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 Du camping et autres éléments de nostalgie.

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Mer 19 Aoû 2009 - 15:25

Voulant me relaxer, j’ai allumé ce jour le J.T. de 13 heures de France2. Après un long sujet sur la canicule à laquelle j’essayais vainement d’échapper, un court sujet sur la réforme pénitentiaire de MAM autorisant la courbe exponentielle des suicides dans les prisons françaises. Mais, vos médias ont déjà du vous en parler mieux que moi. Non, ce qui m’a choqué, c’est dans la rubrique vacances, cette publicité faite par ce journal de service public pour un camping du Grau du Roi d’où sont bannis les enfants. En effet, il faut savoir qu’il existe pour ces commerçants une clientèle cible heureuse de passer ses vacances au camping, des gens de 25-35 ans et aussi des retraités, loin des cris de la marmaille et des bruits assourdissants des baladeurs de nos boutonneux. Cette race de français, la caméra nous la montre, nous ressemble comme deux gouttes d’eau. A votre différence, ce sont des gens qui paient pour ne pas être importunés par des enfants !

Durant ce temps, le même journal m’informe qu’à Pais des mineurs braquent une banque. Malheureusement, leur casse est un fiasco : pas de pognon et piqués par les flics !

Cela aurait été si beau qu’ils piquent les économies de ces salauds de vacanciers précédemment cités !

Un camping interdit aux enfants : vous ne trouvez pas ça choquant ?

Rassurez-moi !


Dernière édition par Vic Taurugaux le Sam 22 Aoû 2009 - 15:27, édité 1 fois
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Farouche

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Mer 19 Aoû 2009 - 15:49

Tu me poses une colle.

Si tu avais dit : un camping interdit aux noirs, ou aux juifs, ou aux handicapés etc... je bondissais de suite, toutes griffes dehors.
Et j'adore les gosses. J'aime leurs cris, et même quand ils sont un peu C.C (nonon, je ne l'ai pas dit) je les adore.
Si tous les campings devenaient interdits aux enfants, je m'insurgerais aussi immédiatement.
Mais là, pour moi, ça demande réflexion. Que je n'aie pas envie de fréquenter le genre de personne qui fuit leur présence ou que je trouve que ces imbéciles se privent de quelque chose de chouette est une chose. Mais est-il choquant qu'ils veuillent passer leurs vacances selon leurs propres critères de bien-être et de tranquillité ? Ben je ne sais pas.
Certains choisissent un hôtel non fumeur, d'autres évitent la présence d'animaux... tu vois quel est mon raisonnement... donc, les LUs, je compte sur vous pour m'aider à me faire une opinion plus affirmée AngeR
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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Mer 19 Aoû 2009 - 16:08

Ben, j'imagine qu'il s'agit de campings privés. Comme sont privées certaines nouvelles résidences entourées de hautes et solides grilles qui en défendent l'entrée, exception faite des résidents nantis d'une carte à puce... Des lieux où l'on vit entre soi, entre population de même moeurs, ça ne vous évoque rien?...
Bon, c'est vrai qu'une partie de pétanque perturbée par un ballon de foot malencontreusement dévié, ça peut engendrer de fâcheuses prises de gueule, autant dire que ça vire au pastis! Alors que dans ces édens, "tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté" bien mérités.
Restent les campings municipaux, si, si, je vous assure! Tarifs honnêtes, toutous charmants même si pas autorisés (ce sont des autochtones analphabêtes), sanitaires propres, voisinage badin et disert, pas de télés le soir... Pas bon la télé Vic, on te l'a pourtant déjà dit!
Gaga Mais je ne te donnerai pas l'adresse, des fois qu'on la retrouve au JT!Mr. Green

Farouche a écrit:

Certains choisissent un hôtel non fumeur AngeR

Hem! Farouche, depuis combien de temps n'as-tu pas mis les pieds dans un hôtel? Ca fait deux ans qu'ils sont tous
non-fumeur, clean, propres quoi. Parfois on te précise qu'il faut
demander "fumeur", mais c'est un attrape nigaud, car à l'arrivée, tu te
retrouves dans une non-fumeur, et si tu réclames on te déclare qu'elles
étaient déjà prises. A croire que tous les fumeurs résiduels se donnent
le mot dans tous les hôtels de France, en Navarre, c'est plus
négociable, y a même des bars qui leurs sont réservés... A se demander
s'il s'agit bien encore de location... L'argument c'est que le
personnel d'entretien serait contaminé par les fumées résiduelles. C'est vrai quoi, faut séparer le bon grain de l'ivraie! tchin
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BloodyMary
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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Mer 19 Aoû 2009 - 18:07

