En cette période de noël, j'aimerais exprimer que ce que je célèbre moi, ce n'est pas la nativité, stratégiquement, sournoisement et trompeusement placée par les catholiques à cette date pour étouffer une des célébrations les plus anciennes et les plus justifiées :
Le solstice d'hiver !
Pour comprendre ce qu'est exactement le solstice d'hiver : Étymologiquement, solstice signifie "le soleil s'arrête" (du latin
solstitium, de
sol "soleil" et
stare "s'arrêter") car son élévation zénithale ne semble pas changer d'un jour à l'autre à cette période de l'année.
Pour le solstice d'hiver, le point de l'horizon où le soleil se lève ou se couche arrête de progresser vers le sud et repart en sens inverse.
C'est un moment particulier où la terre est au point de son orbite où l'un de ses hémisphères est le plus incliné par rapport au soleil. En conséquence, le soleil au zénith apparaît à son plus bas niveau au-dessus de l'horizon.
C'est donc le moment où le jour est le plus court de l'année et de la nuit la plus longue (dans l'hémisphère nord, car dans l'hémisphère sud, c'est le solstice d'été).
C'est le moment où la lumière commence à grandir à nouveau : symbole de renaissance… ainsi que la nature dans son ensemble : on attribue toujours au printemps ce phénomène de renaissance car c'est là que nous en voyons les manifestations, mais en fait, tout recommence à partir du solstice, qui devrait donc être le vrai premier jour de l'année.
Dans l'hémisphère nord, cette date tombe d'ordinaire le 21 ou le 22 décembre, alors que dans l'hémisphère sud, c'est le 21 ou le 22 juin.
Depuis toujours, et encore aujourd'hui, les célébrations des solstices correspondent à des fêtes religieuses importantes, notamment dans les mouvements druidiques et wiccans.
Le solstice d'hiver marque, dans un certain nombre de cultures, le premier jour de l'hiver, et est généralement associé à un jour férié, comme par exemple les Saturnales romaines, Hanoucca dans la religion juive, Kwanzaa pour certains afro-américains, Noël pour les chrétiens, Sol invictus (Dies natalis solis invicti), fête de la naissance de Mithra, ancienne fête païenne donc intelligemment recouverte par la religion chrétienne.
À préciser qu'en astrologie, ce "lieu" de passage du soleil du signe du Sagittaire au signe du Capricorne (le 21 décembre), est appelé "la porte des dieux".
De plus, ce solstice se fait conjoint à Pluton (pseudo-planète reliée en astrologie au signe du Scorpion), cette période pourrait donc s'accompagner d'une transformation profonde, d'un travail de lâcher-prise, d'une "mort" et d'une "renaissance" pour aller à l'essentiel…
Mais laissons à présent s'expliquer les vrais scientifiques :Qu'est-ce qu'une saison, au sens astronomique ?Les termes des saisons sont associés à des durées qui commencent à des dates bien précises associées à des positions Terre-Soleil remarquables :
printemps : 21 mars - 21 juin
été : 21 juin - 23 septembre
automne : 23 septembre - 21 décembre
hiver : 21 décembre -21 mars,
à un ou deux jours près suivant la date exacte des équinoxes et solstices (à cause des années bissextiles entre autre).
Dans ce sens astronomique, ces termes s'appliquent aux deux hémisphères. Mais il est d'usage aussi d'utiliser ces termes dans le sens saisons météorologiques, été : saison chaude, hiver : saison froide. Dans ce sens, il faut bien préciser si l'on est dans l'hémisphère nord ou sud.
Position de la Terre sur son orbite autour du Soleil
Notez que cette orbite est très proche d'un cercle.
Solstices et équinoxesLes solstices et équinoxes sont des dates précises qui encadrent les saisons. Celles-ci sont des espaces de temps divisant l'année en quatre périodes : printemps, été, automne et hiver. Solstices et équinoxes correspondent donc à des époques et à positions remarquables de la Terre sur son orbite autour du Soleil.
L'axe de rotation de la Terre est incliné de 23°27' par rapport à la normale au plan de l'écliptique (plan de l'orbite de la Terre). Il reste parallèle à lui-même pendant la rotation de la Terre autour du Soleil.
Ainsi, le Soleil parait, au cours de l'année, se déplacer par rapport aux étoiles et osciller de part et d'autre du plan équatorial.
Les positions remarquables se produisent donc aux moments où le Soleil est:
- dans le plan équatorial, ce sont les équinoxes, moments où les rayons du Soleil arrivent perpendiculairement sur l'axe de rotation de la Terre. Les rayons du Soleil sont donc parallèles à l'équateur. Cela a pour conséquence que la durée du jour et de la nuit sont égales partout sur Terre, d'où l'origine du mot équinoxe.
- le plus éloigné du plan équatorial qui sont les solstices, moments où les rayons du soleil sont les plus inclinés sur l'équateur.
Représentation de la Terre et son ensoleillement au solstice d'hiver et aux équinoxes de printemps et d'automne :


Ces changements d'inclinaison du Soleil par rapport à l'horizon, le font donc voir, lors de son mouvement diurne, soit haut sur l'horizon, en été (chez nous), soit bas, en hiver. C'est l'inverse pour l'hémisphère sud.
Si on regarde le Soleil tous les jours, à la même heure, entre décembre et juin, on constate que le Soleil s'élève sur l'horizon.... Il atteint sa hauteur maximale le 21 juin puis redescend jusqu'au 21 décembre. À partir de cette date, il ne descend pas plus bas mais entame alors sa remontée et ainsi de suite. D'où l'étymologie latine du mot solstice,
sol : soleil et
stare : s'arrêter dans le mouvement par rapport à l'équateur.
Ces changements d'inclinaison ont aussi pour conséquence directe, les changements de la durée des jours et des nuits tout au long de l'année. Et en conséquence, ses deux effets, hauteur du Soleil et durée des jours, sont deux les principaux facteurs des variations d'ensoleillement au cours de l'année.
Pour mieux comprendre, cher LUs, je vous invite à visualiser cette animation du mouvement de notre planète autour du Soleil. L'animation se met en pause sur chaque solstice et équinoxe, et c'est à vous de cliquer sur "continuer" pour passer au prochain stade :
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/objets/Images/solstice/Eclairement.swf
Source : P. Merlin et P. Thomas, d'après Pierre SEILLE, INSA Lyon