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 La névrose

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alejandro
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MessageSujet: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 1:44

Ce fil pour débattre sur la névrose, et ainsi libérer de cette digression le fil sur l'éducation



Rosacée a écrit:

Ensuite, même vous Vic, vous êtes névrosé, il n'existe pas un seul humain qui ne l'est pas. Ce n'est pas parce qu'on est névrosé ...

Certes, ce n'est qu'un point de détail dans l'intervention de Rosacée, mais dire que tout le monde est psychiquement malade, c'est un peu gros.

Wikipédia a écrit:

Le terme névrose désigne des trouble de la personnalité sans lésion organique démontrable. De plus, le sujet reste conscient de sa maladie et vit dans la réalité.

Le mot fut inventé par le médecin écossais William Cullen en 1769

[....]

Il est repris par Sigmund Freud à partir de 1893 pour désigner un trouble psychique (phobie, obsession…) généré, selon les théories métapsychologiques, par un conflit psychique refoulé.
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Rosacée



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MessageSujet: Re: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 2:36

alejandro a écrit:


Wikipédia a écrit:

Le terme névrose désigne des trouble de la personnalité sans lésion organique démontrable. De plus, le sujet reste conscient de sa maladie et vit dans la réalité.

Le mot fut inventé par le médecin écossais William Cullen en 1769

[....]

Il est repris par Sigmund Freud à partir de 1893 pour désigner un trouble psychique (phobie, obsession…) généré, selon les théories métapsychologiques, par un conflit psychique refoulé.

Citation :
1. La Névrose
Dans ce système la définition de la névrose provient de Pavlov: C'est la pression provoquée quand un seul stimulus évoque deux ou plus de réponses.

La névrose sera être mieux comprise si nous examinons son origine. Deux principales névroses ont été définies: la Névrose Humaine Fondamentale et la Névrose Féminine Fondamentale.

La névrose humaine fondamentale provient de la connaissance de la mort imminente. Chaque organisme lutte pour survivre: même une humble mouche évite la mort parce que chaque créature qui ne prend part à "la lutte éternelle pour la vie" ne légué pas ses gênes. Elle perdrait son combat avec les autres et ses traits disparaîtraient pour toujours du patrimoine génétique. Ainsi chaque espace qui ne prend pas part à êa a disparu depuis longtemps. Les humains, de même, ne se envisagent pas en général de mort avec un espoir. Ce conflit, que nous n'avons pas envie de mourir, et puisque nous sommes conscient de sa faêon d'être inévitable, est la Névrose Humaine Fondamentale. Ca explique l'origine de la religion qui donne des solutions.

Mon intervention n'était pas péjorative...
Nous sommes tous névrosés que tu le veuilles ou non, ça ne veut pas dire qu'on est fou ou autre...

Quant à Freud, c'était un mysogine qui se droguait à la cocaïne pour des problèmes de céphalées mais pas seulement pour ça...

On le sait depuis FREUD, jouissance et souffrance sont étroitement enlacées. Mais bizarrement, dans ce colloque, si toutes les actions proposées l'étaient sous l'égide de les empêcher de souffrir, la question de la jouissance, ou même plus simplement du plaisir a été pudiquement évité.

Pourtant, avant tout, il y a dans la prise de drogues la recherche (et l'obtention) du plaisir. Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie de la drogue, mais simplement de rappeler cette évidence, si l'être humain se drogue, que se soit d'ailleurs par l'héroïne, le haschisch ou aussi bien par l'alcool ou le tabac, ou tout autre substance psychoactive, c'est qu'il y trouve du plaisir.

Freud était peut-être un savant, mais c'était aussi un névrosé.


Dernière édition par Rosacée le Mar 24 Nov 2009 - 2:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 2:42

Définition http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/nevrose-3242.html

Citation :
Affection psychiatrique se caractérisant par des troubles du comportement dont le malade est conscient, mais qu'il ne peut dominer. Elle se traduit par des troubles de l'affectivité et de l'émotivité, mais le malade garde ses fonctions mentales intactes. En effet, contrairement à la psychose, la névrose n'altère pas gravement la personnalité. D'une manière générale, la névrose est due à un conflit psychique non résolu (impossibilité de choisir entre 2 pulsions contradictoires, d'intégrer un interdit, de surpasser un traumatisme, ...). En fait, c'est une étape de la maturité psychique qui n'a pas été franchie.
On parle de névrose de transfert, ou psychonévrose, quand l'origine du trouble est liée à un conflit ancien.
On appelle névrose actuelle celle provoquée par un traumatisme récent ou à une souffrance narcissique. Ceci entraîne des troubles psychiatriques, plus ou moins graves suivant le type de névrose :

* Angoisse
* Agressivité
* Manque d'assurance en société (qui se traduit souvent par de l'agressivité, en compensation)
* Interprétation passionnelle des évènements (le sujet ne sait pas " garder la tête froide ")
* Frigidité ou impuissance

Il existe différents types de névrose.

La névrose d'angoisse
Elle fait partie des névroses actuelles. La crise est brutale. Elle se traduit par :

* Une grande fatigue
* Des maux de tête violents
* Une impression de malaise général
* Des sueurs
* Une pâleur
* Des palpitations
* Une accélération du rythme cardiaque
* Une accélération de la respiration
* L'apparition de douleurs diffuses (mal au ventre, angine de poitrine, spasme de l'estomac, tremblement)
* Une ouverture du diamètre des pupilles (mydriase)
* La peur des espaces clos (claustrophobie)
* La peur des lieux publics (agoraphobie)

Le traitement consiste, dans un premier temps, à prendre des anxiolytiques (médicaments contre l'anxiété) pour calmer la crise puis à suivre une psychothérapie, afin d'essayer de résoudre le conflit à l'origine de la névrose.