Evidemment que ça me choque Vic. Mais ce qui me choque finalement ce n'est pas qu'il y ai des loueurs de camping interdit aux gosses, ce sont les gens qui vont y passer leurs vacances. Parce que bien entendu que chacun à le droit de passer ses vacances comme il l'entend, mais si il ne s'agit là que de payer pour se tenir loin de ce qui nous importune, à quand un camping sans moustiques ? Et sans voisin qui ronfle ? Et sans couple qui s'éclate bruyamment ? J'exagère mais le fond du problème est pourtant là il me semble.
Cela me rappelle quand je cherchais un appart' bien avant d'avoir des enfants. ça fait un bail mais déjà certains propriètaires refusait les enfants et les animaux. Que ces deux "catégories de nuisances" soient jumelées me donnait déjà la nausée à l'époque.
La discrimination dans sa forme la plus grotesque. Mais qui sait ? Peut-être que quand les enfants que l'ont refuse dans ce camping seront grand ils feront voter une loi pour ne pas avoir à payer la retraite des gens qui y séjournent. Chuuttt
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Bianca



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MessageSujet: Une horreur de plus au J.T.   Mer 19 Aoû 2009 - 18:51

Ah BloodyMary des campings sans moustiques ça je veux bien !pom pom
Blague à part les enfants ces petits êtres qui braillent et courent dans tous les sens perso ça ne me dérange pas,
mais je connais des gens très bien au demeurant qui ne supportent pas, j’avoue trouver ça strange, mais de la a êtres choqué pas vraiment.
Je rejoins Farouche quand elle dit « Mais est-il choquant qu'ils veuillent passer leurs vacances selon leurs propres critères de bien-être et de tranquillité ? Ben je ne sais pas.
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Mer 19 Aoû 2009 - 20:49

J'aime beaucoup les campings où ça sent bon la vie. Des enfants qui courent, rient, des ados qui se regroupent, des voisins qui s'éclatent. Tout ça ne me dérange pas.
Par contre, je ne suis pas du tout choquée, il existe bien des campings de nudistes. Donc après les camping sans animaux, les campings sans gosses... Peut-être qu'un jour il y aura des campings rien que pour les gens beaux et bien foutus... Va savoir C..., dans la vie, on joue comme on aime...

Je pense que chacun est libre de choisir son lieu de vacances, selon ses critères et bien entendu selon ses FINANCES. C'est peut-être le terme "finances" qui m'énerve le plus.

Selon mes critères, j'aimerais bien un camping où on se sent bien dans ses baskets, où l'on ne s'emmerde pas, où l'on peut taper la coinche, faire une pétanque, danser, rire, parler fort, bref, où il y a plein de chose à faire sur place. Mais, quand j'ai fait le tour de la question, il me reste le camping sauvage, mais ça c'est interdit AngeR ou bien dormir dans ma voiture mais ça n'est pas très confortable AngeR ou encore les campings municipaux Very Happy

Sinon, j'avoue que si j'avais été plus jeune, j'aurais bien volé la caisse de ce camping... Mr.Red
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 9:05

Merci pour vos réponses mais hier soir encore, après vous avoir lues, il y avait quelque chose qui me chagrinait et que je ne comprenais pas. Pour moi, le camping a toujours été associé à l’enfance à ce rêve fou où pendant les vacances ont pouvait vivre en dehors de la maison parentale. Dormir sous la tente, j’ai fait ça durant toute mon enfance et mon adolescence et j’y ai entraîné mes enfants le plutôt possible. La réponse à mon tourment m’est venue en fin de dîner de mon deuxième fils à qui j’avais également fait part de l’ampleur de mon désarroi.
-Mais enfin Papa, m’avait répliqué mon grand, les campings, c’est aussi des baisodromes !
Ah ! Ce n’était que ça ! Si je n’avais pas désormais mes enfants pour m’expliquer la vie…
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lasorciere

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 9:20

Quand ont fait des rencontres sidecaristes , le campement est assez grand , pour pouvoir accueillir tout le monde , en plus tu te mets où tu veut

