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 Le rêve de Spiderman

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alejandro
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MessageSujet: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 3:48

Le rêve de Spiderman



A ma Princesse(1)


L’émission d’Ardisson

J’ai vu une émission sur Internet qui m’a laissé quelque peu perplexe. Il s’agit du passage d’Eric Zemmour chez Ardisson, le 18 mars 2006, à l’occasion de la sortie de son livre Le premier Sexe (2), ouvrage paraît-il à forte connotation machiste.

Zemmour chez Ardisson 1/2
Zemmour chez Ardisson 2/2

Je ne sais pas si c’est vrai, je ne l’ai pas lu et, de toute façon, ce n’est pas le sujet. Le sujet est un commentaire de Francis Huster, qui était présent sur le plateau, et qui a lâché : « Pour moi, un homme, c’est Bourvil. C’est pas Sean Connery. Pour moi, un homme, c’est Fabrice del Dongo.»

Fabrice del Dongo, pour ceux qui comme moi ne le savaient pas, est un personnage de La Chartreuse de Parme, de Stendhal. Mais revenons à Bourvil et, surtout, à Connery, qui sont ceux qui m’intéressent ici. Il y a lieu de supposer que lorsque Huster dit Connery, il pense James Bond, et quand il dit Bourvil, il pense à des personnages gentils, naïfs, un peu benêts(3), opposés à ceux de Louis de Funès. Par exemple dans Le Corniaud.






Sean Connery dans Jamais plus jamais (1983).

La scène culte de Le Corniaud (1965).

Une femme est une femme. Il n’y a pas de vraies femmes et des femmes qui ne le seraient qu’à moitié. En revanche, si on en croit le langage couramment pratiqué, il y a des hommes, des vrais, et des hommes qui, si on en croit toujours la langue populaire, ne le seraient pas vraiment (cf. Francis Huster un peu plus haut). Un homme, un vrai, est un homme qui plaît aux femmes(4), c’est un personnage viril. Huster nous dit que Bourvil – ses personnages gentils et benêts, pour être plus précis – sont des vrais hommes, alors qu’un personnage comme celui de James Bond, réputé séducteur et, donc, en principe, l’expression la plus achevée de la virilité, ne le serait en réalité pas tant que ça. Et peut-être même pas du tout. Étrange comparaison, à vrai dire, puisque Bourvil – ou les personnages auxquels on pense en invoquant son nom – est plus qu’autre chose un clown. Un clown au sens noble du terme, bien sûr, mais un clown quand même, car un clown n’est pas plus ou moins viril. Un clown est asexué. La preuve, dans Le Corniaud, c’est de l’asexuation même de Bourvil que l’on obtient de nombreux effets comiques.(5) Reste l’affirmation de Huster et la question qui en résulte : James Bond est-il viril ? Voilà, je crois, une question intéressante.

La positivité ambiguë de James Bond

James Bond est, à mon sens, un type de personnage assez rare au cinéma. Il s’oppose à un autre type qui est, lui, extrêmement courant, extrêmement répandu ; très respecté, aussi, contrairement à 007. Ce dernier, vous ne le savez peut-être pas, était haï, méprisé aussi bien par son auteur, Ian Flemming, que par le premier réalisateur de la série, Terence Young. Dans Meurs un autre jour (2002), même, le méchant, qui a changé d’identité, dit avoir pris Bond en exemple pour créer son personnage particulièrement fanfaron.





Pierce Brosnan.Roger Moore dans L’espion qui m’aimait (1977).

007 est souvent décrit comme étant brutal, au ego surdimensionné(« Prenez le suivant [d’ascenseur]. Il n’y a pas assez de place pour moi … et votre ego. » (7)) ; et, surtout, machiste et sexiste au dernier degré. De très nombreux héros, disais-je, donc, s’opposent à James Bond. Mais aucun de façon aussi forte, aussi pure, aussi parfaite que Spiderman.



Spiderman, créé et dessiné par Stan Lee en 1962.


Rappelons l’histoire pour ceux qui ne connaîtraient pas : Peter Parker est un garçon timide, introverti, secrètement amoureux de Mary Jane, laquelle a pour Peter Parker de la sympathie, de l’amitié – au sens le plus frustrant du terme – mais certainement pas du désir. Pour ça, Mary Jane a à sa disposition des gens bien plus distrayants. Mais voilà que Peter Parker se fait mordre par une araignée radioactive (dans la BD et dans le film de 1977) ou OGM (dans le film de 2002 et les suites 2 et 3) et se transforme en homme-araignée, doté de super-pouvoirs, comme on dit. En bonus, il acquiert également le sens de la repartie.

Dans le cadre de ses super-activités, Peter Parker est amené à sauver à plusieurs reprises Mary Jane ; elle tombe amoureuse de son sauveur et s’en ouvre à Peter Parker, sans se douter, bien évidemment, que l’un et l’autre ne font qu’un. Au terme de multiples aventures, Mary Jane apprend la vérité et tombe amoureuse de Peter Parker aussi, si on peut exprimer la chose de cette façon.

Plusieurs remarques s’imposent :

a) Spiderman s’arrange toujours pour se retrouver en position de pouvoir dire « C’est pas de ma faute ! » Ce n’est pas de sa faute s’il s’est fait mordre par une araignée radio-OGMisée, ce n’est pas de sa faute s’il y a des méchants qu’il se doit de combattre. Ce n’est pas de sa faute si par la maladresse du méchant, Mary Jane se retrouve perchée au-dessus du vide ou si les méchants la prennent pour cible, obligeant à chaque fois l’homme araignée à la sauver. Ce n’est pas de sa faute non plus si Mary Jane lui dégage la bouche pour l’embrasser … lui, il ne bougeait pas, il était là, cool, tranquille, la tête en bas, sans rien demander à personne. La scène du baiser.

