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 La critique qui tue.

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Renord

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MessageSujet: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 0:31

Ce coin-ci, est dédié aux critiques que vous dénichez et qui sont particulèrement assasinnes, histoire de mieux vous préparer avant d'expédier votre chef-d'oeuvre.
La vie est une tartine
Christian Desmeules (Le Devoir)
Le premier roman de Diane Labrecque force trop sur le pathos.
À travers le récit du "je" de la vie brisée d'une femme qu milieux de la quarantaine, le premier roman de Diane Labrecque, "Raphaelle en miettes", nous offre un condensé de tragédies hors de l'ordinaire, de secrets enfouis et de grandes noirceurs.
Raphaelle, une quinzaine d'années après l'avoir abandonnée à sa belle-mère, décide d'écrire à sa fille...
... Mal servie par une chronologie flottante, cette descente aux enfers au féminin prend la forme d'une histoire un peu emberlificotés, san véritable dénouement, à laquelle on adhère difficilement. Entre pleurnichage, malheur rocambolesque et mal de vivre confus, on a le sentiment que Diane Labrecque force un peu trop - ou mal - sur la dose du pathos qu'elle injecte à la confession de cette protagoniste "en miette" dont le destin, malgré tous les efforts qu'elle semble déployer pour l'incarner, n'arrive pas vraiement à faire sens et à nous émouvoir.
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Romane
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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 0:36

Ah oui, ça donne tout de suite envie de lire le roman... mdr

Mon truc à moi, c'est que je ne lis pas les critiques. Je m'appuie sur les conseils de mes piliers littéraires, c'est-à-dire quelques copains dont j'ai décelé que nous avions les mêmes goûts. Aussi je ne risque pas de me faire avoir.

Les bonnes critiques bourrées d'éloges sont aussi un piège, en principe. Elles ne servent qu'à faire avancer la phase commerciale d'un bouquin (ou d'un film, d'ailleurs).

Mais je lirai volontiers celles qui viendront s'ajouter ici !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Renord

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 0:43

Ça fait un bout quand même que je lis les comptes rendus des chroniqueurs littéraires (critiques). Quelquefois je souffrais pour l'auteur qu'on écorchait à tort ou à raison. Oui, une légère souffrance non épidermique!
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Romane
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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 0:44

Yep, j'ai l'impression que tu te plonges souvent dans les journaux littéraires. Je ne vais pas te plaindre ni m'en plaindre ; tu nous apportes des réflexions intéressantes ! chinois

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Renord

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 0:58

Je veux seulement partager ce sentiment avec ceux qui écrivent. Après un travail où l'on a mis toutes ses tripes, qu'on a convaincu un éditeur de nous publier, après avoir été encensé au lancement par tous nos amis et connaisances flagorneuses et de lire enfin, un article qui parle de l'Oeuvre qui nous est si chère, de le parcourir fébrilement pour parvenir au dernières phrases et se faire tirer le tapis sous les pieds. Ouais ça doit décrisser comme on dit par chez-nous!
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Romane
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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 1:07

Alors ça, je suis tout à fait capable de le faire. A condition que l'auteur soit capable de l'entendre. Et je dis : c'est lui rendre service. Plus on est difficile plus on l'aide.

Qu'en penses-tu ?

