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 L’estime de soi.

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 10:00

Le fil http://liensutiles.forumactif.com/psychologie-f54/accepter-la-reconnaissance-et-les-compliments-t17920.htm m’invite à ouvrir ce nouveau fil.

Je crois que chacun a besoin de reconnaissance même si celle-ci ne se traduit pas toujours par des compliments. Aujourd’hui, dans le monde du travail, on demande au personnel de s’auto-évaluer. Je crains que cela soit pour beaucoup un piège narcissique. Non le fait de prendre ainsi tout seul la grosse tête, (ce ne serait pas trop grave) mais plus par absence de retour des autres, de ne plus pouvoir se juger, savoir qui on est.
L’estime, c’est d’abord un terme de navigation nous venant du langage maritime. Naviguer à l’estime. Avant que tous les systèmes modernes de navigation n’existent, les marins, pour savoir où ils se trouvaient en mer et pour y tracer leur route, cherchaient des points de repère qu’ils pouvaient croiser. Par exemple, depuis quand étaient-ils partis conjuguée avec le fait de doubler tel cap leur donnait une idée de leur vitesse, le rapport entre l’heure de leur horloge et la hauteur du soleil sur l’horizon leur permettait d’approcher leur latitude.

Bien sur, ces moyens n’étaient pas précis. C’était des estimations et il fallait tenir compte des erreurs de calcul possibles. Estimer sa position demeurait un risque, celui d’être désorienté, bien que celui-ci relativisait un risque plus grand, celui de partir en mer et d’y disparaître.

Estimer quelqu’un, c’est donc avant de le juger, lui porter attention. Dans notre société ballotée par les « mouvances économiques », il apparaît de plus en plus difficile de connaître sa valeur. Qui peut nous renseigner sur nous-mêmes ? Les bilans de compétences ?

S’estimer soi-même est sans doute une politesse accordée aux autres mais, en même temps, nous avons besoin des autres pour connaître notre propre crédit.

Qu’en pensez-vous ?
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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 10:06

Qu'il n'y a rien à ajouter !...... Pour simplement savoir à quoi l'on ressemble on a besoin d'un miroir et encore c'est une vision inversée de nous même que nous aurons...Seuls les autres savent à quoi nous ressemblons ou peuvent nous donner une image de nous même ( grâce au cinéma)....
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Ysandre
Nonosse Tradamus dodo


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MessageSujet: l'estime de soi   Lun 28 Sep 2009 - 10:59

Et encore faut il éviter toute complaisance !
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 11:17

Bien vu. Je reviens sur l'auto évaluation au travail. C'est très à la mode depuis un certain temps. Et c'est un sacré piège à c... En effet, évaluez - vous, vous avez la parole. C'est beau non? En réalité:

n'utilisez que la grille de votre patron, et l'état vaut bien les privés croyez - moi,
dites - nous si vous correspondez à ce que l'on attend de vous, autrement dit dans quelle mesure vous entrez dans le moule, appelé esprit d'entreprise,
où en êtes vous depuis la dernière fois dans votre entreprise d'auto - formatage et qu'allez - vous faire de plus pour devenir anonyme et disapraître dans la grisaille ambiante,
quelles sont vos relations avec vos chefs, vos collègues, belle tentative de délation.

Enfin on vous demande et recommande d'être productif et surtout pas créatif. Que pourriez - vous faire pour travailler plus, pas mieux mais plus, à moindre frais?

C'est beau non? Moi j'appelle ça le bal des faux culs.

François
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Romane
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 11:48

Vic Taurugaux a écrit:
Estimer quelqu’un, c’est donc avant de le juger, lui porter attention.
Complètement d'accord avec cela. J'écrivais un bout de papier, hier, duquel j'ai extrait deux trois phrases que j'ai posté dans mon fil blog, et notamment à ce sujet, je crois que je disais ceci : ne regarder que d'un oeil, n'écouter qu'à moitié, serait comme lire en diagonale, en tout cas amputer la vie de sa plus belle moitié.
Parce que l'inattention mène à la superficialité et que nous avons tous besoin de l'inverse. Drôle de système que notre société actuelle basée comme tu le dis sur l'économie, et j'aime aussi l'intervention de François qui parle bien de ce que l'on attend de nous : que l'on se fonde dans la grisaille et qu'on ne soit que des bêtes à bosser, en éliminant surtout la créativité dont nous serions capables, si l'on avait la chance d'être considéré.
Nous ne le sommes plus. Ni au boulot, ni dans le quartier, ni en tant que citoyen, bref nous ne sommes plus grand chose au regard d'autrui. Quant à notre propre regard, testons-le, tout simplement... et soyons honnête pour une fois.
Par chance il en reste quelques uns parmi les attentifs, mais ceux-là se trouvent vite étouffés ; cela dérange. Trop humain, dissonnant, perturbant, limite pas conventionnel, en somme...

