Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Atelier Marc Fisher

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Renord

avatar

Nombre de messages : 827
Localisation : à gauche de l'épinette!
Date d'inscription : 23/02/2008

MessageSujet: Atelier Marc Fisher   Mar 15 Juin 2010 - 2:47

Comment peut-on dire non à Romane ? Impossible tant qu’à moi. Romane me demande de partager mon expérience, suite à un atelier de littérature donné par Marc Fisher. Qui est-il ? Je n’ai jamais lu qu’un seul livre de cet auteur. Mais... enfin! Depuis que son encart parait dans le journal, il me titille, surtout que je suis bloqué dans ma rédaction.
L’objet de mon propos n’est pas de prendre pour du tout cuit ce qu’il offre, mais de chercher une bonne idée qui me fera avancer dans ma démarche.
Voici comment ça s’est passé. On m’indique qu’il y aura environ une trentaine de participants. Le coût : 150 $ (environ 100 euros). Le tout dans un hôtel prestigieux de Montréal avec café et substantif.
Ce fût presque cela. N’ergotons pas sur les détails. Tout de même nous sommes 170 personnes alignées, les oreilles grandes ouvertes à la parole du messie de la littérature.
Tout son atelier est basé sur son livre « Conseils à un jeune romancier » paru chez Québec Amérique. Je vous fais un compte rendu texto de la table des matières.
1- De mes hésitations
2- De la méthode que j’utilisai
3- De l’opposition du style et de l’histoire
4- D’autres notes sur le style et l’histoire
5- De l’identification du lecteur au héros
6- De l’identification du lecteur au héros (suite)
7- Le jeu des combinaisons
8- De l’utilité d’un plan
9- Des questions à se poser avant de commencer
10- De l’importance du suspense
11- Du dialogue

1- De mes hésitations : Fisher raconte ici qu’il ne faut pas prendre à la lettre et comme vérité de l’évangile les règles qui vont suivre.
2- De la méthode que j’utilisai : Rien à commenter
3- De l’opposition du style et de l’histoire : « il est ironique et en tout cas instructif de constater que les livres de Zola, Balzac, Maupassant, même avec l’absence de style qu’on leur reprochait, ont survécu et qu’on parle encore d’eux alors que leurs détracteurs plus « artistes » ont sombré dans l’oubli le plus total. Le public n’en n’a que pour l’histoire. »
4- D’autres notes sur le style et l’histoire : Qu’ont en commun Michael Crichton et Mary Higgins Clark? Tous ont écrit des livres qui voyagent… et aucun n’a une formation littéraire… tous sont de bons conteurs.
5- De l’identification du lecteur au héros : Aristote déjà disait pour qu’un personnage intéresse un lecteur il devait susciter chez lui la pitié, ce que de nos jours nous pourrions traduire par de la sympathie. Les treize manières de créer l’identification du lecteur au héros :
1- Le héros est amoureux
2- Le héros subit une injustice
3- Le héros est endetté, fauché, a perdu son emploi, etc.
4- Le héros connaît un changement défavorable à sa situation
5- Le héros vit un événement heureux
6- Le héros a un défaut physique ou moral
7- Le héros possède des qualités exceptionnelles
8- Le héros a peur
9- Le héros rencontre de l’opposition
10- Le héros cherche un sens à sa vie
11- Le héros fait preuve de compassion
12- Le héros se sent coupable
13- Le héros est catapulté dans un milieu nouveau

