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 Les mines de Bex

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Romane
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MessageSujet: Les mines de Bex   Mer 6 Mai 2009 - 21:37

Elles représentent le travail des hommes sur environ deux siècles. Creuser la roche, se frayer un chemin, tenter de découvrir l'or blanc : le sel.

Il a fallu se tromper, changer de direction, recommencer, trouver mais pas assez, recommencer, changer de direction, ne pas lâcher.

45 km de dédales dans la roche, dont quelques uns visibles par le public. Une balade peu ordinaire et surtout scotchante par la conscience que l'on prend du travail humain.

http://www.amis-arts.com/menuphoto/orphee/mines_de_sel_bex/menu_mine_de_sel.htm

Citation :
Voyage au centre de la terre

Les mines de Bex produisent aujourd’hui 90 tonnes de sel par jour. Creusées à la main à partir du XVIIe siècle, elles sont ouvertes au public. Excursion dans les entrailles d’une roche salée, dit-on, par la sueur des mineurs.

Le petit train s’élance dans le boyau dans un bruit assourdissant. «C’est le TGV… train à grandes vibrations», plaisante Philippe Benoît, le directeur du site touristique des Mines de sel de Bex.
Le convoi parcourt sous terre un kilomètre et demi en dix minutes. Mais l’allure paraît bien soutenue, le tunnel est étroit, à peine plus large que ce train miniature où se serrent les passagers. Par intermittence, une lampe éclaire le goulot, laissant apparaître le défilement de la roche, à quelques centimètres de la «carlingue» des wagons.
Creusées à partir du XVIIe siècle, les mines de sel de Bex représentent au total un réseau souterrain de près de 50 km de galeries, dont la majeure partie a été réalisée à la main. Les traces des outils sont encore visibles sur la pierre. A coups de marteau et de cisette, sorte de pieu métallique muni d’un manche pour éviter de se blesser les doigts, les mineurs progressaient ainsi de un à quatre mètres par… mois, selon la résistance de la roche. Travail colossal qui fait dire que c’est le sel de la sueur des mineurs qui a contribué à la salinité de la roche. Parfois pour de maigres résultats. La mine de Bex ne contient pas de sel gemme (sel compact). Son or blanc est en effet mêlé à la roche dont on doit l’extraire.

Mer Morte artificielle
La récolte du sel prisonnier du rocher s’est faite depuis l’origine sur le même principe: grâce à l’eau où il se dissout. Au départ, seule l’eau des sources naturellement chargée de sel était captée et exploitée. Ensuite, les hommes se sont mis à amener de l’eau douce sous la terre où elle dissout le sel, avant d’être acheminée vers l’extérieur. Depuis les années 1960, de l’eau sous pression est envoyée dans les profondeurs. Un lac de 3000 m2, au «rez-de-chaussée» de la mine, constitue un réservoir de 200000 m3 d’eau salée (saumure). Sa densité est la même que celle de la mer Morte. Une mer Morte enterrée, en quelque sorte, au-dessus de laquelle le visiteur passe.
La mine est un monde en soit. Etonnant univers minéral, à la fois inquiétant – à des centaines de mètres sous la surface – et harmonieux, emprunt d’une sorte de sérénité dépouillée. A l’abri de l’extérieur, la température y est stable, autour de 18°C. A tel point que le vin rouge du cru y vieillit et qu’un élevage de champignons de Paris y a élu domicile. La teneur en humidité de l’air est de 90%. Mais elle se fait discrète, la roche en absorbant une bonne part, si bien que l’atmosphère n’en est pas oppressante.
Le matériel, lui, en souffre. Avec le sel, il est confronté à une corrosion galopante. Le gros du travail actuel des mineurs est d’ailleurs consacré à l’entretien des machines. Seul le bois est à l’abri de ce fléau. Exposés dans la mine, les tuyaux en troncs de mélèze vieux de deux siècles, qui servaient à acheminer l’air dans les galeries ou l’eau salée vers l’extérieur sont, eux, bien préservés. L’humidité participe même à leur conservation.
Divers outils, comme du matériel de pesage, des pompes hydrauliques, des foreuses du XXe siècle sont exposés, retraçant les avancées des techniques. Au détour d’une galerie éclairée, suspendues à la voûte, comme fantomatiques, une quinzaine de lampes de mineurs rappellent les ouvriers qui ont hanté ces lieux durant trois siècles. La première date du XVIIIe siècle, la dernière des années cinquante. Aujourd’hui, seules quatre personnes travaillent dans la mine même, tandis qu’une vingtaine est employée par la société à la saline du Bévieux, où le sel est extrait de l’eau.

