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 Jean Ferrat, ce ne sera jamais fini !

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yugcib

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Localisation : Sud Ouest de la France
Date d'inscription : 14/01/2010

MessageSujet: Jean Ferrat, ce ne sera jamais fini !   Jeu 18 Mar 2010 - 9:35

Il y avait Léo Ferré né en 1916 et disparu en 1993...
Il y avait Georges Brassens né en 1921 et disparu en 1981...
Il y avait Serge Gainsbourg né en 1928 et disparu en 1991...
Il y avait Jacques Brel né en 1929 et disparu en 1978...

Et il y avait encore jusqu'au 13 mars 2010, Jean Ferrat né en 1931 (en fait le 26 décembre 1930)...

Jean Ferrat était le seul de ces cinq grands compositeurs, chanteurs et poètes du 20ème siècle, à avoir connu dans sa vieillesse le “nouveau monde”, le monde d'après les années 90 du 20ème siècle... Quoique depuis un certain nombre d'années cependant, Jean Ferrat s'était retiré de la scène et de toute sa vie durant était demeuré discret, fidèle à ses engagements et à ses idées... Et un peu à l'écart des grands tourbillons médiatiques...
Nous tous, de ces générations d'entre deux mondes (les générations des gens nés entre 1930 et 1980) ont donc connu et entendu dans nos vies, ces “géants” de la chanson et de la poésie.
Le tout premier à nous quitter fut Jacques Brel en 1978.

En viendra-t-il encore dans le “nouveau monde”, le monde du 21ème siècle, de ces “géants”?

Dans “l'ancien monde” pour devenir écrivain et auteur, il fallait pour produire un livre, utiliser une machine à écrire, puis déposer l'ouvrage dactylographié ou même tout simplement manuscrit, chez un éditeur...
Pour devenir cinéaste, il fallait toute une technologie dans la mise en place de décors appropriés, une technologie du son, des studios d'enregistrement, et tout un appareillage assez complexe...

De nos jours, n'importe qui le voulant vraiment et pas forcément en ayant du talent, peut produire un livre avec un ordinateur et internet ; ou un film avec une caméra numérique...

Ainsi l'écriture, la littérature, le cinéma, la chanson et la musique cessent-ils de dépendre comme autrefois, de ces machineries et procédures et techniques d'avant l'informatique et le numérique... Et qui n'étaient guère à la portée de tout un chacun...
Ce sont les logiciels, les circuits imprimés, l'électronique, les nanotechnologies, et toutes sortes d'instruments ou de supports, de boîtiers, de synthétiseurs et d'accessoires divers, qu'il suffit d'apprendre à utiliser au mieux, qui remplacent désormais les anciennes machineries et procédures.
Tout cela crée forcément des conditions plus favorables à l'émergence d'un plus grand nombre de talents, de créateurs et d'auteurs... D'autant plus que ces conditions nouvelles se généralisent en se commercialisant et en s'universalisant...

Alors on imagine mal des “géants” qui seraient encore plus “géants” que les “géants en cohortes de géants”... Tout comme dans un concours d'entrée à une grande école dont mille candidats sur cent mille n'auraient d'écart entre eux autour de 18 sur 20, que le quart d'un millième de point !
Il faudrait s'en réjouir, de cela! Plutôt que de regretter l'ancien temps!... Si le monde paradoxalement et contre l'émergence de tous ces talents, de ces auteurs et de ces créateurs ; ne se dérobait point sous nos pas...

Jean Ferrat, ce n'est pas fini!...
Léo Ferré, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, ce n'est pas fini!... Même si le monde se dérobe sous nos pas...

“Le poète a toujours raison” : ne nous quitte pas, Jean !

Ils doivent se sentir “un peu courts” dans leurs valeurs, dans leurs certitudes et dans leurs repères... Tous ces gens qui ne sont point du même univers de sensibilité qu'un... Jean Ferrat... Par exemple.
“Le poète a toujours raison... Que c'est beau la vie... Que la montagne est belle... Je ne suis qu'un cri... “
Et tant d'autres “vérités” - oui pour une fois l'on peut oser dire que ce sont des “vérités”- tant d'autres “vérités” chantées par Jean Ferrat, tant d'autres “vérités” par la plume du poète Louis Aragon... Tant d'autres “vérités” de tant et de tant d'autres poètes... Qui se dressent, toutes debout face au ciel, éternelles, imputrescibles en dépit de tout ce dont on les poisse ou les déchire ou les pervertit...
Ils doivent en ce jour du deuil d'un poète tel que Jean Ferrat, ils doivent dans le retentissement d'une oeuvre à jamais présente désormais dans le coeur de tant de gens... ils doivent, oui, se sentir “un peu courts”... Tous ceux et celles qui ne sont pas et n'ont jamais été et ne seront jamais “de cet univers là”!
Ils ont jusqu'à présent tout gagné contre le plus grand nombre, ils ont séduit et trompé, ou parfois brutalisé, assassiné ou emprisonné... Et il y a aussi tous ceux et celles qui les servent... Mais ils n'ont pas raison, et devenus “si courts” en face de la beauté et de la force d'une oeuvre debout, l'oeuvre de Jean Ferrat, l'oeuvre de tous les poètes du monde... Ils doivent devenir “une espèce en voie de disparition”... Qu'il ne faut en aucun cas, protéger...