6- Le jeu des combinaisons : Il s’agit ici de voir dans la littérature les thèmes précédents et de trouver à quel livre il correspond. Ex : Le héros rencontre de l’opposition : Jean de Florette; le héros subit une injustice : Manon des sources; le héros a un défaut physique : Cyrano de Bergerac; etc.
7- Un plan : Dostoïevski fit huit versions de « L’idiot ».
7.1 Un plan révèle si tu as une histoire;
7.2 Un plan permet de déterminer à l’avance les grands moments dramatiques, les revirements et le dénouement de l’histoire;
7.3 Un plan évite d’écrire inutilement des chapitres ou scènes qu’il faudra supprimer plus tard;
7.4 Un plan permet de voir si tu as omis des scènes obligatoires. Ex. : si ton héroïne est abandonnée par son fiancé, si tu omets une scène où on voit l’effet de la rupture sur elle, en d’autres mots si tu négliges de la faire pleurer, ou raconter son désarroi ou sa colère à sa meilleur amie ou sa mère. Le lecteur s’attend, il a une attente et il faut y répondre.
7.5 Ton plan permet de régler à l’avance les problèmes de structure et d’intrigue du fait que tu as décidé de la fin et tout doit y conduire.
7.6 Le plan permet de déterminer à l’avance le rôle de ton personnage principal et surtout de tes personnages secondaires. Quel est leur rôle dans l’action ? Comment font-ils avancer l’intrigue ? Un personnage secondaire qui ne fait pas avancer l’intrigue n’est, en général, pas nécessaire.
7.7 Le plan permet d’établir à l’avance quel est le sujet du roman ou la prémisse. Prémisse : vérité philosophique ou spirituelle jamais nommée mais que chaque scène prépare subtilement, discrètement et que le dénouement va illustrer. Ex. : Roméo et Juliette, La haine.
8- Des questions à se poser avant de commencer :
8.1 Qui est mon personnage principal ?
8.2 Quel est le but ou le problème, le conflit, le choix, la crise vécus par mon personnage principal ? La question a-t-elle été clairement posée dès le début ?
8.3 Quelle est la motivation de mon personnage principal ?
8.4 Le lecteur peut-il s’identifier à mon personnage?
8.5 Quelle série d’action le personnage principal va-t-il accomplir pour atteindre son but, régler son conflit ?
8.6 Quels obstacles mon personnage principal va-t-il rencontrer ?
8.7 Comment les personnages secondaires aident-ils le personnage principal à atteindre son but, à résoudre sa crise ou comment lui nuisent-ils?
8.8 Ma fin répond-elle de manière satisfaisante (et surprenante) au problème, au but, au choix, à la crise du personnage principal ?
8.9 Comment mon personnage principal a-t-il été transformé par mon histoire ?
8.10 Quelle est la prémisse de mon histoire ? Le dénouement de mon histoire démontre-t-il cette prémisse ?
9- De l’importance du suspense :
Règle première : Place rapidement ton personnage principal devant un choix, un état de conflit ou de crise.
Règle deuxième : place rapidement ton personnage devant un mystère, une énigme, une situation extraordinaire ou simplement une menace physique.
Règle troisième : Utilise un grand nombre d’unités narratives.
Règle quatrième : Utilise l’alternance des valeurs positives et valeurs négatives. Ex. : une bonne nouvelle suivi d’un coup dur, un événement heureux suivi d’une malchance. En somme, tout ne va pas trop bien tout le temps ou encore tout ne va pas trop mal tout le temps.
Règle cinquième : donne l’information au compte-gouttes. Le lecteur doit sentir qu’il peut solutionner l’intrigue, mais il lui manque toujours une information
Règle sixième : Mets des bâtons dans les roues de ton personnage principal.
Règle septième : Appuie sur l’accélérateur. Ex. : Le fils qui emprunte l’argent à son père. Inutile de voir le fils monter l’escalier sonner à la porte. Inutile de montrer le début de la rencontre avec le père. La scène peut commencer ainsi « J’ai honte de toi mon fils…
10- Du dialogue : Utiliser des mots simples, des phases moins longues et compréhensibles. Ex. : « -Pourquoi me quittes-tu? – Ta fermeture éclair est ouverte. Peut-être pas aujourd’hui. Mais la plupart du temps. » S’inspirer de Lis Anouilh, Guitry, Sate, Ioneco.
10.1 Écrire des dialogues naturels;
10.2 Écrire des dialogues qui ont un but un sens;
10.3 Mettre beaucoup d’unités narratives dans les dialogues;
10.4 Ne fais pas tout dire à tes personnages;
10.5 Tes personnages ne sont pas toujours obligés de répondre à la question qu’on leur pose;
10.6 Les personnages peuvent s’interrompre;
10.7 Ne pas faire tout arrêter quand les personnages parlent;
10.8 Faire agir les personnages pendant qu’ils parlent;
10.9 Couper une longue réplique en plusieurs répliques plus courtes en faisant intervenir l’interlocuteur;
10.10 Ne pas faire dire aux personnages ce que le lecteur sait déjà;
10.11 Ne pas rendre l’exposition trop évidente;
10.12 Si un des personnages a de l’humour, qu’il en ait du début à la fin;
10.13 Dans une scène à plus de deux personnages, ne laisse pas trop longtemps silencieux le troisième ou le quatrième personnage : ou alors expliquer pourquoi il se tait;
10.14 Si ton chapitre se termine par une réplique, assure-toi qu’elle donne envie au lecteur de lire le chapitre suivant;
10.15 Mets le maximum de conflits dans tes dialogues.