Démonstration enflammée
Le cauchemar de tout mineur, le grisou, est aujourd’hui domestiqué. Ce gaz responsable de terribles explosions (il s’agit du méthane) est prisonnier dans une poche. Un robinet permet au guide de l’en faire sortir et de l’enflammer. La longueur de la gerbe renseigne sur la pression atmosphérique! Enfin, des capteurs ultrasensibles sont disposés dans les galeries, susceptibles de donner l’alerte bien avant tout risque d’explosion. De quoi balayer les dernières appréhensions avant de se lancer dans un étonnant voyage dans les profondeurs.


Creuser le passé…
Au XVe siècle, ce sont des chèvres qui auraient mis en évidence des sources salées au-dessus de Bex. Les habitants commencent alors à consommer le sel de ces sources. Denrée précieuse, il sert notamment à la confection du fromage.
Berne, qui domine Bex depuis 1476, confie l’exploitation des sources à des privés. La teneur en sel est faible: pour obtenir entre 2 et 3 kg de sel, il faut faire évaporer 100 litres d’eau au feu de bois… Des avancées technologiques permettront d’augmenter cette densité.

En quête de sources
Pour faire face à ses dépendances en sel, Berne encourage la recherche de nouvelles sources salées, y compris en creusant la roche. Le percement débute en 1680. Cinq ans plus tard, Berne devient propriétaire de la mine. A cette époque, la conception de la mine repose sur l’idée (fausse) qu’un grand réservoir d’eau salée existe dans la montagne. Après le Révolution, le jeune Etat de Vaud poursuit cette production – vitale pour son économie – que Berne songeait à arrêter.

Dissoudre le sel!
La quête de sources salées est finalement abandonnée: à partir de 1823, les blocs de pierre sont dessalés dans des bassins souterrains remplis d’eau. En 1867, des gisements de sel gemme sont découverts à Schweizerhalle (Bâle), bien plus aisé à exploiter que celui de Bex!
Alors que le canton de Vaud est prêt à cesser l’exploitation, quatre particuliers reprennent la mine et recourent à un nouveau procédé. Au lieu de transporter la roche jusqu’aux dessaloirs, c’est l’eau douce de la Gryonne qui est amenée dans les salles. Là, elle dissout le sel et la saumure est pompée vers l’extérieur. Des avancées techniques facilitent le travail: pompes à turbine hydraulique, dynamite, électricité.
Au début du XXe siècle, le taux de sel décroît. Au début des années 1920, la première sondeuse sauve la mine: en forant la roche, elle permet de découvrir de nouvelles sour-ces salées. Depuis 1960, l’exploitation se fait par forage par injection: de l’eau douce sous pression est injectée dans les trous de forage. Elle remonte ensuite chargée de sel.

Monopole vaudois
Les mines de sel de Bex disposent toujours du monopole de la vente de sel sur le canton de Vaud. Le sel importé sur sol vaudois est ainsi soumis à une taxe que perçoit la société pour le compte du canton. Ce monopole a un revers: le sel de Bex n’est pas vendu dans le reste de la Suisse. Ainsi, Martigny, de l’autre côté du Rhône, fait venir son sel de déneigement de Bâle…
Près des deux tiers de la production actuelle de la mine sont destinés au déneigement des routes. Le sel alimentaire ne représente qu’un dixième du volume vendu. La mine fournit aussi l’industrie (20% du sel vendu) et l’agriculture (6%).
L’entreprise emploie aujourd’hui 46 personnes: 23 à la mine et à la saline, 9 à l’administration et la vente, 14 animent le site touristique – dont quatre à l’année. Elle produit sa propre électricité, grâce à une centrale sur l’Avançon.












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