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 Solstice d'été

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Scapinocchio de la Mancha

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Localisation : Gallardon
Date d'inscription : 21/10/2007

MessageSujet: Solstice d'été   Lun 31 Aoû 2009 - 23:15

SOLSTICE D’ETE






Lorsque Marcel a ouvert les yeux, sa femme était couchée à côté de lui. Il est resté un long moment immobile avant de décider ce qu’il devait faire. Il aurait voulu rester là, mais il s’est dit qu’il avait une longue, une très longue journée devant lui et il a fini par se lever. Il a posé les pieds dans ses chaussons et s’est dirigé vers la salle de bain où il a fait un brin de toilette. Puis il est descendu dans la cuisine en essayant de ne pas faire grincer les marches de l’escalier. Il a rempli d’eau la bouilloire et, en attendant qu’elle chauffe, il a poussé les volets de la porte-fenêtre de la cuisine et bloqué les vantaux à l’aide des arrêtoirs à bascule. Marcel aime ses arrêtoirs de volets. Ce sont de belles pièces en fonte à tête de bergère que son vieux copain Grégoire leur avait offertes pour leur mariage, à Bérénice et à lui, il y a plus de soixante ans. "Pour que la maison que vous aurez soit toujours ouverte." Il a descendu les trois marches du perron. Il s’est planté là et a regardé le ciel. Le chat est apparu de quelque part, s’est frotté à ses jambes et s’est assis à ses pieds, pour regarder le ciel lui aussi. L’aurore incendiait déjà l’est, sans occulter encore ni la lune ni Vénus. Plein sud, au-dessus de l’horizon, Jupiter était encore très lumineuse, ainsi que Véga au sud-ouest, beaucoup plus haut sur la voûte céleste. Marcel connaît toutes les planètes, la plupart des étoiles et toutes les constellations. Il n’y a pas quatre ans qu’il a rangé définitivement son télescope au grenier.
Il était cinq heures et quart du matin. Demain ce serait le premier jour de l’été. Il allait faire une belle journée et Marcel s’est dit pour la seconde fois qu’elle allait être longue, très longue. Il a pris le journal dans la boîte à lettres et il est rentré. Il a eu quelque mal à trouver son bol, le café et la confiture. D’ordinaire le petit déjeuner était déjà préparé sur la table de la cuisine. Il a fait passer le café, s’en est servi un bol, s’est fait quelques tartines qu’il a mangées tranquillement, en parcourant les pages d’actualités régionales. Il a rempli les gamelles, une de croquettes, l’autre d’eau fraîche et les a déposées sur une marche du perron, derrière un géranium où elles resteraient à l’ombre toute la journée. Il s’est assuré que le chat était dehors et a réglé la chatière Staywell de sorte qu’il ne puisse pas rentrer dans la maison en son absence. Ensuite il s’est chaussé, a sorti son vélo du garage, a fixé sur le porte-bagages un profond cageot ovale à l’aide de deux tendeurs et est parti à son jardin.

