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 La lutte finale...

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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: La lutte finale...   Mar 4 Mai 2010 - 22:58

Citation :
Faillite grecque et problème des retraites en France
mardi 4 mai 2010 (21h46)

La crise du néo libéralisme en Europe, -hors Allemagne pour le moment-, qui révèle les traits les plus nocifs de ce système dominant, est irrémédiable. Parce que l’on se situe à une espèce de stade ultime du capitalisme, que l’on peut voir comme une perversion un peu folle d’ailleurs. Et parce que le résultat de l’application, relativement récente finalement, dans une version « intégriste » en Europe, (d’autres pays capitalistes évitent cette version ultime, les USA en premier lieu et les néo états bourgeois comme la Russie, la Chine..) du néo libéralisme, a conduit et va conduire plus encore à un désastre.

L’argent, -la monnaie-, est installé par le néo libéralisme dans un quasi statut de déification auquel on sacrifie tout. Ce n’est pas un hasard si dans le traité constitutionnel de Lisbonne, comme dans le projet de TCE, le chapitre des droits de l’homme, -droits fondamentaux, droits du travail, droits sociaux…-, est réduit à sa plus simple expression. Ainsi s’envole la tradition humaniste séculaire des pays d’Europe.

Là, le système se grippe. Les « Subprimes » et autres produits financiers dérivés liés aux prêts immobiliers, ont commencé à amorcer la crise de fonctionnement. La réaction des états européens et de la France en particulier, a été de cautionner les Banques privées, au prix du creusement de leurs déficits, et non pas d’injecter directement des finances dans l’appareil économique pour qu’il ne subisse pas le contre coup de ce Krach…

Le brillant résultat est le renflouement des Banques... Et, évidemment, des problèmes aggravés de déficits au niveau des États, ainsi qu’un nouveau recul du pouvoir d’achat qui bloque également l’économie. Pour situer le problème, on rappellera que les intérêts annuels de la dette dans le budget de l’Etat, en France, sont supérieurs au financement total de la Recherche.

Tout cela a pour effet de dévoiler la réalité du système néo libéral installé en Europe avec la complicité des gouvernements de droite, mais aussi de Gauche [chez nous : Mitterrand puis la gauche plurielle qui a notamment monnayé à bas prix des actifs de l’Etat, accepté Barcelone, Lisbonne déjà….].

Ce système Ultra libéral a peu à peu remplacé, dans le cadre d’une vraie révolution silencieuse installant une nouvelle constitution ainsi que des institutions adaptées à son hégémonie, et qui a été ignorée par la plupart des analystes de « gauche », le système précédent, de type Keynésien et que l’on a qualifié de capitalisme d’Etat (on va presque le regretter).

Cela conduit le système ultralibéral européen à entamer une vaste opération de mise au pas des peuples. La Grèce n’est pas tombée dans ce maelström du fait de ses seuls déficits, qui ne sont peut-être pas les plus rédhibitoires (la voix officielle reconnait qu’au moins l’Irlande a une position encore plus précaire, mais toujours selon cette explication du pouvoir lui-même, ce pays bénéficie, pour l’instant, de sa proximité et de sa complaisance vis-à-vis du néo libéralisme). Donc, c’est le système de la grande finance qui a sélectionné la Grèce par l’intermédiaire d’agences dites de notations pour les marchés, « grandes prêtresses » du système en quelque sorte. C’est en fait une véritable épreuve de force parce qu’il peut y avoir un effet boomerang..

Par exemple, si le peuple grec se saisit de son problème et trouve lui-même des solutions qui ne peuvent être que la sortie du néo libéralisme. En commençant par la sortie de l’euro qui, de toute manière selon des oracles officiels, semble condamné.

Dieu merci, il y a un socialiste un peu corrompu au pouvoir ! On ne laisse rien au hasard.

Dans notre pays les hostilités ont également commencé. Et, justement elles ont été précédées par une campagne idéologique multiforme et de grande envergure, axées sur les déficits et la nouvelle longévité de la vie. Là, comme en Grèce les déficits justifieraient un important recul social.

