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 Souffrance au travail, enjeu de société

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lucarne



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MessageSujet: Souffrance au travail, enjeu de société   Jeu 22 Oct 2009 - 19:50

Lundi 26 octobre 2009 dès 20h35
Mercredi 28 octobre 2009 dès 23h00


Soirée spéciale "Souffrance au travail" sur France 3
(attention : cliquez sur les boutons "La destruction", "L'aliénation" et "La dépossession" pour faire défiler toutes les vidéos à disposition en dessous.)
Avec notamment des interviews de Marie Pezé, auteur de "Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient touchés".

Autre vidéo intéressante : interview de Maul Moreira, auteur de "Travailler à en mourir" :
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Romane
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Jeu 22 Oct 2009 - 23:27

Ah tiens, on commencerait donc à s'apercevoir que le lieu de travail pourrait bien être facteur de destruction humaine ? Il serait temps, vu l'ambiance en certains domaines...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vilain
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Ven 23 Oct 2009 - 1:08

Bof.....Le travail (du latin tripalium, un instrument de torture), c'est pas nouveau.... AngeR
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Ven 23 Oct 2009 - 10:14

Autrefois, dans un rapport social plus simple : ouvrier-patron, l’agressivité de l’ouvrier exploité se retournait contre le patron. Bien sûr faire grève, manifester contre les CRS risquait de se retourner contre vous, mais l’ennemi était clairement défini.

Aujourd’hui, le travailleur exploité retourne son agressivité contre lui-même. C’est, nous disent les experts, un employé zélé qui confond son bonheur avec celui de l’entreprise. La question est alors de savoir comment cette confusion est habilement orchestrée.
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lucarne



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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Lun 26 Oct 2009 - 17:40

Interview du réalisateur des documentaires : http://television.telerama.fr/television/detruire-le-travail-c-est-detruire-le-vivre-ensemble,48695.php
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Mar 27 Oct 2009 - 10:39

J’ai vu hier soir l’émission comportant le reportage sur Carglass. C’est étonnant comment cette entreprise ment de manière très soft à ces cadres. Le patron qui veut le bonheur pour son personnel et ses clients « omet » de leur dire qu’ils travaillent tous pour le bonheur des financiers …

Dans le même ordre d’idées, il faut voir le film de Mathias Gokalp Rien de personnel : http://www.gralon.net/cinema/film-rien-de-personnel-5468.htm Car, cette comédie démonte justement le théâtre et le jeu de dupes qui règnent dans de ces nombreuses entreprises qui broient leur personnel pour en tirer toujours plus de pognon…
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lucarne



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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Mar 27 Oct 2009 - 23:06

J'ai regardé aussi mais j'ai vraiment beaucoup regretté qu'ils ne programment pas les interviews des experts, qu'on peut voir sur le site internet de France 3 et qui sont vraiment passionnants. Parce qu'ils lisent fabuleusement entre les "lignes".

C'est vrai qu'ils distordent totalement la réalité. L'autre bouffon qui prône le bonheur et l'épanouissement de ses employés en affirmant que s'ils font 55 h par semaine c'est qu'ils sont incompétents et qu'il ne les y oblige pas ! Et le mec qui quitte l'entreprise en pensant que c'est lui le fautif, le râté, juste parce qu'il devrait avoir 4 employés, qu'on ne lui en accorde que 2 mais qu'il devrait quand même arriver à faire le boulot. S'il était compétent, bien sûr ! grrrrrrrrrrr
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alejandro
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Ven 30 Oct 2009 - 4:08

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

La mise en cause de la mobilité professionnelle dans les drames survenus chez France Télécom vient bousculer deux décennies d’idées reçues dans les entreprises.

Et de poursuivre :

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

Pendant des années de restructurations en série, les politiques de management ont loué la flexibilité et la capacité d’adaptation et dénoncé la « résistance au changement » des salariés. La mutation organisationnelle permanente était vecteur de modernité et faisait l’objet de séminaires et de programmes de coaching. Un dirigeant digne de ce nom se devait, à peine arrivé, d’imposer des changements de fonctions et de service à ses salariés, à qui l’on expliquait qu’ils auraient à changer de métier plusieurs fois dans leur carrière.


Suit quelques citations notamment de l’INSEE pour prouver ce qu’on accepte sans difficulté, puisque c’est la source du problème évoqué : on bouge, et même, on déménage beaucoup en France, pour des raisons professionnelles, et de plus en plus. Ensuite, est souligné que la moitié des cas de suicide à France Télécom étaient liés à des déplacements de ce genre.


Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

Comment la mobilité professionnelle, tant vantée, est-elle devenue destructrice ? Le cas de France Télécom est pour cela édifiant. L’entreprise était, jusqu’à ces drames, adepte du management par la mobilité.

Et cela, nous explique le journal de référence chiffres à l’appui, est allé en s’aggravant avec les années. On comprend que jusqu’en 2006 où France Télécom coulait sous les dettes – en raison, mais cela Le Monde ne le dit pas, de la frénésie casinotière en bourse qui s’était emparé des dirigeants qui avaient piloté sa privatisation –, il fallait faire face aux difficultés, et qu’une fois la situation redressée, les employés pensaient qu’ils pourraient souffler. Mais non, la mobilité est repartie de plus belle.

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

Un ancien cadre de France Télécom, […], témoigne ainsi sou couvert de l’anonymat : « Le 31 décembre 2008, à 18 heures, c’est par courriel que j’ai reçu mon ordre de mission. Il m’enjoignait d’être en poste le 5 janvier au matin, à Lille, à 500 km de chez moi, et sur un poste déclassé. »

Et le journal du soir de continuer :

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

C’était le règne de la mobilité pour la mobilité. Plus personne ne comprenait le sens de ces incessantes restructurations, qui donnaient lieu à des nombreux flottements organisationnels, sans être assorti des mesures aptes à compenser le choc provoqué par toute mobilité, voulue ou non. « Il y a un mythe qui voudrait que les travailleurs aillent aussi vite que le capital. Mais c’est ne pas tenir compte de l’enracinement géographique et social des individus. Les êtres humains n’existent pas sans leur cadre, leur environnement, indique Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine du travail à l’Université Lyon-I. Ces liens son la chair même des salariés. »

Après quelques considérations sur l’identité professionnelle des salariés que les incessantes restructurations détruisent, on en revient à France Télécom :

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

La direction de France Télécom a pris conscience qu’elle était allée trop loin et a suspendu les mobilités forcées ainsi que, depuis le 20 octobre, toutes les restructurations jusqu’à la fin de l’année.

Reste que …

Le Monde Economie du 27 octobre 2009 a écrit:

Au-delà de cette récente prise de conscience, il faut sans doute se demander pourquoi ces drames du mal-être au travail interviennent aujourd’hui. Alors que les cadres se sont beaucoup investis pour s’adapter aux mutations des organisations, la financiarisation des entreprises les a souvent exclus des décisions stratégiques, faisant d’eux des simples exécutants.

On fera semblant ici de croire que la mobilité est la seule raison du mal-être des salariés dans les grandes entreprises, et en particulier les grandes entreprises privatisées.

Ensuite, je crois qu’un des aspects les plus méprisants de l’article ne ressort pas assez de mon résumé. C’est que les salariés en question sont évoqués comme des pauvres êtres, fragiles, que la réalité viendrait secouer un peu trop rudement. Et non pas comme des gens qui ont été agressés, des gens dont on a abusé. C’est étonnant parce que l’article donne tous les éléments mais l’auteur semble refuser en tirer les conséquences.

Ce qui est extraordinaire c’est qu’apparemment, il se trouve des gens dans le monde de l’entreprise qui ont pensé qu’en traitant les gens comme de la merde, ils allaient être bien ; et s’étonnent maintenant que ces gens qui ont été traités comme de la merde se sentent comme de la merde. Les mêmes ont l’air d’avoir pensé que la meilleure façon de pressuriser davantage de productivité d’un salarié consiste à le faire haïr son métier.

On suppose généralement que ce genre de pratique est destinée à améliorer l'efficence des entreprises, car cela conduit, pour les actionnaires, à gagner plus d’argent. C’est, je crois, une erreur. L’article nous le dit : combien de séminaires, de conférences, pour organiser cette mobilité ? combien d’argent, de temps et d’énergie employée à réorganiser au lieu de l’employer à effectuer le métier de la boite ? Pour en arriver à quoi ? A ce que plus personne ne sache plus pourquoi ce qui est fait est fait ; ce qui veut dire : on en voit les inconvénients, mais aucun avantage. Machine emballée, alors, comme semble le soutenir Le Monde Économie ? Énergie constructive qu’il convient de mieux canaliser ? Déraillement irrationnel en raison d’un excès de zèle ?

Si on prend en considération que l’économie – avant la crise – croît de 5%, et que la finance croît, elle, sur le dos de cette économie, de 15%, les choses deviennent, je crois, beaucoup plus claires.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Ven 30 Oct 2009 - 11:03

Réflexions suite au post d’Alejandro.

Pourquoi travailler? Sarkozy nous répond : travailler plus pour gagner plus. Or, la très grande majorité des gens travaillent non pas pour de l’argent mais parce que leur travail leur donne une fonction sociale et partant, un sens à leur vie. Regardez en cela les revendications féministes des décennies passées. Les femmes ne veulent plus être confinées dans le rôle de femmes au foyer, elles veulent être dans la société en y travaillant. Combien de mères de familles deviennent enseignantes ! C’est le même boulot : s’occuper des enfants, mais ce n’est pas le même statut. Et les enseignantes ne travaillent pas pour faire fortune !

Actuellement à l’hôpital, le ministère dit : bien sûr dans les prochaines années vous serez moins d’infirmières : mais vous gagnerez plus, on va revalorisez votre profession en faisant de vous des fonctionnaires de catégories A. Moins d’infirmières mais des super-infirmières ! Le problème, c’est que les malades n’ont pas besoin d’infirmières qui deviennent des docteurs, ils ont besoin d’infirmières qui soient là quand ça va mal et qu’ils appuient sur la sonnette de leur chevet. A quoi ça va lui servir tout ce fric à l’infirmière quand elle saura que son malade s’est tordu de douleurs toute la nuit sur son lit mais qu’elle n’a pas pu intervenir parce qu’elle s’occupe maintenant de trois postes au lieu d’un ?

Peut-être alors que pour notre président le fric a des vertus anesthésiantes sur la culpabilité des gens qui travaillent. L’enseignant est solidaire de son élève, l’infirmière de son malade mais le capital dit : mais vous pourriez-vous enrichir davantage si vous vous intéressiez un peu plus aux sous et moins aux autres!

Le pire évidemment avec ce discours, c’est quand il s’adresse aux travailleurs de l’industrie ou de services où la relation humaine est plus distantes ? On peut très bien comprendre qu’un chef d’atelier dans une usine fabriquant des voitures aime son métier comme un artisan aime l’objet qu’il crée de ses mains. Mais au bout d’un moment, on comprend aisément que ce travail doit rapporter un peu de pognon pour garder sa valeur. Sinon, on n’est plus travailleur, on devient artiste ! On travaille pour le sublime …

Mais le capital se fout également de l’industrie ! Lui, c’est les sous pour les sous. Et quand ces sous n’ont plus de valeur, c’est pas grave, il les revend à plus pauvres que lui pour en soutirer un petit bénéfice. Ensuite, il fait la manche auprès des Etats qui le renfloue à crédit.

Car les Etats en eux gardent une valeur sûre : des enseignantes et des infirmières qui ont autre chose à faire de bien plus précieux que d’aller jouer aux casinos.

A mon avis, ces citoyennes sont restées des mères de famille. Elles savent que la paie du vendredi soir ne sert pas uniquement à aller faire le gugusse ou le bling le bling au bistrot !
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lucarne



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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Ven 30 Oct 2009 - 16:31

En y réfléchissant (je ne travaille pas pour le moment, alors je peux... un peu...), je me dis que le monde du travail est finalement le reflet du monde tout court. Sauf que dans l'entreprise, l'état de droit reste à la porte, à l'extérieur bien sûr. Alors là, la loi du plus fort peu s'appliquer en toute impunité. Dans beaucoup de sociétés, elle est même encouragée.

Le paradoxe, c'est que le moins fort n'est pas le plus faible. C'est peut-être juste celui qui décide de rester humain (avec l'idée qu'il s'en fait) quoi qu'il arrive et qui refuse d'écrabouiller ses petits camarades.

Je suis en train de lire le livre de Marie Pezé, Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés. Elle relate un témoignage édifiant et tellement banal. Une employée est dans son poste depuis longtemps et connaît parfaitement son boulot. Elle a donc acquis un savoir-faire, et même de petites tactites personnelles pour gagner du temps et améliorer son efficacité à moindre coût pour sa santé. A priori, tout le monde est donc gagnant. Pourtant, suite à une restructuration, elle se retrouve seule là où avant elles étaient trois. Elle fait part du manque de moyen humain pour faire correctement le travail. Que faire ? N'importe quel abruti dirait "Embauchons. Au moins une personne, au mieux deux. Sur le même type d'emploi bien sûr".

Alors oui, ils embauchent. Mais... un superviseur, qui gagne le double de l'employée et qui, au lieu de faire le même travail, contrôle le travail de l'employée déjà mise en difficulté par la restructuration. Là où elle se plaint du manque de temps, on lui demande de remplir en plus de son travail habituel, des documents de suivi, des fiches qualité... Qui n'a pas connu ça dans son travail ?

Dans l'entreprise dans laquelle je bosse (grosse boîte), on en est encore au "bougisme" effréné. il faut que les choses changent tout le temps. On paie des gens pour cela, uniquement pour cela : élaborer un changement, et encore un changement, et un autre et un autre... Des organisations qui fonctionnent parfaitement bien, qui font tous les jours leurs preuves, sont démantelées et plus rien ne fonctionnent. Les salariés disent : "ça marchait mieux avant", ce qui est une évidence irréfutable. Et on leur répond : "Vous n'êtes que des nostalgiques, figés, réactionnaires, vous êtes incapables de vous adapter au changement".

Va comprendre... Ah si quand même, ceux qui sont payés pour élaborer les changements perpétuels prennent chaque fois des promotions.
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Dim 26 Déc 2010 - 0:25

On n'arrête pas le progrès... Sur ce, je m'en vais grignoter mon emmental...


"Flair, Flèche, Baluchon et Polochon sont quatre petites souris jamais rassasiées de fromage, qui errent dans un labyrinthe, à la recherche de leur pitance quotidienne. Un jour, le fromage, «unique moyen de subsistance et condition sine qua non de leur bien-être», disparaît sans raison.

Illico, les bon élèves, Flair et Flèche, «sérieux et disciplinés», «guère surpris car ils s'étaient préparés à l'inévitable», foncent «par monts et par vaux, bille en tête» à la recherche de nouveaux gisements.

Un troisième, Baluchon, d'abord «pétrifié» et débordé par ses émotions, décide finalement d'accepter la nouvelle situation: il part en quête du «nouveau fromage», et son allant sera couronné de succès.

Et puis il y a Polochon, le grincheux à la voix nasillarde. «Abattu» par la nouvelle, il «vocifère» sans cesse contre la disparition du fromage, et refuse de «bouger». De son «air supérieur», il estime que «c'est dangereux dehors», «se sen(t) bien ici et n'a pas envie de changer ses habitudes», se dit trop vieux pour changer. Finalement, il restera à sa place, pleurant sur le fromage disparu. A la fin de l'histoire, on ne sait pas ce qu'il devient. Sans doute est-il mort de faim...

Le synopsis d'une BD pour enfants? Pas du tout. C'est cette fable fromagère que La Poste a choisie pour expliquer à des cadres intermédiaires comment gérer les situations de «changement» (...)

La séquence débute. «A travers l'histoire de quatre personnages confrontés à un événement important, vous allez découvrir comment chaque individu aborde et gère le changement. (...) Allez-vous vous reconnaître?»

C'est écrit noir sur blanc, dès la première vignette: le scénario de ce conte managérial est inspiré d'un best-seller du coaching personnel, Who moved my cheese?, paru en 1998 aux Etats-Unis, vendu depuis à «plus de 23 millions d'exemplaires» dans le monde et «traduit en 42 langues», selon le site web de l'auteur, Spencer Johnson, un gourou du management qui facture désormais ses conseils aux entreprises..."


http://www.mediapart.fr/journal/france/171210/la-poste-stress-purges-et-petits-conseils-manageriaux

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Shan



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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Dim 26 Déc 2010 - 0:33

Voui, et que se passe t-il si Flèche, Flair et Baluchon restent avec Polochon ?
Le joli plan managérial est bon pour la corbeille, à mon avis. Ange
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Romane
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Dim 26 Déc 2010 - 0:54

Ces méthodes me font hurler. A la fois de rire (jaune) et de colère (noire). C'est vraiment prendre les gens pour des crétins en les guidant vers la crétinité +++
pfffff !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Souffrance au travail, enjeu de société   Dim 26 Déc 2010 - 11:39

Moi itou.

Et Shan, il ne faut pas perdre de vue que lorsqu'une entreprise en arrive à ÇA, il y a fort à parier que ses salariés et équipes soient déjà dans un bien sale état. Alors le joli plan managérial passera de toute façon, parce que pour les employés, pas très motivant de se battre pour la peste ou pour le choléra.
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