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 Claudie Gallay

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Romane
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MessageSujet: Claudie Gallay   Dim 21 Juin 2009 - 20:02

Les déferlantes -

Longtemps je n'ai plus pu lire. Tout ce temps là, comme un vide, un manque. A peine une trouée de ce désert, il y a quelques années, quatre semaines de nectar, et puis à nouveau la fermeture des circonstances.
Pouvoir recommencer à lire, c'est un peu comme recommencer à manger quand on en a été longtemps privé. Tout un réapprentissage, un apprivoisement, et la nécessité de rencontrer le beau et le bon. Je suis sensible aux formes d'écriture et je sens bien combien je suis devenue difficile. Avant de rencontrer un vrai beau livre, il faut en traverser beaucoup de moyens qui laissent sur la faim.

Pour celui-là, j'ai fait exception ; c'est moi qui ai demandé à l'amie qui venait de m'en parler, de me le prêter. D'habitude, je ne demande jamais, parce que je ne suis pas sûre que ce qui a plu à quelqu'un pourra m'émerveiller. D'elle, comme de ces deux trois autres personnes en qui je sais la même sensibilité que la mienne, je n'ai pas douté.

J'ai bien fait.

Les déferlantes, le titre, en totale osmose avec l'histoire de ce roman magnifiquement écrit, dans lequel j'ai trouvé mille trésors et qui figure désormais parmi mes préférés. Une histoire que je pourrai relire sans effort, comme l'Elégance du hérisson, comme tout Baricco et quelques autres.

Une histoire profondément humaine, le mariage des hommes et de la mer, du ciel, des oiseaux, et ce phare planté au milieu de l'histoire, aussi important que ces êtres qui gravitent autour de lui. Beaucoup d'émotion, beaucoup, et cette paix qui vous empoigne pendant que vous lisez et que déjà, vous n'êtes plus tout à fait là, déjà près d'eux, en eux. Quand la dernière phrase vient, c'est eux qui sont en vous.

Citation :

Porté par les libraires et le bouche à oreille des lecteurs, Les Déferlantes, le cinquième roman de Claudie Gallay dont l'action se passe dans La Hague, est un succès inattendu.Rencontre avec un écrivain très discret.
La voilà vedette littéraire de l'été, l'institutrice de Sérignan-du-Comtat, bourgade du Vaucluse. Les Déferlantes, cinquième roman de Claudie Gallay est l'une des meilleures ventes, la plus inattendue du moment. La trame s'y déroule à l'autre bout de la France, sur les terres singulières de La Hague. Peu de presse, mais des libraires militants et un bouche à oreille exceptionnel. Résultat : plus de 80 000 exemplaires vendus, le roman traduit en italien et en allemand, bientôt en anglais et en portugais, les droits pour une éventuelle adaptation cinématographique achetée par TF1 International... « C'est merveilleux. Il se passe quelque chose autour du livre », dit-elle, arpentant doucement l'un des chemins de La Hague, ce pays d'adoption qu'elle aime tant, où elle se rend fréquemment. « La première satisfaction, c'est d'être lue. J'ai des dizaines de manuscrits qui croupissent dans les tiroirs ! Ce succès, c'est aussi un grand bonheur pour les éditions du Rouergue. » Le succès fut tel que l'éditeur de Rodez s'est retrouvé en pénurie de papier pour l'impression.

Une enfance à Bourgoin-Jallieu dans le Dauphinois, une vie plutôt de solitaire, Claudie Gallay, 47 ans, découvre La Hague par le plus grand des hasards. « J'allais souvent en Bretagne, j'en avais marre de voir tant de monde sur les remparts de Saint-Malo ou les rochers de Perros-Guirec. J'ai vu cette lande de terre sur la carte. J'y suis montée en voiture. » Coup de foudre. Le vent, la mer, les paysages. « Comme une rencontre amoureuse qui vous bouleverse, sans s'expliquer pourquoi. C'est rassurant de savoir que ce genre de choses existe dans une vie. »

Claudie Gallay y découvre un univers loin du sien. « J'y ai passé une journée et, bien vite, j'y suis revenue. À chacune des vacances scolaires de l'année 2006-2007, je louais une chambre d'hôtes à Auderville. J'ai eu vite envie d'écrire sur cette terre. Ce livre, je l'ai imaginé en marchant le long des falaises. Le soir, je transcrivais tout cela sur un cahier à spirales, face à la fenêtre donnant sur le phare de Goury. » Dans sa solitude.

