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 La santé des "sans chez soi"

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Romane
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MessageSujet: La santé des "sans chez soi"   Jeu 14 Jan 2010 - 15:24

Citation :
Des propositions pour la santé des « sans chez soi »

Le psychiatre Vincent Girard (Marseille) a remis ce vendredi à Roselyne Bachelot son rapport sur « la santé des personnes sans chez soi ». La ministre a notamment décidé qu’un référent « lutte contre l’exclusion » serait désigné dans chaque agence régionale de santé (ARS).

LE RAPPORT du Dr Girard, réalisé avec les Drs Pascale Estecahandy et Pierre Chauvin, met en lumière « à la fois les difficultés du système de soins à répondre aux besoins des personnes, mais aussi l’importance d’avoir un chez soi pour la santé ». Il a été remis à la ministre de la Santé en présence de Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du logement et de l’urbanisme, et du préfet Alain Régnier, délégué général pour la coordination de l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées.

Les recommandations se déclinent autour de cinq grands axes : le décloisonnement des politiques sanitaires ; la coordination des accompagnements somatiques, psychiatriques et sociaux (« le tuilage entre le médical et le social ») ; le développement de nouvelles pratiques professionnelles, comme le recours à des travailleurs pairs, c’est-à-dire des personnes issues de la population cible des projets, qui ont compétence pour exercer une médiation entre usagers dispositifs généraux ; l’hébergement et la réinsertion ; et la promotion de la recherche et l’évaluation, avec des enquêtes locales et l’activation de systèmes de surveillance et d’alerte hospitaliers.

La ministre relève des propositions innovantes comme le housing first (le logement d’abord). Benoist Apparu et Roselyne Bachelot se proposent de financer l’expérimentation de cette méthode, qui part du postulat que disposer d’un logement est une condition première pour l’intégration des personnes dans le droit commun de la prise en charge.

La ministre veut donc qu’un référent « lutte contre l’exclusion » soit désigné dans chaque ARS « afin de veiller à la prise en compte transversale des problématiques santé, pauvreté et accès aux soins ». Elle a également décidé de nommer un référent « santé, fragilité sociale et précarité » au sein du ministère.

L’action dans ce domaine se poursuit avec les PRAPS (programmes régionaux d’accès à la prévention et aux soins), confirmés et renforcés par la loi HPST, les équipes mobiles « psychiatrie santé » (92 sont en place) et le renforcement des permanences d’accès aux soins de santé dans le champ de la psychiatrie.

› RENÉE CARTON
Source : http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&DArtIdx=433251

Alors donc on met en place des référents. Ok.
Plutôt que mettre en place une accessibilité à l'emploi en détruisant l'obstruction faite par la lourdeur des charges des entreprises, la manie de tout axer sur le rendement, la robotisation outrancière, le déploiement des requins au détriment des petits commerces et de certains métiers qui disparaissent, prix exorbitant des loyers et charges de base (EDF notamment, qui s'en fout plein les fouilles à en crever d'engorgement), et ainsi de suite.

Ah.

Elle est où, la logique ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Rosacée



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MessageSujet: Re: La santé des "sans chez soi"   Jeu 14 Jan 2010 - 16:48

Peut-être que la logique tiens sur un fil bien maigre et fragile. Et ce fil de logique semble être ce qu'on appelle, provisoirement : l'espoir.

Politiquement parlant, une bonne partie de la population galère et est en souffrance, et je ne parle pas des sans abri et futurs sans abri que l'on a tendance à soulever (leur cas particulièrement) qu'en la période de l'hiver. Le reste du temps, ils ont tous disparus de la circulation, pourtant le SDF demeure.
Je tiens à revenir sur le "politiquement" - je pense que le peuple ne peut plus vraiment compté sur un "monarque" digne de ce nom. Le peuple est complètement largué et aujourd'hui, celui-ci ne sait plus à qui se fier. Pourtant, des réseaux d'aides sont mis en place chaque jour. Parfois, certains réseaux ne sont qu'illusion, mais ma foi, parler fait du bien et en attendant ça meuble et ça masque provisoirement une certaine réalité. Néanmoins, ceci est bien maigre par rapport au désastre sociétal, dans lequel, chaque concerné se trouve baigné et trempé jusqu'aux os. Pour avancer, tous avons besoin d'un équilibre fiable et non des mots servant à faire beau, disons que seuls ne suffisent pas. Et qu'est-ce qu'on a à leur proposer ? Rien ou si peu...
Le fond du problème demeure et c'est bien la merde quand on ne sait plus qui est vraiment le capitaine du bateau. En attendant, on navigue à la dérive, on ne sait où...
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lucarne