De façon générale, les épisodes 1 et 2 (désolé, je n’ai pas vu le 3) sont parcourus de considérations sur la responsabilité que Spiderman se doit d’assumer. On peut avancer, sans craindre de se tromper, que dans l’esprit de ses créateurs, ces histoires de responsabilité sont une allégorie du passage de l’adolescence à l’âge adulte, de l’insouciance du jeune aux obligations qui s’imposent avec la maturité. Mais on ne peut s’empêcher de remarquer que le personnage de Peter Parker est prisonnier de son destin, qu’à aucun moment il n’impose aux évènement son désir, sa vision, sa volonté. Il ne fait que réagir à ce qui lui arrive. Parfois, ce que les évènements décident font les affaires de Peter Parker (par exemple lorsque sa chérie est à deux doigts de se faire violer, ce qui lui permet de la sauver), mais cela n’est jamais dû à sa volonté (il est bien clair qu’il n’a pas demandé à la racaille d’essayer de violer Mary Jane afin de pouvoir la sauver). Et tout cela n’est jamais plus vrai qu’en matière de séduction, puisque c’est là la chose importante. En effet, la question de plaire à ceux ou à celles qui nous plaisent est un problème universel rencontré par chacun ; la responsabilité d’avoir à se battre avec des super-méchants est un enjeu existentiel moins répandu parmi, comme on dit en espagnol, les piétons à pied.

b) Parlant des évènements qui font les affaires de Peter Parker il y a la bonne idée qu’ont les méchants de s’en prendre à son élue du cœur, Mary Jane, donnant ainsi à Spiderman l’occasion de la sauver et, par là, de la séduire. Sans cela, Peter Parker aurait été dans l’incapacité la plus totale de séduire la fille de l’histoire.

c) Pour Peter Parker il y a, d’un coté, Mary Jane ; la seule, l’unique, l’indépassable (faut avouer que Kirsten Dunst en seule, unique et indépassable, est tout à fait crédible). Et de l’autre coté les autres ; les greluches, la masse de femelles indignes d’intérêt.

Si l’on rapporte ces remarques au cas de James Bond, on fera les observations suivantes :

a) James Bond ne fait pas de discrimination ; toutes ont le droit de bénéficier de son charme : les petites et les grandes, les blondes, les brunes et les rousses, les blanches, les noires et les asiatiques, les gentilles, les méchantes et celles qui ne faisaient que passer.

D’ailleurs, dans Jamais plus jamais (1983), la méchante, jouée par Barbara Carrera, qui s’apprête à le tuer, exige de lui une attestation signée comme quoi elle aura été le meilleur coup de James Bond.(7)

b) James Bond n’a pas besoin de sauver les filles pour coucher avec, ni d’ailleurs de faire preuve de talents particuliers si ce n’est celui de savoir-vivre et celui de savoir séduire une femme (séduire ; séduire et non pas harceler), ce qui veut dire : être viril. Ca tombe bien car l’expression « Art martial » n’a manifestement pas été inventé pour 007. Pas de frappes de Kung-Fu ou de Karaté élégants, pas de prises de judo ou de jiu-jitsu sophistiqués, pas de technique de combat ni de gestuelle esthétisante ; non, le poing dans la gueule suffit le plus souvent bien assez.

Le plus bourrin des James Bond est sans discussion possible celui interprété par Daniel Craig. Voyez la course-poursuite initiale de Casino Royale et comparez le style du poursuivant avec celui du poursuivi.



Et quand ce n’est pas le cas, notamment parce qu’il a à faire à plus fort que lui, il en est réduit à bricoler avec un accessoire quelconque. La débrouille, quoi. Par ailleurs, s’il doit s’y prendre avec des armes à feu, là encore, pas de prise de tête : il arrose sans complexe.

c) James Bond est espion parce qu’il a décidé de devenir espion. Il est inconcevable qu’il le soit devenu malgré lui. En outre, la volonté de 007 peut à l’occasion faire des dégâts ; et si son sens de l’initiative est apprécié en haut lieu après coup, il donne souvent des sueurs froides sur le moment. James Bond se voit rarement dicter sa conduite.


Le rêve de Spiderman

Il est utile aussi de remarquer que le personnage de James Bond est assez prégnant pour les comédiens qui l’ont incarné, et qu’ils ont souvent, d’une façon ou d’une autre, cherché à s’en défaire. Roger Moore, par exemple, tient le rôle titre de Les Loups de haute mer (1979, de Andrew McLaglen et également avec Anthony Perkins) où il joue un chef de commando britannique profondément misanthrope et misogyne. Il considère les femmes comme une sous-espèce et répugne en approcher une à moins de cinquante mètres (alors que Margaret Thatcher est premier ministre et que son personnage apparaît dans le film). L’anti-James Bond dans ce que 007 a de plus caractéristique.

Pierce Brosnan, dans le même esprit, tient le rôle titre d’un espion sous-doué dans Le Tailleur de Panama (2001), de John Boorman. Dans ce film, son personnage donne rendez-vous à son contact (par qui la catastrophe va arriver) dans un hôtel de passes où, dans les chambres, on peut voir des films porno. C’est en visionnant l’un de ces films qu’il reçoit son contact. Question : imagine-t-on James Bond en train de regarder un film porno ? Évidement non. Imagine-t-on Peter Parker, le timide, celui qui n’ose pas parler aux filles, regarder des revues porno ? Bien évidemment que oui. Je parie même qu’il les cache sous son matelas. Et pour tout vous dire, à mon avis, ce qu’il aime, ce sont les blondes avec des gros nichons.

Des Spiderman, il y en a certainement beaucoup. Exactement pareils que Peter Parker. A cette différence près, toutefois, que ceux de la vie réelle ne sont pas dotés de super-pouvoirs – ni, accessoirement, de sens de la repartie –. Faute d’être en mesure de sauver leur seul, unique et indépassable amour, pour la simple bonne raison qu’elle n’a pas besoin d’être sauvée, ils la regardent de loin, retenant les soupirs, espérant qu’elles leur adresseront un jour la parole, qu’elles leur confieront quelque chose et qu’ils pourront ainsi leur proposer un petit quelque chose. « Tu veux qu’on en parle ? » Modeste contribution au non-sauvetage de la chérie, l’horizon indépassable pourtant, de ce que le rêve de Spiderman a à offrir à sa victime.



Des James Bond, il y en a certainement beaucoup aussi. Comme leurs cousins les spidermans, ils ne sont pas davantage détenteurs d’une licence double zéro les autorisant à dégommer qui bon leur semble, pas plus qu’ils ne seront des agents secrets Sa Majesté ou de qui que ce soit d’autre. Mais peu importe, puisque ce qui compte ce sont les filles. Et pour plaire aux filles, nul besoin de les sauver, de poursuivre les méchants ni d’éviter au monde sa destruction. Pour plaire aux filles, il faut les séduire.

Alors, question : qui, de Spiderman ou de James Bond, est l’homme, le vrai ? Qui des deux est misogyne, sexiste ? Lequel, des deux, est un exemple à suivre, et lequel est représentatif d’un malaise ?




