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 Killian et la fleur du vent

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Rosacée



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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Lun 1 Mar 2010 - 15:18

Je confirme aussi, suis ton âme d'enfant. Plus d'un enfant aimerait l'histoire, ma fille pour commencer.
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Alizé

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Lun 1 Mar 2010 - 15:25

Vous me rassurez un peu.
Je vais dans une librairie jeunesse tenue par deux filles sympa., l'une se laisse charmer par l'aspect de l'objet éolienne, l'autre déteste son apparence. C'est vrai qu'il faut demeurer vigilant, les dérives sont possibles, comme dans tous les domaines.
Merci pour le soutien.
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blue note

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 2 Mar 2010 - 0:04

J'avoue que je suis un peu surprise : je n'ai jamais lancé de polémique, simplement tu demandes en toutes lettres l'avis de ceux qui trouveraient des aspects négatifs aux éoliennes. J'ai donc donné mon avis.
Et mon avis, c'est que cette technologie n'est pas encore bien maitrisée, puisqu'elle perturbe l'environnement électro-magnétique, qu'on ne connais pas les répercussions sur la santé, et, ça s'est un avis personnel, je trouve ces grands bidules plantés dans la nature franchement moches.
Je n'aime pas plus les poteaux électriques.
Mais même la version sans hélice des éoliennes me parait disgracieuse. Désolée, mais je n'apprécierais pas de vivre à côté de grands bidules dans ce genre, de même que j'apprécierais guère de vivre à côté d'une raffinerie.
Il existe sans doute d'autres solutions, entre le tout-pétrole, le tout-nucléaire, ou le tout je ne sais quoi.
Le solaire me parait être une alternative plus plaisante, encore que je ne connaisse pas bien la question. Mais des champs de panneaux solaires me perturbent moins que ces mochetés bruyantes.
Par ailleurs, on voit pas mal de reportages en ce moment sur les maisons "passives", c'est à dire qui fonctionnent par récupération, sans utiliser d'énergies autre que la vie dans la maison. Il y a plein de pistes à explorer.
Par ailleurs, tu as tout à fait le droit de trouver les éoliennes esthétiques et que cela alimente tes rêveries ou ton inspiration : où a-t-on vu que je te déniais ce droit ?
Même si je n'ai pas la même opinion que toi sur le sujet, je peux parfaitement comprendre qu'on ait envie d'écrire un conte poétique dessus, et l'apprécier.
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Alizé

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 2 Mar 2010 - 3:18

Blue...la polémique est dans l'air du temps. Je ne m'en rendais pas compte l'été dernier quand j'ai pensé à cette histoire.
Je l''ai malgré tout écrite.
Maintenant il faut que j'assume mes mots sans me sentir coupable d 'avoir écrit cette histoire, et tu n'as pas à te sentir coupable de ne pas aimer les éoliennes.
Tu sais ce sera une épreuve pour moi, car en général je préfère garder mes idées quand elles ne suivent pas le courant, je n'aime pas la polémique (discuter me fatigue, puisque chacun a ses idées, et n'en change pas).
Ceci n'est que mon problème. Tu as juste donné ton avis comme je le demandais.
Je sais que je serai embarrassée de présenter mon histoire à des éditeurs, il me faudra des arguments pour défendre cette histoire, mais je n'en suis pas encore là. Il faut auparavant que je peaufine l'histoire.
Je n'ai rien contre toi Blue, peut-être que d'une certaine façon tu représentes les personnes qui n'aiment pas les éoliennes et à qui je devrai présenter mon livre.
Mon second fils n'aime pas les éoliennes, il aime le contact avec la nature, revient en Bretagne tous les quinze jours pour se recharger au contact des arbres et ...il accepte que je donne au personnage de l'histoire son prénom.
C'est une histoire avec une éolienne, comme il y a des histoires avec des voitures, des camions, des grues...
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blue note

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 2 Mar 2010 - 23:34

"C'est une histoire avec une éolienne, comme il y a des histoires avec des voitures, des camions, des grues..."

