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 Conscience de soi.

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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:11

@ Thierry : ce pourrait être comme le lien entre avoir deux jambes deux pieds, et une démarche. Les deux sont indissociables, n'est-ce pas ?

Nous avons un corps et une conscience autant que nous avons deux jambes/deux pieds et une démarche.

J'ai un corps, comme emballage autour de mon énergie, les deux font de moi ce que je suis.

Est-ce simpliste, à votre avis ?

@ Rosacée : comme quoi on peut être à la fois individuel et collectif !
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:12

Rosacée, je ne m'endors que lors des conférences chiantes.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:24

ce qui me surprend, c'est que dans le sens de la conscience et du corps l'on puisse sans cesse s'interroger sur ce que nous sommes et/ou sur ce qui - sommes-nous.

Donc, la conscience de soi n'est pas aussi claire que cela puisse paraître même si nous avons conscience de l'ensemble de nous et de la différence.
Nous sommes parmi nombre ensemble ceux qui arrivons à définir notre image comme étant la notre (pas en dessous de deux ans.)

D'autres espèces n'ont pas conscience de leur image et donc de leur corps ainsi que de leur catégorie. Ceci dit, pourrait-on exclure l'idée de la conscience chez ces espèces ?

Nous avons la conscience d'être.
Les animaux, je ne sais pas. Ce sont des machines à dévorer ? Des machines sur pattes ?
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:30

Peut-être existe-t-il différents aspects de la conscience, et peut-être n'avons nous pas exploré celle des animaux ? Je n'ose même pas parler de celle des végétaux, allez donc savoir. (je sens qu'on va me traiter d'allumée d'ici peu )

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:36

Ah non, je ne te traiterai pas d'allumée car je pense comme toi.
Finalement, tu n'es qu'une allumée et je le suis aussi, puisse-t-on ensemble illuminer la planète.

Sérieusement, comment pourrions nous définir la conscience du monde du vivant et en dehors de nous avec autant d'aplomb alors que nous nous cherchons continûment. Par ailleurs, se serait notre vision pas celle des végétaux, des animaux...

Ah j'oubliais, se connaître soi pour tenter de connaître l'autre, c'est un peu de la foutaise (LOL)
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Sam 19 Déc 2009 - 23:47

Je ne pense pas que ce soit de la foutaise. Parce que apprendre à se regarder bien au fond, ça suppose d'accepter toutes les facettes de ce que l'on est, je veux dire par là la moins jolie aussi (chose la plus difficile, hein). En général, les gens préfèrent se poser en victime plutôt que considérer qu'ils ont une part de responsabilité dans les misères qu'ils traversent, car c'est bien connu "c'est pas ma faute, c'est là faute à X". Donc déjà arriver à accepter de savoir que l'on n'est pas parfait, qu'on a des côtés peu reluisant, ou qu'on les a eus même si depuis on s'est rattrapé en mûrissant, ou que sais-je, en tout cas admettre qu'on n'est pas la pureté incarnée, déjà ça aide à accepter que l'autre en face ne le soit pas non plus, forcément !

Ça fait du bien de remettre les choses à leur place, des fois. En soi.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Dim 20 Déc 2009 - 0:04

Romane, philosophiquement parlant, tu peux faire encore mieux...

Regarder au fond de soi, ça n'est pas regarder au fond de l'autre. Tu ne peux savoir ce qu'il y a au fond de l'autre. Même si ce que tu dis est vrai, cela va au-delà de ton propre concept, de ton propre toi. Bien sûr, je te l'accorde, on doit prendre conscience que nous ne sommes pas parfaits et que l'on ne devrait pas se poser en temps que victime. Il y a un méchant et une victime en chacun de nous. Cela étant, ça semble très simpliste que cet exemple : si cela avait à voir seulement avec l'imperfection.