1. Princesse est ma très chère et très tendre petite amie. Princesse est cinéphile, cinéphage et cinévore.

2. Chez Denoël.

3. Oui, n’oublions pas que Bourvil n’a pas fait que ça.

4. On ne parle ici que des relations hétérosexuelles. Les questions d’identité sexuelle chez les homosexuels doivent être différents, encore que le rôle de l’homophobie dans la construction de la virilité et de la masculinité ait vivement intéressé les anthropologues.

5. A plusieurs reprises, le personnage de Bourvil se retrouve avec des splendides créatures nordiques. De Funès, qui l’espionne, en raison de quelques malentendus savoureux, pense qu’il les séduit et couche avec elles ; ce qui le laisse, on le comprend, perplexe.

6. Réplique prononcée par Eva Green, dans Casino Royale (2006)

7. Vous l’aurez compris, c’est là une erreur fatale de la part de la méchante.
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 4:57

Je me suis littéralement délecté de ton analyse, et de son humour !
Francis Huster a voulu certainement aller dans le sens de ces femmes (et homo) qui sont plus touchées par un homme capable de pleurer et de faire des gaffes que par un bourrin bodybuildé. Mais entre les extrêmes (donc entre le héros viril et redoutable et le clown fragile), il y a tout de même un juste milieu, et même une multitude de cas. Spiderman serait lui plutôt un mélange des deux, ce qui le place à part. Stan Lee (qui n'était que l'auteur, non le dessinateur) l'a voulu justement timide, fragile, gaffeur, ado en tant que Parker et héros viril, boute-en-train et redoutable (même s'il ne génère pas les situations) en tant que Spiderman, ce qui était d'ailleurs à peu près le cas avec Superman, qui est en tant que Clark Kent un homme timide, gaffeur et souvent ridicule et ...super en tant que Superman, ce qui permet d'avoir exactement le même cas de séduction avec la femme de l'histoire, en l'occurrence Loïs Lane (et Gwendolyne Stacy pour Peter Parker, une blonde, ce que le film a zappé pour des raisons pratiques, puis Mary-Jane bien des années plus tard).
Si je me suis identifié, adolescent, à un héros, c'était bien Spiderman, et non pas James Bond, car le côté réaliste et commun de l'ado Parker fut conçu pour cela justement.

Pour répondre à ta question finale, je pense que les deux sont des hommes, des vrais, mais selon l'acception qu'on y mettra, bref selon si par exemple on est une femme aimant les héros redoutables bodybuildés avec qui on se sent en sécurité, ou préférant les hommes fragiles qui malgré tout arrivent à se sortir de toutes les situations.
En revanche, pour la mysogynie sous-jacente, je vote plutôt pour 007 qui, malgré son goût notoire et ostensible pour les femmes, les traite comme du bétail sexuel, là où Parker/Spiderman ne baisera que la femme qu'il aime, selon le modèle consensuellement imposé (surtout à sa création dans les 60's) par le puritanisme américain.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 9:49

Alejandro dédicace ce succulent article à sa princesse qui, (nous informe sa note en bas de page), est cinégloutonne.

Les héros masculins que nous propose le cinéma sont-ils de vrais hommes ? J’admire la richesse de cet article étant moi-même tout à fait incapable de répondre à cette question. En effet, mon entourage féminin reste très « évasif » sur le sujet. Autant les femmes que je connais ne manqueront pas de commenter, critiquer, admirer telle ou telle actrice décortiquée lors de son apparition dans un film, autant les prouesses des acteurs les laissent, semble-t-il, indifférentes… C et excès de pudeur doit-il être compris comme une délicatesse en ma présence ? Je m’interroge… Or, comment reconnaître un homme véritable sinon par les yeux d’une femme ? Du coup, dois-je plutôt adopter la mise de Bourvil ou le ridicule de Spiderman ?

Ma question s’adresse donc aux dames du forum : comment trouvez-vous Spiderman ?


Franchement !
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BloodyMary
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 10:41

Nase. Pour répondre à la question de Vic. Mais je ne crois pas que ce genre de superhéro cible les femmes de plus de 30 ans. Parce que si je me réfère uniquement aux films : un gringalet aux yeux globuleux qui ne sait pas ce qu'il veut dans la vie, ça ne me fait pas rêver du tout.

Concernant le post d'Alejandro, je me suis delectée ! Ta prose me manquait !
Je ne suis pas d'accord avec Huster et sa vision de ce qui est un homme ou pas mais dans le même temps, je ne considère pas que James Bond soit une bonne représentation du mâle viril ect... Je n'ai pas le talent d'Alex pour expliquer clairement mon point de vue mais je penserais à priori que ce qui peut plaire à certaines femmes chez James Bond c'est l'idée fantasmée de challenge. Je dis fantasmée puisqu'il ne s'agit que d'un personnage finalement. Mais vous savez, le truc de se dire : celui c'est un séducteur patenté mais si je veux, je peux l'avoir ! Une espèce défi inavouable quoi. Parcequ'en plus si on pousse plus loin, ces femmes peuvent se dire : et si j'arrive à l'avoir, mon pouvoir de séduction est au-dessus de celui des autres puisque lui-même est THE séducteur viril ect...

Mais cet article me fait pétiller l'esprit de questions toutes bêtes aussi : quid des femmes qui sont davantage charmées par les méchants ? Et, suite à la réponse de filo, dans quel superhéro vous seriez vous identifiés vous les mecs ? Je sais que mon mien de moi aurait voulu être superman (que je trouve nas'broc aussi d'ailleurs, complètement fade)... J'en ai d'autres mais mon pc recommence à déconner et je ne vois plus ce qui dépasse de ma fenêtre de post encore What the fuck ?!?
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 11:11

@ Alejandro :
Citation :
James Bond ne fait pas de discrimination ; toutes ont le droit de bénéficier de son charme : les petites et les grandes, les blondes, les brunes et les rousses, les blanches, les noires et les asiatiques, les gentilles, les méchantes et celles qui ne faisaient que passer.
Pas d'accord : tu l'as déjà vu séduire un boudin ?