Les sidecaristes voyages , avec toutes la p'tite famille et leurs animaux
Je n'imagine même pas que les enfants soient interdit , car la semaine dernière le rendez vous des sidecaristes ont étaient 1200 sidecars

La plupart on pratiquement tous des enfants , tu les empêches d'emmener leurs enfants il y a plus personnes

Et puis s'y sa gêne vraiment que les enfants rit et s'amuse , vaut mieux les voir comme ça que malades

C 'est les plus géner qui s'en vont
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 9:40

Vic Taurugaux a écrit:
-Mais enfin Papa, m’avait répliqué mon grand, les campings, c’est aussi des baisodromes !
Ah ! Ce n’était que ça ! Si je n’avais pas désormais mes enfants pour m’expliquer la vie…

je suis MDR ! AngeR
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filo

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 11:09

Moi j'aime pas les campings.
Payer pour avoir le droit de dormir sous une tente, par terre, dans la nature (enfin la nature.... certains campings s'en éloignent et bétonnent à tout va), ça me paraît déjà pas normal, alors évidemment payer pour qu'il n'y ait pas d'enfant, ça me choque à fortiori. Je parle de payer.

Je ne pratique que le camping sauvage ou les nuits à la belle-étoile. Et si quelqu'un vient me dire que c'est interdit, je souris, je range mes affaires et je me mets plus loin.
Mais —c'est vrai— j'évite de me mettre à côté d'une famille qui a des enfants en bas-âge ou des chiens. Car en général je cherche la tranquillité, le silence, la nature.

Dans l'absolu, ce genre de ségrégation m'amène en fait aux mêmes questionnements que Farouche.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 11:35

En revenant sur ce fil je me dis que quoi qu'il en soit, le camping n'a jamais été un lieu de villégiature reposant selon mes critères. Le camping sauvage à la filo oui, sans doute si on trouve un coin peinard. Au-delà de ces considérations, ce qui me gène dans le camping ordinaire, tentes caravanes et tout le tintouin (y a belle lurette que le concept du camping me hérisse le poils) ce n'est pas et ça n'a jamais été précisémment les bruits des enfants ou des chiens mais plutôt la promiscuité étrange que ça génère... Le truc du baisodrome cité par Vic serait assez drôle mais par contre, le fait de se lever la tête en vrac et se retrouver, au sortir de la tente et d'une nuit chaotique (parce que bonjour le confort) à deux mètres de Raoul et Jacqueline Bidochon en slip de bain (8 euros chez Cora) dégustant leur Ricoré aux rillettes... Désolée mais ça, ça ne me fait pas rêver. Tout comme l'obligation de mitrailler de "Bonjour !" tous les péquins qu'on peut croiser jusqu'à la queue aux douches alors qu'on a pas encore quitté le sommeil moralement...
Alors quand j'imagine le même genre de camping mais juste entre "gens biens" (c'est à dire les "De Bidochons" en slip Kenzo à 40 euros), sans même un visage ou un rire d'enfant (mais peut-être quand même un yorkshire qui traîne) pour éclairer ma journée... Franchement, je trouve ça déprimant.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 14:57

Mon père était comme Filo. Près de ses sous. Pourquoi aller payer pour camper dans la nature ?

A ces yeux, le camping devait être une économie plutôt qu’une dépense. Seulement, travailler dans sa culpabilité paternelle par ma mère, il avait tout de même accepté dans l’année de mes dix ans de sacrifier à faire comme « toutes les autres familles » : à savoir offrir de vraies vacances à sa progéniture. Ce qui se faisait de mieux à l’époque, aux dires des collègues d’usine de ma mère, ( nous étions alors en 1970 et pensez si ma mère s’était renseignée), était le camping de Kerilhio dans les dunes d’Erdeven , droit dans le sud du Morbihan. Ce commerce, (puisqu’il faut appeler les choses par leur nom) cumulait l’avantage de ne pas être trop éloigné de notre domicile, (cinquante kilomètres) et d’offrir un exotisme suffisant pour nous autres, bretons de l’intérieur, car ledit camping était situé « au bord de la mer ».

Cette dernière, nous la connaissions déjà, mes frères, ma sœur et moi par la sempiternelle colonie de vacances de Kerdual, près de la Trinité sur mer, qui déchargeait catholiquement et annuellement pour plus d’un mois mes parents de leur trop lourde marmaille. Mais, si ladite mer (nous ne disions pas encore l’océan) était déjà pour nous les enfants, génération heureuse, notre pain quotidien estival, elle était tout autre pour mes parents qui ne la connaissaient que par ouï-dire.

Pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, la mer à Erdeven, c’est d’abord du sable, beaucoup de sable. Des dunes de sable à perte de vue. Nous autres, les enfants, ça nous changeait des marais salants de la Trinité. Leurs miroitements aveuglants, le cri stupide des sternes et tout ce sel qui se rajoutait sur nos peaux à nos coups de soleil. A Erdeven, tout de suite, la souffrance se fit moins cruelle. D’abord, parce que nous étions avec nos parents, (ce que jamais nous aurions osé imaginer) et puis aussi cette différence du littoral qui faisait que vous pouviez passer du sable à l’eau sans devoir traverser aucun étier, aucune lande aux ajoncs d’or d’accord, mais surtout piquants, aucun goudron de départementale sous les invectives et les cantiques hystériques des monos. A Erdeven, Maman nous mettait de la crème, (ce qui change tout) et puis, nous offrait la liberté.

La plage de Kerilhio déroulait déjà à l’époque ses kilomètres de sable blond jusqu’au lointain fort de Penthièvre. Plus loin, par beau temps, l’horizon laissait deviner la presqu’île de Quiberon, encore plus au sud Belle-Île, et plus près de nous sur l’ouest l’île de Groix. Mais, ce qui nous intéressait nous autres, ce n’était pas tant le sable, ni même l’eau (nous ne savions pas nager) mais les rochers qui limitaient l’extrémité occidentale de l’estran, les rochers et leurs flaques, leurs goémons et tous ces trésors que nous allions y pêcher pour contribuer à la fortune de notre papa.

En ce temps-là, il n’y avait pas de maîtres-nageurs, aucune police municipale pour la simple et bonne raison qu’il n’y avait que très peu de baigneurs. L’activité principale des estivants dont, nous nous aperçûmes plus tard que nous en faisions partie, était pour, d’une part les manants la cueillette des moules et pour nous, chevaliers aux sandales de plastique, la noble, valeureuse et épique pêche aux crabes !

En ce temps-là, ces derniers, dragons aux pinces redoutables, dormeurs, étrilles et autres araignées pullulaient entre les coques, les praires, les bigorneaux, les clams, les couteaux, les bigorneaux et autres berniques. Nous combattions avec nos crochets de fer rouillé, nos épuisettes percées et nos poches Leclerc alors bien plus valeureusement que les touristes que vous rencontrerez aujourd’hui dans les somptueux restaurants de ce même littoral s’escrimant à leur tour comme beaux diables face des plateaux de mer aux prix exorbitants…
(A suivre…)
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 15:01

Cela me plaît beaucoup tout ce que vous dites.
Bon, c'est peut-être idiot, j'ai ri tout à l'heure aux mots prononcés par le fils de Vic. Mais je ne sais pas si j'ai ri nerveusement ou naturellement.
Cependant, je n'ai pas souvenir que le camping soit un baisodrome. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ados, je n'aimais pas du tout le camping et encore moins le camping sauvage. Je ne me souviens pas de liberté. Quand on est gosse on suit les parents là où ils veulent aller que ça plaise ou pas. Je n'ai jamais aimé les vacances en camping. Ce que j'aimais, c'était être seule, proche de la nature, mais seule, toujours, toujours. Cela me permettait de pouvoir apprécier la douceur du monde.
J'ai des souvenirs de campings sauvages où mes parents et moi se faisaient lever à l'aube... C'était le genre de situation qui était très embarassant... D'ailleurs, je dormais habillée dans un sac de couchage et j'avais la trouille. Le matin, quand je me levais, j'avais du sable dans les cheveux, sur le visage, sur les cils, sur les lèvres. J'avais la peau moite et je sentais le phoque. Je pense que le seul moment où il était agréablement bon de vivre, c'est quand j'allais me débarbouiller dans la mer. Les vagues venaient se jeter à mes pieds, je sentais comme un coup de froid me caresser la peau. La houle, légère, ondulait sur mes cuisses rougies. Je me jetais en elle, je respirais son odeur salin, j'entendais son souffle, le chaos de son corps et j'avais l'impression que nous n'étions qu'un quand je pénétrais dans sa masse fluide...

