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 Il n’y a pas de sot métier

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Rosacée



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MessageSujet: Il n’y a pas de sot métier   Ven 22 Jan 2010 - 21:10


Il n’y a pas de sot métier


Ce sera encore un coup de gueule de plus passant au travers les mailles du filet. Ce sera un coup de gueule peut-être banal, un grand classique de la société. Ce sera mon coup de gueule du jour. Et je sais qu’à côté de toute la misère, à côté de la maladie, des sans-abris, des petites retraites, du chômage qui augmente, qui demeure, ça ne représentera pas grand-chose, cela ne fera pas foi, ni excuse. Mais voilà, j’ai envie de pousser mon coup de gueule. J’ai envie de m’exprimer sur un point précis. J’ai envie de râler.

La société va mal, les petites gens sont tristes, les petites gens font avec ou sans. Peu importe. C’est le fléau, la grande maladie qui nous poursuit.
Alors, je pousse mon cri, parce que c’est la colère qui sort. Mais je vais bien. On ne peut mieux d’ailleurs ! Mieux qu’avant où je devais faire comme le titre de ce beau texte : Je me tais – mais pour d’autres raisons, car bien sûr, ce que je vais écrire n’égalera pas la beauté de ce texte tourné en musique par notre cher Filo et écrit par notre chère Romane.

Il paraît que la colère c’est bon signe surtout quand elle s’exprime de façon positive. Alors voilà : j’en ai marre des mots moralisateurs. J’en ai marre des prétextes. J’en ai marre des à priori. J’en ai marre des préjugés. J’en ai marre des faux semblants. J’en ai marre des excuses. J’en ai marre des dictons, des expressions de la langue française. J’en ai marre des comparaisons.
L’union fait la force (devise Belge). - Il n’y a pas de sot métier ; regardez le constat : chacun son bousier, chacun sa vie, chacun tout seul dans son coin. Chacun menant son propre combat au travers d’une certaine société qui ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe.

Nous parlons de crise. 2010 sera pire. Alors, soyez solides, soyez forts, soyez courageux, ne venez pas vous plaindre, on est tous sur le même bateau. Enfin, il y a la Méduse du radeau et bien sûr il y a le bateau de croisière – la différence dans le bateau, c’est la taille, une question de prix.

Il n’y a pas de sot métier, dit-on. Mais où est la reconnaissance professionnelle !?
Qu’est-ce que cela veut dire de nos jours travailler quand on est dépourvu de moyen ou bien que l’on doit se contenter de ce qui se présente ? : Un salaire de misère = un smicard en ruine. Et cela entraîne bien souvent l’histoire d’une famille. C’est en quelque sorte une redondance, une terrible musique où sonne continûment le refrain des sanglots d’un automne monotone.

Il y a tant de gens qui bossent durs et tant d’inégalité, d’injustice.

Quand je pense à ces nettoyeurs qui tournent des 4 heures du matin à ramasser les déchets que jettent certains, en toute incivilité sur les bordures de route et que quelques bouches en coin vous disent : « Mais monsieur vous êtes payé pour ça. »
Quand je pense à ces éboueurs qui trônent derrière un camion poubelle puant, qu’il fasse chaud ou froid, pour que l’on trouve au petit matin, un lieu propre. Mais qu’on vous dise : « Mais monsieur, vous avez choisi. »
Quand je pense à ces manutentionnaires suer à la chaîne pendant huit heures, toujours avec le même entrain comme des hommes/robots et qu’on vous dit : « Mais monsieur, de quoi vous plaignez-vous, si vous n’êtes pas content allez pointer ailleurs. Des gens qui veulent travailler il y en 3 millions à ma porte. »
Et je ne parle pas des intérimaires qu’on pense mieux payer, mais qu’on oublie de dire, oui, que ce qui fait la différence, c’est qu’ils ne vont pas en vacances, car leurs congés sont ajoutés dans la fiche de paie et ils sont en situation précaire.
Et j’oublie tous les autres et tous ceux dont les postes disparaissent tous les jours.

On oublie de préciser, de temps en temps, que la vie impose d’elle-même des choix. Mais bien sûr, il y aura toujours quelqu’un pour venir dire que l’on peut changer ces choses, faire d’autres choix. Que tout est possible, dans notre monde.

Il y a tellement de possibilités, qu’il y a de moins en moins d’accès à la possibilité. Mais que voulez-vous, c’est ainsi, cela toujours été…

On démonte le système avec des petites paroles inoffensives.
« Mais tais-toi, de quoi te plains-tu ? »
« Mais… euh…, je ne me plains pas, j’ai de la chance de travailler. Oh, mais merci mon Dieu ! Quelle chance j’ai ! Cela me paie mes factures et je peux un peu manger. Cela me paie au moins mes factures pour ne pas avoir les huissiers ! Parce que c’est pour ça que je travaille, pour les factures et manger un peu… »
Levez le ton en me lisant, je vous prie, Messieurs les Gens du théâtre, les Gens de la Vie. Faites ma politique ! Faites mes droits ! je vous prie, sur la Scène de la Vie. Car on ne viendra pas ramasser les lambeaux des petites mains. Non. Ni les lambeaux des billets de banque, car il n’en reste jamais. Non jamais, jamais assez pour les petites gens.

Mais, c’est vrai, j’ai plus de chance que les sans-abris. C’est vrai, mais moi, on ne me conduit pas au tribunal pour discuter de mon salaire afin que je puisse avoir le cœur de travailler autrement que comme un robot sans valeur.
J’aimerais, comme Toi, qui sait…, comme Toi qui me lis, mais pas n’importe quel « Toi », non, juste le « Toi » qui gouverne, le « Toi » du monde, le « Toi » du juste milieu, de la juste parole, partir un peu en vacances, sans avoir à me saigner en offrant une glace aux enfants. « Quoi ? Je demande la Lune ? C’est trop encore pour le travail des petites mains ? Ah bon…, alors je ne dois pas faire partie du même monde…»

« Ah oui, mais moi aussi vous savez, j’ai un cerveau et je pense. Mais moi aussi, vous savez, j’ai des yeux, je vois. Moi aussi, vous savez, j’ai une conscience et je constate. Je n’ai pas que des petites mains. Et ce que je vois, c’est l’horizon des « panseurs » du silence de la souffrance. »


Quand le sens de la vie devient un combat pour la survie, cela devrait au moins être lu une fois dans sa vie.
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lucarne



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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Ven 22 Jan 2010 - 23:10

Un bien touchant coup de gueule.
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lison

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Ven 22 Jan 2010 - 23:17

En effet, mais tellement réaliste... chinois
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Romane
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 1:21

Un coup de gueule que bon nombre d'entre nous pourrait jeter, un amas de coups de gueules, une noyade de coups de gueule et plus encore, autant de coups de gueule que de bafoués.

Ici, on lit ce qu'est devenu le salarié dans l'esprit de la société d'aujourd'hui, cette chose qui vaut moins que pas grand chose, cet outil dont ils se servent à leur gré, rendant pantins les employés, les soumettant au minimum dans le ballet indécent du monde de la consommation.

Cet écœurement me saisit une fois de plus, la misère sournoisement infiltrée parmi les détritus des gâchis et de l'obésité de la consommation. Ces pas grand chose qui se réduisent encore parce qu'on n'a pas le choix, et qu'il faut fermer sa gueule parce que pour un peu, il serait justement indécent de réclamer une petite once de confort dans lequel les nantis se prélassent.

J'ai envie de gueuler : mort aux bourgeois grands et petits, mort aux milliardaires insatiables, et qu'ils s'étouffent de leurs dollars, actions et lingots, tableaux de maîtres, voyages luxueux, petits fours et champagne, mort aux politiciens qui ne veulent surtout pas voir plus loin que le bout de leur nombril, mort aux cons, oui, mort aux cons.