Nombre de messages : 5259
Age : 52
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 29/01/2009

MessageSujet: Re: La santé des "sans chez soi"   Jeu 14 Jan 2010 - 23:42

Il y avait le jeudi 7 un "C dans l'air" bien ficelé à ce sujet :

Je ne sais pas combien de temps il laisse l'archive sur le site de France 5, aussi je vous copie ce que je peux ici. J'ai notamment trouvé les interventions d'un des invités, Stéphane Rullac, anthropologue, très intéressantes (je mets les coordonnées de son livre en fin de post).


Les hivers se suivent et se ressemblent : avec l’arrivée des grands froids sur la France, associations, mairies et pouvoirs publics renforcent leurs dispositifs d’aide aux sans-abri, une population aussi diverse que mal connue...

Personnes souffrant de maladies psychiques ou d’addictions, jeunes en rupture familiale, travailleurs pauvres, familles surendettés, clandestins, anciens détenus... loin d’être homogène, la population des sans-abris se compose en France d’hommes, mais aussi de plus en plus de femmes et de jeunes, aux parcours de vie très divers.

Parmi eux, selon une large enquête menée au début de l’année 2009, conjointement par le SAMU social de Paris et l’Inserm, 32 % souffrirait d’un trouble psychiatrique sévère. Un SDF sur cinq (21 %) présenterait un trouble de la personnalité ou du comportement, et plus d’un sur dix (13 %), un risque suicidaire moyen ou élevé. Particulièrement touchés, les 18-25 ans sans logement seraient 40 % à présenter un trouble psychiatrique, dont 16,5 % de schizophrénie.

L’enquête pointe par ailleurs qu’un quart des personnes dans cette situation ayant des troubles psychiatriques sévères n’a jamais eu recours aux soins, et que trois-quarts de celles qui ont eu accès au système de santé n’étaient plus suivies au moment de l’enquête.

Pour palier à cette réalité, dans le cadre du plan Hiver 2009-2010 mis en place par le gouvernement, des équipes mobiles composées de psychologues, de psychiatres et de travailleurs sociaux arpentent le bitume pour apporter écoute et soins.

A côté de ces hommes et femmes considérés comme malades, d’autres - souvent invisibles - tentent, en véritable funambules, de gérer quotidiennement travail le jour et sans-logis la nuit. Ainsi, selon l’INSEE, un tiers des SDF seraient aujourd’hui des travailleurs pauvres.


Le péril SDF, "Assister et punir", Stéphane Rullac (Ed. L’Harmattan, 2008)
Cet ouvrage est l’anthropologie documentaire d’une régulation sociale contemporaine. Le nouveau Code pénal, voté en 1992, a supprimé les délits de vagabondage et de mendicité. Cette modification législative a révolutionné notre rapport à ceux qui sont désormais considérés comme des SDF. La question consiste à continuer à punir ces déviants qui s’écartent de la norme du mérite, sans recourir aux anciens outils historiques que représentent la police et la justice. L’auteur passe au crible de l’objectivation scientifique le débat juridique concernant ce que les plus pauvres d’entre nous ont le droit ou l’interdiction de faire. Le discours habituel est ainsi déconstruit pour mettre en lumière les soubassements de ce nouveau compromis social : la fonction des anciens délits de vagabondage et de mendicité, le débat parlementaire qui a décidé de leur suppression, l’utilisation des arrêtés anti-mendicité, la création du délit de mendicité dite "agressive" et la mise en place de l’urgence sociale, jusqu’au vote du droit opposable au logement.
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