autres ...

NB : je parle d'une situation vêcue, donc ne le prenez pas pour vous.

Peut-être que mon tort, justement, est d'avoir été trop gentille, fermer les yeux, me taire et faire l'impasse sur ce qui venait de m'atteindre en profondeur, sur ce qui m'avait fait mal et ne pas avoir eu le cran de mes pensées, de les remettre à leur place d'humains imparfaits tout comme moi je le suis. En fait, dans le cran de mes pensées, j'aurais été bien incapable de le faire, puisque je me demandais : "mais pourquoi me font-ils ça, qu'est-ce que j'ai dit ou fait de mal ?"

Mais le fond réel est : "pourquoi cela m'atteind ainsi ?" Alors que cela aurait dû me passer au-dessus de la tête, comme je le faisais avant.

- Ben voyons, Passio, tu n'es pas infaillible !

Le ras-le-bol.

Et bien oui, je m'affirme et j'exprime une colère d'un certain vécu et qui n'avait rien à voir avec le fait que je m'aime ni même attendre quelque chose des Autres (si ce n'est ce même respect). C'est pour cela, dans le fait de m'affirmer, un jour on m'a dit : qu'est-ce que tu as changé !?
Et oui, je dis ce que je pense, mais ça me bouffe intérieurement. Je ne sais plus du coup, s'affirmer ou s'écraser ?

Voilà que c'est devenu brumeux. Les choses ont débordé parce que j'ai dit que je ne m'aimais pas.

Mais comment dire les choses sans que je prenne LU pour une banquette psychologique, hein ?
Voilà pourquoi c'est un tort que j'ai eu de débattre d'un sujet neutre qui aurait dû rester neutre dans la façon de retranscrire une perception.

Forcément, je ne peux pas considérer qu'on m'aime au vu que je ne m'aime pas. Mais je méfie des Autres. Il est là le malaise : la méfiance, la peur des Autres. A un moment donné, je m'exprimais spontanément au boulot, il y a eu une faille quelque part. Je n'attendais pas d'Eux leur amour/amoureusement. J'attendais pas un retour.

Mais qu'on me respecte telle que je suis.

Alors, je tenais à remercier toutes les personnes qui m'ont aidé, ici. J'ai fait des bourdes, qui n'en fait pas ?
Et je vous prie de m'excuser si je suis imperméable à certains mots que vous dites. Non pas par dédain ou désinvolture mais par colère et chagrin.

Bon sang ! Ca remue ce "regard".
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Romane
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MessageSujet: Re: Regard   Mer 8 Avr 2009 - 2:53

Et moi j'arrive bravement à 1h1/2 du mat', après une journée marathon sans un seul moment pour souffler et sans avoir pu prendre des nouvelles de ma maman parce qu'à cette heure de la nuit, y'a de fortes chances pour qu'elle dorme. AngeR

Ce que je retiens avant tout de ton message, Passio, c'est un peu ce qui pourrait ressembler à l'éternel thème de la liberté "c'est quoi la liberté ?" et qu'on s'aperçoit dare dare que la liberté de Je se confronte forcément à celle des autres, et donc finalement nous sommes tous sous liberté conditionnelle.

Pour aimer, c'est un peu différent, et puis je crois qu'on en a beaucoup parlé dans le fil consacré à "c'est quoi aimer" lui-même passionnant, si vous vous souvenez bien.

Je lis ici "la volée de bois vert" et ce n'est pas simple, parce que d'un côté aimer n'est pas cribler quelqu'un de coups, mais ce n'est pas non plus le bader. Toujours l'histoire du juste milieu, le trouver, le garder. Avec l'interprétation qu'en fait l'autre, et ainsi de suite.

Bref, rien n'est simple, tout se joue à coup de subtilités et nuances si... nuancées qu'on marche sur la pointe des pieds pour ne pas se prendre un rateau pour raison d'incompréhension.