Névrose obsessionnelle
Ce type de névrose se traduit par des obsessions, une grande tension émotionnelle et une grande fatigue.
Elle pousse le malade à accomplir des actes absurdes ou dangereux. Pour lutter contre ses obsessions, il met en place des rites (incantations, vérifications, ...). La névrose obsessionnelle touche le plus souvent, après la trentaine, des hommes perfectionnistes et complexés. La conscience qu'ils ont de leur trouble les conduit parfois à la dépression. La névrose obssessionnelle se traduit par :

* Un refoulement sexuel et un attachement excessif à l'un des deux parents
* Un sentiment diffus de culpabilité
* Des capacités intellectuelles généralement supérieures à la moyenne Le traitement associe :
* Des antidépresseurs (médicaments contre la dépression) de nature tricycliques sérotoninergiques
* Des anxiolytiques (médicaments contre l'anxiété)
* La relaxation
* Une psychothérapie ayant pour but de désensibiliser le sujet vis-à-vis de l'objet source d'anxiété
* La mise en contact direct avec ce qui provoque l'obsession (immersion directe) de façon à supprimer les rituels

Névrose hystérique
Elle se caractérise essentiellement parce que l'on appelle l'hyperexpressivité somatique, se traduisant par :

* Du théâtralisme (comoprtement excessif, qui vise à attirer l'attention)
* L'impossibilité pour le malade de se déplacer ou de se tenir debout sans cause pathologique
* Des paralysies
* Des baisses de la sensibilité (du toucher, du goût, etc...)
* Des troubles visuels
* Des hallucinations visuelles Le traitement associe :
* Pour certains médecins, à isoler le patient de sa famille ou du public de fafaçonveur à dédramatiser la situation.
* Des anxiolytiques (médicaments contre l'anxiété). Le placebo (" faux " médicament, sans activité pharmacologique) donne de bons résultats.
* Des séances de psychothérapie ou de psychanalyse, en sachant que certains patients n'hésitent pas à faire des tentatives de suicide ou à avoir recours la toxicomanie pour mettre le thérapeute à l'épreuve.
* L'adoption par le thérapeute d'une attitude d'autorité à la fois ferme et bienveillante.

Névrose phobique
Ce type de névrose entraîne la peur irraisonnée de choses ou de situations redoutées: foule, lieux clos (claustrophobie), grands espaces (agoraphobie), animaux, etc...
Elle se rapproche de la névrose d'hystérie (Freud l'avait d'ailleurs nommée initialement hystérie d'angoisse). Ce type de névrose semble être expliqué par un mécanisme d'origine sexuelle, dans lequel il existe une perturbation du type : " peur de séduire ou d'être séduit ". Les principaux symptômes sont :

* La peur du regard d'autrui
* La claustrophobie (peur des espaces clos)
* L'agoraphobie (peur des espaces ouverts)
* La zoophobie (peur des animaux)
* L'acrophobie (peur des lieux élevés)
* La phobie des moyens de transport (avions, bateau, train) Le traitement est basé sur :
* les anxiolytiques (médicaments contre l'anxiété)
* Les antidépresseurs
* Les bêtabloquants (de façon ponctuelle)
* La psychanalyse
* La thérapie comportementale
* La relaxation
* La désensibilisation (confronter le malade à l'objet de son obsession pour lui apprendre à vaincre sa peur).

Névrose traumatique, état de stress post-traumatique
Elle surgit classiquement en situation de guerre ou de catastrophe, quand le sujet a ressenti une menace (viol, attentat, mort d'un enfant ou d'un conjoint, accident de la circulation).
Son évolution se fait en deux phases, avec une réaction immédiate au stress, pouvant associer :

* Confusion mentale
* Désorientation
* Hébétude
* Etat second susceptible d'évoluer vers la stupeur
* Agitation
* Colère clastique (refus de l'épisode traumatisant)
* Fuite
* Anxiété
* Oubli partiel ou total de l'incident

L'évolution de ces signes se fait vers une amélioration des symptômes en 2 ou 3 jours, après un temps de latence de quelques jours à quelques semaines, et généralement quand le sujet retrouve des conditions de sécurité.
Un état de stress post-traumatique peut alors apparaître avec :

* Des sursauts déclenchés par le bruit et la surprise
* Des difficultés de concentration
* Des cauchemars
* Des souvenirs qui angoissent et qui obsèdent le patient
* Des impulsions d'agressivité qui reproduisent le traumatisme sous une forme symbolique
* Des crises d'angoisse survenant le plus souvent à la date anniversaire de l'évènement ou lors d'événements qui rappellent le traumatisme
* Une fatigue importante
* Des troubles du sommeil Le traitement consiste à soigner rapidement ce type de névrose en effectuant :
* Une psychothérapie brève qui va permettre au patient d'exprimer son traumatisme (abréaction)
* Une prise de médicaments de type antidépresseur (IMAO, sérotoninergique)
* La recherche de solution aux éventuels problèmes (financiers ou autres)

L'asthénie névrotique
Cette forme de névrose est celle rencontrée le plus souvent en pratique médicale courante. Elle est de ce fait à l'origine d'arrêts de travail prolongés, et d'un nombre élevé de consultation. Le patient se plaint d'une fatigue accablante. Les symptômes :

* Disproportion entre l'intensité de la fatigue et les causes avancées par le patient
* La fatigue semble plus importante le matin que le soir
* La fatigue ne cède pas au repos
* L'inactivité semble au contraire l'augmenter
* Le patient a toujours l'impression d'être malade

La névrose de conversion

C'est la substitution d'un trouble physique à un problème psychique trop douloureux et donc refoulé.
Certains auteurs la classent dans les névroses hystériques. Son traitement est d'ailleurs celui de la névrose hystérique.

Ils oublient la névrose de la névrose.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 10:18

Dans le fil sur l'éducation, l'emploi de ma part du mot névrosé servait à parler de gens comme vous et moi. C'est à dire de gens qui ne vivent pas sous l'angoisse constante du passage à l'acte agressif.
J'entends ici par névrosé des personnes du tout venant capable de s'autocritiquer, de ressentir de la culpabilité, mais qui restent maître du plus gros de leurs comportements.
Il n'y avait de ma part aucune volonté pathologisante, encore moins dépréciative.
C'est d'ailleurs comme ça que Rosacée l'avait compris.
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MessageSujet: Re: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 12:22

Je l'avais compris de la même façon. Car chaque individu humain "normal" est effectivement soumis à névroses. Nous sommes tous des névrosés, c'est d'ailleurs probablement ce qui fait de nous des êtres humains.
Rien de "maladif" là-dedans, si ce n'est la maladie d'être humain. Me semble-t-il.
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MessageSujet: Re: La névrose   Mar 24 Nov 2009 - 16:02

Bien sûr, moi aussi je l'avais compris ainsi. Je me demande d'ailleurs s'il existe une seule personne au monde ne présentant aucun symptôme d'un mal être quelque part enfoui en lui.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 2:26

Rosacée a écrit:

Mon intervention n'était pas péjorative...