Mais aussi étonnant qu'il soit, j'ai fait découvrir le camping à mes enfants, c'est drôle, eux, ils n'ont que de bons souvenirs. D'ailleurs, moi aussi, je suis assez étonnée de cela.

Je me souviens d'une nuit à 2000 mètres d'altitude, à la belle étoile. Je n'avais jamais vu le ciel d'aussi près. C'était beau, calme. C'était bon.
Franchement, je suis d'accord avec Bloody. Et je comprends Filo. Moi aussi, je me questionne de la même façon que Farouche.
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Farouche

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Jeu 20 Aoû 2009 - 16:14

Moi, j'attends la suite des aventures de Vic Smile

Camping... rien que le mot me fait frémir. Mais quand Vic nous raconte l'enfance qui va avec, là, je souris.
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Bianca



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MessageSujet: Une horreur de plus au J.T.   Jeu 20 Aoû 2009 - 16:20

Mes meilleurs souvenirs de camping sont quand j’étais môme en Australie (Sydney). Des campings dans la nature avec comme seuls voisins, la flore et la faune locales une merveille pour l’enfant que j’étais la vie nocturne des animaux me fascinait, blottie toute petite dans mon sac de couchage à les écouter vivre jusqu'à ce que le sommeil me gagne. Un intense sentiment de liberté jamais égalé à ce jour. Une période nourricière restée intacte dans mon souvenir, Cette nature sauvage me manque terriblement. Je prends toute la mesure du privilège d’avoir vécu mon enfance et une partie de mon adolescence dans ce magnifique pays qui a bien changé. Un peu de nostalgie hein Smile
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 10:17

Aux lecteurs intrépides qui oseraient s’aventurer à notre suite plus loin dans les méandres de ce mémoire, il est de notre devoir de lui rappeler que les rochers étaient alors pour nous le « lieu de tous les dangers ». D’ailleurs, utilisant avant son heure le principe de précaution, mon grand frère et moi abandonnions dès les premières flaques notre petit frère de quatre ans à la surveillance de notre sœur au motif que : « plus loin : c’est pour les hommes ! » Ce qui, de mon point de vue, n’était pas vraiment un mensonge, mon grand frère Marc ayant déjà dépassé le cap de la communion solennelle. « Aux petits » (ma sœur était mon aînée d’un an mais c’était une fille), nous confiions la noble tâche de décoller pendant des heures à coup de galets les irréductibles berniques pour en récolter un seau plein (pour l’entrée !) et autorisions également le loisir à Marie-Luce (galanterie oblige) de ramasser dans la féérie des flaques les précieuses étoiles de mer, stars de sa toute nouvelle collection.

-Tu comprends, m’expliquait Marc du haut de son incroyable expérience, si nous rapportons au camping plus de crabes que la famille peut en manger, il faudra bien les nourrir !

J’enviais le savoir halieutique de mon frère et, à sa suite, escaladais la dangereuse falaise de brisants et de goémons glissants qu’il avait prestement sautée. Au-delà, s’étendait à perte de vue, les « roches noires », cette côte déchiquetée que dévoile l’océan seulement à marée basse entre Kerouriec et Kerminihi et qui rappelle à tout bon géologue d’où l’île de Groix a bien pu dériver. A l’époque, cette zone était un désert. Seuls, quelques autochtones à grandes bottes osaient s’aventurer pêcher dans ces cailloux. Nous les contournions car, bien qu’ils fussent les seuls à pouvoir nous sauver, ces gens nous faisaient peur. En effet, nous ne savions pas alors si de pêcher aussi indument tous ces crabes était, pour nous autres bretons des terres, autorisé ou interdit. On imaginait que ces vieux capitaines (à cause de leur casquette et de leur mégot) auraient pu tout aussi bien nous capturer pour nous envoyer à la gendarmerie. Pêcher rimait encore pour nous avec pécher, gavés que nous étions toute l’année scolaire de cours de catéchisme. Aussi, nous nous dépêchions dans ce dédale d’aller jusqu’au bout, aux derniers écueils, sautant tour à tour tous les chausse-trapes à sandales que représentaient les anfractuosités du granit couvert de goémon. Ainsi, naufragés au milieu de nulle part, accroupis dans ce chaos qu’est le fond de la mer, traquions nous de nos épées crochetées le plus terrible de ses habitants, la gigantesque araignée, effrayés tout à la fois de nous faire pincer par l’immonde bête ou happer par la marée montante qui aurait pu tout à coup nous submerger. Ferraillant ainsi en maillots de bain aux portes de l’enfer, où nous risquions bien plus nos corps que nos âmes, nous goutions alors pour les premières fois, de notre mer, le délice de ses fruits défendus…