Les Déferlantes, ce sont « toutes ces vagues qui vous emportent qui vous cognent, comme dans la vie ». Le livre raconte l'histoire d'une jeune ornithologue venue compter les oiseaux à l'extrême pointe du Cotentin. C'est elle ? C'est vous ? Cette jeune femme, l'étrangère, un « horsain » comme on dit là-haut, rencontre une dizaine de personnages généreux, rugueux comme leur pays, des hommes et femmes de vérités et de mensonges balayés par les embruns.

Il y a Lambert dont les parents ont péri en mer, Lili au comptoir de son bar, son père, le gardien de phare, Nan que chacun craint et dit à moitié folle... Tous ces gens vivent de haines enfouies, de silences à gratter, de rencontres secrètes, d'histoires mystérieuses avec la mer et ses furies comme frontière. Le gardien de phare aime trop les oiseaux, le poème de Jacques Prévert, enterré à Omonville-la-Petite au coeur de La Hague, sert de fil rouge au roman. « On a tous nos secrets, dit-elle. Je mets sans doute le doigt sur tous ces non-dits qui plombent nos vies, sur nos silences qui pèsent lourd. Les lecteurs que je rencontre lors des signatures dans les librairies me parlent souvent de leurs secrets. » Chacun s'y retrouve un peu, beaucoup, passionnément au fil de ces 524 pages. L'écriture est vive, le style incisif, les phrases courtes.

Les Déferlantes révèlent Claudie Gallay, fille du sud qui écrit sur le nord, terrienne qui adore la mer. Et nourrit une passion dévorante pour les livres. « Mes parents sont gens de peu. Mon père ne me lit pas. Il n'y avait pas de livres à la ferme familiale. Quand on rentrait de l'école, il fallait s'occuper des animaux. Je viens d'une famille où l'on ne parle pas. Ils n'avaient pas les mots. J'ai découvert la lecture, ado, grâce à la bibliothèque du collège. Cela m'a sauvée. À l'école primaire j'étais très mauvaise élève, je n'avais pas de mémoire. » Aujourd'hui, entre deux cahiers à corriger pour son cours élémentaire 1e année, elle lit beaucoup, porte son admiration du moment pour Albert Cossery, décédé en juin, ou Christian Bobin, écrivains discrets eux aussi.

Chaque matin, à 5 h, elle se met devant sa table de travail. « L'écriture vient bien avec le premier café. Vous tombez sur les mots justes. » Exigeante, l'écrivain polit ses phrases jusqu'au dernier grain, écrit dans le secret absolu. « Je peux passer des heures sur une page, j'aime que tout soit lisse. L'écriture, c'est un long tête-à-tête avec soi-même. Je ne parle jamais de mes histoires. » Elle s'arrête au milieu de la conversation et dit : « C'est dur de parler, alors qu'écrire me ravit. » Les Déferlantes viennent de briser sa discrétion.

Jean-Jacques LEROSIER.

Les Déferlantes de Claudie Gallay, aux Éditions du Rouergue, 524 pages, 21,50 €.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Claudie-Gallay-de-son-amour-pour-La-Hague-est-ne-son-roman-Les-Deferlantes_3639-708933_actu.Htm


Si GéFeyf passe par là ; l'as-tu lu ?
(Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est toujours dans ma liste d'attente)

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"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Dernière édition par Romane le Lun 9 Nov 2009 - 3:59, édité 1 fois
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Laety

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MessageSujet: Re: Claudie Gallay   Jeu 25 Juin 2009 - 9:38

Acheté, pas encore lu, rien que l'objet (livre) en lui-même attire!
Prévu pour les vacances, j'en reparle à la rentrée!
Merci Ro'.
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Claudie Gallay
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