*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 1:45

Christian Bobin a dit "La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut."
Et Tahar Ben Jelloun : "La nature crée des différences ; la société en fait des inégalités."

Et les Inconnus : "Eh les keufs eh les meufs dans le RER, la banlieue c'est pas rose, la banlieue c'est morose, f'est la faute à la fofiété ! C'est ton destin"

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 2:09

Tout est toujours possible. Mais est-ce que ce qui est possible se réalisera forcément, ou possède au moins une bonne probabilité ? Est-ce que parfois, la réalisation d'une possibilité semble tellement improbable (à tord ou à raison) qu'il est préférable de la considérer impossible ?

Vous avez deux heures. =p
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 2:34

Il y a dix ou quinze ans, on me traitait de gagne-petit parce que j'étais fonctionnaire. Hé oui, des gens rigolaient du choix que j'avais fait (et j'ai choisi un métier, non le statut de fonctionnaire), en disant que je n'avais pas d'ambition et que je ne serais jamais riche. Ce n'est pas faux, mais les temps ayant changés, ces mêmes personnes viennent avec hargne me dire maintenant que je suis une privilégiée.
Tout ça me fait bien rigoler. J'exerce un boulot pénible parfois, physiquement et moralement, et seul le fait que j'y croyais m'a permis de surmonter les difficultés.
Avec les réductions d'effectifs drastiques et la politique de la rentabilité à tous prix, je me suis trouvée à faire le travail de deux, puis de trois personnes. Et cela sans reconnaissance particulière : plus on en fait, plus on exige que vous en fassiez. Et bien sûr sans gagner un sou de plus.
Une fois, mon patron a fait la même remarque que celle mise en avant dans le coup de gueule de rosacée : "mais de quoi vous vous plaigniez, vous avez un travail". Je lui ai répondu avec le sourire qu'en effet, j'en avais même deux...
Sans compter la pression et le stress.
Mon médecin a fini par me dire qu'il fallait que je change de poste de travail, sinon j'y laisserais ma peau. J'ai donc fait cette démarche, et en remuant ciel et terre j'ai pu obtenir un poste plus valorisant en octobre dernier. Je travaille à un rythme normal, et on me félicite quand on trouve que j'ai fait de bonnes choses, ça me change !
Maintenant, la vraie chance que j'ai, c'est de faire un métier qui me plaise. Ca, ça n'a pas de prix.
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 14:14

blue note a écrit:
Il y a dix ou quinze ans, on me traitait de gagne-petit parce que j'étais fonctionnaire. Hé oui, des gens rigolaient du choix que j'avais fait (et j'ai choisi un métier, non le statut de fonctionnaire), en disant que je n'avais pas d'ambition et que je ne serais jamais riche. Ce n'est pas faux, mais les temps ayant changés, ces mêmes personnes viennent avec hargne me dire maintenant que je suis une privilégiée.
Tout ça me fait bien rigoler. J'exerce un boulot pénible parfois, physiquement et moralement, et seul le fait que j'y croyais m'a permis de surmonter les difficultés.
Avec les réductions d'effectifs drastiques et la politique de la rentabilité à tous prix, je me suis trouvée à faire le travail de deux, puis de trois personnes. Et cela sans reconnaissance particulière : plus on en fait, plus on exige que vous en fassiez. Et bien sûr sans gagner un sou de plus.
Une fois, mon patron a fait la même remarque que celle mise en avant dans le coup de gueule de rosacée : "mais de quoi vous vous plaigniez, vous avez un travail". Je lui ai répondu avec le sourire qu'en effet, j'en avais même deux...
Sans compter la pression et le stress.
Mon médecin a fini par me dire qu'il fallait que je change de poste de travail, sinon j'y laisserais ma peau. J'ai donc fait cette démarche, et en remuant ciel et terre j'ai pu obtenir un poste plus valorisant en octobre dernier. Je travaille à un rythme normal, et on me félicite quand on trouve que j'ai fait de bonnes choses, ça me change !
Maintenant, la vraie chance que j'ai, c'est de faire un métier qui me plaise. Ca, ça n'a pas de prix.