Le phare clignote faiblement car Marcel peine sur les pédales, il lui semble que le galet de la dynamo frotte plus lourdement que d’habitude sur le pneu et ralentit son allure. Mais il connaît le chemin par cœur, la lumière sert surtout, à cette heure entre chien et loup, à être vu lorsqu’il emprunte la passerelle étroite du Toulon qui franchit l’Isle sur le pont de Coutras. Il est doublé par des cheminots à mobylette qui vont embaucher aux ateliers du PO. Chacun actionne sa sonnette en le doublant. Quelques-uns, des anciens, le saluent en l’appelant par son prénom. Marcel a fait toute sa carrière au PO comme soudeur.
Maintenant, sur le sentier étranglé par les hautes herbes, qui se faufile entre la rivière et la zone maraîchère, il n’a pas besoin d’y voir ; il anticipe chaque racine, chaque trou et chaque bosse, malgré la lumière du jour encore faible sous l’enfilade des vieux charmes. Il sait où il doit mettre pied à terre quand le passage est trop délicat. Depuis plus de cinquante ans, Marcel a un jardin ouvrier à la Font Pinquet. On dit maintenant jardins familiaux, mais Marcel préfère l’ancienne appellation. Il s’arrête saluer René qui est en train d’appâter pour le gardon. Ils discutent un moment, du temps qu’il va faire et si le poisson va mordre. Il rentre son vélo dans le jardin, le pose contre la cabane et reste là longtemps, à regarder ses légumes avant de se décider à faire sa cueillette. Ensuite, il met le jet pour les haricots et les salades. C’est convenu avec Maurice du jardin d’à côté : il le déplacera en arrivant à huit heures et le coupera quand il faudra. Comme la récolte est abondante, le cageot sur le porte-bagages ne suffira pas. Il fixe le charretou à son vélo. C’est une petite remorque à main qu’il s’est faite il y a très longtemps avec deux roues avant de vélo d’enfant, quelques planches et du tube métallique de récupération qu’il a soudé aux Ateliers. Une dizaine de cagettes plates suffit pour remplir le charretou. Il range ses outils dans la cabane et pousse simplement la porte. Elle ne ferme pas à clé. Marcel n’a jamais voulu faire les frais d’un cadenas. Il a bien fait : en cinquante ans, on ne lui a jamais rien volé. Et puis c’est plus pratique pour les collègues s’ils ont besoin d’emprunter un outil. Marcel repasse devant René qui n’a encore rien pris. Il s’arrête et, les yeux sur le bouchon qui suit mollement le courant, ils discutent à nouveau. Du temps qu’il fait et pour se plaindre que le gardon n’est plus ce qu’il était. René s’en fiche. De toute façon il n’a jamais aimé le poisson et ceux qu’il attrape, il les remet à l’eau. René a vu le plein charretou de légumes et demande en plaisantant à Marcel s’il va à Rungis, avec cette cargaison. Marcel répond : "Qu’est-ce que tu veux, c’est la saison qui commande. En ce moment, ça pousse plus qu’il faudrait, il ne faut pas laisser perdre. Ça fera des heureux !" René dit : "Embrasse la Marie pour moi" en faisant un clin d’œil.

Marcel livre cinq restaurants, jamais davantage. Pas vraiment des restaurants d’ailleurs, à part celui du Théâtre, mais plutôt des popotes où l’on fait encore les repas ouvriers. Il ne fait pas le marché non plus, ça ne l’intéresse pas de voir tout ce monde bruyant, qui prend l’air de s’y connaître et qui ne veut que discuter le prix. Ou qui s’esclaffe : "Regarde-moi ça, chéri, ces amours de légumes comme autrefois. Ces petits marchands ont des trésors. C’est du bio mon brave ?" Marcel n’est pas petit, il mesurait un mètre quatre-vingt-cinq avant de se courber et pesait quatre-vingt-dix kilos de muscle ; tellement grand, tellement fort et tellement brillant qu’à la suite d’un cours d’astronomie au collège, on l’avait surnommé Arcturus. Et s’il est brave, il n’entend pas que des inconnus viennent le reluquer avec condescendance, comme un ours de foire. Quant au bio, il suppose que c’est tout ce qu’on a cultivé pendant des siècles avant que n’existent les supermarchés, et que les jardiniers comme lui continuent de faire pousser sans se poser de question. Il trouve curieuse cette mode d’inventer des mots nouveaux pour désigner des pratiques anciennes.
Ça ne l’intéresse pas non plus d’attendre le client. Ses amis lui suffisent. Marie, c’est la patronne du Restaurant du Théâtre. Elle a quarante ans. Marcel en a le double. C’est sa préférée. Il lui réserve les meilleurs légumes, comme il faisait déjà avec Marceline, sa mère. Il lui dit parfois : "Si j’avais quarante ans de moins !" Marie lui répond en riant : "Et bien je ne serais pas née, tu serais bien avancé mon Marcel !" Marcel aime la gaieté et le sourire de Marie. Sa mère tout crachée ! Lui et son épouse Bérénice n’ont pas eu d’enfants.

Aujourd’hui, il est en retard. A cause de la récolte plus importante que d’habitude et à cause aussi de ce matin, du temps qu’il a mis à réfléchir à ce qu’il devait faire. Elle le rouspète un peu, mais gentiment : "Alors Marcel, j’ai mon menu à préparer, moi !" Il s’en excuse en expliquant qu’il a d’abord livré les autres pour alléger son chargement bien trop lourd à tirer pour un vieux bonhomme comme lui. En fait, aujourd’hui, il veut prendre du temps avec Marie. Elle lui a posé un café sur le comptoir et un croissant. Il préfère s’asseoir. Marie le trouve soucieux. "Juste un peu fatigué" répond-il. Elle porte les cagettes en cuisine où elle donne quelques ordres. Ils se mettent à papoter, des touristes qui commencent à arriver, de légumes anciens dont Marcel est spécialiste. Ils s’échangent des recettes.