Je ne l’ai pas prétendu non plus. J’ai bien dit que c’était juste un point de détail. A mon avis, ça ne méritait pas que l’on fasse un fil pour elle, mais bon …

Rosacée a écrit:

Nous sommes tous névrosés que tu le veuilles ou non, ça ne veut pas dire qu'on est fou ou autre...

Je ne sais pas ce qu’est « autre » pour toi. Mais, hormis ta citation, de quelque coté que je me tourne, « névrose » signifie « trouble », « maladie », « pathologie ». Néanmoins, cela ne veut pas dire « fou » - et donc, je ne l’ai pas dit – étant donné que toute la documentation insiste sur le fait que le malade est conscient de son mal, l’inverse donc du fou qui est le dernier à comprendre qu’il l’est. Donc, ma précision consistait à dire que sauf à considérer que l’humanité entière est malade - auquel cas, ce ne serait plus une maladie mais une caractéristique de l'humanité -, que tu le veuilles ou pas, tout le monde n’est pas névrosé. C’est curieux, quand même, pourquoi tiens-tu absolument à être névrosée ? T'es trop heureuse, dans la vie ?

Pour ce qui est de ta citation anonyme, ça ne ressemble pas à une description clinique, ça ressemble davantage à une métaphore d’ordre philosophique.

Rosacée a écrit:


Quant à Freud, c'était un mysogine qui se droguait à la cocaïne pour des problèmes de céphalées mais pas seulement pour ça...

Cocaïnomane, peut-être bien, j’en sais rien, à vrai dire.
Misogyne, moins que ses contemporains.
Et quand bien même il l’aurait été plus que ses contemporains, et alors ? Schopenhauer a dû être un des penseurs les plus misogynes de l’histoire de l’humanité. Personne ne lui refuse pourtant son statut de grand penseur.

Rosacée a écrit:


Citation :

La névrose sera être mieux comprise si nous examinons son origine. Deux principales névroses ont été définies: la Névrose Humaine Fondamentale et la Névrose Féminine Fondamentale.

Celui-là en revanche, n’est pas misogyne …

Vic Taurugaux a écrit:
Dans le fil sur l'éducation, l'emploi de ma part du mot névrosé servait à parler de gens comme vous et moi.

[…]

J'entends ici par névrosé des personnes du tout venant capable de s'autocritiquer, de ressentir de la culpabilité, mais qui restent maître du plus gros de leurs comportements.
Il n'y avait de ma part aucune volonté pathologisante, encore moins dépréciative.
C'est d'ailleurs comme ça que Rosacée l'avait compris.

lucaerne a écrit:
Je l'avais compris de la même façon. Car chaque individu humain "normal" est effectivement soumis à névroses. Nous sommes tous des névrosés, c'est d'ailleurs probablement ce qui fait de nous des êtres humains.
Rien de "maladif" là-dedans, si ce n'est la maladie d'être humain. Me semble-t-il.

Romane a écrit:
Bien sûr, moi aussi je l'avais compris ainsi.


Ben écoutez, inventer des nouveaux sens aux mots, se les approprier, leur attribuer une signification personnelle, c’est sans doute la preuve d’une créativité certaine. Après tout, la langue n’est pas figée, elle évolue, et tout et tout …

Vous m’excuserez quand même la faute de goût qui me caractérise lorsque je me réfère à la signification habituellement admise d’un mot, et quand j'essaye d'en faire un usage précis.

EDIT :Correction d’une sorte de double négation fort peu élégante.


Dernière édition par alejandro le Mer 25 Nov 2009 - 4:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 2:53

alejandro a écrit:
Ben écoutez, inventer des nouveaux sens aux mots, se les approprier, leur attribuer une signification personnelle, c’est sans doute la preuve d’une créativité certaine. Après tout, la langue n’est pas figée, elle évolue, et tout et tout …

Vous m’excuserez quand même la faute de mauvais goût qui me caractérise lorsque je me réfère à la signification habituellement admise d’un mot, et quand j'essaye d'en faire un usage précis.

D'accord avec toi, mais aussi d'accord avec lui :

"Je n'aime pas les dictionnaires. Je pense qu'ils disent surtout des mensonges. Les mots ne sont pas vraiment comme cela. Ne pensez pas comme on vous a appris à le faire, surtout par le langage, en insistant sur les éléments qui sont reliés, mais pensez toujours en relations entre les éléments.

Le langage affirme : "Vous avez cinq doigts". La réponse correcte à la question "Combien de doigts avez-vous ?" n'est pas "cinq". La réponse correcte, c'est que j'ai quatre relations entre les doigts. Si vous considérez votre main, ou n'importe quel autre objet organique, avec un regard relationnel chosal, vous découvrirez subitement que cet objet est au moins quatre fois plus beau que vous le pensiez.

Grégory Bateson - Une unité sacrée

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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 3:17

La définition d’un mot est pour un linguiste ce qu’est le sens de la vie pour un philosophe : une question éternelle.

Il y a plein de façons de définir un mot : on peut essayer de souligner ce qui distingue l’objet qu’il désigne de tout autre objet, on peut au contraire le définir par l’endroit qu’il occupe dans un classement, on peut encore le définir à partir de son utilité, ou bien en décrivant la méthode qui permet de le mettre en évidence. D’Aristote à Derrida, des gens qui auraient pensé que ne pas aimer le dictionnaire doit être le signe de quelque chose de pas très flatteur, on n’a pas fini de parler de définitions, de sens, de significations et plus. Car il y a la signification d’un mot, les linguistes insistent là-dessus, il y a aussi sa connotation. « Salive » et « Bave » sont strictement synonymes, mais on s’en sert de façon très différente.

Le dictionnaire est une façon précise de définir un mot. « Précise » dans le sens qu’il y a un « style de définition typée dictionnaire, distincte d’autres types de définition. » Il ne donne pas la vérité du mot ou de ce que ce mot désigne, mais permet de savoir de quoi on parle. Ce qui est déjà beaucoup. Pour cette raison, je trouve que démarrer un débat ou une discussion en signalant la définition donnée par un dictionnaire, est de bon augure pour la qualité du débat.
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 3:27

Et puis il y a les mots dont la définition serait si longue et si touffue pour ne pas dire impossible...

Mais pour une fois qu'on est d'accord, hein, on ne va pas chipoter.

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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 10:59

Une particularité des mots psys, c’est qu’au bout d’un certain temps, ils sortent de leur jargon pour entrer dans le vocabulaire de tout un chacun. Prenez le mot « débile ». C’est d’abord, un terme extrait du vocabulaire médical pour désigner quelqu’un de faible, de chétif, mais qui va servir aux premiers psys, Binet et consorts, pour nommer les sujets moins intelligents que la moyenne. Au-dessus des idiots qui ne dépassent pas le 40 sur leurs échelles, les débiles profonds, moyens et légers s’étagent de 60 à 80. Le terme débile a donc un sens précis dans leur théorie de l’intelligence. Ils vont par la suite l’appliquer à leurs « malades ». Et le succès de leur théorie venant, on va trouver de plus en plus de débiles dans la population. Du coup, ça fait une nouvelle identité.

-Bonjour, qu’est-ce que tu as ? Tu ne comprends pas ce que je te dis ?

-Non, mais, ce n’est pas grave, c’est parce que je suis débile, c’est le docteur qui me l’a dit.

Peu à peu, les gens vont commencer à s’auto-diagnostiquer sans recours au docteur. « Il est complètement débile celui-là, ou, je suis complètement débile d’avoir fait ça ».

Souvent, le terme anciennement psy est alors employé comme une injure pour marquer la différence de celui qu’on ne comprend pas et la haine qu’on lui porte. Cela devient une variante du terme fou. Ainsi, toutes les femmes frappadingues seront qualifiées d’hystériques ou de nymphomanes, et les gars qui ne savent pas trop ce qu’ils veulent de complètement schizos…

Du coup, devant cette évaporation de leur dialecte dans le langage commun, les psys redoublent d’efforts pour créer de nouveaux concepts, de nouvelles pensées sur nos pensées, de nouveaux mots qui nuanceraient les anciens.

Dans la psychopathologie de la vie ordinaire, Freud nous apprend qu’il n’y a pas d’un côté les malades mentaux et de l’autre les gens sains d’esprit. Tout le monde a un inconscient et celui-ci peut toujours présenter des ratés. Donc, des fois, il se peut que moi aussi, je devienne cinglé. Les adeptes de cette théorie aimeraient bien faire une psychanalyse pour voir de plus près de quoi il en retourne. Certains franchissent le pas, d’autres non, à la fois ils osent et ils n’osent pas, ils ont des « résistances ». On pourrait classer tous ces gens sous le qualificatif de névrosés. Ils se retrouvent plus ou moins dans les dires de Papa Freud…

Alex a raison de dire qu’il ne faut pas sortir les mots de leur contexte et l’auteur du Lexicalf est le premier à plaider pour leur étymologie. Seulement, il faudrait aussi que les mots y mettent un peu du leur. Qu’ils cessent enfin de vagabonder d’un champ sémantique à un autre.

La particularité des mots psys, c’est qu’ils se rattachent au départ à une théorie voulant expliquer notre façon de penser. Des trucs forcément un peu fumeux car ces théories ne sont que des métaphores, pas la Vérité. Du coup, si au départ, ces mots servent bien leur liturgie, au bout d’un moment, la complexité de la théorie prend l’eau, on voit bien qu’elle ne rend pas compte de tout et les collègues commencent à la critiquer, à partir d’un autre jargon. Et les mots (pas cons) qui la forgeaient se barrent dans tous les sens. Il n’y a rien en effet de plus lâche que les mots.

Pour un véritable psy, ça ne sert à rien de diagnostiquer un enfant débile ou autiste si vous n’avez pas le traitement en face pour remédier à sa maladie sinon qu’à le stigmatiser un peu plus aux yeux de chacun. Ces mots, débile et autiste, ont servi surtout à développer des institutions pouvant accueillir de tels « malades », à réfléchir à des soins, des systèmes éducatifs ou pédagogiques pour ceux-là pour qui le traitement « normal » des autres enfants ne donnait pas des résultats satisfaisants. L'emploi de ces mots est alors validé par le succès du traitement. Pour l'instant, pour ces enfants: c'est ce qui se fait de mieux même si c'est loin d'être parfait...

Car, en dehors de cela, traiter quelqu’un de débile, d'hystérique, de schizo, d'autiste ou de névrosé, etc, même soi, c’est vrai que ça n’est pas gentil …
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 11:58

Bien d'accord avec toi. Le vocabulaire psy passe dans le langage courant. Et il y a une mode des mots. Dans ma jeunesse c'était "parano". Aujourd'hui, j'entends les gamins qui "hallucinent".
Effet de mode me direz - vous. Certes. Mais...
A force de dénaturer les mots...
On finit par ne plus se comprendre ni soi ni les autres. Et cela ne concerne pas que le jargon psy. Je sais bien que le vocabulaire évolue. Mais quand même... Je me demande parfois si les mots ne finissent pas par être vidés de toute signification.
Effet pervers, parmi d'autres, du communautarisme ambiant, chaque groupe à son propre langage.
Si nous y perdons notre langue commune, il va devenir très difficile de se comprendre. Et là danger. Ne plus comprendre l'autre, on sait bien où cela peut mener, rejet, intolérance, violence...
Un peuple qui perd sa langue perd sa culture, son "identité, sans allusion aucune à un certain débat qui n'a rien à voir avec le problème. Vous l'aurez compris. Pour soumettre un peuple, d'abord soumettez le par la force et ensuite, c'est indispensable, interdisez lui de parler sa langue, imposez lui la vôtre. L'histoire fourmille d'exemples.
Défendre la langue n'est pas un combat de vieux réactionnaire. Au contraire. Qui ne possède pas la langue ne possède pas un minimum de culture. Or la culture est un rempart, oh, pas absolu, contre la barbarie. Souvenez - vous : "quand j'entends le mots culture je sors mon révolver".
A méditer non?

François
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 13:19

Mais n'est-ce pas le propre d'une langue "vivante" que d'évoluer sans cesse. Et n'est-ce pas le propre du langage que de susciter des malentendus.

Par exemple, Alejandro, tu réfutes la définition usuelle du terme "névrose". J'ai appris ce qu'était une névrose, qu'elle était son origine, ce terme me semble clair et ne m'effraie absolument pas. C'est un peu comme quand on me dit qu'il y a sur ma peau des milliards de petites bêtes (bactéries...), ou que mon corps crée tous les jours des tas de possibilités avortées de cancers. J'ai mes névroses. Soit. Tant qu'elles ne m'empêchent pas de vivre comme je le souhaite...

En revanche, tu emploies le mot "fou" comme si son sens allait de soi. Et là, pour moi, rien de plus flou que le mot "fou".
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 14:32

Ce que dit Vic était précisément le sujet abordé là où je bosse certains jours de la semaine, dans le milieu du handicap moteur. On se disait que nous étions obligés de trouver des formules pour remplacer certains mots, tout ça parce que ces mots sont détournés de leur contexte initial, déformés et ce de manière péjorative au point que les employer blesse, lorsqu'ils sont dits très sérieusement par des professionnels.

Alors on pond des formules pompeuses, voire des formules incompréhensibles.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 14:40

@ Vic et à François

Je vous suis tout à fait.

Ca me fait penser au mot « Dépression ».

Alors que Dépression, me semble-t-il, est une pathologie décrite de façon précise, avec des traitements qui marchent – ou pas –, il est courant de l’utiliser pour parler de vague à l’âme que nous avons tous ressenti à un moment ou à un autre.

Il me semble pourtant que lorsqu’on parle de dépression, le contexte de la phrase indique clairement si on parle de dépression au sens clinique du terme ou au sens vulgarisé.

@ lucaerne

lucaerne a écrit:
Mais n'est-ce pas le propre d'une langue "vivante" que d'évoluer sans cesse.

Dit comme ça, on dirait que j’ai affirmé le contraire, alors que c’est très précisément ce que j’ai dit.

lucaerne a écrit:

Par exemple, Alejandro, tu réfutes la définition usuelle du terme "névrose".

Bien au contraire, sur ce coup je ne me suis exprimé que pour défendre cette définition.

lucaerne a écrit:

J'ai appris ce qu'était une névrose, qu'elle était son origine, ce terme me semble clair et ne m'effraie absolument pas.

Je n’ai pas dit qu’il fallait en avoir peur, j’ai dit, conformément aux citations apportées, que c’est une pathologie.

lucaerne a écrit:
C'est un peu comme quand on me dit qu'il y a sur ma peau des milliards de petites bêtes (bactéries...), ou que mon corps crée tous les jours des tas de possibilités avortées de cancers.

Des bactéries qui ne font pas d’infection ou des cellules cancéreuses traitées par le système immunitaire ne constituent pas une pathologie. Une névrose si.

lucaerne a écrit:

En revanche, tu emploies le mot "fou" comme si son sens allait de soi. Et là, pour moi, rien de plus flou que le mot "fou".

Il n’est peut-être pas évident de savoir ce qu’est un fou, mais on a quand même une idée de certaines choses qu’il n’est pas. J’ai employé ce mot pour dire que selon la documentation que j’ai pu consulter, un névrosé est conscient de son état. D’ailleurs, quand j’ai travaillé en milieu psychiatrique, c’est ce que les psychiatres m’avaient dit, pour distinguer le névrosé du psychotique. L’idée que l’on se fait d’un fou c’est justement d’être déconnecté de la réalité et, particulièrement, de son état.
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 14:51

Romane a écrit:
Ce que dit Vic était précisément le sujet abordé là où je bosse certains jours de la semaine, dans le milieu du handicap moteur. On se disait que nous étions obligés de trouver des formules pour remplacer certains mots, tout ça parce que ces mots sont détournés de leur contexte initial, déformés et ce de manière péjorative au point que les employer blesse, lorsqu'ils sont dits très sérieusement par des professionnels.

Alors on pond des formules pompeuses, voire des formules incompréhensibles.

Juste Romane, juste. Dites débile, hystérique, psychotique ou autre bi polaire et vous voilà suspects. Pourtant tous ces mots décrivent une seule chose, la douleur de vivre jusqu'à l'impossibilité, puisque le suicide peut survenir, sous ses multiples formes. J'ai longtemps travaillé avec des psychotiques, je travaille aujourd'hui avec des névrosés. C'est la MEME souffrance.
L'hystérie, par exemple, le terme est oh combien péjoratif. Pourtant quelle souffrance de l'hystérique qui, je le rappelle au passage, n'est pas exclusivement féminine mais touche aussi, quoique dans une moindre mesure, les hommes.

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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 25 Nov 2009 - 15:33

Pour des freudiens.

Le refoulement opère dans le champ de la névrose. Il renvoie à l’inconscient des scénarios, des images, des fantasmes, interdits dans la vie sociale. Le refoulement est un mécanisme de défense de névrosé qui permet à ce dernier de « libérer » suffisamment de conscience pour vivre en société. Le complexe d’Oedipe est la métaphore qui explique cela. Oedipe ne voit pas qu’il couche avec sa mère et tue son père. Ce sont là des choses cachées à sa conscience. Œdipe est un aveugle auquel l’oracle délivre la face cachée de son drame.

Le clivage est un autre mécanisme de défense. Psychotique. Il coupe en deux le monde, sa représentation entre mauvais ou bon. C’est moins tordu que le refoulement, mais c’est beaucoup plus violent. Par exemple, sur ordinateur, vous pouvez rejouer la guerre en Irak. Vous êtes un G.I américain et vous avez comme arme un M16, vous appartenez à une section d’assaut coupée de votre état-major et devez survivre dans un climat hostile, je veux dire chiite. Dans le même temps, vous êtes un gentil ado qui ne doit pas rater son bus pour être à l’heure au collège d’Antony car sinon, outre la sanction du BVS, les filles se moqueront encore de votre acné. L’adolescent d’aujourd’hui, contrairement à celui d’hier que devait se cacher dans les chiottes pour feuilleter des revues pornos, doit désormais composer en zappant très rapidement d’un univers à l’autre. Les fantasmes produits par l’ordinateur que ses parents lui ont offert pour réussir ses études coexistent avec ses problèmes de tous les jours. Pour peu que vous ayez engagé votre argent de poche du mois plus celui de vos copains pour accéder à un niveau supérieur dans ce jeu de plateau et que parallèlement vos notes de maths sont catastrophiques au point que votre père va en faire une dépression, vous êtes un peu niqué. Alors que faire ? Continuer de gamberger sans plus en dormir la nuit depuis deux mois ou passer à l’action, ce matin-même ? Prendre le fusil de chasse de votre père pour flinguer le bahut ? Le clivage psychotique, c’est ça : quand un mot de trop échappe à un lexique pour vouloir prendre la parole dans un autre, il en change jusqu’à la grammaire. Alors, la pauvre et fragile pensée symbolique voudrait qu’il n’y ait pas le droit. Pour elle, c’est juste histoire de dire. Dire qu’il a d’autre moyen que de cliver les choses entre bon et mauvais. Convoquer le Parlement pour trouver une solution de ne pas mettre une énième fessée à Théo quatre ans qui ne veut toujours pas finir son petit suisse… Qu’il y a des interdits qui fonctionnent aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Et comme nous disent les névrosés, le règlement, d’accord, vous avez raison, chaque mot, chaque article de loi à sa place, c’est bien, c’est ce qu’il faudrait, mais ça fait ch…
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MessageSujet: Re: La névrose   Jeu 26 Nov 2009 - 12:42

Je vous livre, comme ça, le début d'un libre très intéressant : "La Folie, Histoire et dictionnaire", du Dr Jean Thuillier.

De l’homme normal au malade mental

Il n’y a rien d’aussi flou, d’aussi mouvant, d’aussi indiscutable que les maladies mentales, les dérèglements de l’esprit, et surtout la folie. Si on veut les étudier, les analyser ou simplement les décrire, on peut passer du normal à l’anormal ou pathologique sans s’apercevoir du court chemin parcouru. Aussi faut-il essayer de s’entendre dès maintenant sur quelques notions et quelques termes du langage psychiatrique, tout en sachant déjà qu’ils seront toujours récusés, comme nous le verrons à chaque instant, et que nous ne tomberons jamais exactement d’accord sur aucune définition. En admettant donc que personne n’est normal, il faut cependant partir d’un concept de normalité.


Le normal et l’anormal

Étant donné que ce n’est qu’en face d’individus normaux ou soi-disant tels que l’on trouve les fous et la folie, nous avons besoin d’une définition même approximative de l’homme psychiquement normal. Mais l’homme normal existe-t-il ? Certains ont prétendu qu’entre le normal et l’anormal il n’y avait que des variations quantitatives, des différences de degrés, mais même dans ce cas, si l’on veut définir l’anormal par le trop ou le trop peu, par excès ou par défaut, il faut le comparer au normal en reconnaissant le caractère "normatif" de l’état dit normal. Sans plus discuter, référons-nous aux définitions du normal puisqu’il se trouve imposé.

Le normal, nous dit Littré (du latin normalis, et de norma, règle), c’est ce qui est conforme à la règle, régulier. Le vocabulaire technique et critique de la philosophie de Lalande est un peu plus explicite :

"Est normal, étymologiquement (puisque norma désigne l’équerre), ce qui ne penche ni à droite, ni à gauche, donc ce qui se tient dans un juste milieu." D’où deux sens dérivés :
- est normal ce qui est tel qu’il doit être ; scratch
- est normal, au sens plus usuel du mot, ce qui se rencontre dans la majorité des cas ou ce qui constitue soit la moyenne, soit le module d’un caractère mesurable.

De ces deux sens vont découler deux définitions essentielles du normal.

1. Normal = conforme à la norme, à la règle, aux lois reconnus, c’est-à-dire ce qui fonctionne sans dérangement, sans perturbation et, s’il s’agit de mécanisme, sans malfaçon et sans raté. Cette définition implique alors un jugement de valeur : on dira par exemple "le régime de ce moteur est normal", "le départ de ce train se fera à l’heure normale".

Mais cette définition appliquée à l’homme est illusoire parce qu’il n’y a pratiquement pas d’être humain sans maladies et sans conflits psychiques [ceux-là même qui provoquent chez chacun d'entre nous des névroses].

C’est pourquoi la seconde définition doit emporter la préférence.

2. Est normal ce qui se rencontre dans la majorité des cas, ce qui se fait habituellement dans la moyenne, ce qui constitue un processus courant et fréquent.

L’homme psychiquement normal, en un temps, en un lieu précis, et pour une race précise, appartient donc à un groupe d’individus majoritaires, dont la conduite, le comportement représentent un pourcentage majoritaire par rapport aux déviants, aux anormaux nettement moins nombreux.

L’homme psychiquement anormal d’après la définition ci-dessus devient donc un déviant, un variant que l’on peut caractériser comme un individu dont le comportement ou l’état s’inscrit en dehors de la moyenne statistique usuelle des individus normaux. C’est ce qui illustre bien cette phrase d’un malade mental à qui son psychiatre refusait la sortie de l’asile, et qui constatait avec amertume : "Évidemment, si c’était nous qui étions les plus nombreux, c’est vous qui seriez à notre place derrière les murs." [pas si folle que ça la guêpe… à leur époque, Galillée et Copernic étaient fous]

[Un peu plus loin, une définition de Sigmund Freud...]
"Est anormale et pathologique la conduite de celui qui ne peut aimer ou qui ne peut travailler."

Cette réponse est remarquable en ce que ces deux termes "aimer" et "travailler" résument toutes les conduites de l'homme. Freud entendait par là que, contrairement à l'individu psychiquement normal, le malade mental est souvent incapable d'établir de façon stable et satisfaisante des rapports affectifs ou des relations sexuelles avec d'autres individus, ou bien encore qu'il se trouvera dans l'impossibilité de réaliser par un/son travail une oeuvre correspondant à ses capacités intellectuelles et à son milieu social.

Être normal, c'est aussi être en harmonie avec soi-même et avec les autres et se conformer aux désirs et aux injonctions de la communauté [fussent-elles paradoxales ???].

Si l'on suit cette conception, pour être normal, il faut obéir aux règles de la morale, des institutions de la loi, on voit aussitôt l'erreur d'assimiler l'équilibre psychique à un conformisme social imposé, banal, triste et sans originalité. C'est pourquoi il faut être tolérant et ne pas aliéner l'individu sur des apparences, quand bien même il présenterait une déviation ou des troubles lui donnant une allure anormale, et il faudra le considérer psychiquement sain et normal à condition que sa déviation ou ses troubles n'affectent pas son raisonnement, son jugement, ses capacités intellectuelles et sa possibilité de réaliser une personnalité harmonieuse et socialement adaptée avec laquelle on puisse dialoguer.

...

Les normaux, comptez-vous !
Alejandro, j'imagine d'avance avec gourmandise la belle tranche napolitaine que tu vas pouvoir nous faire avec tous ces ingrédients... tong
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MessageSujet: Re: La névrose   Ven 27 Nov 2009 - 17:45

Si l’on reprend la comparaison avec les cellules cancéreuses plus haut, on pourrait dire, suivant le même tour de bonneteau que tu nous sers, que la limite entre le cancer et le non-cancer sont floues. Et que, en définitive, nous sommes tous des cancéreux. En effet, si le cancer est la présence de cellules cancéreuses, qu’à la première cellule cancéreuse nous avons affaire à un cancer, et si effectivement nous avons tous des cellules cancéreuses qui barbotent dans l’organisme, alors, on peut dire, à la façon d’un prophète : « Nous sommes tous des cancéreux ». Ca pourrait passer par de la lucidité, genre, j’assume la vérité, j’ai pas peur de la réalité. L’affirmation ne manquerait pas de logique, sauf que, à tout désigner, « cancer » ne désignerait plus rien. Or la raison d’être du terme est de désigner le mal dont souffrent certains, et qui, faute de soins, vont en mourir.

Il y a des gens qui sont manifestement psychotiques. Et c’est, d’ailleurs, si je m’en tiens à ce que j’ai pu voir, une souffrance terrible. Il y a aussi des névrosés, dont la souffrance peut être énorme aussi, et extrêmement handicapante, faisant de leur névrose quelque chose de manifestement anormal.

Les limites entre le normal sont floues bien sûr, mais ce n’est en aucun cas une raison pour dire qu’il n’y a pas de distinction entre le normal et l’anormal. Qu’il soit difficile de dire ce qui est normal n’est pas une raison de dire que tout le monde est anormal, ou que tout le monde est normal.

Dr Jean Thuillier a écrit:

Si l'on suit cette conception, pour être normal [est normal ce qui est conforme à ce qui est le plus courant], il faut obéir aux règles de la morale, des institutions de la loi, on voit aussitôt l'erreur d'assimiler l'équilibre psychique à un conformisme social imposé, banal, triste et sans originalité. C'est pourquoi il faut être tolérant et ne pas aliéner l'individu sur des apparences, quand bien même il présenterait une déviation ou des troubles lui donnant une allure anormale, et il faudra le considérer psychiquement sain et normal à condition que sa déviation ou ses troubles n'affectent pas son raisonnement, son jugement, ses capacités intellectuelles et sa possibilité de réaliser une personnalité harmonieuse et socialement adaptée avec laquelle on puisse dialoguer.


Je ne vois pas très bien, sauf peut-être dans des régimes totalitaires, comment considérer quelqu’un d’anormal autrement que quand son raisonnement, son jugement, ses capacités intellectuelles, ses relations à lui-même et aux autres, sont affectés. En fait, il fait passer une évidence pour une position personnelle, et, donc, attribue l’absurdité aux autres.


Dr Jean Thuillier a écrit:

Mais cette définition appliquée à l’homme est illusoire parce qu’il n’y a pratiquement pas d’être humain sans maladies et sans conflits psychiques [ceux-là même qui provoquent chez chacun d'entre nous des névroses].


Je ne sais pas si ce qui est entre crochets est de toi ou de lui.
Si c’est de toi, ce texte ne dit pas que tout le monde soit névrosé. Si c’est de lui, il l’affirme de façon péremptoire.
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MessageSujet: Re: La névrose   Ven 27 Nov 2009 - 19:29

Les textes entre crochets sont de moi, j'aurais effectivement dû le préciser.
Mais je ne faisais que reprendre tes écrits...

alejandro a écrit:

Wikipédia a écrit:

Le terme névrose désigne des trouble de la personnalité sans lésion organique démontrable. De plus, le sujet reste conscient de sa maladie et vit dans la réalité.

Le mot fut inventé par le médecin écossais William Cullen en 1769
[....]
Il est repris par Sigmund Freud à partir de 1893 pour désigner un trouble psychique (phobie, obsession…) généré, selon les théories métapsychologiques, par un conflit psychique refoulé.
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MessageSujet: Re: La névrose   Ven 27 Nov 2009 - 23:42

Eh mais tout le monde n'est pas névrosé !
J'en connais un qui ne l'est pas ! C'est même ce qui fait tout son pouvoir de séduction !
Il y a des individus immunisés à la névrose, ce sont les infantiles...
Évidement, par définition, à la moindre contrariété, à la moindre exigence, ça pète !
Évidement je pensais à un certain président...
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MessageSujet: Re: La névrose   Sam 28 Nov 2009 - 0:49

boc21fr a écrit:
Il y a des individus immunisés à la névrose, ce sont les infantiles...
Les adultes infantiles sont vachement névrosés. Sinon ils seraient adultes au sens noble du terme.

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MessageSujet: Re: La névrose   Sam 28 Nov 2009 - 16:26

Les mots de la psychologie sont des mots fourre-tout. Pour l’un, connaître sa psychose ou sa névrose grâce au docteur est rassurant. Pour l’autre, c’est une abomination.

Car les blessures de l’âme ne sont pas les blessures du corps. Le docteur me dit : vous avez là une fracture de la clavicule. Je peux aujourd’hui facilement adhérer à sa raison. Je n’ai plus peur des squelettes qui m’ont été présentés en cours de sciences naturelles au collège, et même qu’on se moquait et qu’il s’appelait Martin, et que cette vision de l’intérieur de mon corps m’effraya moins que mon grand père imaginant l’intérieur de l’ossuaire de son village. Ainsi, le docteur a pu me montrer le cliché radiologique de ma fracture, et je n’ai pas eu peur quand il m’en a expliqué la technique de réduction. Je sais qu’il faut désormais être patient, continuer de porter mon bras en écharpe le temps nécessaire à la calcification de mon os.

D’accord pour mon os, mais, j’ai peur de moi quand je me mets dans un tel état émotionnel à la vue de mon sang. Je crie, je pleure, je transpire, autant de crises de panique que mon entourage ne supporte plus. Le docteur me dit que j’ai aussi une névrose hystérique. Plus, il me l’explique, plus ça m’énerve. Je ne comprends plus ce qu’il me veut.

Le médecin, en parlant de son corps à son malade, objective la maladie. Le médecin, en parlant de son âme à son malade, subjective la maladie. C’est pour cela que le psychiatre ne fait pas le même métier que le somaticien. Le docteur dit, vous souffrez d’une névrose, d’une psychose, mais tout le monde entend, à commencer par le malade, qu’une telle est névrosée, cet autre psychotique. Car la maladie de l’âme attaque non les corps mais plus les identités, c'est-à-dire la représentation des êtres.