Tiens tiens, tu me rappelles quelque chose.
Il y a plus de 30 ans j'étais un pauvre type qui choisissait la fonction publique. Aujourd'hui on me regarde de travers. Pourtant j'avais choisi l'hospitalier public parce tout le monde pouvait y recevoir des soins de qualité (ça ne va pas durer encore longtemps). J'aimais mon boulot. Aujourd'hui je bosse pour deux voire trois. Rentabilisation de la santé publique, euh, pardon, rationalisation de soins qu'ils disent. J'aime toujours mon boulot, mais je n'aime pas du tout la façon dont on veut me le faire pratiquer. Alors je résiste. les mains dans le cambouis de la misère humaine.
Privilégié? parce que j'ai un travail? Merci état - patron! Quand on sait que je suis payé un minimum que mon salaire n'évolueras plus jusqu'à la fin de ma carrière, que tu m'expliques oh bien aimé directeur de l'EPSM que je suis vieux pas opérationel et que je coûte cher. Que mon expérience acquise ne vaut rien.
Finalement je m'en fous, si tu savais. J'ai la chance, moi, de faire un boulot quelque fois, quelque part, quelque peu utile. Et là oui de la chance. C'est quand même un peu un choix que j'ai fait il y plus de 30 ans. Un peu grâce à moi non? mais je t'en prie, oh patron, ne me les casse pas avec mes privilèges ( travailler we et jours de fêtes, horaires impossibles, sous effectifs, crainte de ne pas finir le boulot, de ne pas être au top, de l'erreur toujours possible à cause du stress et j'en passe). C'est vrai que toi, directeur t'as juste voiture, logement de fonctions, intéressement aux marchés, prime de panier et j'en passe encore. Cette après midi tu vas faire ton golf. Moi je bosse.

C'était ma contribution du jour...

François - infirmier dans ton établissement.
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 14:17

Pour commencer, merci pour vos interventions. C'est vrai que ça touche. Ca n'est pas simple à vivre. C'est vrai que le phénomène est bien d'actualité. Je pense même que l'actualité dure depuis longtemps.

J'ai apprécié l'intervention de Filo.Les citations résument le pourquoi de la situation.

J'aime beaucoup aussi le questionnement de Who. Mais pour répondre de façon générale, cela peut se compliquer. Mais chacun peut exprimer une expérience vécue.

Alors des possibilités, il y en a, mais il faut tenir compte d'un tas de facteurs.
Blue nous explique à quel point elle a dû se battre. Bien cela résume encore une fois un des facteurs puissants du système : il faut lutter, défendre sa cause et vouloir manger du chiendent.

Pour ajouter un commentaire à celui de François. Je suis aussi dans la fonction hospitalière - pas avec les mêmes conditions de travail - je ne suis pas infirmière. Je suis ce que l'on appelle pour faire beau : maîtresse de maison - nous avons des horaires fixes et enfin, depuis 6 ans nous ne travaillons plus le samedi matin. L'établissement accueille des enfants et adolescents en difficultés sociales et familiales (voire des accueils d'ordonnance 45 et des enfants et ou ados sous psychotropes). Il y a le travail (menage lessive pendant 8 heures) plus le stress quotidien lié à certaines confrontations (donc fatigue physique et nerveuse). Je suis arrivée au plus haut de mon grade : OPQ. Cela fera 14 ans que je bosse dans cet établissement. Je suis fonctionnaire aussi (parfois avoir ce statut m'écoeure). À savoir que dans le privé, une maîtresse de maison est rémunée environs 200 euros de plus que le salaire d'un fonctionnaire du même grade. Il y a 8 ans je percevais le même salaire qu'aujourd'hui à 50 euros près... ça vous explique l'augmentation de salaire. Faire une formation ? Educateurs moniteurs ? C'est plein à craquer et en plus il faut s'engager sur 5 ans dans la même maison. Mais avant, il y a des concours (800 personnes pour 20 places) Very Happy - si on prend un CIF (congé de formation individuelle) on est rémunérée à 80%. Quand on vit seul avec un petit salaire, on ne prend pas le risque de faire couler le navire familiale avec un 80% sachant que cela va engendrer des frais extérieurs...