La Grèce va donc être mise sous une double tutelle, - le FMI et les institutions européennes-, qui va dépouiller l’Etat Grec de ses prérogatives et imposer au peuple grec un recul sans précédent de tous les acquis sociaux.

Est-ce réellement pour sortir la Grèce de son impasse ? Absolument pas.

La voix officielle dit d’ailleurs que la Grèce ne s’en sortira pas. Et comment pourrait-elle s’en sortir dans ce cadre imposé ? Son PIB est de l’ordre de 170 milliards d’euros et on lui prête, avec des taux d’intérêt exorbitants, 110 milliards d’euros dont le tiers à rembourser rapidement.

Pour voir une partie de l’effet domino, on regarde le cas de la France. L’Etat français va prêter, sans aucun cadeau, 16 milliards d’euros à la Grèce qui vont évidemment manquer à son budget. Soit on laisse ce capital bloqué et c’est évidemment des déficits non couverts, des investissements non réalisés.. donc un certain blocage économique, soit, quel régal pour les marchés, la France emprunte cet argent, aux Banques privées donc, pour pouvoir engager des grands travaux par exemple..

Précédemment, l’argent qui a servi à cautionner les Banques a obligé à différer des engagements de budget de recherche, puisqu’aussitôt récupérée une partie de ces fonds a été affectée à la Recherche (pas une mauvaise chose en soi, mais insuffisant au niveau du budget).

Il y a aussi les échanges commerciaux qui vont décliner avec la Grèce, ce qui finira par atteindre l’Allemagne si le phénomène se propage à d’autres pays européens comme il est probable.

Une parenthèse sur le PIB. C’est un indice économique qui a perdu beaucoup de sa signification. Par exemple, dans le cas de la Grèce qui est un pays agricole, l’Agriculture ne pèse que quelques pour cent dans le PIB, même si elle emploie plus de 10% des travailleurs. Comme ce n’est pas un grand pays industriel, on en déduit que l’essentiel du PIB, c’est : le commerce, les services et le Tourisme.

Pour le moins, une trop grande part de services dans le PIB ne donne pas une économie très saine. C’est un autre facteur qui montre que l’économie grecque ne peut pas sortir de son marasme, toutes choses égalent par ailleurs (c’est-à-dire maintien de l’adhésion au néo libéralisme européen).

En France, la bataille idéologique sur les retraites semble très mal engagée. Notamment parce que les partis politiques de « gauche » ou de « gauche de gauche » traitent le problème comme des super syndicats et non comme des partis politiques à qui il incombe de proposer une issue politique au problème.

Et c’est bien d’un problème politique qu’il s’agit.

Par exemple, on lit dans leurs tracts : il faut taxer les dividendes, les stocks options, les capitaux spéculatifs … Si, sans changer de système politique on pouvait le faire, cela aurait déjà été fait. La taxe Tobin qui date des années 90 est une nécessité reconnue par beaucoup de mouvements, pas seulement de « gauche ». Pratiquement pour la mettre en place il faut connaitre et maîtriser les flux de capitaux vers les paradis fiscaux et les places financières. Ce qui exige, au moins, des Banques publiques ayant l’exclusivité des transferts de fonds, contrôler sa monnaie. Donc il faut s’attaquer au cœur du système financier et changer de système….

Si l’on ne répond pas aux attaques du néo libéralisme par la mise en avant d’un programme de rupture avec ce système : sortie de l’euro, contrôle des changes et des flux, -Banques publiques-, relance de l’industrie et de l’agriculture (re nationalisations), de la Recherche, avec obligatoirement un protectionnisme adapté.. la bataille va malheureusement être perdue pour longtemps, avec de très lourdes conséquences pour notre peuple et notre pays.

