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 Killian et la fleur du vent

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Alizé



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MessageSujet: Killian et la fleur du vent   Jeu 25 Fév 2010 - 14:03

Une histoire à laquelle je pense depuis un an. Je me décide à la mettre en mots. Je prends toutes les critiques !
J'ai mis un titre, il n'est que provisoire car il ne me plaît pas. En cours de lecture vous pourrez me souffler une idée de titre




Nuit de tempête, vent de force 8 sur les landes, la lune balance par intermittence sa lumière sur le mur et le plafond de la chambre de Killian.
Tout le petit peuple des peluches rangées dans un coin, semble être sur le point d’entrer en mouvement. L’enfant a ouvert sa fenêtre, il ne parvenait pas à dormir.
Non, il n’a pas peur ! La pluie, le vent le fascinent. Cet air qui circule si vif, lui donne envie de danser, de chanter, de rire, de crier, d’accompagner la formidable énergie qui s’empare de la nature.
Il est comme ça, Killian ; il aime la pluie. Il aimerait tant pouvoir sortir et jouer dans les flaques, mais il faudra attendre demain
- la nuit, les enfants ne sortent pas, ils regardent juste par la fenêtre le vent leur raconter des histoires.

L’eucalyptus bleu semble chanter dans la tourmente, il se penche et a déjà perdu quelques branches, les sapins agitent leurs franges sombres dans tous les sens.
Au loin, les phares des voitures dessinent comme un long ruban, on entend le ronflement continu du bruit des moteurs qui parfois s’accélère puis redevient monotone.
Là-bas, un nuage blanc semble descendre sur terre en suivant le chemin que trace les gouttes de pluie dans le ciel.
Un nuage qui avance en tournant, enjambant les haies et les arbres ; ce ne peut être un nuage.
Killian écarquille les yeux, on dirait…mais oui…une grande corne qu’un éclair vient de dévoiler.

Ce soir il vaut mieux fermer la fenêtre, l’orage doit jouer des tours aux enfants qui ne veulent pas dormir.
Une corne ?
Et pourquoi pas une licorne ou un mammouth !

Killian se couche, ramène sa couette par-dessus sa tête et s’endort.
Cette nuit, il rêve qu’il survole la campagne accroché à la corne d’une magnifique licorne blanche, la crinière de l’animal et les cheveux fins de l’enfant dansent dans le vent.

Quand Killian se réveille, le vent s’est calmé, mais de belles flaques subsistent. Quel bonheur pour l'enfant !
Il enfile aussitôt son ciré, chausse ses bottes, prend quelques outils de jardinage pour jouer et se précipite dehors.
Il inspecte d’abord tous les creux connus de son jardin, les longe en prenant son temps ; tel un funambule il met un pied devant l’autre juste au bord des flaques, la botte ne doit pas être mouillée, l’exercice est sérieux !

- Piouit…

- Hein !

- Piouit..

- Qu’est-ce que c'est ? se demande l’enfant.
Il scrute d’un regard circulaire le jardin désert.

- Piouit…
Le bruit semble venir du camélia, près du vieux mur de pierres. L’enfant s’en approche, mais il ne voit rien dans l’arbuste.

- Piouit…
La plainte vient du sol… sous les branches basses un oiseau pas plus gros qu’un pigeon reste aplati sur l’herbe, sans bouger. Il a le dos vert cuivré et ses yeux brillent d’inquiétude.
Quand il agite sa tête noire en poussant son cri, Killian peut apercevoir à la base du cou, le duvet blanc qui recouvre son ventre.

- Bonjour, quel genre d’oiseau es-tu, toi qui chante si fort ? dit l’enfant.

- Je suis un vanneau, un vanneau huppé, je suis un échassier, un petit échassier.

- Bonjour petit vanneau. Que fais-tu dans mon jardin ?

- J’ai eu très peur cette nuit.

- Peur de quoi ? dit l’enfant qui pense aussitôt à sa licorne.

- Mes frères et moi avons vu un engin, un très gros et haut engin.

- Un engin ?