(A suivre…)
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Farouche

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 10:23

Rêve
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domenica

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 11:56

superbe, ça se déguste
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 17:27

C'est un vrai délice que de te lire
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LylaTsB

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:10

Rêve

J'ai pratiqué le camping en colo sous marabout collectif, puis en rando chacun son barda, puis en famille avec paquets de couches, petits pots et biberons, puis en rando et en famille on se partage le poids, bon nombres d'années. Mais j'avoue que "ouf", faire un break m'a fait du bien au dos. C'est pas dit qu'on n'y repique pas, parce que les campings que l'on choisit sont spacieux malgré des prestations minimalistes (pas d'animations, pas de piscine, pas de restaurant, etc). Certains sont des "aires naturelles" ombragées, avec simplement des sanitaires corrects (oui, ça existe encore en bord d'océan ou en montagne), et donc peu peuplées, les enfants ont largement la place d'y jouer sans gêner les voisins. Et le prix est vraiment minime aussi. Après, chacun est libre d'aller faire du bruit ailleurs, mais là, le calme est de mise, surtout à l'heure de la sieste. L'avantage est que l'on en sort, du camping, pour aller en balade découvrir les richesses régionales. Parce que le piège des grosses chaînes de camping de luxe, c'est qu'en ayant tout sur site, on s'y enferme encore plus que chez soi. C'est peut-être pour ça que l'on y retrouve les mêmes comportements (snobisme, élitisme, etc). C'est peut-être pour ça qu'il s'ouvre des campings sélectifs... Finalement, c'est pas plus mal, ça évite peut-être des conflits aussi... Quoi qu'il en soit, il en faut pour tous les goûts, heinG ?
LesFlotsBleuSourire
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:34

Si à l’époque nous pêchions des crabes en Bretagne, c’est parce qu’elle avait encore des crabes et non sa richesse actuelle et son revers: la pollution. Nos premiers vrais touristes, ceux du bas du camping, au plus près des sanitaires, et dont les voitures étaient immatriculées autrement que 56 (donc pour vous dire déjà avides d’attractions locales), voyaient d’un œil béatement ethnologique remonter notre curieuse expédition. Marc d’abord avec les précieuses poches Leclerc gonflées par nos trésors, moi ensuite avec le matériel (les fers et les épuisettes) Marie-Luce enfin qui trainait lourdement le seau et Laurent débordant tout autant de pleurs. Ce pauvre enfant avait passé plus de six heures en plein soleil, mourrait de faim et de soif mais, maintenu parmi les vivants par l’ingurgitation plus ou moins forcée de quelques berniques affreusement salées, possédait encore la vaillance de nous suivre sur les deux kilomètres dans le sable brûlant du retour mu par l’espoir incertain de dénoncer aux parents nos méfaits. Marie-Luce répétait également in petto ses jérémiades, le scandale de l’abandon, les chardons par lesquels on les faisait passer « pour couper » etc. afin de trouver dans son tréfonds l’énergie d’encore marcher. Partis à huit heures du matin, nous rentrions fourbus mais fiers comme des goélands guère plus tard que dans les trois heures de l’après-midi.

Les crabes, nos crabes, aussitôt déballés des poches faisaient taire toutes lamentations fraternelles et donc toutes réprimandes parentales simplement en faisant des bulles sur la table de formica et en laissant admirer, qui pour les araignées leurs monstrueuses carapaces, qui pour les dormeurs le gigantisme de leurs pinces. L’orgueil que nous prodiguions ainsi à notre père et partant à toute la famille, éteignait aussitôt la cruelle angoisse de Maman qui se croyait chaque jour devenir encore un peu plus folle dès onze heures et demie pour avoir définitivement perdu ses quatre enfants. De cette folie, elle n’en parlait jamais à personne, c’était son lot, mais bien plus tard, une fois devenus adultes, nous la devinâmes au souvenir de l’empressement qu’elle mettait à doucher dans la bassine son tout petit et à lui réchauffer son biberon sur le camping gaz. Nous goûtions enfin un repos mérité, celui du devoir accompli, et de grandes tartines beurrées trempées dans des bols de Ricoré.