JM Berniolles

source:http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article101806


Rien a ajouter....Tout est dit !
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Vilain
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Mar 4 Mai 2010 - 23:01

Citation :
Grèce : appel de plusieurs syndicats européens
mardi 4 mai 2010 (21h44)

Confederacion General del Trabajo CGT (Etat espagnol) Confederacion Intersindical (Etat espagnol) Ezker Sindikalaren Konbergentzia ESK (Pays Basque) Confederazione Unitaria di Base CUB (Italie) Sindacato Dei Lavoratori intercategoriale SDL e RDB (Italie) Unione Sindicale Italiana USI (Italie) Transnationals Information Exchange TIE (Allemagne) Confédération Nationale du Travail (France) Union syndicale Solidaires (France)

Nous sommes tous des travailleurs/ses grecs

Depuis des semaines, sous la pression de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International, le gouvernement grec s’attaque aux travailleurs/ses de ce pays.

Le niveau d’endettement du pays (12,7%) est mis en avant pour tenter de justifier des reculs sociaux … injustifiables. D’ailleurs, les taux de pays comme la Grande Bretagne, l’Espagne, le Japon, les Etats Unis sont aussi à plus de 10%.

Les travailleurs/ses de Grèce, à juste titre, refusent de payer la crise du système capitaliste. Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise.

Les mesures annoncées sont inadmissibles : non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5 dans la Fonction publique, hausse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 19 à 21 %, baisse de 10 % des dépenses d’assurance, gel des pensions de retraites, réduction de 15 % des salaires, âge légal de départ à la retraite porté à 67 ans, etc.

Les mêmes banques et les mêmes spéculateurs, qui hier ont été sauvés d’une faillite certaine grâce à l’aide des Etats, mettent la pression sur ceux-ci et sont autorisés à spéculer sur leurs dos. Les gouvernements ont sauvé les banques, sans contrepartie. Aujourd’hui ces mêmes banques viennent faire payer l’addition aux peuples. La Grèce est attaquée, le Portugal est dans la ligne de mire, l’Espagne et l’Irlande sont menacées.

En Grèce, plusieurs grèves et manifestations massives ont déjà eu lieu. Le 24 février une grève générale a paralysé le pays. Nos syndicats affirment leur soutien au peuple grec, notamment à la grève générale du 5 mai.

Pour sauver leur système capitaliste, les patrons et les actionnaires sont organisés internationalement : le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la famine d’une partie de la planète, … Nous entendons avancer dans la mise en place d’un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme, le libéralisme.

Partout, développons et coordonnons les luttes sociales, et construisons la résistance commune au niveau européen ! Face à la crise du système capitaliste, la grève générale est nécessaire. Nous voulons la construire !

En Grèce comme ailleurs, ce n’est pas au peuple de payer la crise du système capitaliste !

Source:http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article101807
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Vilain
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Mar 4 Mai 2010 - 23:03

Citation :
Les autorités financières se préparent déjà à renflouer les banques françaises !
mardi 4 mai 2010 (14h15)
2 commentaires

Selon nos informations, pour éviter de mauvaises surprises, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) viennent d’écrire à toutes les banques françaises, afin d’obtenir, dans des délais rapides, le montant de leur exposition aux dettes de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et de l’Irlande.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/04/incertitudes-sur-la-contribution-et-l-exposition-des-banques-a-la-dette-grecque_1346233_3234.html

En clair : ça commence à sentir mauvais pour les banques françaises engagées en Grèce, Portugal, Espagne, Irlande.

J’ai l’impression que les CONtribuables français vont devoir renflouer les banques françaises « dans des délais rapides ».

Bof, ce n’est pas grave : nous avons l’habitude.


Source: http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article101788
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lucarne



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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Mer 5 Mai 2010 - 21:35

J'ai vu les informations d'aujourd'hui, ça fait froid dans le dos... ça fiche en rogne tout ça ! grrrr09
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Jeu 6 Mai 2010 - 21:16

Citation :
Le gouvernement taille dans les dépenses et demande des efforts aux Français


Dépenses publiques, notamment sociales, gelées pour les trois ans à venir, rabotage des niches fiscales, baisse du train de vie de l'Etat: le gouvernement serre la vis tous azimuts pour réduire le déficit et prévient que tous les Français devront consentir des efforts.