Ben oui, comme tu le dis, et je ne vois pas où est le problème.
Un éditeur qui hésiterait à publier cette histoire parce qu'il y a des éoliennes dedans, et que ça pourrait déplaire, ou provoquer une polémique, je le trouverais carrément débile... ça ne m'était même pas venu à l'esprit.
Comme si on refusait de lire "le livre de la jungle" parce qu'on n'aime pas les panthères noires ou les serpents...
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Alizé

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mer 3 Mar 2010 - 2:19

Vu sous cet aspect les choses sont simples, mais il ne faut pas oublier qu'un éditeur prend un gros risque en choisissant d'éditer un album, alors il vaut mieux proposer des histoires plus "basiques", qui ne suscitent pas la polémique.
Pas assez de recul pour dire.
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kate100fin
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 13 Avr 2010 - 10:24

Excuse-moi Alizé, je n'ai pas pris le temps de relire tout les commentaires alors les miens feront peut-être répétition...J'ai beaucoup aimé ton histoire, elle est bien tournée et inattendue (le côté "moderne" de l'éolienne alliée à l'ambiance des rêves de licorne), pleine de poésie et menée comme doit l'être une histoire pour enfant...
Je n'ai relevé que quelques fautes et y ai mis des suggestions quant aux tournures parfois car cela me semblait judicieux, ainsi que quelques rectifications car je trouvais que le mot "enfant" était un peu trop utilisé et risquait de faire répétition, j'ai aussi pensé que "offshore" cassait la poésie et n'était pas forcément à la portée du langage d'enfant ; tu me diras ce que tu en penses.

Nuit de tempête, vent de force 8 sur les landes, la lune balance par intermittence sa lumière sur le mur et le plafond de la chambre de Killian.
Tout le petit peuple des peluches rangé dans un coin, semble être sur le point d’entrer en mouvement. L’enfant a ouvert sa fenêtre, il ne parvenait pas à dormir.
Non, il n’a pas peur ! La pluie, le vent le fascinent. Cet air qui circule si vif, lui donne envie de danser, de chanter, de rire, de crier, d’accompagner la formidable énergie qui s’empare de la nature.
Il est comme ça, Killian ; il aime la pluie. Il aimerait tant pouvoir sortir et jouer dans les flaques, mais il faudra attendre demain
- la nuit, les enfants ne sortent pas, ils regardent juste par la fenêtre et écoutent le vent leur raconter des histoires.

L’eucalyptus bleu semble chanter dans la tourmente, il se penche et a déjà perdu quelques branches, les sapins agitent leurs franges sombres dans tous les sens.
Au loin, les phares des voitures dessinent comme un long ruban, on entend le ronflement continu du bruit des moteurs qui parfois s’accélère puis redevient monotone.
Là-bas, un nuage blanc semble descendre sur terre en suivant le chemin que tracent les gouttes de pluie dans le ciel.
Un nuage qui avance en tournant, enjambant les haies et les arbres ; ce ne peut être un nuage.
Killian écarquille les yeux, on dirait…mais oui…une grande corne qu’un éclair vient de dévoiler.

Ce soir il vaut mieux fermer la fenêtre, l’orage doit jouer des tours aux enfants qui ne veulent pas dormir.
Une corne ?
Et pourquoi pas une licorne ou un mammouth !

Killian se couche, ramène sa couette par-dessus sa tête et s’endort.
Cette nuit, il rêve qu’il survole la campagne accroché à la corne d’une magnifique licorne blanche, la crinière de l’animal et les cheveux fins de l’enfant dansent dans le vent.

Quand Killian se réveille, le vent s’est calmé, mais de belles flaques subsistent. Quel bonheur pour l'enfant !
Il enfile aussitôt son ciré, chausse ses bottes, prend quelques outils de jardinage pour jouer et se précipite dehors.
Il inspecte d’abord tous les creux connus de son jardin, les longe en prenant son temps ; tel un funambule il met un pied devant l’autre juste au bord des flaques, la botte ne doit pas être mouillée, l’exercice est sérieux !

- Piouit…

- Hein !

- Piouit..

- Qu’est-ce que c'est ? se demande t-il.
Il scrute d’un regard circulaire le jardin désert.

- Piouit…
Le bruit semble venir du camélia, près du vieux mur de pierres. L’enfant s’en approche, mais il ne voit rien dans l’arbuste.

- Piouit…
La plainte vient du sol… sous les branches basses un oiseau pas plus gros qu’un pigeon reste aplati sur l’herbe, sans bouger. Il a le dos vert cuivré et ses yeux brillent d’inquiétude.
Quand il agite sa tête noire en poussant son cri, Killian peut apercevoir à la base du cou, le duvet blanc qui recouvre son ventre.

- Bonjour, quel genre d’oiseau es-tu, toi qui chante si fort ? dit l’enfant.

- Je suis un vanneau, un vanneau huppé, je suis un échassier, un petit échassier.

- Bonjour petit vanneau. Que fais-tu dans mon jardin ?

- J’ai eu très peur cette nuit.

- Peur de quoi ? dit Killian qui pense aussitôt à sa licorne.

- Mes frères et moi avons vu un engin, un très gros et haut engin.

- Un engin ?

- Oui un engin que nous ne connaissons pas. Nous les vanneaux huppés nous avons déjà dû fuir devant les machines agricoles, nous ne savons plus où aller.

- Mais il n’y a pas de machines les nuits de tempête, les hommes ne travaillent pas dans ces conditions, tu t’es trompé ! Et puis nous prenons garde de ne pas effrayer les oiseaux de ton espèce, mon père me l’a assuré.
Les paroles de l’enfant ne parviennent pas à apaiser l’oiseau, il se tasse de plus en plus dans son nid d’herbes et piaille faiblement.

- On s’est tous dispersés, je ne pourrai plus trottiner dans les champs avec mes frères, nos parents nous ont toujours dit d’éviter les hommes et leurs machines.

- Bon dit l’enfant, tu peux rester dans mon jardin jusqu’à demain. Nous verrons bien cette nuit si ton engin revient, j’essaierai de comprendre et je t’expliquerai ensuite.


(à suivre)


Killian dépose quelques graines à même le sol, puis il laisse le vanneau sous les branches protectrices du camélia et retourne tranquillement à ses jeux d’enfant.
Son attention est bientôt attirée par une lumière qui clignote à intervalles réguliers, cette lumière intermittente semble provenir du petit bois qui est derrière la maison.
Un portillon au fond du jardin s’ouvre directement sur la forêt. Il suffirait à l’enfant d’ouvrir le portillon, de traverser le bois et il saurait de quoi provient cet appel lumineux.
Killian hésite un moment, mais sa curiosité l’emporte sur la prudence que ses parents lui recommandent toujours.
Il ouvre le portillon… le laisse grand ouvert…il court dans la futaie et ne voit rien…
Si, après les derniers châtaigniers, là, une immense forme blanche plus haute que les arbres.
Killian s’arrête, devant lui se trouve une immense girouette posée sur le sol, pas un jouet pour enfant une Vraie éolienne en polyester et fibre de verre comme lui a expliqué son père.
L’enfant rassuré a soudainement envie de rire, de rire à ne plus pouvoir s’arrêter et son rire se propage, se met à tinter, à ricocher de pale en pale jusqu’à ce qu'il atteigne le cœur de l’éolienne.
Le son semble faire vibrer la nacelle. Surpris Killian cesse de rire et observe l’engin qui dans un bruit de crécelle laisse entendre son langage.

- Arrête de rire, tu me chatouilles !

- Ca ne fait pas de mal les chatouilles, et puis je ne te chatouille pas, je rigole !

