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 Comment détruire l'Education Nationale!

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MBS



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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Lun 2 Juil 2012 - 18:25

Et comme il n'y a rien de pire qu'un bahut en état de guerre civile, ceux qui voudraient que les choses bougent n'ouvrent pas trop leur gueule...
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Sam 7 Juil 2012 - 17:18

Pour les non initiés, ce n'est pas de la fiction! Evil or Very Mad Twisted Evil
Ca se passe vraiment comme ça, y compris le relevage des notes prononcé de haut sans consultation des correcteurs. On se demande pourquoi ils se décarcassent à noter les correcteurs! grrrrrrrrrrr

http://www.rue89.com/2012/07/06/prof-au-jury-du-bac-comment-jai-cogite-pour-noter-vos-copies-233657

Ils auront donc leur BAC, ils iront dans le supèrieur, et ils se casseront la gueule parce qu'ils n'ont pas le niveau et ne sont pas habitués à bosser. Et "ON" fait mine de découvrir les ravages du système avec le nombre d'abandons dans le supérieur (les Facs parce que les Ecoles Sup trient sur dossier).
Les bonnes âmes ont hurlé contre la Sélection, pas bien, méchant, pas glop, mais elle se fait bien quelque par, et comme elle ne dit pas son nom, elle est beaucoup plus dangereuse et efficace a contrario!
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Sam 7 Juil 2012 - 18:44

L'ambiguité terrible c'est que le bac est le premier diplome universitaire (on est bachelier de l'université, titre qui remonte au Moyen Age...). Avant, un élève qui avait son bac était donc supposé être au niveau des exigences de la fac. Aujourd'hui, il y a un "gap" (pour faire pédant et anglophile) entre le lycée et l'université... Pardon, il devrait y avoir... Car la fac, elle, a subi les contre-coups de cette évolution... mais les facs, on s'en fout puisque, en France, ce qui compte ce sont les grandes écoles lesquelles faisant une sélection officielle récupèrent sans que cela gêne personne le haut du panier. Essayez d'aller convaincre aujourd'hui un élève moyen plus qu'il pourra faire des choses intéressantes avec un cursus universitaire est aujourd'hui très compliqué... Il y en a qui déprime lorsque leurs notes de première sont un peu trop faibles (13-14...) dans la perspective des dossiers pour entrer dans telle ou telle grande école. Cette évolution s'est faite pendant les 10 ans où j'ai enseigné en collège (1991-2001). Quand je suis revenu en lycée, je ne comprenais plus rien à ce qui se disait dans les conseils de classe : tel élève à la fin du second trimestre de première, on lui disait qu'il ne pourrait pas faire le suivi d'études qu'il envisageait à cause de ses résultats... Donc, sans que ce soit écrit nulle part, l'institution avait accepté le fait que le bac n'était qu'une sorte de clé mais en aucun cas la promesse d'un futur. Si t'es pas assez bon, t'iras à la fac. Tant pis pour toi, il fallait bosser plus et mieux... Donc, en lycée, on n'a plus le droit d'être long à comprendre. Un coup de mou et adieu la grande école... Du côté des facs, on récupère donc des élèves de deuxième ou de troisième rang (en généralisant ce qui est évidemment abusif) et (j'en avais fait un fil l'été dernier) l'université se transforme en lycée+. Même si on choisit une spécialité, on peut en avoir une autre en réserve, en changer au bout de six mois, et encore en début de deuxième année... On travaille le projet personnel de l'étudiant, on lui parle orientation, on lui donne des formations transversales. Donc, la fac qui devrait amener à une spécialisation prend un tour généraliste... Tour que prennent plus ou moins les profs (voir les questions de Fiona dans le dernier opus en date à propos de la réforme de la Licence). Pour certains, on reste dans les attentes anciennes (et donc, c'est carton sur carton...) alors que d'autres (ayant gardé ne certaine fibre de profs de collège/lycée) sont plus enclin à chercher à faire progresser leurs étudiants sans les assommer tout de suite. Concrètement, ça donne des profs qui font un cours complet (ce qui dissuade les élèves de travailler par eux-mêmes en complément... il faut dire que souvent ils bossent pour se payer tout ce qui est indispensable aujourd'hui pour avoir "une vie sociale")... et d'autres profs qui ne raitent que quelques questions en attendant que les étudiants complètent, creusent, approfondissent... Ce qu'ils ne sont généralement pas capables de faire puisque, alors qu'on doit en lycée les former à l'autonomie, on les abrutit avec des cours lourds, soporiphiques, où ça gratte sans comprendre... Le bac prépare-t-il à l'autonomie ? Non, c'est pile l'inverse... Bachottage est le pire des mots et celui qui prépare le moins à la suite. Choisir de développer ces capacités d'autonomie, de travail personnel, de regard critique chez les élèves c'est perdre du temps dans le traitement global. C'est pourtant ce que j'essaye de faire et si j'en crois les retours de mes élèves de cette année, après avoir douté plusieurs mois, ils adhèrent et ils aiment ça... Mais à quoi cela sert-il pour le bac s'ils sont corrigés par des profs pour qui l'exigence suprême est de retrouver le contenu de "leur" cours... J'ai souffert le dernier jour de correction de l'épreuve anticipée des 1èS (je crois en avoir parlé ailleurs) d'entendre un prof critiquer ce que certains élèves mettaient sur leurs cartes... Les élèves avaient raison et lui n'avait rien compris !...