Voici ce qui résume l’atelier avec Marc Fisher.
Mille choses à vous tous chers LU
Affectueusement
Renord
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Atelier Marc Fisher   Mar 15 Juin 2010 - 12:29

Je crois que tu n'as pas perdu tes 100 euros pour la journée, Ren' ! Car tout cela est fort instructif et passionnant. En fait, toute personne voulant écrire un roman de quelque genre qu'il soit, devrait au moins se plonger dans les bases (ou règles) comme celles énoncées ci-dessus (merci pour ce travail gigantesque, vraiment merci ! ), quitte ensuite à transgresser certaines règles mais toujours de manière justifiée.

En fait, la justification doit être partout (comme au théâtre, d'ailleurs, c'est pour cela que nombre de gens se plantent, ils oublient cette règle première et incontournable).

Je ne sais si tu es déjà passé par ici : http://liensutiles.forumactif.com/ecrire-un-roman-f106/
Zeno avait aussi apporté des éléments en points de repère.
Et puis toujours ce merveilleux livre de Jean Guenot : Ecrire http://liensutiles.forumactif.com/dictionnaires-et-outils-d-ecriture-f58/jean-guenot-remarquable-guide-litteraire-t14280.htm?highlight=jean+guenot

Tout cela constitue une mine d'or dans laquelle il ne faut pas hésiter à plonger. Si tout le monde le faisait, ça éviterait bien des bourdes et déceptions.

Merci pour ce boulot Ren'. Si tu souhaites apporter des précisions, par exemple dire ce que ça t'a apporté à toi, qui as écrit avant ce stage et qui vas écrire après. Qu'est-ce que ça t'a apporté, qu'est-ce que tu penses avoir oublié "avant" qui maintenant te viendra à l'esprit, quel confort, etc.

Un gros bec' à toi et Denise !

P.S : j'achemine ce fil dans l'espace Ecrire un roman, parce que je trouve qu'il y sera plus à sa place, pour ceux qui cherchent comment s'y prendre.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Renord

avatar

Nombre de messages : 827
Localisation : à gauche de l'épinette!
Date d'inscription : 23/02/2008

MessageSujet: Re: Atelier Marc Fisher   Mar 29 Juin 2010 - 3:10

C'est avec plaisir que je t'ais cheminé cette atelier. Je commenterais plus tard trop occupé en ce moment.
Bises
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Atelier Marc Fisher   Mar 29 Juin 2010 - 3:20

A quand tu pourras, Ren' ! Et tu le sais : avec tant de plaisir !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Atelier Marc Fisher   

Revenir en haut Aller en bas
 
Atelier Marc Fisher
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Atelier Marc Fisher
» Marc FISHER (Canada/Québec)
» Evolution des devis, du type de clientèle et des charges d'un atelier - Atelier Amoroso Waldeis
» partage d'atelier; cherche hotte mobile
» [Levy, Marc] Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Littérature :: Ecriture :: Ecrire un roman-
Sauter vers: