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 Le Risque

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Tryskel
Miserere mei
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MessageSujet: Le Risque   Dim 30 Mai 2010 - 16:58

RISQUE: Danger, inconvénient plus ou moins probable auquel on est exposé.

AUX RIQUES ET PÈRILS DE QUELQU'UN: En assumant toutes les responsabilités de ce qu'il entreprend y compris les conséquences fâcheuses éventuelles.

On n'arrête pas de nous répéter que le "Risque zéro" n'existe pas, ce qui est vrai.
Mais dans le même temps, les personnes refusent de plus en plus les risques.
Aux Etats Unis, ça prend des proportions délirantes puisqu'il y a pratiquement un avocat derrière chacun traquant la faute réelle ou imaginaire pour faire payer celui qui, prenant un risque, en aurait fait courrir un à d'autres personnes. Les toubibs n'interviennent plus sans avoir fait signer un tas de déharges, les fabricants pondent des modes d'emploi pour attardés mentaux afin de bien cerner tous les cas de figures d'emploi non conformes au produit.
Exemple: retirer le bébé de la poussette avant de la plier (sic).
Et ça gagne la France...

Les personnes cherchent avant tout la sécurité, au point d'y sacrifier la liberté, mais certaines vont faire les zozos dans des situations extrêmes tout en exigeant toutes garanties possibles et imaginables qu'elles n'auront pas de bobos afférents.

C'est quoi le risque pour vous?
Avez vous le sentiment d'en prendre souvent ou parfois, de façon calculée ou inconsidérée?
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Romane
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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 0:05

Le risque ? Bigre ! C'est de vivre ! Vous avez déjà vu une vie sans prises de risques, vous ? A n'importe quel niveau ? Le matin en prenant sa bagnole, ou un faux pas dans la salle de bains, en se lançant dans une aventure amoureuse, en gérant son budget, en changeant de boulot, et même sans en changer ! en se confiant à quelqu'un. En faisant un enfant. En fermant sa porte avant de s'absenter pour un mois de vacances. En regardant l'orage arriver, la pluie tomber, le vent souffler. En bouffant du poisson, surtout s'il a des arêtes. En bouffant de la viande, des légumes, des laitages, en bouffant chez Mac Do. En coupant une tranche de pain. En descendant les escaliers, en traversant la rue, en disant ce qu'on pense, en taisant ce qu'on n'arrive pas à dire, en se regardant dans une glace, en croisant le regard de l'autre, en affichant ses tendances politiques et/ou religieuses, en ouvrant un bouquin, en regardant les infos TV, en montant dans un train, un avion, un bateau, en regardant en arrière, en regardant en avant, en restant sur place, en interprétant son rêve nocturne, en allumant une cigarette, en....


Le risque est partout. Alors on fait quoi ? On achète une bulle aseptisée et on se colle dedans ?

pfff

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 9:52

Parmi, leurs synonymes: alea, danger, péril, chance, fortune, le risque et le hasard sont les seuls à se faire verbe pour prendre le sens d'oser. Le risque vient du latin resecum « qui recoupe » comme le récif ou l'écueil en mer peut sectionner le bois de votre embarcation. Cet accident, le naufrage est appelé fortune de mer par les marins car il est généralement fortuit.

Mais, intéressons-nous davantage à cette fortune.





Les principaux emplois des mots hérités du latin fortuna, (français, anglais, italien, espagnol...) étaient encore courant dans leur sens initial à l'époque classique. En français, ces emplois sont aujourd'hui archaïques ou figés dans des expressions, au profit du sens très spécialisé apparu au moyen français : « richesses ». La notion elle même, incarnée par la déesse Fortuna, renvoie globalement à la pensée antique et à son héritage européen, lorsque le hasard, le sort, la chance et le destin étaient considérés comme constitutifs de l'existence humaine. Dans l'Antiquité, le rôle de la Fortune avait trouvé un développement particulier chez les Romains, où elle symbolise l'arbitraire, le sort- le latin fors, fortis »ce qui s'apporte » d'où « hasard » qui est régulièrement couplé avec sors « sort »- bon ou mauvais:

La Fortune se plaisant à une activité cruelle et constante à jouer son jeu capricieux, transporte ses instables privilèges, libérale aujourd'hui pour moi, demain pour un autre.

Horace, Odes.



La figure de la Fortune se distingue de celle du Destin par son caractère humain, mobile. Le Destin (latin: fatum; grec; moira) est une force aveugle, implacable et cette notion séduit davantage la pensée grecque. On ne voit apparaître la désignation grecque de la Fortune (Tuché) qu'après Homère.




La Fortune se joue de nous; le malheureux lui rend hommage pour obtenir ses faveurs; et celui qui prospère, craignant que son souffle ne l'abandonne, chante bien haut ses louanges.