Alors je résume ce que tu dis :

Après un profond travail sur moi, je m'aperçois de mes erreurs, de toutes mes imperfections, désormais, je vais tenter d'être plus réaliste, plus raisonnable et ne pas me faire toujours passer pour une victime mais seulement me dire que moi aussi je suis responsable de certaines actions, de certains de mes comportements.
Sur ce, il me semble maintenant mieux me connaître, peut-être me connaître (je) tout court et du coup, Romane, je connais mes semblables, je m'en approche et je te connais très bien, à fond comme le fond de mon moi.
Sauf qu'un soir, m'en allant me coucher, je me suis levée et j'ai pris mon flingue, j'ai abattu ma fille et mes deux fils et juste derrière je me suis tuée.

Maintenant, toi es-tu sûre de connaître l'autre comme "ton" fond de tes limbes, comme ton toi l'imagine ?

On ne s'approche que superficiellement de l'humain. Romane, c'est un leurre de connaître l'autre... (C'est pour cela que je dis que c'est de la foutaise.).
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Dim 20 Déc 2009 - 0:21

J'ai du mal m'exprimer, je recommence.

S'approcher soi, représente l'approche de sa propre vie avec ses singularités qui n'appartiennent à personne d'autre ; son propre passé, sa propre sensibilité, les expériences, et ainsi de suite. Mais cela représente aussi une autre approche, qui, sans être totalement détachée de l'expérience personnelle, se relie au genre humain, son comportement, de manière générale. Deux tiroirs, donc.

Dans ce deuxième tiroir, on approche l'autre, les autres, tous les autres, parce qu'on est du même genre. Du coup, tout ce qui peut nous arriver peut arriver à l'autre : je parle des choses jolies et des moins jolies.

Si un soir pas fait comme un autre, tu sors ton flingue et tu dégommes toute ta famille toi y compris, peut-être qu'en étant descendue au fond de moi et du genre humain, le recul que j'y aurai trouvé fera que je ne te jugerai pas au premier degré. Je ne serai jamais entrée dans ton histoire, je n'en connaîtrai rien, n'empêche il y aura un lien entre toi et moi, parce que je t'aurai rencontrée quelque part dans cette approche de l'humain, pour laquelle je me serai servie de moi comme cobaye ou premier point de repère, appelle ça comme tu veux.

Car il est bien évident que je ne puis prétendre connaître l'autre intimement, cela va de soi. Mais au moins je peux comprendre que son acte est motivé par les aléas de la vie, par sa sensibilité, par les circonstances ; en pareil cas, peut-être aurais-je agi de la même manière.

C'est de ce recul dont je parle, qui fait qu'en sondant soi et en le reliant au groupe humain, on approche l'autre d'une certaine manière et on le comprend mieux.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Dim 20 Déc 2009 - 13:59

La psychogénétique s’intéresse au développement de la conscience chez l’enfant. En effet, si l’enfant naît pourvu d’un corps en développement, que savons-nous du développement de sa conscience ?

Comme c’est les vacances et n’en déplaise à Romane, moi aussi, je fais comme Rosacée, je regarde la télé et puis tant pis. Pas les dessins animés avec mes enfants, ils les regardent désormais avec leurs copines, mais des émissions sur les bébés. (Vous vous souvenez de mon agression chez le docteur. Désormais, je soigne mon traumatisme.)

Pas des émissions sur les pingouins, mais une émission sur France 5 qui s’appelle « petits d’hommes ». Ses auteurs ont également pris le parti, (ça doit être la mode écolo) de traiter leur sujet, les bébés humains, avec des yeux d’éthologistes un peu comme un documentaire animalier. Ils suivent par épisodes le développement de quatre enfants de zéro à deux ans. Dans le premier épisode, (le seul à avoir été diffusé), ils nous montrent ces enfants de 0 à 6 mois. On voit que c’est un documentaire a fonction pédagogique pour les futurs parents. C’est gentil, il y a de la musique douce, on montre les accouchements, les réflexes archaïques, les besoins en chaleur, nourriture, sommeil, relations de ces chers petits. Mais, là où il y a comme un bug dans leur film, c’est à un moment dans les péripéties affectives d’une jeune famille où leur commentaire « scientifique » dérape. En effet, à tant vouloir regarder les petits d’hommes comme de vulgaires mammifères, leur vision à la Walt Disney leur fait se prendre les pieds dans le tapis. Je m’explique :

On ne peut pas observer des humains comme si c’était des animaux car des humains, c’est nous. Quand nous observons les humains, même les autres, par exemple ici les bébés si différents des adultes, nous nous observons nous. Le sujet et l’objet de l’observation sont les mêmes.