Marcel prévient : il ne passera plus, c’est sa dernière tournée. Marie ne veut pas le croire. Elle essaye de savoir, mais Marcel n’est pas bavard sur lui-même, seulement sur le jardinage. Il la rassure : il va dire à Jeantou de prendre la suite, ce seront les mêmes légumes du même jardin. Tout continuera comme toujours, mais sans lui. Il se sent trop vieux. C’est ce "sans lui" qui catastrophe Marie. "Ce ne sera plus pareil sans toi !" Et surtout, le "trop vieux" lui fait peur. Elle devrait lui répondre que ses produits ont moins d’importance que ses visites, elle devrait lui demander à ce moment-là : "Tu vas continuer à passer me voir, au moins ?" Mais elle sent, à un regard de Marcel, qu’elle n’en a pas le droit, qu’elle n’a le droit ni d’insister, ni de trop chercher à comprendre.
Comme il va être midi, elle lui propose de rester manger. Voilà vingt ans qu’il vient livrer au Restaurant du Théâtre. Il a été ici un peu comme à sa cantine, à une époque. Mais c’est la première fois depuis que Marceline n’est plus là, qu’il accepte une invitation. Marie est ravie et organise le service pour pouvoir se libérer, consacrer du temps à son "amoureux de Marcel" comme elle le taquine. Le repas est prétexte à parler de légumes et de leur préparation. Marie prend aussi des nouvelles de la santé de Bérénice. Marcel lui dit que le docteur est passé hier et qu’il doit venir à nouveau le lendemain, pour décider s’il y a lieu de l’hospitaliser.

Après le café, il passe à la mairie pour faire quelques papiers, puis il repart sur son vélo à son jardin. Il passe une partie de l’après-midi à y mettre de l'ordre, à enlever les rares mauvaises herbes, à tuteurer les plants de tomates, à attacher les haricots grimpants. Vers cinq heures, il range méticuleusement la cabane, décroche le charretou du vélo et le remise sous l’auvent. Il referme derrière lui le portail du jardin. Il se sent très fatigué mais il a encore à faire. Il remonte le sentier le long de la rivière, à pied en poussant son vélo. René est toujours à sa pêche, mais plus en aval. Il s’arrête discuter avec lui, du temps qu’il va faire demain, premier jour de l’été, et de la qualité des appâts.

Puis Marcel s’arrête chez Jeantou. Il est en train de biner un coin de jardin qu’il s’est fait sur un côté de la maison, un bien petit carré de mauvaise terre, mal exposé, dont il ne tire rien de bon. Marcel lui annonce :
"Je t’avais promis de te laisser mon jardin le jour où je ne me sentirais plus de le travailler. Je viens de passer à la mairie pour les papiers. C’est arrangé avec l’association des jardins familiaux. Demain, tu passeras signer. Tu en es le nouveau locataire. Tu continueras à livrer Marie le lundi et le jeudi, j’ai donné ma parole."
Jeantou est heureux car il n’espérait plus, depuis toutes ces années qu’il avait fait sa demande. Pourtant il émet une objection sincère :
"Tu pourrais encore le travailler un bout de temps, ça t’occuperait."
Mais au fond de lui, il est trop content et se dit qu’il serait dommage qu’il convainque Marcel de changer d’avis, alors il n’insiste pas trop. Ils boivent une orangeade et Marcel finit d’arriver chez lui après s’être arrêté prendre le pain. Il trouve dans le réfrigérateur un reste de daube de la veille qu’il se fait réchauffer sur le gaz et mange longuement, tranquillement en finissant de lire le journal. Il a encore une heure à tuer. Il fait sa vaisselle et se rend à pied deux rues plus loin, rendre visite à son vieux copain Grégoire.