Euridipe, les Suppliantes.




Pour les Latins, comme en témoigne Pline, la Fortune est la seule divinité invoquée partout et en toutes circonstances. D'abord, personnification du sort capricieux, indéterminé, favorable ou défavorable, elle devient petit à petit la « bonne fortune », souvent attachée à la vie publique (Fortuna publica) et surtout au parcours des hommes politiques (Fortuna dux), tel César. Le même parcours sémantique a été suivi en français par heur (bon heur et mal heur) et par chance. Chez les Romains, fortuna fut assimilée plus tard à la divinité grecque Tyché, parfois nymphe, parfois compagne du Destin.




Face à la déesse Fortune, la liberté humaine n'est pas annulée;mais, pour le moraliste cynique, elle doit se négocier:

Les hommes peuvent seconder la fortune et non s'y opposer; ourdir sa trame,suivre ses fils et non les détruire.

Machiavel, discours sur la décade de Tite-Live.




A la différence de la providence, notion chrétienne et qui fut longtemps célébrée, la Fortune s'oppose fréquemment à la sagesse. Dans l'Eloge de la Folie, Erasme commente indirectement le Audentes fortuna juvat de Virgile (la Fortune sourit aux audacieux: Enéïdes) en relevant que « la fortune aime les têtes légères (parum cordatos), elle aime les audacieux et rapproche par contraste, audace et folie et sagesse et pusillanimité. Casanova pour sa part, dénonce le « despotisme » de la Fortune, capable d'emprunter « un chemin tout à fait inconu à la sagesse » pour conduire l'homme au bonheur. Le thème de la fantaisie, de la versatilité de la Fortune est constant: ainsi, dans un des livres les plus influents du XVIIème siècle:



La Fortune se lasse de porter toujours un même homme sur son dos.

Balthasar Graciàn, l'Homme de cour.




La représentation de la Fortune est toujours féminine; elle est parfois affublée d'un bandeau qui en fait une divinité aveugle. Parmi ses attributs, la roue-ou la boule- signale à la fois la versatilité et le pouvoir dont elle dispose. Elle est, dans la même logique, assimilée à la lune dans le célèbre poème de Carmina burana, « O, Fortuna velut luna » ( qui clôt et qui ouvre la moderne mise en musique de Carl Orff).




O Fortune changeante

Comme les phases de la lune,

Toujours tu crois et décrois,

Dans ton cours détestable!

Carmina Burana




Le gouvernail que la déesse tient à la main en fait quelque sorte un pilote de l'existence, et le choix de la métaphore marine contribue à faire de la fortune une figure motrice du roman. C'est elle qui préside aux moments cruciaux du récit de l'aventure humaine, à la survie ou à la fin tragique des héros, et sa figure symbolique peut réapparaître dans le roman du Xxème siècle:




La vérité, c'est que Filimore, vers la fin de sa vie, voyait brusquement venir la fortune, cuirassée d'argent et l'épée teintée de sang; lui (qui ne pensait maintenant quasiment plus qu'à elle) la voyait étrangement s'approcher, avec un visage amical. Et Filimore, voilà la vérité, n'osait pas aller à sa rencontre et répondre à son sourire, trop de fois il s'était trompé, à présent, il en avait assez.

C'est pourquoi il se bornait à hocher la tête, faisant signe que non: la fortune devait se tromper. Et il regardait autour de lui, incrédule, il regardait autour de lui, là où il était possible qu'il y eut d'autres personnes, celles que la fortune cherchait vainement. Mais, il ne voyait personne d'autre, il ne pouvait y avoir erreur sur la personne, il était forcé de convenir que c'était bien à lui qu'était destiné ce sort enviable.

Dino Buzatti, le Désert des Tartares.




Chantal Tanet in le dictionnaire culturel de la langue française.
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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 12:40

J'ai malgré tout envie de bien différencier deux catégories de risques :
- celui qui "est livré" avec la vie,
- et celui qui est généré par malveillance ou négligence d'autrui.

Dans le deuxième cas, je trouve normal que les victimes se défendent. Il est vrai que dans certains pays (USA notamment), c'est devenu n'importe quoi.

Mais, par exemple, en terme de santé, je peux différencier - ou essayer - le risque médical à l'erreur médicale. Si le risque médical fait partie inhérente de la médecine - alors qu'on a de plus en plus tendance à en attendre une toute-puissance fantasmée -, l'erreur médicale - par négligence ou incompétence - doit être condamée.

Je peux aussi prendre le cas du tabac. Si je ne comprends pas qu'on cherche à interdire aux gens de fumer - après tout, c'est leur vie, et il faudrait alors nous interdire de... tout ce qu'énumère Romane... -, il me semblerait en revanche nécessaire de condamner l'industrie du tabac qui ajoute sciemment à ses produits des substances chimiques augmentant volontairement et inutilement - pour le fumeur, mais pas pour les bénéfices financiers - l'accoutumance.