La reconnaissance de soi ne peut passer que par le regard des autres. Sinon, ça revient à se regarder dans le miroir, en vase clos, or nous ne pouvons exister seul.

La première démarche serait alors de regarder un peu mieux autour de soi...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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kate100fin
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 12:42

Les entretiens d'embauche, c'est pareil : "dites-moi deux de vos qualités et deux de vos défauts etc" gna gna gna, et si tu réponds "mal" oh, le vilan défaut ! Rien à foutre de quoi tu leur cause, du moment que t'es capable, sans te tromper, de rentrer dans leurs grilles d'évaluation...quitte à tricher sur tes défauts parce que tu sais ce qu'ils veulent.
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alejandro
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 16:43

Ben il paraît qu’il faut savoir se vendre.
Logique qu’il faille aussi se regarder les dents.
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lucarne



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 19:45

Je comprends rien à ce que vous dites parce que moi, on me demande de ne rien faire (si si, c'est mon "boulot"), et laissez-moi vous dire que je le fais super bien, avec conscience et application et tout et tout. Eh ben ils ne sont même pas contents ! Confused

Plus sérieusement, ce que je trouve extrêmement inquiétant, depuis quelques décennies, est le glissement du contenu d'un travail basé sur des activités stricto sensu vers un travail basé sur le relationnel. Il ne s'agit plus de savoir faire, mais désormais de savoir être, de savoir vivre...

J'avais lu, il y a longtemps, un bouquin qui parlait du... travail ( grrrr09 ). SIRIC, Communication ou manipulation (1982, quand même !). Certains thèmes de ce livre ont d'ailleurs été repris ensuite massivement par Marie-France Hirigoyen et tous ceux qui ont écrit sur le sujet.

"Les gens croient souvent qu’une bonne entente constitue la base d’une bonne collaboration. C’est exactement le contraire : c’est une bonne collaboration qui engendre la bonne entente. C’est dans le travail que les 'fainéants' se démasquent. Inutile de s’encombrer avec ceux-là. Mais ceux qui cherchent à rivaliser, ceux qui cherchent à défendre leur image de marque, ceux-là ne se révèlent au grand jour que si nous faisons référence au contrat conclu dès les premières heures de travail. C’est également en nous appuyant sur un contrat clair que nous découvrirons les collaborateurs sérieux, précieux, sur lesquels nous pouvons compter. (...)"

"L’Équipe - Selon le dictionnaire, 'Équipe' signifie 'un groupe de personnes unies dans une tâche commune : équipe de nuit dans une usine, équipe du rugby, équipe de secours, équipe de chercheurs dans un laboratoire'. Tout cela est bon en soi, même si le travail en équipe ne convient pas forcément à tous les tempéraments. Chacun a le droit à la différence, et des gens peuvent parfaitement s’atteler ensemble à une même tâche sans que ce soit nécessairement dans le cadre d’une équipe. Démystification oblige.

"Un dictionnaire tenu à jour devrait cependant comporter d’ores et déjà une nouvelle définition de 'l’Équipe' : l’équipe est un ensemble de personnes mises au service d’un chef, assez souvent insignifiant. Celui qui en occupe ainsi le centre tire profit du dévouement et des compétences des autres pour dorer son image de marque - cela en travaillant lui-même le moins possible. Pour maintenir sa supériorité, tantôt il flatte, tantôt il dénigre ses coéquipiers l’un après l’autre. Société Anonyme aux Responsabilités Limitées, l’Équipe sert de caution aux décisions arrêtées par le chef. L’Équipe est avant tout un 'esprit', une 'ambiance', une 'cohésion' entre ses membres pour la satisfaction d’un chef. Une 'bonne équipe' comporte le pan-territoire 'omni-modo' : chacun est chez lui partout, tout le monde s’occupe de tout et personne n’est responsable de rien." CQFD...
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 28 Sep 2009 - 21:00

Est-ce que l'on peut parler d'un problème "d'estime de soi" quant on voit qu'aujourd'hui on en est au 24 ème suicide chez les employés de France Télécom ? Je me pose des questions...
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lucarne



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 1:28

Non, là, on peut parler de harcèlement, de management par la terreur... et j'en sais quelque chose... rambo
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Romane
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 1:31

Les entreprises se foutent de l'estime de soi.
Les p'tits chefs et les grands chefs ne pensent qu'à ça, mais se collent le doigt dans l'oeil.
Les autres n'existent pas. Ils sont là pour exécuter, point barre. Dans certains postes, ils ne peuvent ni manger, ni boire, ni pisser.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 9:17

lucaerne a écrit:
"Les gens croient souvent qu’une bonne entente constitue la base d’une bonne collaboration. C’est exactement le contraire : c’est une bonne collaboration qui engendre la bonne entente.

chinois
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kate100fin
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 9:33

Romane a écrit:
Les entreprises se foutent de l'estime de soi.
Les p'tits chefs et les grands chefs ne pensent qu'à ça, mais se collent le doigt dans l'oeil.
Les autres n'existent pas. Ils sont là pour exécuter, point barre. Dans certains postes, ils ne peuvent ni manger, ni boire, ni pisser.

C'est vrai Ro, mais ne crois-tu pas qu'à force d'être mal traités on puisse se sentir comme une merde ?
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Rosacée



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 11:34

Je vais bientôt reprendre le travail après plus d'un an d'arrêt de maladie. J'angoisse à l'idée de remettre les pieds dans mon établissement. J'ai toujours aimé mon travail. J'ai toujours aimé le faire. J'aimais m'investir. J'aimais faire avancer les choses dans ma profession en donnant une autre vision à celle-ci. Et les choses ont avancé pour avoir un peu plus de reconnaissance.
Nous, les dames de service, les techniciennes de surface le vallons bien.
Nous embellissons le cadre de vie. Nous le rendons propre. Nous essuyons, nous balayons, nous sommes soucieuses de/du (notre) lieu de vie pour le bien-être de nos résidents, pour nous-mêmes, pour toutes les personnes travaillant sur ce même lieu et ce peu importe le lieu.
Nous apportons certaines notions, comme le respect de soi au travers de ce bien être, le respect des lieux, le respect du travail apporté. Cela fait partie d'un cadre éducatif dans un milieu éducatif afin de donner certains repères pour une vie adulte future.
Le titre de maîtresse de maison, qui dans notre institution n'est pas reconnu au travers de ce terme, nous est donné pour faire plus joli. Mais le rôle que nous tenons consiste à apporter une tenue à la hauteur de ce nom. La population est exigeante. Elle attend beaucoup de nous. Mais là ou le bas blesse est lorsqu'il s'agit de faire reconnaître nos valeurs ; les valeurs de notre profession.
Nous sommes, en ce lieu et au travers de notre métier, des personnes créatives. Nous sommes les petites mains, nous sommes des personnes qui réfléchissons, à notre manière. Dans le terme embellissement, nous y apportons notre touche personnelle, nous décorons, nous soumettons des idées. On ne fait pas que du récurage de "chiote". Au pire, si c'est le cas, nous faisons parties de cette immense fourmilière où chacun apporte sa touche personnelle afin de rendre permeable le système sociétal.
Nous faisons parties d'un ensemble.
Nous sommes l'ensemble.
Alors pourquoi tant de clivages dans notre société ?
Être maîtresse de maison est loin d'être gratifiant étant donné que le métier est ingrat.

Il y a donc les extrêmes, et de temps à autre, heureusement, un juste milieu, un juste retour.
Les extrêmes c'est ce qui est le plus compliqué.
Soit on vous laisse à charge des responsabilités qui ne sont pas du ressort de la maitresse de maison. Soit on vous remet dans le rang de la simple et vulgaire femme de ménage si vous exprimer des suggestions, des incohérences.
En gros, parler, constater, apporter des idées, échanger avec un regard extérieur est souvent mal vu, mal pris (retourne donc à tes chiffons et parle à ton balai).
Oui, comment une simple maîtresse de maison, loin d'être aveugle, peu se permettre d'argumenter des incohérences, apporter des suggestions sans créer des conflits et/ou parfois de la simple jalousie ?