Dernière édition par Rosacée le Sam 23 Jan 2010 - 14:37, édité 1 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 14:37

Si vous en allez par là, j'ai fait du bénévolat pendant des années avant que quelqu'un se dise : euh, au fait, comment elle bouffe ?

C'était facile, n'est-ce pas, puisque je vivais avec quelqu'un qui par ailleurs m'incitait à ne pas bosser (pour rester aux gamelles, pardi) et qui me menait la vie rude, dès que je manifestais ma volonté de ne pas rester entre quatre murs, mais au contraire me joindre à la vie sociale, exister quelque part socialement. Bon bref, ceci est un aparté, mais il plante un peu les raisons pour lesquelles pendant des années, j'ai donné mon temps pour rien.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, la structure me paie les heures de répétition théâtre. Cela fait un peu plus de 10 ans que je pratique le théâtre, n'est-ce pas, avec trois groupes en charge. Les trois créations annuelles ont toujours fonctionné, tant sur l'écriture que sur la mise en scène. Bref. Je ne suis payée que depuis fin 2008, et il faut se battre tous les jours pour que mon salaire continue à être versé. Pendant ce temps, d'autres intervenants font ça en dehors de leur boulot habituel aux 35 heures habituelles, et sont payés depuis plus de 20 ans pour ce surplus. Cherchez l'erreur.

Et pendant ce temps là, j'ai entendu une fois qu'une intervenante d'une autre structure faisait courir le bruit que je n'écrivais pas moi-même mes pièces (je voudrais bien qu'elle me les trouve déjà écrites, l'imbécile !). Je suis rentrée dans le tas, parce que je n'allais pas laisser dire une chose pareille. De même que je suis aussi rentrée dans le tas pour l'une de mes compagnes intervenantes qui est créatrice de chorégraphies, et pour qui une imbécile tout pareil avait fait courir le bruit qu'elle reproduisait la chorégraphie des autres, ce qui fait hurler, que telle déclaration est mensongère. Bref.

Pendant ce temps là aussi, j'ai même connu une consommatrice assidue, qui était bien contente de tout ce qu'elle découvrait et que ça n'empêche pas de bramer que je ne suis "même pas professeur" (suivez mon regard ), alors que jusque là, les institutions répondaient à ma demande de validation des acquis : m'enfin, pourquoi une telle demande, madame, cela fait 10 ans que vous pratiquez avec brio, vous êtes ainsi reconnue par vos résultats, cela suffit à ce que vous soyez reconnue-tout-court.

Heureusement, je viens de trouver par l'intermédiaire du Pôle Emploi, l'institution qui va sérieusement enfin valider mes acquis, figurez-vous.

Parce que la connerie environnante, y'en a un peu marre, si vous voyez ce que je veux dire.

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Rosacée



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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 14:42

Décidément, les messages se croisent, j'ai rajouté une partie à la suite de François.
Je vois que toi aussi tu en baves, et puis punaise, que de médisance, allez dire que ce n'est pas toi qui écris tes pièces et que tu n'es pas prof de théâtre, ça n'est vraiment pas cool.
Je suis contente que tu puisses faire une validation des acquis, nom d'une pipe...
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Romane
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 14:52

Rosacée a écrit:
Décidément, les messages se croisent, j'ai rajouté une partie à la suite de François.
Oui, j'ai lu entre temps. Je parie qu'on va te rétorquer que la différence de salaire est contrebalancée par la sécurité de l'emploi...

Citation :
Je vois que toi aussi tu en baves, et puis punaise, que de médisance, allez dire que ce n'est pas toi qui écris tes pièces et que tu n'es pas prof de théâtre, ça n'est vraiment pas cool.
Je suis contente que tu puisses faire une validation des acquis, nom d'une pipe...