Le bug vient d’une petite fille de deux trois ans qui n’est pas dans leur casting. C’est la grande sœur d’un des bébés. Comme tout enfant de cet âge curieux de tout, cette brave fille s’intéresse également à son petit frère. Elle aussi devient une observatrice du bébé. Mais, cette concurrente n’a pas l’heur de plaire du tout aux cinéastes. Ce bébé, c’était leur sujet d’études. Ils s’étaient entendus avec les parents pour filmer ce petit trésor, ils n’avaient pas pensé qu’ils n’étaient pas les seuls sur le coup. Parce que la petite fille de trois ans, qui a de grands yeux et qui sait désormais parler, n’a pas non plus sa langue dans sa poche, et des théories sur le bébé, elle en a autant que ces beaux parleurs. Alors, faisant fi de toute neutralité bienveillante à son égard, ce qui sied le mieux pourtant à toute démarche scientifique concernant les humains, nos pseudo-éthologues sortent tout à coup une théorie de leur invention selon laquelle, à l’image des animaux défendant leur territoire, la petite fille aurait pris conscience que son territoire affectif s’était réduit par l’arrivée de l’opportun, le petit frère, et que donc elle devenait jalouse ! Et ça, ils le professent sans la moindre vergogne à tous leurs téléspectateurs étudiants en future parenté et certainement aussi beaucoup à la maman du bébé. « Les aînés seraient forcément jaloux des cadets, c’est scientifique et naturel ! » Pour foute la merde dans les fratries, on ne peut pas faire mieux.

Le docteur Titran, qui était un pédiatre ayant un peu plus de bouteille que ces apprentis sorciers, disaient aux mamans qui s’inquiétaient que leurs aînés soient jaloux de leur dernier-né un peu envahissant que les cœurs des mamans s’agrandissent à mesure qu’elles ont des enfants ! Que les aînés n’ont donc pas à se soucier d’un espace affectif plus restreint. Le docteur Titran utilisait dans ses projections sur les familles qui le consultaient l’idée que les mamans tout comme les pédiatres sont suffisamment bons pour tous les enfants. En se servant de son intention d’être bon médecin quoiqu’il arrive, il commentait sur l’intention des parents, (être des bons parents donnant une place à chacun de leur enfant) et non sur une pseudo-idée des lois de la nature qui voudrait que dès l’enfance l’homme soit un loup pour l’homme. Le docteur Titran parlait aux parents de leur désir quand ceux-ci lui soumettaient leurs inquiétudes. En cela, il était profondément humain.

Tout ça pour dire que la conscience que nous avons de nous-mêmes ne nous tombe pas un jour sur la tête comme le Saint-Esprit, mais qu’elle nous est transmise par les gens qui nous élèvent. Ceux-là savent que nos corps larvaires de bébés ne vont pas donner des animaux comme les autres. Mais des humains conscients d’eux-mêmes, responsables de leurs actes et de leurs pensées. Penser être un humain plutôt qu’un vulgaire animal, c’est un choix délibéré de l’espèce humaine. Pas toujours évident à tenir. Moi aussi parfois, je rêve de redevenir un pingouin !