Bref, le débat autour du bac et de son utilité est bien de savoir ce qu'on est censé préparer. Des machines qui apprennent sans comprendre et sont gavées ? De futurs citoyens qui pensent, réfléchissent, agissent, se prennent en main en prenant du recul sur tout ce qui peut leur être dit ?...
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Sam 7 Juil 2012 - 20:46


" Le bac prépare-t-il à l'autonomie ? Non, c'est pile l'inverse... Bachottage est le pire des mots et celui qui prépare le moins à la suite. Choisir de développer ces capacités d'autonomie, de travail personnel, de regard critique chez les élèves c'est perdre du temps dans le traitement global."

J'ai voulu le faire, résultat des courses les parents "DES" parents me sont tombés dessus en disant que oui, l'autonomie c'était bien (j'avais annoncé le programme en réunion de début d'année pourtant) mais que hein , le BAC d'abord, après on verrait et que les petits choux n'étaient pas prêts à se débrouiller un peu tout seuls (ce qui est faux, quand on essaie, ça marche).
En bref on peut résumer à "Tenez les par la main jusqu'au BAC, aprés ils feront bien", dans le même temps, les profs de FAC nous suplpliaient (nous profs de terminale) de former justement les élèves à l'autonomie.
J'ai clashé avec mon proviseur qui me demandait de faire du bachotage, refus net de ma part: "J'ai terminé le programme, j'ai fais savoir aux élèves que j'étais à leur disposition pour répondre aux questions ou approfondir un point, je n'ai vu personne. JE NE FERAI PAS DE BACHOTAGE"
Le problème c'est qu'on ment aux jeunes en leur faisant croire encore que le BAC est un sésame pour tout le supèrieur. Tu as très bien retracé le parcours du combattant des prétendants aux Grandes Ecoles (et à de plus en plus d'établissements supèrieurs d'ailleurs) dés la 1ère pour sélectionner les bêtes à concours, qui faut pas se gourrer n'ont pas non plus uns grande autonomie, c'est pas ce qu'on attend d'eux mais apprendre et recracher...
Et la FAC a été délaissée, tous ceux qui n'ont pas pu aller ailleurs y atterrissent, et ne choisissent même pas vraiment leur filières, c'est souvent du par défaut, on me prend pas en philo? Je fais socio. Il y a comme ça des filières "dépotoirs", en plus ils y atterrissent sans la moindre préparation, on a supprimé Propédeutique en... je sais plus la date mais ça existait déjà plus quand j'y suis entrée.
Et on envisage de rétablir une année tampon entre lycée et fac, pour les préparer, mais si on les tient toujours par la main pendant cette année, si le tri ne se fait pas sur leurs possibilités et leurs motivations, ça changera rien.
Le BAC, créé tel qu'il est aujourd'hui par Napoléon Ier mais remontant en effet au Moyen Age, a 204 ans aujourd'hui, pt'et que ce vénérable parchemin aurait besoin d'un lifting nan? lk