Perso, je pense qu'il faut savoir où sont les limites, lesquelles, pourquoi, sachant que les limites ne sont pas les mêmes simultanément dans chacune des situations simultanées que l'on vit (et je vous jure que je suis bien réveillée, pour vous sortir une phrase pareille, z'avez qu'à la décortiquer)

Des fois ça se joue à un mot près, sur nos écrans. Pour autant, on peut prendre le temps d'essayer de les choisir au plus juste quand on les écrit, de les lire au plus juste quand on les lit, et de questionner quand ce n'est pas clair, mais à condition d'avoir respecté les deux premières phases.

J'ai vaguement l'impression de m'éloigner du sujet, là. Laughing

Ah oui.

"L'enfer, c'est les autres" démarrait ce fil sur le regard et la manière de tourner ses yeux.
Je voudrais juste dire qu'on a deux jeux d'yeux. Ceux qu'on voit sur notre visage, ceux de dedans.
C'est avec ceux de dedans qu'on aborde soi-même et le monde. C'est avec eux qu'on aborde l'amour (le sien et celui des autres), le recul, la réflexion, l'observation (pardon tout est dans le désordre, mais vous saurez replacer dans l'ordre)

Je ne sais plus dans quel fil tu disais, Passio, que tu étais très agacée que plusieurs personnes te disent : "commence par t'aimer toi-même, ainsi tu pourras aimer autrui" (ce à quoi j'ajoute : "et accepter d'être aimée"), en même temps que tu posais la main sur la poignée de la porte en concluant par "je m'en vais". Bien sûr que c'est ta colère intérieure et que nous n'y sommes pour rien. N'empêche un vrai regard sur soi-même, ça aide vachement à regarder ensuite les autres... sans y trouver l'enfer.

En fait, cette nuit, en reprenant la phrase de Sartre et toujours hors de son contexte-intégrale, j'ai juste envie de dire qu'elle définit exactement le report de culpabilité sur l'autre en refusant de porter soi-même un gramme de responsabilité, ou de conscience objective. Bref, un comportement archi répandu, qu'on pourrait aussi phraser ainsi : c'est pas moi, c'est l'autre.
Moyennant quoi, dans ces conditions on n'avance pas d'un iota.

Jetez un oeil n'importe où à côté de vous ; c'est jamais la faute de personne, c'est toujours la faute à l'autre.
Pendant qu'on cherche qui est coupable d'avoir laissé le robinet ouvert, la maison continue à s'inonder tranquillement.

Moi, c'est ça qui me frappe cette nuit, dans cette phrase.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: REGARD   Mer 8 Avr 2009 - 3:05

Alors là ! Ro...tu me scies a ras des oreilles de lémurien ! cette phrase : chercher un coupable et ne pas fermer le robinet pendant que la maison s'inonde.... je vais la relire et la recopier exactement, elle est .... elle est..... elle est !
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Romane
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MessageSujet: Re: Regard   Mer 8 Avr 2009 - 3:09

Ben oui. Et ce truc m'est venu un jour au boulot, du temps où je bossais dans le judiciaire et où tout était urgentissime. Un jour, une collègue s'est plantée sur je ne sais quel détail. Durant toute une journée, ils se sont acharnés à savoir QUI avait fait cette bourde. Ahurie, je me disais en les observant de loin : putain, pendant ce temps, personne n'avance, personne ne colmate la connerie faite, bref, on cherche à couper la tête "d'un autre", plutôt qu'à réparer.

ça me scie, cette connerie, cette hypocrisie. Vraiment.

Alors merde oui : l'enfer, il est en soi, le regard on ferait mieux de se le tourner vers soi, s'apprendre à s'aimer soi-même, ainsi on n'aurait plus besoin de détester l'autre au point de charger la mule.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Regard   Mer 8 Avr 2009 - 8:47

Romane a écrit:
Ben oui. Et ce truc m'est venu un jour au boulot, du temps où je bossais dans le judiciaire et où tout était urgentissime. Un jour, une collègue s'est plantée sur je ne sais quel détail. Durant toute une journée, ils se sont acharnés à savoir QUI avait fait cette bourde. Ahurie, je me disais en les observant de loin : putain, pendant ce temps, personne n'avance, personne ne colmate la connerie faite, bref, on cherche à couper la tête "d'un autre", plutôt qu'à réparer.