De la même façon, avoir un accident de la route peut arriver à n'importe qui. Conduire avec 2 g d'alcool dans le sang ou traverser un village à 100 km/h, ce n'est pas du même niveau.

Etc.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 14:25

lucaerne a écrit:

De la même façon, avoir un accident de la route peut arriver à n'importe qui. Conduire avec 2 g d'alcool dans le sang ou traverser un village à 100 km/h, ce n'est pas du même niveau.

Etc.

Il existe une façon de conjurer le risque, c'est à dire notre sort injustifié de mortel, et qui s'appelle les conduites à risques. Ces conduites sont des comportements "ordaliques" où le sujet remet son propre risque de vivre soit à Dieu soit à la roulette russe,car notre sort est alors perçu comme trop lourd à porter. On aperçoit souvent ces conduites chez les adolescents, mais pas qu'eux...
Car, il apparait parfois comme nécessaire à tout un chacun de forcer le sort. Surtout, quand ce dernier, c'est acharné contre vous. Alors, à un moment donné, de lui à vous, un seul est de trop. Il faut un duel dans les règles de l'art. Par exemple, au sortir de la boîte de nuit, quand encore on s'est fait plaqué pour la nénième fois, l'addition alcool plus bagnole peut décider enfin pour vous.
Les vrais audacieux ne voient pas les choses de la sorte. Ils fuient le monde tentant du loto. Car, ils veulent vraiment croire à leur petite étoile.

En période de crise, c'est à dire quand les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches, on voit ressortir la libéralisation des jeux de hasard. Pour se conformer au "marché européen" et ainsi ne pas perdre un quota considérable de mises, la réglementation française concernant ces jeux, s'est, ces derniers temps, beaucoup assoupli. Ainsi, si sur vos écrans de chaînes publiques, la publicité a reculé, le loto et le tiercé ont trouvé là une nouvelle niche.
La société capitaliste qui vit sur le risque de la vie à crédit n'a en effet plus grand chose à vendre, je veux dire d'objets manufacturés, sinon de la chance. Mieux que le banquier, l'office national des jeux dit: donnez-moi votre argent pour que vous puissiez rêver que peut-être, je vous le rende au centuple. Quand on a devant soi comme espoir qu'une vie de merde, d'une retraite dont on vous dit bien qu'il y faudra encore y faire ceinture, la tentation devient grande alors, pour les pauvres, d'aller dans les casinos.
"Rien ne va plus!" clâme le croupier et aussitôt après: les jeux sont faits! tout en raflant votre mise.
Les jeux sont, pour la plupart alors aussi cuits que vos carottes, mais dans votre désespérance la plus sombre, cette industrie vient encore vous sussurer à l'oreille que tout est encore possible. L'addiction devient alors votre seule raison de survivre.

Le vrai risque de nos politiques seraient de s'apercevoir de la situation. Au contraire, ce matin dans le journal, Xavier Darcos clamait: "le plus simple, serait de tenir ses promesses!" Il visait par ces propos un président dont il avait été, il y a de celà fort longtemps le servil ministre chargé de "réformer" l'éducation nationale et à qui on avait plus ou moins promis Versailles, après l'avoir éjecté comme un chien!
Fortuna dux...
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 15:41

Sourire
C'est prendre le risque de paraître ridicule.

Pleurer
C'est prendre le risque de paraître sentimental.

Tendre la main vers l'autre
c'est prendre le risque de s'impliquer.

Faire voir ses sentiments
c'est prendre le risque de montrer son véritable soi.

Étaler ses idées, ses rêves devant la foule
c'est risquer de les perdre.

Aimer
C'est risquer de ne pas être aimer en retour.

Vivre
C'est risquer de mourir.

Espérer
C'est risquer le désespoir.

Essayer
C'est risquer l'échec ...

Mais les risques doivent être courus,
parce que le plus grand risque dans la vie,
c'est de ne rien risquer.

La personne qui ne risque rien,
ne fait rien, n'a rien , n'est rien.

Quelqu'un peut se faire une carapace
pour éviter la souffrance et le chagrin,
mais il ne peut alors apprendre à ressentir,
à changer, à grandir, à aimer, à vivre.

Enchaîné par les certitudes,
l'individu est un esclave qui a renoncé à la liberté.
Seul l'individu qui risque est vraiment libre.

(Auteur Inconnu)

http://www.vivance.ch/poemes/page4.html
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Vilain
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MessageSujet: Re: Le Risque   Jeu 3 Juin 2010 - 16:14

Le bon sens populaire résume ça par : " Qui ne risque rien, n'a rien !"
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