Pour en revenir à la sœur aînée dont je veux me faire l’avocat : bien sur qu’elle n’est pas jalouse de son petit frère, car pour pouvoir être jaloux, il faut d’abord pouvoir penser posséder des intérêts différents les uns des autres. Et à son âge, on ne pense pas comme ça. A son âge, on vit en plein dans la pensée égocentrique qui fait que les autres sont encore une partie de soi. Ce mythe est d’ailleurs partagé par sa maman qui, pour s’occuper d’elle, l’intéresse à faire la petite maman. Le bébé serait leur bébé à toutes deux. Encore un peu une partie de leur personne, car effectivement, il y a très peu, le bébé était réellement dans la maman. Il y avait une indistinction entre la maman et le bébé, un peu comme entre Thierry et son corps. Seule l’idée dans la tête des parents faisait que cette boule de chair n’allait pas devenir un organe féminin qui gonfle comme l’utérus ou le placenta, que ce n’était pas de la maman, mais du bébé, c'est-à-dire de l’Autre. Le film nous montre bien ce qu’on peut voir, c'est-à-dire le défusionnement des corps lors des accouchements, mais personne ne voit le défusionnement des personnes. Il faut l’écouter dans ce qui se dit. La grande sœur n’est pas une maman, mais on joue un peu à faire comme si. Pour qu’elle intègre son petit frère aussi comme un autre. Seulement, c’est pas encore gagné. A un moment où la maman sent que ça ne va plus trop, elle dit à sa petite assistante maternelle : Ouh ! Bébé a sommeil ! C’est l’heure de la sieste ! Aussitôt la grande sœur dit que non ! Dormir, ce serait se séparer ! Mais Maman insiste : Et toi aussi, tu as sommeil, il faut que tous deux vous alliez vous coucher ! Alors, la grande sœur dit : Non, ce n’est pas vrai qu’il a sommeil ! Il ne faut pas coucher le bébé ! Et elle se met à pleurer devinant la chose inéluctable ! Elle ne parle pas d’elle, mais du bébé auquel elle s’est identifiée, du bébé auquel elle voudrait encore se différencier en n’allant pas dormir, en restant éveillée comme Maman, mais le malheur, c’est qu’elle n’a pas encore trois ans, et à cet âge, c’est encore le sommeil le plus fort !

La maman va coucher chacun de ses enfants dans sa chambre car même s’ils sont différents par leur âge, ils possèdent l’intérêt commun de dormir. Peut-être qu’alors, la maman va pouvoir elle aussi un peu se reposer. Bien qu’il faut encore qu’elle s’occupe du père. Vous savez son mari. Celui qui l’attend également pour la sieste. Pas forcément pour dormir d’ailleurs. Non vraiment, de la jalousie chez les humains. Je ne sais pas où ils ont pêché ça. A mon avis, ces types-là, ils regardent trop la télé !
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Dim 20 Déc 2009 - 17:38

@ Romane, je comprends bien mieux tes idées écrites de cette façon. Voici ce qui m'a plu : n'empêche il y aura un lien entre toi et moi.
Sans aucun doute parce nous appartenons au même groupe. Dans le langage humain, nous dirions : mon semblable, mon frère, ma soeur, mon jumeau, mon ancêtre, ma moitié...


Il y a beaucoup de choses dans ce qu'écrit Vic qui frappent mon esprit. Ca me souffle.

Alors celui qui fait prendre conscience du corps, de soi se rattache à notre genre humain. Nos semblables.

Dans le shéma type du nouveau né, comme l'exprime Vic il se fait une "défusion" au moment de l'accouchement. Ceci est visible à l'oeil nu. Dans la symbiose psychologique, la fusion demeure encore pendant à peu près les huits premier moi où bébé et maman ne sont qu'un. Bien entendu, ce shéma n'est valable que pour le bébé. Maman sait très bien qu'elle a son propre corps. Elle le sait d'autant plus que de son corps elle essaie au mieux de son occuper et s'en occuper pour essayer au mieux de s'occuper du corps de l'autre dont elle fait prendre conscience son existence, mais aussi par l'autre puisque il lui rend la pareille. "L'appareil ?"
Cela fonctionne dans les deux sens.
Je vois qu'on n'a pas toujours raison de son corps et on prend des décisions à la place du corps de l'Autre.

La sieste, j'en aurai bien besoin, mais maman n'est plus là pour me dire ce qui est bon pour moi et si elle était là, j'aimerais dormir auprès d'elle. Je rêve parfois, moi aussi, d'être un pingoin.

Alors, j'appartiens au genre humain parce que c'est eux qui m'ont élevée. J'ai grandi avec eux. Je me suis reconnue au travers d'eux de par mon regard et par apposition de ce même regard sur eux et sur moi-même. J'y ai vu une image, la leur et au travers de la leur : la mienne.


Si j'avais été élevée par une louve. Aurais-je eu la même appartenance (au genre humain) ?
La conscience, la mienne aurait-elle été différente ? Est-ce que celle-ci aurait changé ma vision sur ce que j'aurais été à la différence de l'autre ? Y aurais-je trouvé un bug ? et sur ce qu'aurait été ma "mère" - car j'imagine que dans le langage des loups "la mère" ça n'existe pas - peut-être même que le terme "loup" non plus...


Dernière édition par Rosacée le Lun 21 Déc 2009 - 17:56, édité 1 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 1:18

Quand même, ce pincement au ventre, quand notre enfant souffre, quel que soit son âge, il vient d'où ? Un pincement physique, un qu'on sent comme si on prenait un coup de poing dans le ventre. Hein ?

Il y aurait résonance aussi par le corps, donc ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 14:19

Question 2.
Première tentative. A vos commentaires. Smile

Vie intérieure.

Il est étonnant de constater que le langage autorise l’usage des deux auxiliaires dans le cas de la conscience.

« J’ai conscience que c’est difficile. »
Il s’agit d’une conscience tournée vers une situation, un élément qui m’est extérieur, comme une conscience projetée. Je ne suis pas impliqué dans cette conscience mais j’ai conscience de la situation. J’analyse les difficultés mais je reste détaché de cette conscience. Elle se nourrit de perceptions et d’expériences passées. La mémoire y joue donc un rôle considérable. C’est une conscience temporelle.

« Je suis conscient que c’est difficile. »
Il s’agit cette fois d’une conscience en moi qui a conscience de la difficulté de la situation comme une conscience renvoyée. Il ne s’agit plus seulement d’avoir conscience de quelque chose, mais d’être une conscience. Elle devient quelque chose en moi, ou quelque chose qui est moi, une sorte d’entité qui est révélée non uniquement par la situation elle-même mais par le fait que je suis totalement impliqué dans la conscience que j’en ai. Même s’il y a une part d’expériences passées dans cette conscience, elle est surtout en prise directe sur l’instant. On ne peut être auto conscient que de ce qui est. La dimension temporelle ne permet que la conscience. L’instant présent autorise la conscience réfléchie.


On peut imaginer d’ailleurs que la gestion de cette situation sera plus efficiente dans le second cas. L’individu n’est pas seulement tourné vers l’agitation extérieure, il n’a pas simplement conscience de tout ce que cela implique (ce qui est déjà bien) mais il a conscience également que ce travail en lui le renvoie à son unité, à une connaissance de lui à travers les dispersions quotidiennes. Il est possible de donner à ce florilège d’actes un sens intérieur : la conscience de soi, l’observation vigilante de tout ce qui advient lorsque l’individu se projette consciemment dans le monde extérieur.


On retrouve le même usage de la langue avec la notion de douleur.
« J’ai mal. »
« Je suis mal. »
Etonnant de constater que la souffrance psychologique ne soit pas évoquée de la même façon que la douleur physique. La souffrance, qui dit « je suis mal » renvoie l’individu à sa conscience, une observation de lui-même, une introspection nécessaire. Il conviendrait pourtant de ne pas limiter la notion de vie intérieure à une image négative.
« Nous sommes comme des noix. Pour être découverts, nous avons besoin d’être brisés. » Khalil Gibran.
Est-ce qu’il est envisageable que la vie intérieure ne soit pas qu’une recherche de « soins » pour lutter contre la souffrance mais également et surtout une quête spirituelle afin d’éviter justement les enfermements, les aveuglements qui conduisent à cette souffrance ?
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 14:36

Moi, je visualise la vie intérieure comme la salle des machines.
Il s'y passe un affairement constant, tous azimuts. Cela relève à la fois de la spiritualité, du rêve, de la détente, du refuge, de la réflexion, de l'observation, des souvenirs et des attentes, du jardin secret.