En dehors de ça, j'ai pris bien du plaisir à la lecture de ta démo Smile

@ Vic :
Citation :
Ma question s’adresse donc aux dames du forum : comment trouvez-vous Spiderman ?
Tarte ! Limite ado boutonneux, hyper complexé, même en combi roujge, il fait à peine illusion. (à une ou deux répliques bien tournées près)



Le seul James Bond digne de ce nom à mon sens est Sean Connery. Moore est trop mou, trop flegmatique, trop anglais. Quant à Daniel Craig (dont j'apprends le nom, merci Alex) c'est une sorte d'autobus anabolisé à tête de boxeur qui a tout du gorille (pas l'animal, l'autre). Quant aux outsiders (s'il y en a eu) je les ai zappés (je ne suis pas fan de JB... J'avoue...) . Ah, j'oubliais Pierce Brosnan. Petit joueur.
Si j'ai le temps, je reviendrai vous dire ce qu'est un vrai homme pour moi (ça demande du temps ce genre d'analyse AngeR ) , mais vite fait, je crois que je peux donner mon avis sur ce qui plaît aux femmes qui aiment les hommes sophistiqués dans James Bond. Je ne crois pas que ce soit comme le dit si joliment Souchon parce qu 'il "pète la gueule à tout le monde".
J'opte plutôt pour :
-élégance, raffinement, tombé impeccable du costard, même pas en vrac après une bagarre. mèche
-maniement du langage, sens de la répartie, humour, art du compliment, œillade qui tue. Son regard appréciateur (qui est celui d'un maquignon pourtant) équivaut à une médaille d'or du charme et de la beauté pour la donzelle ainsi regardée.
-le DEFI ! Imaginez le pansement à l'ego pour celle qui pourra non seulement l'avoir mais le garder !!!...
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 12:23

J'ai beaucoup apprécié l'analyse d'Alejandro, oui, je me suis vraiment régalée.

J'écoute en même temps le reportage qui me sidère...

Pour répondre à la question de :
Vic Taurugaux a écrit:


Ma question s’adresse donc aux dames du forum : comment trouvez-vous Spiderman ?


Franchement !

Nase, insipide et à la limite burlesque.
Ce n'est vraiment pas le genre de héros que j'apprécie. Je n'idéalise pas l'homme comme étant un héros. Je ne l'idéalise pas non plus sous l’apparence macho. Donc James Bond, Sean Connery et « tutti quenti » ne sont pas mon genre de type.
Spiderman, quoi que différent dans sa façon d’être ne m'a pas séduit ni subjugué, tout simplement parce que c’est du même cliché, il est le sauveur. C'est à croire que les femmes ont toujours besoin d'être sauvées des méchants… Mais le problème, c’est qu’il ne s’affirme pas non plus dans ses propres choix. Pour ma part, une femme doit sans doute avoir besoin d’assurance. C’est une sécurité à ne pas laisser de côté. Cela va un temps de jouer au chat et à la souris…
Le cliché "sauveur" est du même genre que le prince qui délivre "Cendrillon". Mais dans la vie de tous les jours, c'est vraiment tout autre...

Pour en revenir à l’idée du film, C'est tout à fait le genre d’idéalisation qui fait ou peut faire rêver hommes et femmes, enfants ou adultes. J'aime croire en cette partie de rêve où tout semble beau et où l'on est à l'abri du danger ou sauvé du danger, c'est palpitant, excitant. Mais à force, on est habitué et ça ne fait plus d'effet, alors ça devient lassant. Cependant, j’espère qu’on gardera toujours cette part de rêve que l’on a en soi.

Pour ce qui me concerne, et pour parler de l'homme (du vrai ? Rire) - un homme peut-être à la fois viril, sensible et romantique. Qu'il s épile ou non, ce n'est vraiment pas ça qui importe. D'ailleurs, je ne vois pas le rapport. Un homme reste un homme, qu'il pleure, qu'il aime les fleurs, qu'il soit poète, qu’il se rase ou bien qu’il soit poilu, rustre, dur et soulève des poids. Ce qui différencie l’homme d’une femme c'est que l'on soit de sexe différent. L'organe masculin est symbole de virilité comme le sexe féminin est symbole de féminité. Du moment où chacun trouve son compte dans son corps et sa tête...

Je pense que ce sont les comportements qui doivent changer… (Mais je ne vais pas développer...)

Bon, je vais rester sur l’idée de « Spiderman » - mais il y a beaucoup à dire sur le sujet qui est soulevé ici, car cela ne parle pas que de « Spiderman » - mais de la masculinité et de ce qu’en pensent les femmes et les hommes, ce qu'ils attendent d'eux-mêmes et de l'autre...
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 14:43

Le paradoxe de l’archétype, qu’il soit masculin ou féminin, est qu’il est à la fois idéal et primitif. L’art cinématographique consiste donc à nous le représenter toujours de façon différente et époustouflante mais pourtant à la fois suffisamment reconnaissable pour nous permettre de nous y identifier.
Bourvil et Louis de Funès furent en leur temps les archétypes du français moyen. Superman et Spiderman, appartenant à la mythologie de l’Amérique pionnière, les héros états-uniens et leurs doubles (l’humble journaliste qui se transforme en justicier omnipotent). Spiderman, c’est Watergate aussi bien que chez nous, Bourvil aujourd’hui, c’est Fadela Amara.

Comment, sous l’étoffe du brave type qui n’a pas inventé la lune, sommeille un héros tout prêt à en découdre avec l’adversité.

Pour ma part, mes héros actuels seraient plutôt du genre Jean-Pierre Bacri pour sa fausse tranquillité et son complice Daroussin pour son flegme légendaire qui fait qu’en même temps entre nous : il n’y a pas mort d’homme, non plus ?

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=mes%20meilleurs%20copains%20film&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mar 18 Aoû 2009 - 22:42

Bonsoiiiir !!

Je continue à lire assidument LU mais je ne participe pas ...
Mais là on parle de Spiderman alors je ne peux pas me retenir ^^

Surtout qu’à part Filo, Spiderman a beaucoup plus de détracteurs !

Personnellement, j’ai toujours été fan de Spiderman. Déjà certainement parce que j’ai commencé à suivre ses aventures dans les Strange et autres Marvel (que je piquais à mon oncle qui le cachait sous son matelas, ce qui me valait d’effroyables peignées pour avoir fouillé ses affaires !), comics qui avaient une autre portée scénaristique que les films (pas mauvais mais pas franchement bons non plus).
Le personnage était plus fouillé, la psychologie bien mieux dessinée.

La façon dont Peter Parker devient Spiderman m’a toujours fascinée : une piqûre d’insecte radioactif (ok ok c’est tiré par les cheveux, mais comme l’a souligné Filo, à la naissance de Peter Parker nous sommes dans les années 60. Aujourd’hui l’utilisation du nucléaire dans un film est plutôt synonyme de mutations horribles : Voir le remake (très bon) de la Colline a des Yeux d’Alexandre Aja.