Grégoire est surpris de le voir si tard mais ne pose aucune question. Il connaît par cœur son ami Marcel. Ils ont tous les deux le même âge, se sont connus sur les bancs de l’école primaire dans un petit village du côté de Négrondes. Ensemble ils avaient pris les bois pour échapper au STO. Puis ils avaient intégré le maquis dans les derniers mois de la guerre. Ils sont entrés en même temps en 1945 aux ateliers du PO, l’un comme soudeur, l’autre comme électricien. Ils ont mené les mêmes combats, Grégoire responsable CGT, Marcel militant au Parti. Grégoire devine ce qu’il a à faire. Il sort la dernière bouteille de gnôle. Il en reste si peu qu’un fond de verre chacun suffit pour la vider. Cette eau-de-vie a soixante-trois ans. Une fermière leur en avait donné une bouteille à chacun en 44. Ils avaient décidé qu’elles dureraient toute leur vie. Même si l’alcool devait s’éventer, il resterait toujours dans le breuvage l’esprit de leur amitié et de leur jeunesse. En trinquant, ils prononcent en même temps les mêmes paroles rituelles : "Une larme pour chaque joie, deux larmes pour chaque malheur". Marcel dit : "Tout compte fait, si elle a duré si longtemps, c’est qu’il y a eu plus de joies que de malheurs." Grégoire répond que pour ce soir il n’y a pas le choix : il reste à peine une larme à se partager. Grégoire et Marcel ont tellement de souvenirs en commun qu’ils n’ont rien à se raconter. Ils se connaissent si bien qu’il n’y a rien à dire. Ils dégustent en silence et se disent au revoir.
Marcel rentre chez lui. Il reste sur le perron et attend là, debout, le temps qu’apparaisse la première étoile de la dernière nuit du printemps. C’est Arcturus qui est au rendez-vous, dans la direction où Jupiter brillait ce matin. Il a lu un jour dans un Science et Vie qu’Arcturus était une étoile en fin de vie. Il est dix heures vingt. Le crépuscule finit d’incendier l’horizon loin vers le nord-ouest.

Marcel repense à cette longue, longue journée qui s’achève, la plus longue de son existence. Il patiente encore un peu, jusqu’à ce qu’à droite d’Arcturus, presqu’à la frôler, apparaisse la constellation de la Chevelure de Bérénice. Il s’assure que le chat est bien dehors mais il ne débloque pas l’entrée par la chatière. Il referme les volets de la porte-fenêtre mais sans les verrouiller. Il ne ferme pas non plus la porte à clé. Le docteur doit passer de bonne heure. Ensuite, il monte faire sa toilette et met un pyjama repassé de la veille. Puis il gagne la chambre. Son pas est lent de lassitude. Il ouvre la porte sans faire de bruit. Ce matin, il n’avait pas poussé les volets. Dans l’obscurité, il se penche sur sa femme et pose un baiser délicat sur ses lèvres. Même s’il savait avant de se lever ce matin qu’il effleurerait une peau froide, un frisson glacé le parcourt. Il lui caresse les cheveux puis il s’allonge à côté d’elle et s’endort lui aussi.

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Dernière édition par Scapinocchio de la Mancha le Ven 18 Sep 2009 - 20:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Solstice d'été   Mer 2 Sep 2009 - 23:04

Retrouver ton style est pur régal, tendresse toujours au rendez-vous de tes personnages quand l'humour n'est pas évoqué. Celui-là est tendre, comme l'histoire de Marie et tant d'autres. Que j'aime te lire et que j'espère la venue d'autres membres pour te le dire aussi !

Peu à peu les contours de l'histoire prennent forme, jusqu'à en deviner la fin. Rien ne pèse dans la description de ce jour long, bien trop long.

Juste une correction si tu permets :
Ils boivent une orangeade et Marcel finit d’arriver chez lui

mais rien à redire sur le style et le déroulement de l'histoire, cohérente du début à la fin. A se laisser porter dans l'univers du vieil homme.

J'espère un autre texte, steup' !

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Scapinocchio de la Mancha

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MessageSujet: Re: Solstice d'été   Jeu 3 Sep 2009 - 0:07

J'ai travaillé sur deux textes cet été. L'autre viendra ici plus tard car je l'ai envoyé à un concours.

Merci pour l'erreur d'orthographe signalée. Ce n'est pourtant pas faute de m'être relu. Comme quoi !...

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Romane
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MessageSujet: Re: Solstice d'été   Jeu 3 Sep 2009 - 0:11

Alors déjà les cinq lettres pour le concours, ensuite la patience en attendant de pouvoir le lire.

Et oui pour les trois mille sept cent quatre vingt dix sept lectures sauf une, celle qui manque toujours. Gaga

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MessageSujet: Re: Solstice d'été   Ven 18 Sep 2009 - 18:53

Fil à remonter: texte superbe.
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MessageSujet: Re: Solstice d'été   

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