ça me scie, cette connerie, cette hypocrisie. Vraiment.

J'aurais dit un mot que tu m'as dit : relativiser
Et un autre, sur l'erreur commise au lieu de trouver un responsable : prendre du recul et essayer de réparer comme tu le dis.
Mais c'est plus facile de jeter la pierre ...

Cela veut dire quoi bader ?

(dans ce que j'ai écrit je parlais de relationnel/ressenti mais au boulot)

Dans un même groupe, il ne doit pas y avoir de hiérarchie (je parle au boulot) - on est tous à la même enseigne, faire un travail, accomplir une tâche pour faire avancer la grosse machine.

Je reviens :

Pour : "on n'arrête pas de me dire aime-toi" - il me semble que cela été dit dans le fil que tu as scindé à qui je posais une question à Vic, sur la culpabilité que cela me renvoie quant à ces mots.
Je trouve étonnante la projection, à tel point que j'essaie de réfléchir dessus.

Pour dévier du sujet, un petit truc me vient à l'esprit concernant la pression des gens par leurs mots, et c'est juste un petit truc parmi la multitudes des petits trucs qui envahissent un quotidien, auxquels, il faut faire face très souvent dans le monde du travail et quand il y a différents corps de métier. Mais cela aurait dû me passer au-dessus ; pour essayer d'en rire :

"Elle est tranquille la petite dame de service dans son petit tablier noir et rouge, buvant son café, fumant une dernière clope... autour d'un groupe. Elle ne dit rien. Elle se pose, puis flâne, puis écoute les personnes qui discutent professionnellement entre elles tout en savourant les dernières gorgées de café amer, réchauffant le palais, avant de s'en retourner à ses chiffons. Soudain, un éduc s'adresse à elle en s'esclaffant :

- Tu vas où comme ça avec ce nouveau tablier, faire le trottoir ?

Mince, le café passe de travers. Ca fait rire tout le groupe. Là, la petite dame ne dit rien, elle ne comprend pas ce que ça vient faire là, cet humour de bas étage. Décidément, savourer son café devient compliqué...
Alors, elle réfléchit, blessée, faut dire que ce n'est pas vraiment drôle, mais que veux bien dire faire le trottoir pour ce type qui se marre de sa jolie phrase
- aller nettoyer le trottoir ?
(Faut-il rester naïve?)
- Aller faire la catin ?

La petite dame aurait dû rire et lui répondre :
- et toi, tu vas où avec ta rose chemisette, faire la tapette ?
(je reviens encore)
Mais que veut bien dire faire la tapette ?
-objet écrasant le mouchard... tapette tue-bouche - tapette tu mouches Very Happy
(faut-il qu'il soit naïf ?)
- se faire frotter l'anus ? Chuuttt Ange Ange

Mais la petite dame de ménage est plus sage que ça, elle n'a pas envie de répondre à l'imbécilité par l'imbécilité. "

Même au boulot c'est le théâtre, on a une tenue à porter, mais sous entendez bien le mot "tenue" qui là, n'est pas vestimentaire.
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MessageSujet: Re: Regard   Mer 8 Avr 2009 - 13:40

Passionata a écrit:
Cela veut dire quoi bader ?
Regarder avec dévotion, béatement, bouche ouverte, bref, c'est tomber en extase devant quelque chose.

Citation :
Dans un même groupe, il ne doit pas y avoir de hiérarchie (je parle au boulot) - on est tous à la même enseigne, faire un travail, accomplir une tâche pour faire avancer la grosse machine.
Ben si, des fois il en faut une et spécialement au boulot, autant que dans une assoc et dans une ville, un pays, une société, sinon c'est l'anarchie. L'auto-discipline, c'est pas demain la veille....

Citation :
un petit truc me vient à l'esprit concernant la pression des gens par leurs mots
C'est exactement ce que je tente de te faire comprendre depuis deux jours. Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Regard
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