Il y a plus d'un an, ma place, mes capacités, ont été remises en question. Parlons-en de l'estime de soi, justement, moi qui en avait, je peux vous dire que sortir du lot ça n'est pas toujours aussi simple quand on vous le fait sentir par des remarques ironiques (tu vas où avec ton petit tablier, faire le trottoir ? Toi, t'as raté ta vocation, on se demande ce que tu fais ici, tu mets la barre trop haut, tu réfléchis trop quand tu parles, tu utilises des mots qu'on ne connaît pas, va te mettre à côté des huiles, qu'est-ce tu fais dans le bureau du psy, hein ; va voir le psy, il t'attend dans son bureau... (avec des sous entendus et des petits rictus) - j'en passe et des meilleurs.
Un an de calvaire et s'est mon statut, ma place et mon estime qui ont été remis en cause.
Le peu de fois où j'ai eu à parler de ces remarques, on m'a répondu ceci :
"il faut prendre du recul".
En gros, il faut se blinder, se préserver.
Ce que je peux dire, c'est qu'au travers de ce terme "prendre du recul", je n'ai pas été considérée, mes dires on été écoutés en diagonal. Je n'ai pas été entendue.

L'estime de soi, ça ne vient pas toujours de soi. Ce n'est pas quelque chose d'acquis.
L'estime de soi trouve sa source au travers d'autrui et à commencer par nos parents.
alors c'est important la reconnaissance, c'est important de valoriser un peu en formulant des compliments afin de donner naissance à l'estime de soi.
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Tryskel
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 12:03

C'est vrai que la maltraitance au boulot, si sûr qu'on puisse être de bien le faire n'engendre ni la bonne humeur; c'est important de se sentir bien dans ce qu'on fait; ni l'estime de soi quand on sent que quoi qu'on fasse ce ne sera jamais ce qui est attendu.
Pire, on ne nous défini jamais ce qu'on attend de nous avec précision.
Une bonne collaboration engendre la bonne entente, trés juste, mais travailler en équipe, tenter de faire tourner correctement une équipe, c'est aussi s'exposer à des remarques style "tu joues au chef!"
confusion entre mettre en commun des compétences pour que ça marche le mieux possible et le refus des membres de "l'équipe" d'abandonner un peu leur égo au profit d'un travail d'ensemble.
Surtout, plus ça va, moins on demande de penser et agir par soi même.

Mais ne pas céder quand on sait où on va, quand on sit qu'on ne peut pas y aller seul.

Oui, le regard des autres compte pour l'estime de soi,ils nous voient autrement que nous nous voyons, ça peut être positif et conduire à des refléxions sur notre façon d'être, mais ça peut être aussi négatif si les autres ont des oeilleires!

la formule consacrée quand on estime qu'on a bien agi, même contre l'opinion générale c'est:
"Je peux me regarder dans une glace"!
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lucarne



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 13:13

Rosacée a écrit:

Nous faisons parties d'un ensemble.
Nous sommes l'ensemble.
Alors pourquoi tant de clivages dans notre société ?
Parce que les ensembles, les groupes, les masses... ça fait peur. Alors on morcèle, on dissocie, on divise... et on règne !

Rosacée a écrit:
L'estime de soi, ça ne vient pas toujours de soi. Ce n'est pas quelque chose d'acquis. L'estime de soi trouve sa source au travers d'autrui et à commencer par nos parents. alors c'est important la reconnaissance, c'est important de valoriser un peu en formulant des compliments afin de donner naissance à l'estime de soi.
C'est tellement vrai Rosacée. L'estime de soi se bâtit grâce aux autres. Reste qu'ensuite, une fois "grand", adulte, l'estime de soi peut ne dépendre que de soi. Même si le retour de l'autre fait toujours plaisir, bien sûr, savoir "voir" son estime de soi et la nourrir sans cesse ne dépend plus que de soi-même. Je crois que c'est pour ça que c'est si difficile. Ne sommes pas, si souvent, notre pire ennemi ?
Et pensons aussi que l'estime de soi n'est pas liée qu'au travail. Bien au contraire. On peut faire grandir son estime de soi par mille autres activités où nous serons plus authentiques, plus libres, plus nous-mêmes, plus utiles...
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 13:55

Tryskel a écrit:
Une bonne collaboration engendre la bonne entente, trés juste, mais travailler en équipe, tenter de faire tourner correctement une équipe, c'est aussi s'exposer à des remarques style "tu joues au chef!"
confusion entre mettre en commun des compétences pour que ça marche le mieux possible et le refus des membres de "l'équipe" d'abandonner un peu leur égo au profit d'un travail d'ensemble.
!

Dans une même équipe il ne devrait pas y avoir de hiérarchie sauf si l'un d'entre eux a été désigné et possède ce grade.
Ca me déçoit un peu que de penser que de temps en temps on doit être exposé à des remarques du style "tu joues au chef" surtout si ça n'est pas le cas - pour la simple et bonne raison, c'est que jouer au chef, c'est commander l'autre (pour moi) - mais ça n'a rien à voir avec la façon dont on a de parler.