François Fillon a convoqué jeudi en séminaire tous ses ministres pour préparer le budget triennal 2011-2013, en pleine tempête économico-financière qui frappe de plein fouet la Grèce et fait vaciller le Portugal et l'Espagne.

Dès mercredi soir, le Premier ministre avait prévenu qu'il serait amené à prendre des "décisions difficiles" pour ramener le déficit, qui a explosé sous l'effet de la crise économique, à 6% l'an prochain, 4,6% en 2012 et à 3% du PIB en 2013.


L'objectif est de se mettre en conformité avec les exigences européennes et garantir son crédit sur les marchés financiers et vis-à-vis des agences de notations tant redoutées.

Si les mots de "politique de rigueur" qui "asphyxierait" l'économie, selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, restent pour l'instant tabous, les premières pistes annoncées jeudi vont dans le sens d'une réduction drastique des dépenses.

François Fillon a ainsi affirmé que pour les trois ans à venir, celles de l'Etat seraient "gelées en valeur" alors qu'elles l'étaient jusqu'à présent en volume même si dans ce cas, l'assiette de calcul était plus large avec la prise en compte des remboursements annuels des intérêts de la dette et des pensions.

Le gel strict signifie donc que désormais le "pouvoir d'achat" réel de l'Etat sera réduit en proportion de l'inflation chaque année. Selon le calcul de l'AFP, si l'inflation est en 2011 identique à 2010 - soit 1,2% en prévision-, l'économie serait de 2,5 milliards d'euros.

Pour y parvenir, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera poursuivi et les dépenses de fonctionnement de l'Etat amputées de 10% en trois ans avec une baisse de 5% dès 2011.

Les opérateurs de l'Etat - à l'instar de Météo France - devront aussi respecter cet "effort de productivité".

Les dépenses d?intervention qui désignent notamment des aides à l'emploi (contrats aidés...) et des aides sociales (aide au logement, allocation adulte handicapé...) seront également remises à plat.

Autre moyen de réaliser des économies: rogner les niches fiscales qui coûtent chaque année 70 milliards à l'Etat. François Fillon a réaffirmé que cinq milliards devront être trouvés par ce biais dans les deux prochaines années.

Pour ce qui est de l'année en cours, le Premier ministre a enjoint son équipe à ne pas dépasser les dépenses prévues par la loi de finances.

Luc Chatel tout comme le ministre du Budget, François Baroin, ont clamé haut et fort qu'il n'y aurait pas d'augmentation - "massive" a ajouté le porte-parole du gouvernement - des impôts, conformément à l'engagement de Nicolas Sarkozy.

Mais Luc Chatel a cependant averti qu'au nom de "l'exemplarité" tous les Français seront "touchés" par ce redressement des finances publiques.

"Il faudra faire des économies dans tous les secteurs", a prévenu Philippe Marini, rapporteur général UMP de la commission des finances au Sénat. Reste que pour Jean Arthuis, président centriste de cette même commission, l'équilibre des comptes publiques "ne suffira pas" sans croissance économique. Elle s'annonce timide pour cette année avec une prévision de 1,4%.

Pour le Parti communiste le gouvernement prépare un scénario à la grecque en en "mettant fin au modèle social français".

source:http://actu.voila.fr/actualites/politique/2010/05/06/le-gouvernement-taille-dans-les-depenses-et-demande-des-efforts-aux-francais_543544.html

Ben voyons !
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Vilain
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Ven 7 Mai 2010 - 23:50

Citation :
Grèce : un coup de force par voie parlementaire
Georges Papandréou, le Premier ministre grec
Exclusif. Désormais, toutes les mesures prises dans le cadre du plan pour la Grèce de l’UE et du FMI seront signées par le ministre grec des Finances, sans vote au Parlement.

Athènes, de notre envoyé spécial en Grèce.