Le changement opéré en une nuit (et particulièrement bien retranscrit dans le premier volet des aventures cinématographiques de Spiderman) : Peter se couche dans la peau d’un post ado pas franchement charismatique, ni remarquable, ni remarqué et se réveille fasciné par son reflet dans le miroir (oui oui des abdos lui ont poussé dans la nuit) et sa toute nouvelle aisance physique.

http://www.youtube.com/watch?v=Hm4BxQen6SM&feature=related

Impossible de ne pas admettre que cela ait été pour moi le fantasme absolu (surtout que Peter Parker pouvait LUI se débarasser d’un coup de ses binocles) : changer de peau pour une bien plus admirable et ceci sans trop d’effort (l’adolescent qui fantasme n’est pas le roi des efforts soutenus).
J’aimais vraiment le clivage entre le côté blaireau dans la vie de tous les jours et le côté masqué capable de sauver le monde (surtout sa greluche rousse, il est vrai).
Le « C’est pas de ma faute » serait plus justement retranscrit par « Mais j’ai rien demandé moi ! » … phrase que je me serais bien faite graver en armoirie dans ma jeunesse.

En bref on se choisit les héros qui nous parlent le plus.
Et James Bond ne me parle pas du tout. J’ai toujours pensé que son ancêtre devait traîner ses conquêtes par les cheveux après les avoir conquise à coup de gourdin !
Même si je reconnais que Casino Royal a donné une autre dimension au personnage (il mouille enfin sa chemise, se retrouve enfin amoché, au lieu de gambader en smoking et prendre quelques secondes pour « honorer » tous les trucs susceptibles de porter une jupe dans son périmètre d’action)

Accessoirement, la qualité des dessins et des mouvements « insectoïdes » des comics m’a durablement marquée aussi.

Plus durablement que le « poing dans ta gueule » (la vision des films de Bud Spencer m’a convaincue de l’importance de la subtilité dans les scènes de castagne !!!)

Sinon je m’incline bien bien bas devant ce post Alejandro, parce que 1) j’ai hurlé de rires 2) je me pose désormais des questions sur ce que peut bien cacher Peter Parker sous son matelas (même si je soupçonne que James Bond, lui, doit dissimuler une petite boîte de viagra ;o)


Princesse Barbell ^^
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alejandro
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 1:07

Eh bien ! Comme vous vous en doutez, j’ai passé un peu de temps à écrire mon post – ainsi qu’à l’illustrer et le mettre en page – et ça fait chaud au cœur de vous voir écrire que vous aviez apprécié. Vraiment.

filo a écrit:
(et Gwendolyne Stacy pour Peter Parker, une blonde, ce que le film a zappé pour des raisons pratiques, puis Mary-Jane bien des années plus tard).

Ah ! Je ne connaissais pas. J’en étais resté à ce que dit le film, à savoir, qu’il est amoureux de MJ depuis l’âge de six ans.

Vic Taurugaux a écrit:
Alejandro dédicace ce succulent article à sa princesse qui, (nous informe sa note en bas de page), est cinégloutonne.

C’est exactement le terme qui convient.

BloodyMary a écrit:

je penserais à priori que ce qui peut plaire à certaines femmes chez James Bond c'est l'idée fantasmée de challenge. Je dis fantasmée puisqu'il ne s'agit que d'un personnage finalement. Mais vous savez, le truc de se dire : celui c'est un séducteur patenté mais si je veux, je peux l'avoir ! Une espèce défi inavouable quoi. Parcequ'en plus si on pousse plus loin, ces femmes peuvent se dire : et si j'arrive à l'avoir, mon pouvoir de séduction est au-dessus de celui des autres puisque lui-même est THE séducteur viril ect...

Comme une star de rock, en somme … ?
Sauf que la star de rock excite vraiment, jusqu’à l’hystérie, ses fans féminins. Je pense que pour James Bond, c’est un peu la même logique.


BloodyMary a écrit:

des femmes qui sont davantage charmées par les méchants ?

On dit ça.
D’ailleurs, il y a un truc frappant : quand on demande aux femmes de décrire leur idéal masculin, la gentillesse, la douceur reviennent très souvent. C’est assez logique ; qui, après tout, pourrait avoir envie de vivre une histoire d’amour avec un salaud ? Sauf que, dans la réalité en vrai, celle que l’on observe, quand on voit la difficulté avec laquelle les gentils trouvent avec qui sortir, et la facilité avec laquelle les femmes tombent dans les bras de salauds, on est obligés d’admettre que si la méchanceté n’est sans doute pas un critère de sélection, la gentillesse, la douceur, ne le sont pas davantage.

Dans Casino Royale, James Bond séduit la femme d’un des méchants. Elle ne sait pas très bien ce que fait son mari, mais se doute bien que ce n’est pas très net. Elle ne sait pas non plus ce que fait James Bond, et semble penser qu’il doit faire quelque chose du même genre que son mari.


    Elle : Tu aimes les femmes mariées, pas vrai, James ?

    Bond : C’est beaucoup plus simple.

    Elle : (Rires) Qu’est-ce que j’ai bien pu trouver aux voyous ? Toi, mon mari … Il y a eu tellement d’occasions [inaudible] au bonheur ! tellement d’hommes bien ! Pourquoi les types bien ne te ressemblent pas plus ?

    Bond : Eh bien parce qu’ils deviendraient des voyous.

    Elle : Yeah !


Des fois, la sagesse se cache dans les recoins les plus insoupçonnés et les plus insoupçonnables.

BloodyMary a écrit:

Et, suite à la réponse de filo, dans quel superhéro vous seriez vous identifiés vous les mecs ?

Pas de super-héros. Moi, c’était Prince Vaillant.

Farouche a écrit:
@ Alejandro :
Citation :
James Bond ne fait pas de discrimination ; toutes ont le droit de bénéficier de son charme : les petites et les grandes, les blondes, les brunes et les rousses, les blanches, les noires et les asiatiques, les gentilles, les méchantes et celles qui ne faisaient que passer.
Pas d'accord : tu l'as déjà vu séduire un boudin ?

Ah oui mais non, c’est pas comme ça que ça marche.

La fiction n’est jamais une copie de la réalité, mais une représentation nécessairement arrangée. Imaginons la biographie d’un personnage célèbre, dont l’épouse, dont il est éperdument amoureux, est un laideron. On va pas faire jouer l’épouse par un laideron ! On ne comprendrait pas qu’il en est amoureux, le public imaginerait n’importe quoi d’autre.

Dans la réalité il y a des belles femmes, et des femmes moins belles. Dans James Bond, il n’y a que de belles femmes. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que toutes les femmes, boudins ou pas, sont, aux yeux de James Bond, belles et désirables.