Notre toile de tente était de modèle familial. Un grand rectangle bleu de marque Trigano pour nous qui ignorions encore tout du Club Méditerranée. Sous ce rectangle, deux chambres en tissu-moustiquaire jaune suspendues à une armature complexe de tubes et de mâts ; la chambre des parents et celle des enfants séparées par un étroit espace-dressing mais que Maman avait colonisé pour y installer le lit pliant de Laurent. En avant des chambres, à même le sable, la cuisine. Son mobilier, des cageots astucieusement imbriqués, recelait tout ce dont Maman avait besoin pour nous nourrir. Bien sûr, le grand sac en jute des pommes de terre que Papa avait récoltées au jardin avant notre grand départ, le seau avec les poireaux et les concombres mais aussi tout un tas de boites de conserves aussi bien rangées sur ces « étagères » que celles que je convoitais dans le camion-épicerie qui nous visitait tous les trois jours. Trônait enfin sous la « fenêtre » notre électroménager: le camping-gaz coiffé de notre unique casserole et fin du fin, car seul mobilier achetée pour ces vacances, (tout le reste avait été troqué à des familles amies contre des pommes de terre) une splendide glacière orange et marron, coffre-fort dont dépendait la survie de l’élément indispensable à toute maison bretonne qui transhume mais se respecte: le beurre. D’ailleurs, à part la consistance de ce dernier, nous n’imaginions pas un instant d’autres difficultés pouvant nuire à notre confort. Car, enfin et surtout, luxe suprême, vous accédiez au sortir de la cuisine à l’auvent. Pour ceux d’entre vous qui n’ont jamais fait de camping sous une toile de tente familiale, je me dois d’arrêter un instant le cours de cette rapide visite pour vous décrire plus précisément cet élément architectural qui rajoutait au minimum trois étoiles à un tel campement. Je rappelle au passage le B.A. ba du camping pour ses possibles novices qui nous lisent encore. Le nec plus ultra de ce vacancier, c’est de pouvoir vivre dehors. Pour être libre ! Avoir enfin de l’espace ! Ne plus vivre enfermé ! Alors, me diront les plus chagrins d’entre vous, quel plaisir pouviez-vous prendre à vous entassez à six dans un abri de toile de moins de neuf mètres carrés au sol et où, des adultes tiennent difficilement debout? Et bien, je répondrais à ces profanes que c’est là où l’auvent prend tout son sens. L’auvent, c’est ce qui fait que vous êtes à la fois dehors et dedans. Dedans s’il pleut, (rappelez-vous que nous sommes toujours dans le Morbihan) dehors dès que les cumulus de vos sarcasmes se seront évanouis. Cette ubiquité était rendue possible grâce à une astuce brevetée Trigano qui faisait qu’au moyen de deux fermetures éclairs et l’addition de deux mâts supplémentaires vous transformiez en deux temps trois mouvements la façade avant de votre logis en une confortable pergola. Du coup, vous multipliez pratiquement votre espace à vivre par deux. Imaginez un instant le balcon, la terrasse, la véranda que vous rêvez tant d’adjoindre un jour (mais quand ?) à votre résidence principale ! Avec l’auvent, vous faisiez du camping au camping, vous rajoutiez une résidence tertiaire à votre résidence secondaire ! De plus, c’était alors d’un très grand chic et dans un camping municipal, vous risquiez même de faire des envieux ! Tout ça pour vous rappeler l’intérêt qu’il y avait pour nous à prendre notre quatre-heures sur nos tabourets pliants autour de la table en formica disposée sous notre auvent ! Jules César lui-même lors de sa conquête des Gaules ne pouvait bénéficier d’un tel luxe !