Tout ce que je sais, que cela soit dans le monde du travail ou en société, certaines gens ont vite fait de vous démonter votre estime - peu importe sa solidité ou fiabilité.

@ Lucaerne : je suis pas d'accord, une fois qu'on est adulte ça ne dépend que de soi.
Alors ça veut dire quoi, Luca, explique-moi ?
Penses-tu qu'on est tous assez forts, assez sûrs de soi pour ne pas envisager à ce que l'on "entretienne" cette estime de soi ?

Personnellement, je continuerai à parler comme je parle dans la vie de tous les jours. Je suis telle que je suis, et ce n'est pas l'ego, la jalousie des autres qui vont me changer. Seulement, si l'on n'est pas capable de m'accepter telle que je suis, dans la mesure où je n'octroie pas la place d'autrui, dans la mesure où je respecte autrui, dans la mesure ou je ne commande pas autrui - je ne mérite pas d'être "insultée" - "méprisée" - "humiliée".

C'est ce que je disais, faut prendre du recul et se blinder.
Je vais rester seule face à mon estime de moi.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 14:06

Faire le point, c’est aussi un terme maritime. Pour savoir où nous en sommes. A chaque fois, le calcul est le même. Il nous faut croiser des « amers ». Désormais, je suis plus proche de l’Irlande que de la Bretagne pour qui croiserait en mer d’Iroise. Déjà, je me sens plus Irlandais.

Luca a raison quand elle dit la nécessité de mille activités où nous nous estimerions différemment. D’avoir été par exemple le mal aimé de ses parents ne doit plus être à l’âge adulte la seule cartographie nous permettant de lire le monde. Sinon, il y a de grandes chances pour que nous soyons tour à tour, le mal aimé au travail, le mal aimé un peu partout. Or, peut-être qu’au cours de nos pérégrinations, aurons-nous la chance d’accoster des rivages où notre présence sera souhaitée. Enfin, une nouvelle tête, quelqu’un de l’extérieur. Ses îles généreuses peuvent parfois révolutionner notre cartographie : et si ma situation de mal-aimé n’était valable que sur ma terre d’origine ? Que ce positionnement pourtant si vrai n’est d’aucune utilité sur ce nouveau continent. Et qu’il n’appartient qu’à moi seul de modifier mon regard.

A quelle terre désormais, j’appartiens vraiment ? Celle de mon enfance, celle de mon métier, de mon club de bridge, de mon couple actuel ou encore, un peu, beaucoup, du précédent ? Sans doute, ces différents pays ont besoin différemment de moi. Chacun m’attire à sa façon. J’en connais pourtant les havres et les écueils. Dois-je y revenir m’y échouer ? Dois-je plutôt laisser mon sillage aux mouettes et viser l’Orient ?

Là-bas, les arabes calculent différemment les choses. Avec leurs astrolabes, ils visent les étoiles. En serais-je capable ?
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Rosacée



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mar 29 Sep 2009 - 14:23

Vic Taurugaux a écrit:
Faire le point, c’est aussi un terme maritime. Pour savoir où nous en sommes. A chaque fois, le calcul est le même. Il nous faut croiser des « amers ». Désormais, je suis plus proche de l’Irlande que de la Bretagne pour qui croiserait en mer d’Iroise. Déjà, je me sens plus Irlandais.

Luca a raison quand elle dit la nécessité de mille activités où nous nous estimerions différemment. D’avoir été par exemple le mal aimé de ses parents ne doit plus être à l’âge adulte la seule cartographie nous permettant de lire le monde. Sinon, il y a de grandes chances pour que nous soyons tour à tour, le mal aimé au travail, le mal aimé un peu partout. Or, peut-être qu’au cours de nos pérégrinations, aurons-nous la chance d’accoster des rivages où notre présence sera souhaitée. Enfin, une nouvelle tête, quelqu’un de l’extérieur. Ses îles généreuses peuvent parfois révolutionner notre cartographie : et si ma situation de mal-aimé n’était valable que sur ma terre d’origine ? Que ce positionnement pourtant si vrai n’est d’aucune utilité sur ce nouveau continent. Et qu’il n’appartient qu’à moi seul de modifier mon regard.