C’est dans l’après midi que la nouvelle est tombée. « Un coup d’Etat », ont dénoncé, en substance, les partis de gauche (KKE et coalition Syriza). Quant à Nouvelle Démocratie (ND, droite) et à Laos (extrême-droite), ils ont dit que la procédure n’est pas légale. Le gouvernement Pasok (social-démocrate) mené par Georges Papandreou vient de faire passer en Grèce une grave modification de loi qui remet fondamentalement en cause la démocratie : désormais, toutes les lois et tous les accords pris dans le cadre du « plan de soutien à l’économie grecque » défini par le gouvernement grec, l’UE et le FMI seront signés par le ministre des Finances, sans vote au Parlement qui ne sera plus qu’informé.

Grave pour la démocratie, cette décision l’est à plus d’un titre. Tout d’abord, elle refuse de prendre en compte les observations des députés qui, le 6 mai, s’étaient opposés au projet de loi sur « les mesures pour la mise en œuvre du mécanisme de soutien à l’économie grecque par les Etats-membres de la zone euro et le FMI ». En effet, seuls les députés Pasok dans leur quasi-totalité et ceux du Laos (extrême-droite) avaient approuvé, dans une alliance pour le moins douteuse, ce plan d’austérité. Quant aux trois députés Pasok qui se sont abstenus, ils ont été exclus du parti.
Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret

Les députés du KKE (PC grec) et de Syriza (gauche radicale dont la principale composante est Synaspismos) et ceux de ND ont dénoncé ce projet de loi. A leurs yeux, il ne s’agissait pas d’une loi classique mais bien de la ratification d’un accord international qui délègue des compétences nationales aux institutions internationales. De ce fait, la majorité nécessaire au Parlement n’était pas de 151 députés mais de 180. Le gouvernement leur a répondu que, non, aucune compétence étatique n’était dévolue aux institutions internationales. Pourtant, aujourd’hui, dans une assemblée vide, le ministre des Finances a introduit une modification d’un des articles de ce projet de loi, l’article 3. Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret, sans consultation des élus du peuple. Cette modification fait fi d’une règle minimale dans tout système parlementaire : le Parlement vote pour ou contre des lois que le gouvernement lui soumet ou qu’il propose au gouvernement. L’assemblée populaire, élue en octobre 2009, est ainsi niée.
C’est donc désormais le ministre des Finances qui a les pleins pouvoirs sur les mesures d’austérité, sujet qui constitue aujourd’hui le principal enjeu politique du pays et qui touche à la souveraineté grecque (cf. L’Humanité du 7 mai, notamment page 5).
Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos, qui affirment que l’acte est anticonstitutionnel

Comment le ministre s’y est-il pris ? Sans prévenir les présidents des groupes de la tenue du vote, il a fait la proposition d’une modification de l’article 3, votée par le chef du groupe Pasok. Et le vice-président du Parlement a considéré que la loi était votée, car le parti majoritaire venait d’approuver cette modification. Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos, qui affirment que l’acte est illégal, voire anticonstitutionnel, au regard du contexte dans lequel il a été effectué. A l’heure où ces lignes sont écrites, il semble toutefois qu’aucun recours juridique ne soit possible.

Alors que le 5 mai, des centaines de milliers de manifestants défilaient en Grèce pour dénoncer les mesures d’austérité, leurs voix sont ainsi bâillonnées, d’un seul coup. Un coup qui ressemble fort à un « coup d’Etat », selon le KKE et Syriza, terme qui n’est pas sans évoquer des heures sombres en Grèce. Un coup qui survient au moment où les Grecs songeaient à la pause du week-end. Quelle sera leur réaction ?

Fabien Perrier



Et ça continue, encore et encore...... AngeR

source:http://www.humanite.fr/Un-coup-d-Etat-par-voie-parlementaire?var_mode=calcul
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Sam 8 Mai 2010 - 16:07

Entendu sur la radio il y a quelques jours : "ce qui se passe actuellement en Grèce est extrêmement intéressant... blablabla..." (JF Copé)

Rage
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MessageSujet: Re: La lutte finale...   Sam 8 Mai 2010 - 23:46

lucaerne a écrit:
Entendu sur la radio il y a quelques jours : "ce qui se passe actuellement en Grèce est extrêmement intéressant... blablabla..." (JF Copé)

Rage

Ben oui c'est intéressant; c'est la répétition de ce qui va bientôt se passer en France...
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