Ce que tu proposes, Thierry, est inclus dans le tout, au moins pour ce qui me concerne.

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 18:21

Romane a écrit:
Quand même, ce pincement au ventre, quand notre enfant souffre, quel que soit son âge, il vient d'où ?


Il y aurait résonance aussi par le corps, donc ?

Cela vient du même endroit qu'un adulte, seulement, l'enfant en fonction de son âge ne l'exprime pas comme nous - quoi que ça n'est pas si différent. La souffrance s'exprime de multiples façons, quand on n'a pas les mots suffisants pour le dire, on a les expressions du visage et la gestuelle , donc le corps entier est en mouvement, il réagit à un stimulus et parce qu'il y a un cerveau, je pense qu'il y a une conscience.

Colère, pleure, nonchalance, toc, tic et tac, que sais-je, les enfants ont une conscience à part entière.
Un enfant ça rêve et si il rêve c'est qu'il pense. Un enfant n'est pas duppe. Un enfant voit les différences, constate les injustices. Cependant, chaque chose en son temps. Je pense que la conscience s'élève et se modèle avec le temps. La conscience est du même ordre que l'évolution, pour avoir conscience de soi, il faut du temps.

Maintenant, te dire quelle est la conscience d'un nouveau né, je ne sais pas. Pourtant celui-ci ressent la douleur et il souffre. Si elle est ressenti physiquement elle s'imprime intérieurement, le cerveau enregistre. Le cerveau notre conscience...
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 18:26

Romane a écrit:
Moi, je visualise la vie intérieure comme la salle des machines.
Il s'y passe un affairement constant, tous azimuts. Cela relève à la fois de la spiritualité, du rêve, de la détente, du refuge, de la réflexion, de l'observation, des souvenirs et des attentes, du jardin secret.

Ce que tu proposes, Thierry, est inclus dans le tout, au moins pour ce qui me concerne.

Oui Romane, mais ce qui m'importe c'est d'identifier clairement d'où ça vient...
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 18:31

De l'intérieur ?

(Thierry, m'en veux pas, j'ai la déconnade, j'peux pas m'empêcher)

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 18:43

Rosacée, je ne parlais pas du corps de l'enfant, mais de la résonance entre deux êtres ; la mère et l'enfant, relis-moi.

Je parle du pincement dans le ventre de la mère, quand il arrive quelque chose à son enfant, quel que soit l'âge de l'enfant.

@ Thierry ; notre vie intérieure est faite de notre pensée.

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 21:56

Romane a écrit:
la mère et l'enfant
Naaaaaaaaaan, tu te trompes : c'est "Le Vieil homme et la mer" !
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Romane
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 22:10

qué couillonne, celle là !

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:15

Romane a écrit:
Rosacée, je ne parlais pas du corps de l'enfant, mais de la résonance entre deux êtres ; la mère et l'enfant, relis-moi.

Je parle du pincement dans le ventre de la mère, quand il arrive quelque chose à son enfant, quel que soit l'âge de l'enfant.

@ Thierry ; notre vie intérieure est faite de notre pensée.

Pas uniquement de notre pensée et l'idéal c'est justement quand ces pensées s'éteignent et laissent place à une conscience immédiate et non temporelle. La conscience est très liée à la mémoire. Notre mémoire est éducative et expérimentale. De la mémoire naît la pensée et la pensée nous ramène à la conscience. Nous n'avons conscience que de ce que nous sommes capables de penser après l'avoir éprouvé. Il reste bien sûr avec tout ça le cosmos incommensurable de l'inconscient...Et puis la conscience immédiate, celle qui est détachée de toute notion temporelle.
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:19

Et la respiration. Et la méditation.

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:24

Romane a écrit:
Et la respiration. Et la méditation.

Et la marche, le vélo, le ski de rando et puis s'asseoir sur un sommet et écouter le silence ou le bourdonnement très lointain de la Terre qui tourne.
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:28

Oui.

Les flancs et le sommet de la montagne, ce doit être puissant.
Il y a aussi regarder le ciel, ou l'océan, regarder la nature, tout bêtement.

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:44

Romane a écrit:
Oui.

Les flancs et le sommet de la montagne, ce doit être puissant.
Il y a aussi regarder le ciel, ou l'océan, regarder la nature, tout bêtement.

Et ne pas penser. Etre là alors que la pensée est un éloignement.
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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Lun 21 Déc 2009 - 23:52

Oui. Je lisais justement la traduction d'un livre de Wallace, au sujet de la méditation. La première approche se fait par la respiration. Si une pensée surgit, ne pas la forcer à partir, la laisser partir toute seule, elle laissera à nouveau place à la respiration. Je pratique cela au moins une fois par jour, notamment le soir avant de m'endormir. Je constate que le sommeil est infiniment plus délicieux et paisible, après cet entraînement.

Je n'ai pas encore atteint les niveaux supérieurs, une chose après l'autre, quand je maîtriserai bien j'avancerai mieux.

Wallace dit que les occidentaux sont des hyperactifs de la pensée, à un tel point qu'ils en sont parasités. Je suis d'accord avec lui, dans le sens où il faut s'en échapper de temps à autre, pour se ressourcer. Sa méthode est fameuse.

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MessageSujet: Re: Conscience de soi.   Mar 22 Déc 2009 - 0:06

Essaie les livres de Jacques Brosse sur le zazen quand tu auras un moment.


Je ne sais plus si j'ai déjà mis ça ici...


"Les pensées sont comme des mouches qui entrent et sortent d'une chambre. L'important est donc de laisser les fenêtres grandes ouvertes. Ainsi, les mouches, pourront aller et venir, sans guère gêner l'occupant de la chambre. Bientôt déçues par ce lieu inhospitalier, elles n'y entreront même plus."

Jacques Brosse.


J'aimais bien ce petit texte. Nettement moins depuis quelques temps. J'ai eu l'impression qu'en laissant les fenêtres grandes ouvertes, les mouches ne se lassaient pas du tout de leurs allers-retours et leurs bourdonnements constants m'horripilaient. J'attendais impatiemment qu'elles s'en aillent mais elles étaient irrémédiablement remplacées par d'autres et les différences de bourdonnement captaient mon attention, je finissais par les identifier, "tiens, revoilà la grosse noire, ah, celle-là c'est la petite nerveuse, et voilà la vieille mollassonne..." Et lorsque le tohu-bohu se calmait, je me retrouvais à craindre leur retour et je ne profitais même pas de l'accalmie.

J'ai donc voulu fermer les fenêtres mais je me suis retrouvé avec les mouches enfermées à l'intérieur et le ronflement de leurs corps butés contre la vitre était redoutablement irritant. D'autant plus que là, il n'y avait aucune chance que ça cesse. J'étais condamné.

J'ai bien imaginé que je n'avais qu'à bourdonner avec elles, me muer en insecte, plonger dans la nuée, mais la tête me tournait bien vite. Un vrai cauchemar. Ce vol anarchique n'était pas pour moi.

Et puis, là, soudain, la solution s'est imposée. Le problème ne venait pas des mouches mais de la présence de l'enceinte. Elles étaient attirées par le lieu, espérant sans doute y trouver quelques pitances ou un partenaire ou je ne sais quoi. Mais l'espace restreint contenait trop de promesses à saisir pour qu'elles puissent résister à l'attirance.

Il fallait donc pulvériser la pièce, abattre les murs, réduire à néant cette enceinte captivante. Il m'a fallu beaucoup d'énergie pour venir à bout des murailles, ne pas craindre l'immensité de l'espace qui s'ouvrait, abandonner les appartenances, l'identification à ce lieu de perdition.

J'ai tout détruit. Et les mouches désormais ne font que passer sans marquer le moindre arrêt. Elles ne sont plus que des zébrures noires qui traversent dans un zeste criard le ciel lumineux au-dessus de moi.
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