Farouche a écrit:

Le seul James Bond digne de ce nom à mon sens est Sean Connery. Moore est trop mou, trop flegmatique, trop anglais. Quant à Daniel Craig (dont j'apprends le nom, merci Alex) c'est une sorte d'autobus anabolisé à tête de boxeur qui a tout du gorille (pas l'animal, l'autre). Quant aux outsiders (s'il y en a eu) je les ai zappés (je ne suis pas fan de JB... J'avoue...) . Ah, j'oubliais Pierce Brosnan. Petit joueur.

Je trouve qu’il y a ceux qui ont contribué à construire le personnage, et ceux qui ont loupé le coche. Dalton, comédien réputé shakespearien, a voulu donner de l’épaisseur psychologique à James Bond alors que ce personnage n’est pas une entité psychologique, c’est un stéréotype. Réussir un film de James Bond, réussir une interprétation de James Bond, c’est jouer avec des stéréotypes. C’est la raison pour laquelle, je pense, Dalton s’est planté. Brosnan est ceux, je trouve, qui ont contribué à construire le personnage ; mais avec lui, on a été au bord de l’indigestion dans la surenchère technologique. Avec Craig, James Bond redevient un personnage physique et, combiné à une toute nouvelle imagerie, le résultat était, toujours selon moi, époustouflant.

Rosacée a écrit:
Je n'idéalise pas l'homme comme étant un héros. Je ne l'idéalise pas non plus sous l’apparence macho. Donc James Bond, Sean Connery et « tutti quenti » ne sont pas mon genre de type.

A l’entrée « Sean Connery » de Wikipédia on trouve le paragraphue suivant :

Wikipédia a écrit:

[Sean Connery] fut découvert par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants du rôle de Bond se sont fait éliminer, y compris David Niven qui jouera Bond dans la parodie Casino Royale en 1967, Cary Grant et James Mason. Le budget restreint contraint les producteurs à engager un acteur inconnu.

Le créateur de James Bond, Ian Fleming, émit des réserves sur le choix de l'acteur : « He's not what I envisioned of James Bond looks » (« Il ne ressemble pas à ce que j'envisageai pour James Bond ») et « I’m looking for Commander Bond and not an overgrown stunt-man » (« Je recherche le Commander Bond et pas un cascadeur trop grand »), ajoutant que Sean Connery (musclé, 1m88 et écossais) n'était pas raffiné. Malgré tout, l'amie de Ian Fleming lui dit que Connery avait le « charisme sexuel requis ». Fleming changea d'avis après la première réussie de James Bond 007 contre Dr. No : il fut tellement impressionné par la performance de Sean Connery qu'il imagina un héritage mi-écossais et mi-suisse pour le James Bond littéraire de ses prochains romans.

Bien sûr, le goût ça ne se discute pas, mais là, en l’occurrence, l’amie de Flemming a été suivie par beaucoup de monde.
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 2:35

alejandro a écrit:

Alors, question : qui, de Spiderman ou de James Bond, est l’homme, le vrai ? Qui des deux est misogyne, sexiste ? Lequel, des deux, est un exemple à suivre, et lequel est représentatif d’un malaise ?

Un peu étonnée qu'Alejandro nous confronte à un choix sur des thèmes aussi réducteurs et caricaturaux...
Bon, disons que ce genre cinématographique n'est pas mon verre de Minervois. Bien sûr, l'âge, mais pour autant que je me souvienne, lorsque j'en ai regardé, c'était pour accompagner mon époux grand amateur du genre. Peut-être sont-ils destinés au public masculin plutôt que féminin? Spiderman serait plus moderne que Bond, plus "éthiquement correct"?... C'est juste un sentiment personnel... Quant à la mysogynie supposée de James Bond liée au nombre de ses conquètes sinon à leur diversité, je m'étonne qu'elle soit relevée par ceux-là qui revendiquent pour eux-même une totale liberté sexuelle... ne seraient-ils pas un peu jaloux de cette toute puissance?
Puisque Huster est évoqué (je n'ai pas visionné les émissions), il me revient que son charme un peu exalté a enchanté ma jeunesse, au point d'être allée le voir dans Don Juan. La performance m'a un peu déçue, le théâtre étant autrement révélateur que le cinéma. C'est de ce moment, il me semble, que le bonhomme a cessé de me séduire.
Personnellement, le charisme d'un acteur est lié tantôt à une voix, une diction particulière, je pense à Claude Rich que jai découvert dans "les copains" d'Yves Robert. Un lunaire, improbable, évanescent, drôle... Un autre lunaire: Jacques Perrin, surtout celui des "Demoiselles de Rochefort", de "l'écume des jours", de "cinéma paradiso", du "crabe tambour"... Avec Claude Rich justement et Dufhilo et Rochefort... Des hommes avec une épaisseur, avec des ombres, comme tout un chacun...
Archétypes? Si pourtant, un vraiment démodé, Bogart: arrrrrrrrrrgh! Le mythe mais pas univoque. Et le craquant Redford, lui aussi réalisateur.
Bon, je suis hors-sujet... Les caricatures de mâles: non merci!

Rosacée a écrit:

Le cliché "sauveur" est du même genre que le
prince qui délivre "Cendrillon". Mais dans la vie de tous les jours,
c'est vraiment tout autre...
Je crois comprendre ce que tu entends dans ce rapprochement entre
Spiderman et le prince. Mais il m'ébouriffe un peu, en ce sens que dans
Cendrillon, le prince ne vient pas la délivrer d'un danger extérieur,
mais d'elle-même et de son statut de jeune fille "enchantée", il
éveille ses sens... Notre société contemporaine et le cinéma qui en
émane, entre autres, ont une fâcheuse tendance à nous présenter
l'autre, tous les autres, comme de dangers potentiels, à entretenir une
paranoïa sournoise, d'où une surenchère des thèmes agressifs, il en est
tout autre du conte qui ne s'intéresse qu'à l'intériorité de
l'individu... il me semble...
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 10:37

...spiderman, spiderman...mouais, il jète quand il est dans son costard spiderman , mais c'est vrai que quand il l'enlève... What the fuck ?!?
Ah, l'homme parfait...s'il l'était on aurait pas besoin de l'inventer et qu'est-ce qu'on s'emmerderait, de quoi on pourrait bien parler entre filles alors ? De philosophie ? D'art ? Que de conneries quoi... Shocked
tong
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 10:53

SuperLapinou a écrit:
BloodyMary a écrit:

des femmes qui sont davantage charmées par les méchants ?