- Ton rire pourrait me disloquer totalement. J’ai subi la nuit dernière une chute qui déjà aurait pu me briser, suivie d’une course à travers les terres ou mille fois encore j’aurais pu détruire ou être détruite.
Je me repose ici tant qu'il fait jour, j' espère ne pas être repérée par les hommes.

- Pourquoi as-tu peur des hommes ?

- Ils n’auraient plus confiance. Tu sais petit d’homme, les adultes se posent beaucoup de questions et ils ont raison.
J’ai eu un accident, et ce sont toutes mes sœurs les éoliennes du plateau qui risqueraient d’être démontées par ma faute.

- Un accident ?

- La nuit dernière le vent a soufflé fort sur notre champ d'éoliennes. Comme en pareil cas j’ai freiné de toutes mes pales, je pensais être arrêtée, en drapeau quoi, sans prise au vent...
mais Eole a ses caprices et en moins de deux secondes une rafale très violente m’a en quelque sorte retournée et arrachée de mon mat.

- Alors c'est toi que j'ai vue cette nuit de ma fenêtre. Ce n'était pas une licorne. Dit l'enfant déçu.
Et après tu t’es arrêtée ?

- Impossible. Emportée par mon élan et le souffle du vent j’ai continué mon chemin.

- Alors, tu as tout cassé sur ton chemin ?

- J’ai fait bien attention où je mettais mes pales. Je ne pense pas avoir fait de dégâts.
Bien sûr j’ai effrayé plusieurs familles d’oiseaux, et quelques chauves- souris ont failli s’écraser sur mes pales mais je les ai averties en émettant une espèce de chuintement et elles sont parties à temps.

- Tu chuintes toi ! dit l’enfant en souriant et en imaginant l’éolienne en train de ronfler.

Les pales de l’éolienne rosirent et elle dit honteuse.

- Oui, j’essaie d’être silencieuse mais les hommes qui aimeraient ne pas me voir disent que je provoque des nuisances sonores.

- Pourtant tu es installée avec tes sœurs loin des maisons, dans un champ d’éoliennes sur le plateau.

- ça les dérange quand même. Il faudra que j’apprenne à ne plus ronfler.

- Je vais te gronder. Tu ne l'as pas fait exprès mais tu as vraiment dérangé les oiseaux, ils se sont tous éparpillés. Un vanneau huppé est venu se réfugier dans mon jardin, je ne sais pas s’il osera retourner là où il vivait avant, avec ceux de son espèce.

- Je partirai cette nuit, je pense qu’il y aura suffisamment de vent pour que je puisse bouger. Dis à ton ami le vanneau que dès demain il pourra sautiller dans la lande.

- Tu retourneras sur le plateau ?

- Non, je n’aurai pas assez de force pour grimper, mais je vais me laisser pousser par le vent jusqu’à la mer.

- La mer !

- Oui, je vais tenter de rejoindre un parc éolien situé en pleine mer. Là je ne dérangerai personne. Dit l’éolienne songeuse.
Elle ne put s’empêcher de penser aux parcs à huitres, aux pêcheurs, aux plaisanciers, aux militaires, à ces espaces marins protégés où son installation est vue d’un mauvais œil…mais elle ne veut pas inquiéter l’enfant.

- J’irai, dit-elle encore, là où rien n’arrête le vent
Je capterai son souffle au dessus de la houle
Ma voix sifflera avec le chant de la mer
Elle ne gênera plus l’oreille humaine.
Je prendrai et distribuerai l’énergie
Et l’homme oubliera l’éolienne
Qui œuvre pour la vie.
L’enfant seul face aux moulins à vent, devant les châteaux d’eau, s’émerveille encore.
Il devine le mystère de leur existence. Tous deux sont en marche vers l’Avenir.

Killian reste silencieux, il sait que cette rencontre avec l’éolienne est aussi étonnante que son vol de nuit avec la licorne. Il imagine l’éolienne glissant sur la crête des vagues…pas facile à voir en étant réveillé !