Mais surtout, et surtout vu la façon dont il est attribué au plus grand nombre, c'est une véritable imposture, toujours pour les mêmes, les moyens, les issus de "milieu défavorisés" (parce que ça devient une étiquette, un handicap reconnu mais pas vraiment soigné) de leur faire croire que c'est la clef miracle de toutes les portes.
Je me suis faite traitée de quasi facho quand j'ai dit que le BAC à tous ou presque c'était dévalorisation et attrappe couillon, style de remarque: "C'est toi, qui ose dire ça, toi qui vient de..."ben voui, jes ais d'où je viens, merci, mais moi j'ai bossé pour avoir un bon niveau et j'avais l'autonomie. Heureusement que je savais nager parce que déjà c'était le grand démerde toi, et si tu plonges on te tendra pas la perche!
On a eu l'exigence embauche niveau BAC, puis +2, puis +3,+4,+5... Logique, si tout le monde est au même niveau (au moins sur le papier) l'exigence monte par la recherche du meilleur, du plus efficace/ rentable professionnellement. maintenant c'est BAC+5, plus quelques plus qu'on apprend pas en cours. Alors ils acceptent des boulots en dessous de leur niveau d'études, parfois très éloignés de leur formation, parce qu'il faut bien bouffer, et c'est dévalorisant.

Et surtout on a fait croire que tous pouvaient suivre des études longues, C'EST PAS VRAI! Faut le goût pour rester des heures assis à fouiner, à plancher, à réfléchir... le goût et les capacités de travail.
ATTENTION, il n'y a rien de péjoratif ni de jugement négatif dans ce que je dis, c'est un constat, et il a un tas d'étudiants qui seraient plus heureux de faire un boulot manuel, plus heureux si la France n'avait pas rabaissé à un niveau de mépris, et de médocrité de salaire incroyable tous les métiers manuels, et découragé les jeunes de se tourner vers eux.

Mais toucher au sacro saint BAC (je connais des gens cultivés, sensibles, intelligents qui s'excusent toujours de ne pas l'avoir), c'est entamer une révolution que personne n'ose affronter, toujours la frilosité. On a bien supprimeé le Service Miltaire obligatoire sans que la terre arrête de tourner.
Je dis pas le supprimer (si vous y tenez, je vous le laisse mdr ) mais le réviser, et plus sérieusement que les candidats ne le révisent leur BAC! AngeR
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Sam 7 Juil 2012 - 21:53