Vers six heures, enfin restauré, je repartais encore avec Marc dans la lande avoisinante pour chercher le bois. Notre père nous avait creusé dans le sable, puis, ( à l’aide de dalles soutirées aux murets de pierres sèches qui mosaïquaient les dunes), confectionné un rudimentaire foyer. Il s’agissait alors de faire suffisamment de braises pour y carboniser nos pommes de terre et aussi bouillir toute l’eau contenue dans le grand récipient de fer rouillé qui nous servait de marmite. Bien sûr, allumer un si grand brasier au milieu de tout un tas de toiles de tente et de buissons d’ajoncs, vous n’imagineriez pas cela possible de nos jours ! A l’époque cela l’était et bien des voisins couvrant pudiquement d’un simple K-way leur prudence maladive se mettaient à nous imiter. Vu le temps, nous ne risquions absolument rien, il n’y avait là aucun danger, pour preuve je ne souviens pas avoir aperçu un seul extincteur dans tout le camping !
C’est à ce moment seulement de la soirée que notre père officiait. Bien plus courageux que nous tous réunis, il extrayait nos dangereux crabes du seau où nous les avions mis à rafraîchir pour les plonger vivants dans l’eau bouillante ! Les affreuses bêtes se tordaient dans ce purgatoire sans la moindre plainte, ce que ne manquait jamais de faire observer Marc à Marie-Luce et à Laurent. Ce sacrifice animal hautement pédagogique, pour terrible qu’il puisse aujourd’hui paraître, soudait notre tribu ! Car, la communion atteignait son apogée durant l’interminable dîner passé à décortiquer et à sucer les monstres et durant lequel mon frère et moi pouvions relater à tous les exploits notre pêche hauturière ! Le soleil lui-même vacillait sur son horizon rougeoyant quand je racontais avec quels efforts et quelle abnégation j’avais extrait ce dormeur que Papa dégustait en plongeant ma main dans l’obscurité d’une cavité sous-marine.
Alors, imaginez après cela que s’endormir tous les six serrés comme sardines à l’abri du crachin dans notre toile Trigano n’équivaut pas la qualité du sommeil des familles princières sous les ors de leurs palais méditerranéens, serait faire injure à nos compétences de campeurs !

Car, le budget d’une famille nombreuse ouvrière ne permet pas de visiter Monaco. Or, le camping était devenu tout à coup cet été là notre seule et unique raison d’exister désormais en ce bas et triste monde. Pouvoir vivre au paradis tout en prenant soin de garder les pieds sur terre… Pas suffisamment! Car, et c’est sans doute pour cela, qu’en nous présentant l’addition, le gérant des lieux fit profondément déchanter notre père !
Papa, bien que depuis longtemps ouvrier mais encore ataviquement paysan n’avait jamais imaginé que de coucher dans la lande à la dure puisse occasionner autant de frais ! Son honneur lui commandât pourtant de régler sans sourciller la rançon que ce loueur de vespasiennes nous escroquait. Il paya dans un silence froid censé exprimer tout son mépris, revint au volant de l’Aronde dans laquelle était éparpillés pêle-mêle tout son matériel de camping, sa famille et la collection de coquillages de sa fille et démarra sans dire un seul mot à Maman.

La frivolité des mères se paie parfois lourdement. Suivre la mode, vouloir faire comme les bourgeois sont des lubies de femmes capables de mettre à bas des chantiers familiaux de plusieurs années. Mon père savait pertinemment qu’on ne pouvait s’extraire de sa condition sociale indûment ! Seulement, il s’était laissé charmer ! Et ce fut pour cela qu’au lieu de rejoindre comme prévu nos pénates et la rentrée, il dirigea notre vaisseau Simca et notre destinée droit vers les fermes du hameau de Kerouriec….

Il se remit à pleuvoir et Marie-Luce à chialer.


(A suivre.)
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filo

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:44

Vic, c'est trop bien pour continuer sans créer un fil dédié à ton récit.
Je te propose de regrouper tous tes posts ailleurs, qu'en penses-tu ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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LylaTsB

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:49

OUIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, belle idée incl36

Uuh..., euh, Vic, t'es d'accord ? tong
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:52

Si tu veux, Filo, car ça va continuer. Mais, qu'ici, les gens se balladent et interviennent dans le camping, j'aime bien aussi.

Attendons un peu que ça devienne une oeuvre pour la classer... spc

Ce texte est libre de commentaires et de corrections bien entendu...
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filo

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MessageSujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie.   Ven 21 Aoû 2009 - 18:57

Ok Vic, comme tu veux, on va attendre ; peut-être Romane saura-t-elle te proposer mieux que moi, en plus.
Mais tu peux déjà changer le titre du fil en quelque chose de plus correspondant, genre "Du camping".

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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