... Et voici le “discours” que je tiens, à présent, en face de “Tartempion” ce “clampin béabêta accro dur/dur” de thrillers américains pétants, qui ne lit QUE de la presse People et filme ses pets sur i-phone... et n'aime pas Jean Ferrat :
“Tu te sens pas un peu court, Tartempion, au milieu de tous ces gens de plusieurs générations y compris de la tienne, celle des nés en 1990 et quelque, oui , tu te sens pas un peu court et sans consistancce au milieu de ces millions de gens dans notre pays qui rendent hommage à Jean Ferrat, et qui d'une manière ou d'une autre, dans leur coeur et dans leur esprit, rejoignent Jean Ferrat ?”
... Et je tiens le même “discours” en face des “barons du CAC 40”, des actionnaires de fonds spéculatifs, de certains “politicards plantureux de bide et d'épaules et de joues”...
Tartempion béabêta, barons du CAC 40 et politicards véreux... C'est vous les cons, les horribles cons, les cons qui pètent le monde, les cons qui congratulent et se vautrent dans un “troudebalisme” qui pue la crevette sexe sale, la mayonnaise éventée, le cornichon au vinaigre et la crème fouettée à la fraise synthétique... Et les “super-grands cons”, les décideurs, les hyper managers, les fous du fric-roi et des grosses bagnoles et des villas et des propriétés dans les paradis fiscaux tropicaux...
“Vous vous sentez pas un peu courts, Tartempion béabêta, barons du CAC 40 et politicards véreux, et milliardaires peopolisés, en face d'un Jean Ferrat ou d'un Jacques Brel ou d'un Léo Ferré, ou même encore en face de tant de gens passant leur vie sans tambours ni trompettes à faire du bien autour d'eux partout où sévit la misère, la misère cette “chienne pelée du monde”?
Pour ma part je sais plus que jamais aujourd'hui de quel côté je me trouve et me situe... Et je sais aussi plus que jamais quel monde je combats...

Absolument scandaleux...
Christophe Hondelatte, ton débat sur RTL mardi 16 mars 2010 (“langue de vipère- On refait le monde”) à 19h 30 à propos de Jean Ferrat...
Rappelons que ce débat quotidien entre 19h et 20h sur RTL est animé par Anne Sophie Mercier, de Charlie Hebdo ; PPDA, journaliste et écrivain ; Robert Ménard, éditeur et écrivain ; Ivan Rioufol, du Figaro...
Autrement dit des gens qui ont “un certain rayonnement et sont lus et écoutés”...Mais de sensibiltés différentes...
Ce débat à propos de Jean Ferrat, ce soir là, du jour même des obsèques de Jean Ferrat, était à mon sens “totalement indécent” et ne devait pas être donné ce jour là... C'était “une insulte” à la mémoire de Jean Ferrat, une discussion “imbécile” et vulgaire, inconsistante et “de parti pris”...
L'un des interlocuteurs reprochait à Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” de citer Robespierre...
Certes oui, Robespierre n'est sans doute pas “une bonne référence” dans l'histoire de notre pays... pas plus que Staline dans l'histoire de la Russie... Mais Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” évoque aussi (et surtout) “Monsieur Thiers”... qui fit fusiller la France (sous-entendu “une partie de la France”) lors de la “semaine sanglante” de la Commune en mai 1871...
Et ce même interlocuteur nous explique qu'il “ne comprend pas” que Jean Ferrat puisse “cautionner” à travers son oeuvre, la barbarie de régimes révolutionnaires tels que la Terreur et le communisme ! (c'est ce qu'il laisse entendre dans son propos)... Et ça, c'est révoltant, absolument scandaleux, d'insinuer que Jean Ferrat ait pu “fermer les yeux” sur ces “laideurs du monde”... Lui qui fut un poète, un partisan de la non violence (bien que demeurant un révolté), un être paisible qui a délibérément quitté la scène en 1973 pour aller s'installer dans un village en Ardèche, un être d'une si grande modestie et d'une si émouvante simplicité dans sa relation avec ses amis et ses proches...
D'ailleurs, rappelons aussi (car c'est important) que Jean Ferrat en dépit de sa vive et fraternelle sympathie envers le Parti Communiste, n'a jamais adhéré en prenant une carte de membre de ce parti...
Georges Brassens, lui, chantait “Mourons pour des idées, mais de mort lente!”
Et Léo Ferré disait à propos du drapeau noir de l'anarchie (que l'on brandit sur les barricades et dans les manifs) “ Un drapeau, même noir, même celui de l'anarchie, c'est quand même un drapeau”...
... Et l'on sait tous ce qui se passe, après les barricades, après que l'on ait renversé les gouvernements, liquidé les blancs ou les bleus avec les curés et les banquiers : ce sont des drapeaux, des étendards, des slogans, des mots d'ordre, des leaders (ou des meneurs) derrière lesquels on se rallie... Et ce n'est jamais comme dans la chanson de Jean Ferrat “ et c'était comme si tout recommençait, la vie, l'espérance, et le merveilleux, et le miraculeux voyage”... Non, ce n'est jamais ainsi!... Puisque tout recommence... comme avant, comme toujours !
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