On dit ça.
D’ailleurs, il y a un truc frappant : quand on demande aux femmes de décrire leur idéal masculin, la gentillesse, la douceur reviennent très souvent. C’est assez logique ; qui, après tout, pourrait avoir envie de vivre une histoire d’amour avec un salaud ? Sauf que, dans la réalité en vrai, celle que l’on observe, quand on voit la difficulté avec laquelle les gentils trouvent avec qui sortir, et la facilité avec laquelle les femmes tombent dans les bras de salauds, on est obligés d’admettre que si la méchanceté n’est sans doute pas un critère de sélection, la gentillesse, la douceur, ne le sont pas davantage.


Tout à fait d'accord... Mais je ne me l'explique pas pour autant. Est-ce que l'agressivité latente de ces-dits voyous serait un marqueur de virilité qui ateindrait les femmes inconsciemment ? Je sais pas trop mais je dois bien avouer que je n'ai de coup de coeur cinématographique que pour des méchants depuis un bail. Je me souviens du regard de serpent de Jason Isaacs dans "Patriote" qui m'a fait fondre sur mon siège, du regard tranchant et de la folie perverse d'Alan Rickman dans "Robin des bois" (et ses autres films d'ailleurs ); Et tous les jack Nicholson, les Lee van cleef ect... rhaaa lovelyyy ! Dernièrement-et justement dans le cadre des superhéros- je suis tombée toute cuites entre les griffes de Liev Schreiber dans son rôle de "dent de sabre" dans le -plutôt nul- film "X-menOrigins : Wolverine. Du coup je me suis fait une grande partie de sa filmo' en dvd juste pour retrouver la bête... AngeR

PS à ta princesse : je comprends ton addiction, j'en suis là aussi. Chuuttt
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 10:57

kate100fin a écrit:
...spiderman, spiderman...mouais, il jète quand il est dans son costard spiderman , mais c'est vrai que quand il l'enlève... What the fuck ?!?
Ah, l'homme parfait...s'il l'était on aurait pas besoin de l'inventer et qu'est-ce qu'on s'emmerderait, de quoi on pourrait bien parler entre filles alors ? De philosophie ? D'art ? Que de conneries quoi... Shocked
tong

L'homme parfait pour moi ce serait d'avoir le lundi (jour+nuitée)avec sean Connery, le mardi avec Jhonny depp, le mercredi avec Mel Gibson, le jeudi avec Matthew MacConaughey, le vendredi avec Will Smith et le WE et les vacances avec LIev Schreiber Mr.Red... A eux tous, on devrait approcher la perfection non ? Rêve
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 11:10

Citation :
Dans la réalité il y a des belles femmes, et des femmes moins belles. Dans James Bond, il n’y a que de belles femmes. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que toutes les femmes, boudins ou pas, sont, aux yeux de James Bond, belles et désirables.
chinois imparable ! (faut dire qu'en fait, je plaisantais...)

J'aime bien l'explication de Barbell. Elle me fait penser que 1) Spiderman est un comics plus particulièrement destiné aux ados (identification) et 2) que ne l'ayant jamais lu moi-même, je m'étais aussitôt branchée sur le film, ce qui n'est sans doute pas la meilleure façon de se pencher sur le personnage.

Quant à Sean Connery, je disais n'être pas fan de James Bond... mais Sean Connery, scusez-moi... surtout depuis qu'il a dépassé les 50 ans... Mr.Red bref, je ne dois pas être assez objective, quoi Wink

Et puisque je suis là. Vous savez quel est le héros de comics qui m'éclate ? (étant admis que j'en connais assez peu) C'est Dardevil.
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 12:06

AH tiens je l'avais oublié celui-là... Daredevil et elektra the couple ! J'avais plutôt aimé la BD mais le film... Ben Affleck me fait l'effet d'un plat de ris de veau
Qu'est-ce qui t'a fait kiffer celui-là rourouche ? Le côté aveugle et superhéros quand même ?



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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 12:08

BloodyMary a écrit:
L'homme parfait pour moi ce serait d'avoir le lundi (jour+nuitée)avec sean Connery, le mardi avec Jhonny depp, le mercredi avec Mel Gibson, le jeudi avec Matthew MacConaughey, le vendredi avec Will Smith et le WE et les vacances avec LIev Schreiber Mr.Red... A eux tous, on devrait approcher la perfection non ?

T'oublies Robert De Niro, Al Pacino, George Clooney, Edward Norton, Sean Penn, Vigo Mortensen, Gérard Lanvin, Bernard Giraudeau, Vic, Filo, François, Bertrand, Jean...oh et puis laisse tomber, 'ya pas assez de jours dans la semaine de toute façon, alors... mdr
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 12:10

Astérisque a écrit:

Je crois comprendre ce que tu entends dans ce rapprochement entre
Spiderman et le prince. Mais il m'ébouriffe un peu, en ce sens que dans
Cendrillon, le prince ne vient pas la délivrer d'un danger extérieur,
mais d'elle-même et de son statut de jeune fille "enchantée", il
éveille ses sens... Notre société contemporaine et le cinéma qui en
émane, entre autres, ont une fâcheuse tendance à nous présenter
l'autre, tous les autres, comme de dangers potentiels, à entretenir une
paranoïa sournoise, d'où une surenchère des thèmes agressifs, il en est
tout autre du conte qui ne s'intéresse qu'à l'intériorité de
l'individu... il me semble...

Oui, je suis assez d'accord avec ce que tu dis, le contexte est complètement différent.

Aparté : Cependant, au travers de cette partie "enchantée" que l'on trouve dans le film de "Cendrillon" il y a aussi un contexte qui fait vivre la jeune fille dans un univers où les méchants sont maîtres. D'ailleurs, que cela soit dans Blanche Neige comme dans Cendrillon, les mauvais sont des femmes.
Dans Cendrillon, ces femmes sont aussi des dangers potentiels. Cela semble tout à fait réel à tel point qu'elle s'enferme dans ses rêves.

Stan Lee et Walt Disney deux hommes totalement différents dans un concept imaginaire paradoxale.

Même si le style de ces films est différent, l'intériorité se retrouve très bien chez Spiderman. En tous les cas, c'est ce qu'il en ressort de chacun des créateurs au travers des personnages qu'ils créent. Ils font passer un message par le biais d'un univers complètement fictif ou enchanté. Mais cela ne touche pas la même génération et tranche d'âge. L'intériorité est vraiment autre, puisque l'une est masculine tandis que l'autre est féminine. La différence est énorme. D'ailleurs, la jeune femme dont Spiderman est secrètement amoureux ne le délivre pas immédiatement de cette intériorité, pourtant elle est accablante et visiblement très apparente, il me semble...