- Oui un engin que nous ne connaissons pas. Nous les vanneaux huppés nous avons déjà dû fuir devant les machines agricoles, nous ne savons plus où aller.

- Mais il n’y a pas de machines les nuits de tempête, les hommes ne travaillent pas dans ces conditions, tu t’es trompé ! Et puis nous prenons garde de ne pas effrayer les oiseaux de ton espèce, mon père me l’a assuré.
Les paroles de l’enfant ne parviennent pas à apaiser l’oiseau, il se tasse de plus en plus dans son nid d’herbes et piaille faiblement.

- On s’est tous dispersés, je ne pourrai plus trottiner dans les champs avec mes frères, nos parents nous ont toujours dit d’éviter les hommes et leurs machines.

- Bon dit l’enfant, tu peux rester dans mon jardin jusqu’à demain. Nous verrons bien cette nuit si ton engin revient, j’essaierai de comprendre et je t’expliquerai ensuite.


(à suivre)


Killian dépose quelques graines à même le sol, puis il laisse le vanneau sous les branches protectrices du camélia et retourne tranquillement à ses jeux d’enfant.
Son attention est bientôt attirée par une lumière qui clignote à intervalles réguliers, cette lumière intermittente semble provenir du petit bois qui est derrière la maison.
Un portillon au fond du jardin s’ouvre directement sur la forêt. Il suffirait à l’enfant d’ouvrir le portillon, de traverser le bois et il saurait de quoi provient cet appel lumineux.
Killian hésite un moment, mais sa curiosité l’emporte sur la prudence que ses parents lui recommandent toujours.
Il ouvre le portillon… le laisse grand ouvert…il court dans la futaie et ne voit rien…
Si, après les derniers châtaigniers, là, une immense forme blanche plus haute que les arbres.
Killian s’arrête, devant lui se trouve une immense girouette posée sur le sol, pas un jouet pour enfant une Vraie éolienne en polyester et fibre de verre comme lui a expliqué son père.
L’enfant rassuré a soudainement envie de rire, de rire à ne plus pouvoir s’arrêter et son rire se propage, se met à tinter, à ricocher de pale en pale jusqu’à ce qu'il atteigne le cœur de l’éolienne.
Le son semble faire vibrer la nacelle. Surpris Killian cesse de rire et observe l’engin qui dans un bruit de crécelle laisse entendre son langage.

- Arrête de rire, tu me chatouilles !

- Ca ne fait pas de mal les chatouilles, et puis je ne te chatouille pas, je rigole !

- Ton rire pourrait me disloquer totalement. J’ai subi la nuit dernière une chute qui déjà aurait pu me briser, suivie d’une course à travers les terres ou mille fois encore j’aurais pu détruire ou être détruit.
Je me repose ici tant qu'il fait jour, j' espére ne pas être repéré par les hommes.

- Pourquoi as-tu peur des hommes ?

- Ils n’auraient plus confiance. Tu sais petit d’homme, les adultes se posent beaucoup de questions et ils ont raison.
J’ai eu un accident, et ce sont toutes mes sœurs les éoliennes du plateau qui risqueraient d’être démontées par ma faute.

- Un accident ?

- La nuit dernière le vent a soufflé fort sur notre champ d'éoliennes. Comme en pareil cas j’ai freiné de toutes mes pales, je pensais être arrêté, en drapeau quoi, sans prise au vent...
mais Eole a ses caprices et en moins de deux secondes une rafale très violente m’a en quelque sorte retournée et arrachée de mon mat.

- Alors c'est toi que j'ai vue cette nuit de ma fenêtre. Ce n'était pas une licorne. Dit l'enfant déçu.
Et après tu t’es arrêtée ?

- Impossible. Emportée par mon élan et le souffle du vent j’ai continué mon chemin.

- Alors, tu as tout cassé sur ton chemin ?

- J’ai fait bien attention où je mettais mes pales. Je ne pense pas avoir fait de dégâts.
Bien sûr j’ai effrayé plusieurs familles d’oiseaux, et quelques chauves- souris ont failli s’écraser sur mes pales mais je les ai averties en émettant une espèce de chuintement et elles sont parties à temps.

- Tu chuintes toi ! dit l’enfant en souriant et en imaginant l’éolienne en train de ronfler.

Les pales de l’éolienne rosirent et elle dit honteuse.

- Oui, j’essaie d’être silencieuse mais les hommes qui aimeraient ne pas me voir disent que je provoque des nuisances sonores.

- Pourtant tu es installée avec tes sœurs loin des maisons, dans un champ d’éoliennes sur le plateau.

- ça les dérange quand même. Il faudra que j’apprenne à ne plus ronfler.

- Je vais te gronder. Tu ne l'as pas fait exprès mais tu as vraiment dérangé les oiseaux, ils se sont tous éparpillés. Un vanneau huppé est venu se réfugier dans mon jardin, je ne sais pas s’il osera retourner là où il vivait avant, avec ceux de son espèce.

- Je partirai cette nuit, je pense qu’il y aura suffisamment de vent pour que je puisse bouger. Dis à ton ami le vanneau que dès demain il pourra sautiller dans la lande.

- Tu retourneras sur le plateau ?

- Non, je n’aurai pas assez de force pour grimper, mais je vais me laisser pousser par le vent jusqu’à la mer.

- La mer !

- Oui, je vais tenter de rejoindre un parc éolien situé en pleine mer. Là je ne dérangerai personne. Dit l’éolienne songeuse.
Elle ne peut s’empêcher de penser aux parcs à huitres, aux pêcheurs, aux plaisanciers, aux militaires, à ces espaces marins protégés où son installation est vue d’un mauvais œil…mais elle ne veut pas inquiéter l’enfant.

- J’irai, dit-elle encore, là où rien n’arrête le vent
Je capterai son souffle au dessus de la houle
Ma voix sifflera avec le chant de la mer
Elle ne gênera plus l’oreille humaine.
Je prendrai et distribuerai l’énergie
Et l’homme oubliera l’éolienne
Qui œuvre pour la vie.
L’enfant seul face aux moulins à vent, devant les châteaux d’eau, s’émerveille encore.
Il devine le mystère de leur existence. Tous deux sont en marche vers l’Avenir.

Killian reste silencieux, il sait que cette rencontre avec l’éolienne est aussi étonnante que son vol de nuit avec la licorne. Il imagine l’éolienne glissant sur la crête des vagues…pas facile à voir en étant réveillé !

- Bon, dit l’enfant, je vais te laisser parce que je dois rentrer avant que ma mère ne s’inquiète.
Je penserai à toi cette nuit !

Vient la nuit et Killian rêve. Alors que le vent souffle dehors, il voit en songe ce qu’il ne peut imaginer de jour ; une grande sculpture florale avance longue et légère sur ses jambes de feuille qui effleurent à peine l'océan, en couronne autour de sa tête ondulent des pétales colorés : la Fleur qui marche !

Au matin Killian se réveille joyeux, il a fait un si beau rêve et il devine que l'éolienne perdue a réussi à trouver un lieu en pleine mer où une famille d'éoliennes tend ses bras dans l'air immense pour mieux saisir la force des vents et apporter chaleur aux hommes.
Quand il ferme les yeux, il voit les éoliennes sur la mer, comme dans son rêve, elles ressemblent à des fleurs aux corolles tourbillonnantes (tournoyantes ?)

L’éolienne vit maintenant dans un parc offshore, elle a emporté avec elle le rire de l’enfant.
Un rire qui tinte là où seuls les astres et les poissons peuvent l’entendre. Il se propage jusque dans le froufrou irisé de la lumière des étoiles et dans le sillage des nageoires argentées des êtres aquatiques.

Fin


Dernière édition par Alizé le Lun 1 Mar 2010 - 10:16, édité 14 fois
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Jeu 25 Fév 2010 - 20:21

J'aime beaucoup tes tournures de phrases Alizée. Il y a comme de la poésie dans celles-ci. Elles sont légères et douces.

J'aime ce début de conte pour enfant. Je ne sais pas s'il y aura des illustrations, en tous les cas, je les vois très bien. J'imagine l'enfant à sa fenêtre sur la nuit et je vois ce ciel menaçant, le vent, la pluie, tout ça en mouvement et le jardin, l'oiseau... Puis il y a une petite intrigue qui donne envie de lire la suite.