Ce n'est pas pour rien si je choisis de me protéger en triant soigneusement mon entourage.

Pour la validation des acquis, je crois savoir qu'il faudra remplir un dossier béton. Mais je ne lâche pas le morceau, cela n'est que la juste reconnaissance d'une décennie de boulot, et encore, ici ne sont pas comptées les heures d'écriture, n'est-ce pas.

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Rosacée



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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 15:01

Romane a écrit:
Rosacée a écrit:
Décidément, les messages se croisent, j'ai rajouté une partie à la suite de François.
Oui, j'ai lu entre temps. Je parie qu'on va te rétorquer que la différence de salaire est contrebalancée par la sécurité de l'emploi...

Rire ! Mais oui, c'est vrai, et je ne dois pas me plaindre. C'est pour ça que ça m'écoeure d'avoir ce titre de "fonctionnaire".

Je vais l'écrire à ma façon : la faim justifie les moyens.

Romane a écrit:
Pour la validation des acquis, je crois savoir qu'il faudra remplir un dossier béton. Mais je ne lâche pas le morceau, cela n'est que la juste reconnaissance d'une décennie de boulot, et encore, ici ne sont pas comptées les heures d'écriture, n'est-ce pas.

Il y a quand même quelque chose qui me chiffonne. Faire tout un patacaisse alors que tu as 10 ans d'expériences... alors qu'aujourd'hui, quand un jeune se présente pour du travail, et c'est véridique pour suivre mon fils de 18 ans qui est en recherche d'emploi et consultant les offres sur l'ANPE - j'ai vu des annonces où même pour être technicien de surface, faire du ménage, une expérience de 1 à 2 ans est exigée ! Comment un jeune de 18 ans peut avoir 2 ans d'expérience si personne ne l'embauche ?
Il reste pôle emploi et les intérims...
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Romane
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 15:08

Ben oui, c'est la nouvelle mouture de la logique, tout ça... Perso, je suis imperméable à ce type de fonctionnement, il me hérisse toujours autant.

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 16:00

Rosacée a écrit:
...Je suis arrivée au plus haut de mon grade : OPQ. Cela fera 14 ans que je bosse dans cet établissement. Je suis fonctionnaire aussi (parfois avoir ce statut m'écoeure)...
Là j'avoue que je suis étonné de lire cela après tes messages comme à propos des cigarettes laissant croire que tu étais dans ma situation (la petite affaire d'édition que je viens de monter ne me rapportant que de l'argent de poche, je suis au RSA avec un loyer de 580€, et depuis 3 mois je ne touche plus rien, suite à "examen de dossier" ; bref la vraie survie, et le fameux "seuil de pauvreté" médiatisé serait pour moi amplement suffisant si je l'obtenais mais j'en suis loin, et pourtant je fume, je vais parfois au ciné et je donne encore de l'argent de poche à mon fils).

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 16:39

filo a écrit:
Rosacée a écrit:
...Je suis arrivée au plus haut de mon grade : OPQ. Cela fera 14 ans que je bosse dans cet établissement. Je suis fonctionnaire aussi (parfois avoir ce statut m'écoeure)...
Là j'avoue que je suis étonné de lire cela après tes messages comme à propos des cigarettes laissant croire que tu étais dans ma situation (la petite affaire d'édition que je viens de monter ne me rapportant que de l'argent de poche, je suis au RSA avec un loyer de 580€, et depuis 3 mois je ne touche plus rien, suite à "examen de dossier" ; bref la vraie survie, et le fameux "seuil de pauvreté" médiatisé serait pour moi amplement suffisant si je l'obtenais mais j'en suis loin, et pourtant je fume, je vais parfois au ciné et je donne encore de l'argent de poche à mon fils).