- Bon, dit l’enfant, je vais te laisser parce que je dois rentrer avant que ma mère ne s’inquiète.
Je penserai à toi cette nuit !

Vient la nuit et Killian rêve. Alors que le vent souffle dehors, il voit en songe ce qu’il ne peut imaginer de jour ; une grande sculpture florale avance longue et légère sur ses jambes de feuille qui effleurent à peine l'océan, en couronne autour de sa tête ondulent des pétales colorés : la Fleur qui marche !

Au matin Killian se réveille joyeux, il a fait un si beau rêve ! Et il devine que l'éolienne perdue a réussi à trouver un lieu en pleine mer où une famille d'éoliennes tend ses bras dans l'air immense pour mieux saisir la force des vents et apporter chaleur aux hommes.
Quand il ferme les yeux, il voit les éoliennes sur la mer, comme dans son rêve, elles ressemblent à des fleurs aux corolles tourbillonnantes (tournoyantes ?)

L’éolienne vit maintenant dans un parc offshore, elle a emporté avec elle le rire de l’enfant.
Un rire qui tinte là où seuls les astres et les poissons peuvent l’entendre. Il se propage jusque dans le froufrou irisé de la lumière des étoiles et dans le sillage des nageoires argentées des êtres aquatiques.

Fin
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Alizé

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 13 Avr 2010 - 12:36

Merci Kate, c'est cela qui me manque quelques lectuers qui puissent relire, car parfois on ne voit même pas ses propres fautes.
J'ai des amies instit. qui ne travaillent plus mais qui ne se sentent pas capables d'avoir ce regard.
J'avais modifié la fin de l'histoire, après "- Bon dit l'enfant, je vais te laisser parce que je doisrentrer..."
Je la mets ici.

Killian s’éloigne sans se retourner, il a un message à transmettre au vanneau.
L’oiseau est toujours là, caché sous les branches. L’enfant lui annonce que dès le lendemain il pourra sortir de son abri et retourner dans la campagne où aucune machine monstrueuse ne viendra plus le déranger.

Vient la nuit et Killian rêve. Alors que le vent souffle dehors, il voit en songe ce qu’il ne peut imaginer de jour ; une grande sculpture florale avance longue et légère sur ses jambes - des feuilles – elles effleurent à peine l’océan. En couronne autour de sa tête ondulent des pétales colorés : Une fleur qui marche !

Au matin, Killian se réveille joyeux, il a fait un beau rêve, il devine que l'éolienne perdue a réussi à trouver un lieu en pleine mer où pareille à une fleur aux corolles tourbillonnantes, elle tend ses bras dans l'air immense pour mieux saisir la force des vents, et apporter chaleur aux hommes.

Le vanneau, confiant, passe parfois devant la maison près de la forêt. Il est toujours entouré d’un groupe de copains très bruyants qui se déplacent en trottinant, ils amusent beaucoup Killian avec leur petit air penché, prêt à piquer du bec, mais ils l’impressionnent aussi quand ils font un superbe numéro de haute voltige. L’enfant ne se lasse pas de les observer.

L’éolienne est installée maintenant dans un parc en pleine mer qu’on appelle « parc offshore ». Elle a emporté avec elle le rire de l’enfant. Un rire qui tinte là où seuls les astres et les poissons peuvent l’entendre. Il se propage, jusque dans le froufrou irisé de la lumière des étoiles, et dans le sillage des nageoires argentées des êtres aquatiques.
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 13 Avr 2010 - 14:34

Les deux fins sont bonnes, la deuxième ne dépare pas, elle termine le tableau en douceur...
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Alizé

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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   Mar 13 Avr 2010 - 14:42

J'ai revu la fin, car j'avais oublié de reparler de vanneau. (oublié en cours de route ; le pauvre !)
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MessageSujet: Re: Killian et la fleur du vent   

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