J'ai juste quelques petites interrogations :

Il est comme ça, Killian ; il aime la pluie. Il aimerait tant pouvoir sortir et jouer dans les flaques, mais il faudra attendre demain
- la nuit, les enfants ne sortent pas, ils regardent juste par la fenêtre le vent leur raconter des histoires.


Est-ce que le retour à la ligne après "demain" s'est fait automatiquement ?
Sur le moment, je me suis demandée si le "tiret" sépare la phrase ou bien si c'est une nouvelle phrase ? Sinon, il faudrait mettre un point à la fin de "demain" ou alors, j'y verrais un point virgule.

Au loin, les phares des voitures dessinent comme un long ruban

Pour marquer un peu le lointain et couper l'élan de la phrase, j'y verrais bien une virgule après "au loin".

Cette nuit, il rêve qu’il survole la campagne accroché à la corne d’une magnifique licorne blanche

Pareillement, ici, une virgule juste après "cette nuit"

Quand Killian se réveille ; le vent s’est calmé, mais de belles flaques

Le point virgule marque une pose plus longue, parfois il est utilisé pour couper de longue phrase ou bien quand on démarre une autre phrase légèrement différente mais qui ne sort pas vraiment du contexte de l'ensemble.

Je lis ainsi, c'est-à-dire presque dans l'enchaînement ; une coupure moins prononcée. Parce que cela marque vraiment le moment où ça se passe "quand il se lève, le vent est tombé" c'est comme ça que je le sens : Quand Killian se réveille, le vent s'est calmé, mais...

Bien entendu, Alizé, ce ne sont que des suggestions. Cela n'enlève en rien la beauté de ton texte. C'est à toi de voir Very Happy
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Romane
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Jeu 25 Fév 2010 - 21:36

Je n'ai plus trop l'habitude de lire des histoires pour enfants (mon plus jeune a vingt ans, si tu vois ce que je veux dire, Alizé ), mais en venant par ici j'ai retrouvé instantanément le ton que j'y mettrais si je devais la raconter (bon quoi, je peux rêver d'être grand-mère un de ces jours ! )

Je suis à peu près persuadée qu'elle passerait très bien et pourra captiver les petiots !
Juste un détail, pour ma part : je retirerais le premier "pourquoi pas", ce qui aura l'avantage d'éviter la redite avec l'autre, et finalement, il n'est pas tellement nécessaire.

Bon, mais tu fais comme tu veux, ceci n'est qu'un avis que je partage avec moi-même.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Il ne suffit pas de dire. Encore faut-il prouver."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Jeu 25 Fév 2010 - 23:15

Merci pour vos lectures, je regarderai ça demain.
Rosacée c'est le genre d'avis dont j'ai besoin. La ponctuation est la première chose que je dois vérifier.
Romane, quoi, j'ai écrit deux fois "pourquoi pas", je contrôle de ce pas.
C'est fou comme il est facile de se répéter en écrivant !
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Ven 26 Fév 2010 - 11:41

Ponctuation revue, Rosacée !

J'ai rajouté "pour jouer" après "l'enfant prend ses outils de jardinage".
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Vic Taurugaux



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Ven 26 Fév 2010 - 12:51

Alizé a écrit:
[Là-bas, un nuage semble descendre sur terre en suivant le chemin que trace les gouttes de pluie dans le ciel.


(à suivre)


Qui est-ce qui trace ?
Ah! Les gouttes. ... On ne le dirait pas...

Moi, j'aime bien.

Le truc que je travaillerais, mais, je ne sais pas comment, c'est la transition entre le rêve de l'enfant et le matin.

Citation:
Quand Killian se réveille, le vent s’est calmé, mais de belles flaques subsistent attendant sans nul doute le passage de ses bottes.


Parce que autant j'entends que dans le soir, nous sommes dans la réalité de l'orage, autant dans le matin nous (je veux dire les lecteurs) sommes encore imprégnés du rêve de la nuit. De se lever trop tôt, nous voila retombés en enfance dans le monde de Killian, celui de la féérie.
Dans ce monde, je n'aurai alors aucun scrupule à parler avec les oiseaux.