A quelle terre désormais, j’appartiens vraiment ? Celle de mon enfance, celle de mon métier, de mon club de bridge, de mon couple actuel ou encore, un peu, beaucoup, du précédent ? Sans doute, ces différents pays ont besoin différemment de moi. Chacun m’attire à sa façon. J’en connais pourtant les havres et les écueils. Dois-je y revenir m’y échouer ? Dois-je plutôt laisser mon sillage aux mouettes et viser l’Orient ?

Là-bas, les arabes calculent différemment les choses. Avec leurs astrolabes, ils visent les étoiles. En serais-je capable ?

C'est toujours écrit avec plein de bon sens.

Mais, viser les étoiles ça n'est pas un peu oublier ce qui nous rapproche, là où l'on est, au moment-même où l'on se trouve ?

Changer son propre regard c'est vraiment passer au-dessus de ce qui peut nous toucher au présent - on peut passer au-dessus de l'enfant "mal aimé". Toutefois, cela ne veut pas dire nier l'évidence des actions, des comportements d'autrui.
Faire avec toutes ces directions en/et soi et les autres, ça n'est pas aussi facile à faire qu'à dire.
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cathyhune



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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mer 4 Nov 2009 - 13:02

beaucoup de choses très justes ont déjà été dites dans cette discusion. Aussi je ne rajouterais que cet adage que j'ai lu : l'homme a quatres visages : celui qu'il est, celui qu'il croit avoir, celui qu'il donne au public et celui que le public reçoit.
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Mer 4 Nov 2009 - 14:09

L'estime de soi pour moi aujourd'hui ne passe pas par la rencontre avec les autres et le "modelage" qui en résulte mais à travers ma capacité à être dans un état de conscience par rapport à la Vie.

Une expérience.

juillet 2009
Je suis allé faire du vélo ce matin, un long tour dans les montagnes, un col bien raide, juste histoire d'entretenir le bonhomme...Je savais bien que j'allais "prendre cher" comme disent mes deux gars.

Bon, effectivement, j'ai pris cher ! Mais moins qu'hier quand même...Le coup de pédale qui revient.

Mais là n'est pas le sujet.



Je roulais sous le soleil, douze kilomètres de montée, je soufflais les gouttes qui perlaient régulièrement au bout de mon nez ou qui venaient me brûler les yeux, je ruisselais tellement que la route devait glisser derrière moi...

Et puis là, soudainement j'ai réalisé que je ne pensais à rien ! Bon, bien entendu, il a fallu que je pense pour m'en apercevoir mais j'aurais été incapable de dire depuis combien de temps il n'y avait rien eu dans ma tête qu'un grand vide apaisé...

Quel bonheur !!

Pourquoi est-ce qu'ainsi je parvenais enfin à perdre la tête ?

La solitude tout d'abord. La première explication qui me venait à l'esprit. Dans l'absence de l'autre, je ne disposais d'aucun miroir, aucun retour vers ce moi identifié. L'autre n'est que l'architecte de ce moi. Il m'apporte le rôle qui convient à l'instant. Je n'étais ni le père qui accompagne ses deux garçons, ni le cycliste qui roule dans un groupe, rien. Aucune parole, ma voix ne venait pas me rappeler ce que je suis. Aucune attention envers cet autre que je ne dois pas perturber si je souhaite maintenir le contact, la reconnaissance. Aucun besoin d'établir cette réciprocité nécessaire envers l'autre moi qui cherche inconsciemment à construire ce qu'il pense ou souhaite "être"...Aucun regard vers cet individu que je suis à travers la communication. Personne pour me renvoyer l'image de moi. Lorsque je parle à quelqu'un, je peux voir dans ses regards tournés vers moi que "je" suis là. Mais est-ce le "je" ou le "tu" auquel il s'adresse ? Etant donné qu'il profite de la même façon de mon attention, il est probable que je ne lui donne ce sentiment d'existence qu'à partir du moment où je profite également de ce qu'il m'offre...Dès lors, nous imaginons simultanément deux êtres constitués, identifiés, séparés, face à face, comme deux entités différenciées...Et ce sentiment d'être là grâce à l'autre nous comble de bonheur. Même s'il s'agit d'un jeu de rôle auquel nous nous soumettons afin de préserver l'assemblage. Nous acceptons d'être modelés par les réactions de l'autre parce que nous y prenons forme. Parce que le "tu" se dresse et du haut de son égo se ravit.



L'épuisement ensuite. Comme une déliquescence favorable, une perdition de tous les repères. Je pensais au zazen de Jacques Brosse ou Jean Klein.