Oui, oui, oui, oui, oui et (un petit) non... Parce que là où je diverge un peu (mais tu te rapproches un peu de ce que je vais dire ailleurs, donc...) c'est qu'ils le révisent ce bac, c'est qu'ils en ont la trouille, c'est qu'ils s'en font une montagne... Autrement dit, la fin de la scolarité lycée, le moment où on a les esprits les plus éveillés qu'on aura jamais en face de nous (avant que les neurones commencent à se barrer), on finit de leur mettre en tête que études = angoisse. J'avais eu un certain sucès une année avec une élève de terminale qui avait lâché devant toute la classe (qui avait approuvé) : "vous, au moins, vous ne nous parlez pas du bac à tous les cours"... Phrase qui n'a pas arrêté de me tourner dans la tête cette année avec mes 1°S parce que justement, faute de savoir où je les menais, j'en parlais tout le temps... Là, où je me suis un peu déstressé c'est quand en février (je m'en souviens, c'était pendant la période de grand froid) un inspecteur nous a dit que c'était bien de faire partager ses doutes à ses élèves... Ben, les miens, ils ont été servis... Et c'est vrai que ça a soudé quelque chose parce qu'évidemment derrière les doutes, il faut embrayer sur la réflexion pour les lever et là ils se rendent compte qu'un cours d'HG ce n'est pas seulement jeter des connaissances à la cantonnade... Autre truc très positif, les séances en salle informatique. Là, tu ne peux pas te cacher. Quand tu coinces, tu as soit l'ordi, soit le prof pour t'aider... Et toi, le prof, tu vois aux bêtises sur l'écran comment ils font pour se planter (tel cet élève qui devant trouver la distance de Nantes à Lille m'appelle en me disant qu'il ne pensait pas que c'était si près... Il avait cliqué sur Lille en Gironde...)

Or donc, dans cette époque où l'apparence l'emporte sur l'action, nos élèves se trouvent contaminés. Ils croient travailler et, dans les faits, font seulement "semblant" (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'y passent pas du temps... ce qui, à tout prendre, est encore pire). Plus j'avance et plus je me rends compte que le seul moyen de faire bouger les choses c'est qu'ils aient confiance dans le prof... Sans quoi les meilleurs cours du monde, les plus savants, les mieux construits, ça ne sert à rien... Mais le prof, n'est-ce pas, c'est "l'ennemi de classe"... Alors...

Petite anecdote (j'espère ne pas l'avoir déjà racontée ici) qui date de la fameuse réunion de février... Un prof se présente avant de poser une question aux inspecteurs. Il fait tout ce qu'on demande, il s'investit, il fait travailler ses élèves en autonomie... et, en moyenne, ses élèves ont 1 point de moins au brevet des collèges que les autres élèves du collège... Conclusion et question "est-ce que le fait de travailler comme je le fais rend vraiment service à mes élèves ?". C'est clairement une provocation (j'admire car c'est gonflé). Ca peut vouloir dire : "mes collègues sont nuls et ne comprennent rien" comme "ce que vous nous demandez de faire est débile"... Réponse embarrassé d'un IPR qui dit que, souvent, c'est juste une question de "réglage" des élèves... mais c'est le voisin du questionneur qui termine le dialogue en mettant le doigt où ça fait mal : "ce que mon collègue oublie de dire car il est modeste c'est qu'en seconde ses élèves ont un point de plus que les autres élèves du collège"... CQFD...

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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Jeu 26 Juil 2012 - 11:57

Je tombe là-dessus par hasard sur le site de France-Info... Il fallait s'y attendre...

Citation :
Des parents pas contents des notes du bac

Ca concerne les 1ère S de l'académie de Toulouse, qui ont passé cette année leur épreuve anticipée d'histoire-géo. Sur les 8000 candidats, 1500 ont obtenu moins de 6 / 20. Une notation très sévère qui enflamme parents et élèves.

"J'ai eu une moyenne de 15 toute l'année raconte Maurine dans le Parisien / Aujourd'hui en France, et je me retrouve avec 3/20. Je pense qu'il y a eu un problème".

L'épreuve - qui portait entre autre sur la guerre d'Algérie et la population active en France - compte comme coefficient 3 au bac. Ces mauvaises notes vont donc fortement pénaliser les lycéens pour l'an prochain.

Le rectorat, assailli de lettres, de mails et de coups de fils, a saisi l'inspection pédagogique pour savoir comment l'épreuve a été évaluée, mais pour l'instant pas question de remonter les notes.

Dans le Parisien, des profs expliquent que ces mauvais résultats sont représentatifs d'une tendance générale.

La faute, selon eux, à la réfome Chatel mise en oeuvre cette année.
"On a travaillé en suivant des grands thèmes comme le totalitarisme, la chute du communisme ou les grandes guerres, dit un enseignant, alors que pour étudier l'histoire, la démarche chronologique est la plus logique".