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Lun 20 Avr 2009 - 1:28

Dac au dac !
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Renord

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Mar 9 Juin 2009 - 1:19



RENCONTRE AVEC MONSIEUR K
Le roman philosophique est un genre qui a le dos large. On lui fait distiller le message, marteler la leçon, convaincre ou répandre le doute. On lui demande de servir. Parfois la « philosophie » tourne le dos au roman et la th`se fait de l’ombre à l’histoire. L’outil, trop lourd, trop subtil ou trop puissant convient mal aux débutants. C’est l’écueil que n’évite pas « Rencontre avec Monsieur K. »
« Il était considéré comme l’un des dix plus grands romanciers de la fin du XX siècle. » Écrivain tchèque vivant à Paris depuis le milieu des années 70, humaniste athée, activiste notoire Monsieur K est un auteur comme Le Blagueur, Les Amourettes et la Pesanteur. Difficile, dans ces conditions, de ne pas voir la référence, même voilé, à Milan »Kundera.
Réputé difficile d’accès, fuyant les journalistes, il accepte néanmoins de rencontrer un professeur d’université québécois, le principal protagoniste du roman dont le lecteur ne connaitra que le prénom, Jacques, qui souhaite lui consacrer tout un ouvrage. Sans faire ni une ni deux, l’homme saute dans le premier avion pour Paris, où des amis vont l’héberger le temps d’apprivoiser en douceur l’écrivain.
Repoussant autant qu’il peut les assauts de l’universitaire, Monsieur K ne saura toutefois pas éviter les apparitions fantomatiques de quelques visiteurs avec lesquels il aura des conversations qui viendront ébranler ses certitudes sur la vie, sur la mort et même sur son œuvre. C’est ainsi qu’un faux Marx vient lui exprimer ses regrets concernant des propos particulièrement critiques à l’égard des religions – la religion et les hommes qui la font sont des alliés objectifs de la classe dominante, croyait Marx, qui estimait qu’elle était « l’opium du peuple ».
Avocat et éthicien né en 1956, Michel Dion, qui en est à son premier roman est professeur au département de management de l’Université de Sherbrooke. En parallèle à cette quête de connaissance, on y suit les réflexions et les rencontre amoureuses de Jacques qui nous promène dan Paris, Aix-en-Provence, Nante et Saint-Malo. Autant de prétextes à explications, leçons d’histoires et instantanés touristiques qui grèvent le roman d’un didactisme balourd dont la nécessité semble le plus souvent assez secondaire.
De plous en plus aculé à devoir admettre l’inadmissible – la vie après la mort, le surnaturel, la valeur des religions, sinon sa propre folie -, l’écrivain tchèque finira par faire un spectaculaire autodafé de ses propres œuvres. « À partir de ce soir, vous lirez dorénavant sous ma plume des romans plus empreints d’humilité, davantage ouvert à la dimension spirituelle de l’existence. J’essaierai de mieux accueillir l’Infini, l’Absolu, dans ce qu’il a d’intangible, d’inévitablement attirant et de mystérieux.
Comme la vie elle-même, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, ne comportait pas suffisamment de mystère et d’inconnu – et que l’amour et la haine n’étaient pas eux-mêmes absolus et intangibles-, Michel Dion convoque le surnaturel et fait parler les morts.
Kafka et Saint-Augustin passent également à la moulinette de ce plaidoyer romanesque plutôt maladroit – sinon farfelu- en faveur des religions et pourront eux aussi se retourner dans leur tombe. Kundera parlerait de Kitsh catholique à propos du refus de la mort qui anime les pages de ce roman à thèse. Tout est possible.
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nuam

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Mar 9 Juin 2009 - 8:32

Romane a écrit:
Alors ça, je suis tout à fait capable de le faire. A condition que l'auteur soit capable de l'entendre. Et je dis : c'est lui rendre service. Plus on est difficile plus on l'aide.

Qu'en penses-tu ?

puisqu'on en parle, je suis bien d'accord, mais pour avoir pratiqué le commentaire jadis, et bien que dans cette optique de franchise pensée constructive, j'ai eu tôt fait de suspendre mes élans...

(d'ailleurs même en les priant les critiques constructives demeurent faméliques, je vous dirais)

les gens préfèrent les smileys...
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Astérisque
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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Mar 9 Juin 2009 - 9:13

nuam a écrit:

(d'ailleurs même en les priant les critiques constructives demeurent faméliques, je vous dirais)
Tout les critiques n'ont pas le verbe aussi prolixe que toi, Nuam... Tu es très intimidant de par ton talent de débatteur.
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nuam

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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   Mar 9 Juin 2009 - 9:22

intimidant, moi qui ne suis qu'angélisme !!
°_0
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MessageSujet: Re: La critique qui tue.   

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