Mais, pour moi, le problème se situe dans la phrase précédemment citée: comment qu'on ouvre la porte de ce monde ...

J'entends bien le désir des flaques concernant mes bottes...
Mais ça, c'est déja une pensée d'enfant. Comment le lectorat adulte pourrait y souscrire aussi facilement.
Il faut penser à tes lecteurs adultes, les pauvres petits! Pour eux, les choses sont des fois un peu plus compliquées. Une phrase de plus pour leur donner la main ...

A part ce léger point de détail: continue, ici, on te suit ...
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Ven 26 Fév 2010 - 14:44

Merci Vic pour ta lecutre.

J'ai eu du mal avec l'image de l'objet blanc, peut-être le nuage lui même qui semblait descendre sur ses propres traces de pluie. Le problème étant que cette masse n'est pas identifiée tout de suite.

Je n'ai pas pensé à expliquer l'empressement de l'enfant à chausser des bottes ; cette histoire étant destinée aux enfants...mais effectivement si je veux toucher le parent (lecteur pour son enfant), je dois faire attention à la logique adulte qui a oublié le naturel de l'enfance.
Je reverrai ce passage, Vic.

Je vais me mettre sur la suite de cette histoire.

J'ai pris beaucoup de notes pour une simple histoire, plus qu'il ne m'en faut. Les images sont très claires dans ma tête mais j'appréhende...
Saurai-je écrire cette histoire de façon à ce que les enfants soient sensibles à sa poésie, saurai-je faire accepter cette histoire par les adultes ?

Vous me direz ce que vous en pensez.


Dernière édition par Alizé le Ven 26 Fév 2010 - 23:18, édité 1 fois
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Ven 26 Fév 2010 - 18:29

Voilà !
J'attends le verdict.
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Sam 27 Fév 2010 - 1:16

Pas trop déçus que je m'éloigne de Spielberg ?
Rien de sensas. dans cette histoire tout compte fait, mis à part le clin d'oeil à Prokofiev et à F. Léger.
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cathecrit
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Sam 27 Fév 2010 - 4:27

Alors moi je suis partie à fond dans ton histoire... et j'attends la suite, pour sûr.
Et j'aime bien tes tournures de phrases ce qui fait que syntaxiquement tes phrases n'en sont pas mais elles gagnent en réalité, cad on y croit ou même son s'y croit.

Simplement, l'épisode du rêve, sur lequel pourtant s'appuie ton histoire, est si court qu'il ne permet pas d'étayer la suite de ton histoire. Pas suffisamment je trouve...
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Sam 27 Fév 2010 - 10:31

Merci Cathcrit,

Bon, je vois qu'il y a un paragraphe final à revoir.
Pour moi, à partir du moment où l'éolienne a rejoint un parc offshore mon histoire se termine. L'enfant vit sa vie, le vanneau retrouve son champ (et je ne l'ai pas dit). Ne subsiste qu'un vague sentiment de poésie et un regard j'espère sympathique sur les éoliennes.
Mes phrases sont mal coupées ici car je trouvais certaines lignes trop longues à lire sur la page écran, alors j'ai fait des sauts à la ligne. (et parfois je me suis trompée ; c'est le ; qui est sorti - je viens de corriger pour la dernière phrase)
Les rêves posent peut-être problème, je ne sais pas...ils n'influent pas sur les jours, mais les jours agissent sur leur contenu, sur nos visions nocturnes. Peuvent-ils être intégrés sachant qu'ils ne font en rien avancer l'histoire ?
Killian est un enfant heureux, il a le droit de jouer dans la boue, il parle aux oiseaux, aux objets animés d'un mouvement, il fait de beaux rêves...et sa vie c'est tout ça. Il y a ses parents aussi (je les suggère à deux reprises).
Il faudrait que je mette une petite phrase de transition, mais pour dire quoi ? " Au matin Killian se réveille joyeux, il a fait un beau rêve, il devine que l'éolienne perdue a réussi à trouver un lieu en pleine mer où une famille de fleurs blanches tendent leur bras dans l'air immense, pour mieux saisir la force des vents et apporter chaleur aux hommes." ?