Cette nouvelle façon d'enseigner, qui a déboussolé les profs, expliquerait également que 67 % des 15 - 17 ans n'ait jamais entendu parler de la rafle du Vel d'Hiv.


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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Jeu 2 Mai 2013 - 15:59

En enseignant en anglais.
La dernière trouvaille pour attirer les étudiants étrangers.
Mais si on va étudier en Chine, les cours sont en chinois, ce qui est cohérent, en allemand en Allemagne, en espagnol en Espagne etc... L'un des principes de base des études dans un autre pays (ERASMUS) c'est aussi d'apprendre sa langue, de connaître sa culture qui passe par sa langue.

Après avoir cassé les langues régionales, la France casse le français, je crois qu'aucun pays ne se rabaisse autant.

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-des-universites-pour-ou-contre-les-cours-en-anglais-30-04-2013-1661702_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130502

Sans compter qu'avec l'autonomie, les universités dont les cours en anglais seraient un succès pourront les privilégier aux dépends des cours en français pour les français. Accueillir les étrangers c'est bien, se saborder pour, c'est vraiment pas bien.
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Jeu 2 Mai 2013 - 16:05

C'est absurde! J'ai souvent eu des camarades étrangers, même lorsque j'étais en prépa littéraire, j'étais d'ailleurs épatée par mes camarades russes capables de faire des dissertations de 15 pages dans un français impeccable, sachant qu'elles pouvaient en faire autant dans au moins 2 autres langues... Les cours en français n'ont jamais découragé les étudiants étrangers de venir, bien au contraire...
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Jeu 2 Mai 2013 - 16:31

Certes, certes... Mais, voyez-vous, quel est le poids aujourd'hui du français dans le monde ? Les organisateurs des JO de Londres se sont assis confortablement sur la langue de Pierre de Coubertin ce que personne, pas même les Riquains, n'avait osé faire... Maintenant, je comprends mal la problématique... Parce que ça existe déjà... Et je vous signale qu'on fait des cours en français au lycée et que c'est une vraie langue étrangère pour beaucoup... Tandis que d'autres ont déjà des cours de maths ou d'Histoire en anglais... Vous avez dit enseignement à deux vitesses ?...
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Ven 3 Mai 2013 - 12:13

Bon, je ne sais pas si ça va détruire l'Education nationale mais je viens d'avoir la conformation officielle que j'allais bien corriger le CAPES. Je vais donc découvrir cette mécanique qui commence déjà à me sidérer. Il va falloir monter à Paris (vous m'excuserez de rester vague) pour récupérer les copies, les corriger dans un délai très court (une grosse dizaine de jours), rentrer les notes informatiquement puis ramener les copies à la base stratégique de Châlons-en-Champagne. Deux aller-retours en train en perspective... Je vais commencer par regarder les horaires (et pas les prix, c'est vous paierez mes bons amis)... C'est quand même fou que les copies du CAPES ne voyagent pas par transporteur privé comme celles du Bac... Trop risqué ?

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Lun 13 Mai 2013 - 21:06


C'est un honneur de corriger les copies de concours. AngeR
Bon courage, surtout pour monter les chercher!
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   Lun 13 Mai 2013 - 23:49

Or donc, j'ai pris mes billets de train, réservé mes nuits d'hôtel... Le tout sans avoir encore les convocations officielles et avec le risque - jamais impossible avec l'EN - que ce planning soit décalé d'un jour ou deux - et là, in the baba !...

Même si je redoute à cause de mon bras et de mon cou d'avoir à affronter ce tas de copies (longues... 5 heures... et un étudaint ça écrit plus en une heure qu'un lycéen en deux ou trois), c'est effectivement très excitant.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Comment détruire l'Education Nationale!   

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Comment détruire l'Education Nationale!
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