Mais je suis dans ta situation, Filo. Pas de la même façon. Je bénéficie d'un colis alimentaire toutes les semaines depuis un an, et j'y ai encore le droit après étude de mes ressources, j'ai fait un test de RSA en décembre, et je suis éligible seulement je n'ai toujours rien perçue. J'ai une fille et un fils de 18 ans à charge.
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 17:41

Moi, je ne gagne strictement rien (pas d'expérience), hé oui, je suis à l'âge des stages gratuits. Pour moi, l'âge des boulots Smicards est encore dans quelques années. Et je n'ai pas le droit au RSA, ce n'est qu'à partir de 25 ans.

Citation :
Et pendant ce temps là, j'ai entendu une fois qu'une intervenante d'une autre structure faisait courir le bruit que je n'écrivais pas moi-même mes pièces (je voudrais bien qu'elle me les trouve déjà écrites, l'imbécile !). Je suis rentrée dans le tas, parce que je n'allais pas laisser dire une chose pareille. De même que je suis aussi rentrée dans le tas pour l'une de mes compagnes intervenantes qui est créatrice de chorégraphies, et pour qui une imbécile tout pareil avait fait courir le bruit qu'elle reproduisait la chorégraphie des autres, ce qui fait hurler, que telle déclaration est mensongère. Bref.

Et à toi, je parie qu'on t'a rétorqué "il n'y a que la vérité qui blesse" (et encore un dicton à la con.)
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Sam 23 Jan 2010 - 19:45

Salut les "fonctionnaires"!

Comme Blue et François, j'ai choisi le métier, pas la fonction. J'aurais pu exercer dans le privé, j'ai choisi le public, ça me paraissait évident!
Un boulot bien plus difficile et stressant que je ne le croyais, surtout qu'on m'y a propulsée sans préparation. Les formations et les diplômes, c'était mon choix et beaucoup de travail en dehors des heures de travail officiel!
N'empêche que les "Vous les profs vous fichez rien, vous êtes toujours en vacances", j'en ai bouffé plus que mon compte.
Et quand je disais combien d'heures de cours j'assurais par semaine (surtout avec l'Agreg), c'était "mais t'es payée à ne rien faire!"
Ben, si c'est si facile, allez y!

Et maintenant, retraitée, on me reproche de coûter cher à la société, c'est vrai, c'est trop ce qu'on me donne aprés 37 ans de loyaux services. J'ose même pas dire combien je touche, ça fait ouvrir des yeux comme des soucoupes à certains!
Encore, j'ai de la veine, j'ai fini "tôt", les copains encore en poste en ont pour minimum 40 ans!
L'Etat patron, si tu t'appelles pas Proglio est plutôt chiche...
Et les formations internes, je viens de lire que l'AP/ HP les réduit un max, économie, rentabilité, faut gratter 300M d'euros!
"Pour 2010 elle supprime la prise en charge financière de la promotion professionnelle pour les formations d'aide soignants et d'infirmiers inscrits à la rentrée de Septembre"
Faut se former pour progresser mais à ses frais et sur quel temps libre?

La formation, les boîtes quelles qu'elles soient refusent de l'assurer, il leurs faut des travailleurs clefs en main, performant dés la première seconde, pas de temps à perdre!
Question à deux balles: comment acquérir de l'expérience professionnelle si on refuse de t'embaucher parce que t'en a pas?

Rosacée, je comprends ton raz le bol, bosser pour des clopinettes, c'est frustrant.
Quand on sait qu'aujourd'hui il y a des SDF qui bossent, mais auxquels on refuse de louer parce qu'ils ne gagnent pas assez, ou n'ont pas un emploi stable, ou pas à plein temps ou...

Filo, tu payes 580 E pour ton appart? S'emmerde pas ton proprio!

Bon, je devrais pas la ramener, moi, je suis une privilégiée! grrrr09
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 2:34

Who a écrit:
je parie qu'on t'a rétorqué "il n'y a que la vérité qui blesse" (et encore un dicton à la con.)
Non. Tout le monde a été surpris et plutôt choqué. Car bon nombre de gens, depuis tout ce temps, m'ont vue à l'œuvre en direct écrire chaque année en moyenne trois pièces, quand ce n'est pas quatre. C'est même d'autant plus facile que d'une part j'adapte l'écriture en fonction des capacités des comédiens, d'une part, et que d'autre part je fais vivre dans le corps des pièces un tas de détails touchant la vie d'ici et les gens que j'y connais. Et même d'ailleurs les personnages que je côtoie sur internet.