La maladie mentale attaque votre logique, votre raisonnement. Vous n’êtes plus vous-même : c’est énervant. Ca fait peur et en même temps votre maladie est une expression de cette peur. Votre symptôme hystérique est à la fois votre maladie et vous-même. D’une certaine façon, votre maladie serait peut-être là pour vous guérir. Freud souhaita sortir les hystériques de la Salpêtrière où elles vivaient enfermées. Il dit : mais ce sont d’abord des femmes ! Et la société bourgeoise entendit : Ah ! Oui ! Merci Docteur de nous confirmer combien nos femmes sont des hystériques ! Car la névrosée, une fois son diagnostic posé, devra, en plus de se défendre d’elle-même, lutter contre un rôle assigné.

Le fou n’est jamais tout seul. Sur l’échiquier, il occupe d’abord une fonction. Ce n’est pas lui qui à l’entière maîtrise de sa définition. Il n’est pas le Roi. Et en même temps, le Roi lui-même, vous voyez bien combien tout le jeu concoure à son échec !

Le névrosé est comme un mot : extrêmement sensible à son contexte. C’est un être social. Tous les conflits de la phrase, il les incorpore. Chaque drame social devient le sien. Il est un élément d’un discours bien plus large où son corps participe plus rapidement que sa volonté. Alors, quand tout échappe de votre essence, il faut bien récupérer les morceaux. Pourquoi t’agites-tu ainsi ? : dit-on à l’obsessionnel : t’es pas logique ! A celui qui fait tout pour retrouver sa raison…

Mais, la raison, la rigueur, celle du docteur et d’Alejandro fuient comme nos digressions. Il faut au névrosé toujours courir après sa logique même si, et il le sait, cette course confirme l’illogisme de ses dires et de son comportement.

Vouloir définir strictement la névrose demeure ainsi une utopie. Comment se définir précisément de l’intérieur et/ou accepter la définition aliénante d’autrui ? Peut-être finalement que le névrosé serait, à la différence du bien portant bien-pensant, quelqu’un qui résisterait, à son corps défendant, à toute définition ?

Si c’était le cas, son docteur ne pourrait pas le soigner qu’en utilisant la Raison. Le névrosé vomit la Raison et sa prétendue supériorité sur l’émotion. Le névrosé recherche un docteur à la fois savant et empathique, raisonnable mais humain. Quelqu’un de si parfait qu’il comprendrait même l’imperfection. Cet espoir implique une croyance. Celle d’un espace thérapeutique à l’intérieur duquel docteur et névrosé auraient suffisamment confiance pour accepter ensemble de se redéfinir. Pour lâcher un peu leurs si pesantes certitudes. Il leur appartiendrait alors à tous deux de créer une nouvelle théorie, un nouveau langage fait de mots obéissants.
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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 2 Déc 2009 - 3:00


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MessageSujet: Re: La névrose   Mer 2 Déc 2009 - 21:49

alejandro a écrit:
Rosacée a écrit:


Cocaïnomane, peut-être bien, j’en sais rien, à vrai dire.
Misogyne, moins que ses contemporains.
Et quand bien même il l’aurait été plus que ses contemporains, et alors ? Schopenhauer a dû être un des penseurs les plus misogynes de l’histoire de l’humanité. Personne ne lui refuse pourtant son statut de grand penseur.

Rosacée a écrit:

La névrose sera être mieux comprise si nous examinons son origine. Deux principales névroses ont été définies: la Névrose Humaine Fondamentale et la Névrose Féminine Fondamentale.

Celui-là en revanche, n’est pas misogyne …

Non, en effet, on dira même que, finalement, en lisant la définition de la névrose fondamentale féminine, se serait assez flatteur pour nous les femmes.

Definition :

L'origine de la Névrose Féminine Fondamentale, c'est (prévisible, puisque les femmes sont beaucoup plus sexuelle que les hommes) le sexe. La femme, au moins de temps en temps, a envie de sexe, mais sa stratégie d'évolution dépend sur l'élevage de sa valeur. (Rappelez-vous que dans ce système le sexe est toute activité non-monétaire: chaque rapport non-affaires est le sexe, et 'le sexe,' ' l'acte sexuel' et 'les rapports' sont tous équivalents car leurs seuls but ultime c'est la procréation.) L'acte sexuel est la seul charme que les femmes peuvent fournir que les hommes ne peuvent pas: d'où toutes procédures féminines réduisent à lever la valeur, c'est-à-dire les coûts, du sexe. Même si la femme peut désir le sexe, elle le nie à l'homme pour l'en faire une ressource rare. Ainsi sa valeur est élevée et sa prestige croit.

Cela rejoint assez l'hystérie, bien entendu Freud s'est penché sur l'hystérie et bien sûr, hystérie dérivé du grec hystera = utérus.
Il a eu temps d'observer le comportement des femmes et de sa femme surtout...
À l'époque la pillule n'existait pas. Donc les hormones comme l'oestrogène et la progestérone (et une faible quantité de testostérone) battaient son plein. Forcément, la nature appelle la nature.

La pillule à différente action, parfois elle a tendance à couper la libido.


Maintenant, je vais me lâcher. Je suis une femme et qui mieux qu'une femme peut tenter de comprendre son corps ?
Ce qu'appelle l'hystérie, monsieur Freud, n'est rien de plus qu'une femme qui n'a pas été fécondée.
La nature nous a bien fait et quand la période d'ovulation approche, en somme, une femme c'est guère mieux qu'une féline en chaleur. Mais dans ce monde civilisé, bien entendu, nous ne levons pas notre derrière comme le fait ces jolies petites chattes, lionnes, tigresses...
Nous rayonnons, nous sommes joyeuses, harmonieuses, sensuelles, sauvages, douces. Bref, on ronronne... AngeR Et que de plaisir pour les hommes !!!!!
Quand la chute hormonale survient, quelque chose d'insaisissable se déclenche dans le corps et l'esprit d'une femme, il y a une sorte de colère et de déception qui s'éveillent et se déploient. Il y a comme une névralgie, une grande tristesse, une sorte de dépression qui dure 5 à 10 jours. Très souvent, il y a cette fameuse migraine, problème de céphalées un peu comme Freud qui en avait... AngeR

Tsss, allez comprendre, mais la nature nous a fait pour que l'on puisse perpétuer notre espèce, alors, ça n'est vraiment pas drôle d'être femme animale dans une société distinguée et de n'avoir pas été fécondée.

Personne ne s'est encore penché sur la névrose fondamentale masculine ?

Ange
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