Cette identification proposée par l'autre est une superposition de la réalité. L'impression adorée qu'il y a une personne dans le monde, une croyance à laquelle je m'attache parce qu'elle me renforce. Mais là, il n'y a personne pour m'observer et me renvoyer mon image et je perds en plus la sensation éprouvée de mon corps. Et ce corps est "l'autre" entité à laquelle je suis attachée. Je ne le vois pas comme un "transporteur" mais un être à part entière, une réalité détachée de celle du monde. Hallucination.

Et là, dans le tempo de mes jambes qui appuient sur les pédales, sans que je n'ai à y penser et sans qu'aucune sensation précise ne me parvienne, je me dilue, je m'évapore, je quitte cet ectoplasme réduit à une enveloppe vidée de tout, juste animée encore (heureusement !) par les battements cardiaques et toute la machinerie physiologique qui lui obéit, sans que je n'ai besoin d'intervenir, sans que mes pensées n'aient à en prendre la charge, comme si dans la sueur qui ruisselle toutes les images afférentes à ce corps dégoulinaient, ruinées par l'abandon complet à la mécanique lancinante des jambes qui pédalent, qui pédalent... Je ne sais pas où est le sommet, je ne m'y intéresse même pas, je fixe le goudron devant ma roue, les yeux cloués à la route, dans un vide silencieux. L'épuisement est une humiliation bénéfique, salvatrice, je ne suis qu'un vide que personne ne regarde, que personne ne sonde, juge, observe, moule, transforme, je n'ai plus de tête puisque personne ne m'offre à travers ses regards la présence de cette tête, je n'ai plus de corps, il ne reste qu'un mouvement qui ne m'appartient pas, une certaine hypnose qui m'extirpe de cette carapace fracturée, un leitmotiv mécanique comme si la vie elle-même se maintenait, aucune volonté, ce n'est pas "moi" qui pédale, "ça" pédale en moi et il n'y a plus de moi mais un puits ouvert qui absorbe la lumière, l'énergie, le souffle vital, je ne cherche pas à accélérer, je ne cherche même pas à avancer, rien n'est à moi, j'appartiens à ce vide qui me remplit.



J'ai voulu quitter mes pensées à un moment...Elles revenaient à l'assaut...Alors je me suis concentré sur la remontée de la jambe gauche pendant que la droite redescend...Jean Klein parle de concentration pour faire zazen...Pour s'enraciner dans l'absence et découvrir la présence.

Appuie, remonte, appuie, remonte...Appu...Remon...Ap...Re...

Plus rien. Le vide.

Je n'ai rien vu des derniers kilomètres...
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Dim 22 Nov 2009 - 10:59