Quant à la dadame qui a déclaré que je n'étais même pas professeur, il s'agit d'une virevolte du jour au lendemain, n'ayant rien à voir avec le théâtre. Mais les petits esprits se raccrochent à n'importe quoi, quand il s'agit de balancer sur le dos des autres leurs propres incapacités, c'est bien connu. Pour la petite histoire, faut quand même préciser qu'elle est la seule à avoir pleurniché en disant qu'elle n'avait pas les moyens de payer une activité sur les deux, moyennant quoi elle a été la seule à bénéficier d'une activité gratuite pendant un an, sur ses deux participations. Ça plante le décor tout de suite...

* * *

Ce soir, j'étais invitée chez des amis et nous parlions notamment du sujet. Nous faisions le constat, exemples concrets à l'appui, que dans une des boîtes près de chez moi, trois ont démissionné parce qu'ils préféraient gagner plus au chômage que moins en bossant, pendant qu'une amie de nos enfants, passionnée par son métier, faisait des pieds et des mains pour entrer dans la boîte et s'est vue refuser le poste au motif qu'elle n'avait pas droit à ce type de contrat.

Continuons à chercher l'erreur...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 2:42

Ah. T'as du bol alors, parce que c'est ce qu'on m'avait rétorqué quand un mec est venu me dire que ce que j'écrivais, je le piquait à d'autres types. Depuis, je me trimballe en certains lieux une réputation de menteur et de copieur. Enfin, me trimballais, maintenant que j'ai déménagé, on m'a surement oublié.

Un peu dans le sujet, il y a un reportage, il me semble qu'il s'appelle "la mise à mort du travail". Le problème, c'est qu'on ne le trouve plus gratuitement sur internet. Il ne fait pas de grandes révélations, mais il fait bien le point, je trouve.
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 2:43

Pire. La mise à mort du travail entraîne la mise à mort de l'humain. C'est ici que ça se passe : http://liensutiles.forumactif.com/lucaerne-f45/on-ecrase-bien-les-fourmis-en-cours-t18494.htm

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 13:47

Oups... Romane...

Je te dois combien ?
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 13:54

Ben quoi. Si on ne se sert même pas des exemples qu'on a sous le nez...

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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 14:40

Romane a écrit:
Pire. La mise à mort du travail entraîne la mise à mort de l'humain. C'est ici que ça se passe : http://liensutiles.forumactif.com/lucaerne-f45/on-ecrase-bien-les-fourmis-en-cours-t18494.htm

Eh! Plus facile de gouverner des assistés qui dépendent de vous que des hommes libres toujours tentés de la ramener.

François
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MessageSujet: Re: Il n’y a pas de sot métier   Dim 24 Jan 2010 - 14:58

Tout à fait d'accord avec toi François, mais souvent, quand on entre dans la vie active, on est jeune et on n'a pas pris le recul nécessaire. On n'a pas forcément les armes intellectuelles. Alors on se laisse engluer par le système. Après, soit on y fait son trou et on s'y sent plutôt bien, alors on ne se pose plus de questions et on fait gentimment ce qu'on nous dit. Soit on se réveille un jour et on craque.

C'est pour ça que j'ai récemment découvert la psychologie d'un autre oeil.

Quand j'étais jeune, je voyais ça "simplement" comme un moyen de soigner certaines souffrances (ce qui était déjà beaucoup). Aujourd'hui, je pense que c'est aussi un moyen de faire comprendre à certains comment ils fontionnent - ou plutôt dysfonctionnent, comment ils sont conditionnés. Et surtout, un moyen de leur apprendre à se sortir de ce conditionnement et de se donner le droit d'être libre. Car pour beaucoup, ça ne va pas de soi.
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