En tout cas merci pour ta lecture, Cath.
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cathecrit
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Sam 27 Fév 2010 - 14:13

"Les rêves posent peut-être problème, je ne sais pas...ils n'influent pas sur les jours, mais les jours agissent sur leur contenu, sur nos visions nocturnes. Peuvent-ils être intégrés sachant qu'ils ne font en rien avancer l'histoire ?"

Je ne suis pas d'accord là-dessus, pas du tout.

Que sont les rêves ? Il existe beaucoup d'écrits sur ce sujet que je suis loin de maîtriser mais ce que je sais, c'est que notre inconscient utilise souvent ce chemin là pour nous donner des informations. A nous de les décrypter et de nous en servir ou pas.
Concernant ton histoire, il me semblait que le rêve du gamin était justement là pour apporter une autre dimension à ton histoire, quelque chose d'irréel qui viendrait interférer avec le réel se produisant dans la journée...
Et finalement, tu ne t'en sers pas, peut-être parce que tu n'y crois pas. Bien sûr tu crois ce que tu veux mais dans le cadre de ton histoire, c'est dommage de ne pas se servir du côté magique apporté par le rêve.
Bises ...
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Sam 27 Fév 2010 - 14:37

Mais si Cath. pour moi les rêves sont importants, très importants. Ils ont toujours été de fidèles alliés qui m'ont aidée à dénouer - sans avoir affaire à des professionnels - les énigmes de la vie. Je ne peux même pas dire ce que je découvre grâce à eux (je passerais pour folle).
C'est pour cela que par deux fois je les ai intégrés dans cette histoire - la vision de nuit complétant le vécu du jour. Ils font partie intégrante de l'histoire, j'essaie par eux de donner une dimension supplémentaire à l'histoire.
J'avais juste besoin de savoir si ça passe aux yeux des lecteurs.
En aucun cas dans une histoire je ne laisserai les rêves dicter une conduite aux personnages. Ils sont là pour rassurer, apporter plus de poésie, ouvrir sur le merveilleux, mais par eux même ils ne sont pas agissants, c'est aux personnages d'agir avec le sentiment de confiance que le rêve a éveillé en eux.
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Alizé



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Dim 28 Fév 2010 - 10:44

C'est encore moi !
J'aimerais avoir l'avis de personnes qui n'aiment pas, mais alors pas du tout les éoliennes. Il en existe. Je m'en suis rendu compte depuis l'été dernier : lorsque je disais que la vue des éoliennes avait éveillé en moi des pensées poéitiques et des images que je pourrais mettre dans une histoire pour la jeunesse, j'ai eu la surprise de découvrir qu'il y avait une chance sur deux pour que la personne me comprenne. Il y a les personnes favorables, et les détracteurs....et moi au milieu avec ma petite histoire et mon regard de poète. Et si le poète se trompait ?
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blue note



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Dim 28 Fév 2010 - 15:18

Je me méfie des éoliennes, et non, je n'aimerais pas vivre près d'un parc d'éoliennes, pour rien au monde.
je trouve d'abord que c'est une pollution visuelle. On peut dire ce qu'on veut, qu'elles sont majestueuses et tout, c'est surtout moche à mon avis.
De plus, c'est bruyant.
Alors remplacer une pollution par une autre, où est l'intérêt ?
Autre problème : cela perturbe les ondes. Les personnes qui vivent près des parcs d'éoliennes ne peuvent plus capter correctement la radio ou la télé. Tu me diras, ça ne me dérangerait pas des masses, vu ce que je fréquente, mais on a déjà constaté que tout ce qui perturbait les ondes influaient aussi négativement sur la santé. On n'en dit trop rien pour le moment, mais on verra dans quelques années.
J'ai de plus lu quelques articles sur l'exploitation des éoliennes, c'est une vaste escroquerie.
Alors non, dans le contexte actuel, je ne trouve pas que l'implantation d'éoliennes soit un progrès.
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Killian et la fleur du vent

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