J’ai assisté ce week-end dans le cadre d’une formation à une conférence de Jean-Paul Kaufmann, sociologue.
J’ai trouvé ce type épatant, très sérieux et très drôle, et je voulais vous le faire découvrir à moins que vous ne le connaissiez déjà ?
Il s’intéresse depuis très longtemps à un sujet devenu d’actualité pour les besoins de la politique actuelle : à savoir, l’identité.
Sa thèse, très résumée, est que nous sommes dans une période de « seconde modernité » où la définition de votre identité vous appartiendrait désormais en très grande partie. C’est une façon de faire tranchant sur des siècles de pensée traditionnelle où c’était la société qui vous définissait. Or, aujourd’hui, chaque individu est sommé de se définir, de choisir son comportement, son costume, son conjoint, son travail, sa religion etc ; toute chose qu’auparavant la société lui fournissait en fonction de sa caste sociale. Ainsi, il y a encore 15-20 ans, les gens mangeaient ce qu’il y avait dans leurs assiettes. Aujourd’hui, chaque aliment dûment analysé par les médias est suspect de tel ou tel inconvénient, possède telle ou telle vertu. Faire ses courses devient une science où vous devez choisir devant mille menus selon des critères de plus en plus complexes.
Se définir est donc un travail quotidien, souvent harassant et que Kaufman analyse dans un bouquin dont le titre dit bien ce qu’il veut dire : l’invention de soi.
Mais, c’est dans la sphère privée, c'est-à-dire le couple, puis, la famille, où cette identité forgée par soi-même est paradoxalement la plus menacée.
Jean-Paul Kaufman possède une méthodologie très rigolote. Il recueille ses données par questionnaires et aussi par des « entretiens compréhensifs », c'est-à-dire des entretiens semi-directifs, ou souvent les silences, les gênes sont des réponses aussi importantes que ce qui peut-être parlé.
Ainsi, pour explorer le « risque identitaire » découlant d’une rencontre amoureuse, il s’emploie à collecter ce qui se passe dans la tête des amants juste après le coït, c'est-à-dire quand on se réveille dans l’appartement de l’autre après une première nuit commune. Car là, il faut bien dire quelque chose. Faire comprendre à son partenaire que cette folle nuit n’était qu’une passade ou alors, un peu plus …Le livre narrant cette recherche s’intitule « petits matins »
Mais comment savoir ? Comment risquer de s’engager plus avant dans cette relation avec cette autre que l’on ne connaît que pour avoir seulement partager des ébats amoureux. Autrefois, c’était plus simple. On faisait l’amour à l’intérieur du couple. Une fois mariés. On était chez soi. Aujourd’hui, il faut d’abord faire l’amour pour savoir si on va ou non se marier ensuite ! Mais, au nom de quoi ? Sur quels critères, en quoi cet autre nous convient ?
Notre identité est faite de nos petites manies. C’est des choses que nous ne réfléchissons pas, des automatismes dans lesquelles nous sommes bien. Mais, si nous devons désormais vivre à deux. Ces petites manies risquent fort d’être chamboulées par celles de l’autre.
Ainsi, Kaufmann nous donne comme exemple Agathe qui fait partie de cette catégorie de gens qui aimaient bien faire sortir le dentifrice du tube de façon méthodique en écrasant d’abord le fond du tube. Or, elle a eu pour premier mari, un type qui lui écrasait le tube à n’importe quel endroit le rendant ainsi complètement informe. Lors de leur divorce, parmi tous les griefs qu’elle avait à son encontre, celui qui la mettait la plus en rage était justement son manque de savoir-vivre avec le tube de dentifrice. Actuellement, elle vit avec un deuxième mari qui a le même défaut. Heureusement, un homme ne se résume pas à la façon dont il se brosse les dents, il possède d’autres qualités, et elle espère beaucoup que celles-ci prévaudront pour la survie de son deuxième couple.
Les « petits agacements » de la vie quotidienne, voila, la frontière entre moi et l’autre, voilà le champ d’études de Monsieur Kaufmann.
Il explore aussi les couples par la gestion du linge ect …
Mais, si j’ai réussi à vous mettre l’eau à la bouche, je vous convie pluôt à l’une de ses conférences que j’ai découverte sur le net. D’accord, c’est un peu long, mais laissez vous prendre par sa logique : vous verrez, c’est passionnant à la fin, vous serez conquis. …
http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2005/la_famille_aujourd_hui/le_couple
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Kaufmann
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Dim 22 Nov 2009 - 11:21

Voudrais-tu dire que l'estime de soi passe d'abord par l'estime et le respect des petites manies de l'autre, de son fonctionnement intime ?
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Romane
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Dim 22 Nov 2009 - 17:24

Je viens de regarder la conférence. Le côté bouleversant du sujet (et son coeur, me semble-t-il) est le cul de sac dans lequel on est parce que nous protégeons farouchement notre identité individuelle en même temps que nous ne pouvons nous passer de créer un couple (ou de vivre l'amour, c'est la même chose) dans lequel nous allons forcément être obligé de modifier notre identité au contact de l'Autre.

Jadis le problème ne se posait pas, puisque le concept du couple était différent, ainsi que le mode de vie (allusion aux choix/non choix).

Dans un cas comme dans l'autre, ce qui me saute aux yeux est que là où nous trouvons des acquis (différents selon tel ou tel mode de vie), nous nous trouvons confrontés à des inconvénients (différents pour les mêmes raisons), au point qu'il me semble que l'on peut dire qu'aucun de ces modes de vie n'offre la possibilité d'un bien être sans remise en question d'une manière... ou d'une autre.

Soit on privilégie comme avant la famille et les traditions, soit comme aujourd'hui l'identité individuelle, chacun nous laissant sur notre faim quelque part.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: L’estime de soi.   Lun 23 Nov 2009 - 0:09

J'ai lu son bouquin sur la gestion du linge dans le couple, c'était passionnant. Je suis tout à fait consciente que les petites détails peuvent pourrir une vie quotidienne. La tolérance aux petites manies ou habitudes de l'autre ne dure que le temps de la passion, c'est à dire selon certains spécialistes environ deux ans. Après, on s'adapte, ou on modifie éventuellement ses comportements, non sans tension et marchandages.
Mais la vie à deux suppose une grande adaptabilité, s'pas.
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