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 Le poète et sa muse

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Alizé

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Nombre de messages : 3755
Localisation : BRETAGNE Rennes
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: Le poète et sa muse   Lun 15 Mar 2010 - 20:06

Je me pose une question depuis quelques temps.
Je constate que les poètes même à l'heure actuelle s'adressent souvent à leur muse.
Qu'est-ce qu'une muse pour vous poètes ?
Pensez-vous que la poésie vous soit en quelque sorte soufflée par une muse ?
Quelle relation entretenez-vous avec elle ?

Pourquoi ce questionnement ?
Parce que je ne connais pas ma muse. Je me demande même si cette attitude est normale puisque je prétends écrire de la poésie. Certes je suis sensible à la beauté d'un paysage, à la fragilité d'une fleur, j'éprouve le besoin d'écrire...mais je n'ai pas de muse.

Je note ici un poème écrit par Jean LE ROUX tiré d'un recueil de 1934 que j'ai trouvé chez un bouquiniste.
Titre du recueil : "La muse du Huelgoat"

Jean Le Roux écrit en préambule :

Offrande

Enfant belle et rêveuse, ô ma Muse chérie,
Prends de tes blanches mains cette gerbe de fleurs ;
Plonge ton doux regard en mon âme attendrie
Et sèche tes grands yeux qu'avaient rougis les pleurs.

Et voici sa poésie dédiée à sa Muse :

Le poète à la Muse

O ma Muse, ô ma Soeur, ô ma consolatrice,
Sans toi j'allais sombrer au fond du précipice.
Merci ! d'avoir rouvert un coeur presque fermé.
Mais crois-tu qu'elle puisse hélas ! encor m'aimer ?

Permets-moi de baiser ta belle tête blonde,
De lire dans tes yeux où se reflète un monde ;
Verse à mon pauvre coeur ta foi et tes espoirs,
Regarde ! C'est encore un magnifique soir.

Laisse-moi me blottir, humblement, sous ton aile.
Pardonne au mécréant, pardonne à l'infidèle.
Laisse-moi m'égarer dans le bleu de tes yeux
Et croire à la bonté qui règne sous les Cieux.

Le bois est un grand temple où l'ombre se recueille.
Pas un bourgeon ne tremble, oh ! vois, pas une feuille !
Insuffle-moi tes chants profonds et parfumés
Et mêle à mes accents tes accents enflammés.

O nuit magicienne, ô nuit printanière :
Amour, extase ou rêve, ô douce conseillère,
Par toi, vers l'Infini, je me sens transporté ;
En mon âme je sens plus de sérénité.
Sur l'aile des esprits je vais vers la lumière.
O Nature, prends-moi, garde mon âme entière.
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