Dernière édition par Rosacée le Mer 19 Aoû 2009 - 12:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 12:11

kate100fin a écrit:
BloodyMary a écrit:
L'homme parfait pour moi ce serait d'avoir le lundi (jour+nuitée)avec sean Connery, le mardi avec Jhonny depp, le mercredi avec Mel Gibson, le jeudi avec Matthew MacConaughey, le vendredi avec Will Smith et le WE et les vacances avec LIev Schreiber Mr.Red... A eux tous, on devrait approcher la perfection non ?

T'oublies Robert De Niro, Al Pacino, George Clooney, Edward Norton, Sean Penn, Vigo Mortensen, Gérard Lanvin, Bernard Giraudeau, Vic, Filo, François, Bertrand, Jean...oh et puis laisse tomber, 'ya pas assez de jours dans la semaine de toute façon, alors... mdr


Nananan ! J'ai dit MON homme parfait (en kit)... C'est dur mais faut savoir faire des choix précis dans la vie !
mdr
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 12:46

BloodyMary a écrit:
C'est dur mais faut savoir faire des choix précis dans la vie !
Mazette, ça doit être pour ça que j'ai tous ces problèmes ! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 13:14

@Rosacée :
Citation :
L'intériorité est vraiment autre, puisque l'une est masculine tandis que l'autre est féminine. La différence est énorme. D'ailleurs, la jeune femme dont Spiderman est secrètement amoureux ne le délivre pas immédiatement de cette intériorité, pourtant elle est accablante et visiblement très apparente, il me semble...
Alors là, je ne comprends rien... l'intériorité, c'est ce qui est à l'intérieur. Pourquoi diable faudrait-il s'en délivrer ? ? ? scratch
Voudrais-tu parler plutôt d'introversion ?
@Bloody : ouais, je kiffe le mec qui tout en étant aveugle est quand même plus mieux meilleur que les autres mdr (je pense notamment à la scène où son copain veut lui mettre la moutarde à la place du miel, si je me souviens bien, et quelques combats aux chorégraphies superbes et pleines d'humour). Et surtout, il a l'air de s'éclater à fond. J'aime cette idée de faire d'un handicap un atout majeur (évidemment, là, ça force un peu le trait, mais faut bien rêver)
Et pour ce qui est de Ben Affleck, je l'ai trouvé plutôt moins fade que d'habitude, ça doit être le costume tong
T'as un problème avec les ris de veau ?
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 14:11

Un probleme de visuel, presque le même que Daredevil sauf que moi, je vomis ! mdr mdr
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 15:00

Vic Taurugaux a écrit:

Ma question s’adresse donc aux dames du forum : comment trouvez-vous Spiderman ?


Franchement !

Je suis servi AngeR AngeR AngeR AngeR AngeR
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Mer 19 Aoû 2009 - 15:13

Farouche a écrit:
@Rosacée :
Citation :
L'intériorité est vraiment autre, puisque l'une est masculine tandis que l'autre est féminine. La différence est énorme. D'ailleurs, la jeune femme dont Spiderman est secrètement amoureux ne le délivre pas immédiatement de cette intériorité, pourtant elle est accablante et visiblement très apparente, il me semble...
Alors là, je ne comprends rien... l'intériorité, c'est ce qui est à l'intérieur. Pourquoi diable faudrait-il s'en délivrer ? ? ? scratch
Voudrais-tu parler plutôt d'introversion ?

Ce n'est pas ce que j'ai voulu exprimer et je pense que je n'ai pas su exprimer clairement, mais le problème c'est que je ne sais plus trop. Je ne sais que dire de plus.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Jeu 20 Aoû 2009 - 9:58

BARBELL a écrit:

http://www.youtube.com/watch?v=Hm4BxQen6SM&feature=related



La métamorphose ! La voila bien la grande affaire de l’adolescence ! C’est le seul moment de notre existence (à part peut-être plus tard les grossesses pour les filles ?) où une transformation radicale de nos corps nous permet d’entrevoir la possibilité de changer le monde.

En ce qui me concerne, ce cinéma avait débuté durant le troisième trimestre de cinquième. Mes héros d’alors, par définition inaccessibles, se prénommaient Patrick, Bernard et Jean-Pierre, c’étaient des troisièmes, autant dire des demi-dieux. Ils étaient grands, ils étaient forts, avaient quinze ans, pouvaient casser la gueule à n’importe qui et bien sûr, je rêvais secrètement de faire partie de leur bande. Mais, les scénarii des légendes et des fantasmes se nourrissent d’abord de l’inconnu. Celui-ci était pour nous les filles car nous étions encore à l’époque dans un collège que de garçons. (Je sais, ça fait ancien combattant.)

La légende donc, qui emplissait les rumeurs de la cour de récréation, relatait que dans les boums Patrick était capable durant les slows de dégrafer les soutiens gorge de n’importe quelle fille !

-Premièrement, l’information selon laquelle les filles portaient des soutien–gorge, puis deuxièmement l’explication de ce qu’était un slow, m’ouvraient alors sur des univers sidérants.
Le cinéma que je me jouais par la suite entre mes draps le soir au dortoir (nous étions également en pension) avait beaucoup à voir avec cette transformation prétendue des filles qu’un examen scrupuleux de ma petite sœur, le week-end, ne permettait pourtant en rien de confirmer.
Imaginer sentir collé contre ma poitrine le contenu desdits soutien-gorge, puis avoir la dextérité dans le noir de dégrafer un objet que je ne connaissais que par les versions fantasmées de mes copains, ça j’étais tout à fait capable de me le filmer. Ce qui par contre me posait un problème technique énorme était comment cacher à ma future cavalière le contact contre son ventre d’une partie de mon anatomie que je l’avoue bien modestement aujourd’hui, je maîtrisais de moins en moins bien au fur et à mesure que mon film se montait.

Bien sur, tout cela n’était encore que des courts métrages car bien vite je me doutais bien au fond de moi-même qu’aucune fille ne se serait laisser faire et j’étais à mille lieues de penser qu’un jour une levée de mon auto-censure fasse que l’une d’entre elles puissent jouer un rôle actif dans ce foutu scénario…
mèche
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MessageSujet: Re: Le rêve de Spiderman   Jeu 20 Aoû 2009 - 10:08

Smile
Tu devrais passer ton temps à raconter des souvenirs, toi....

chinois
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