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 Demandez les programmes [terminé]

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MBS

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MessageSujet: Demandez les programmes [terminé]   Ven 13 Aoû 2010 - 20:59

Enseigner l’Histoire, c’est d’abord « faire le programme ». Pendant longtemps, il est apparu que la chose ne se discutait pas ; on apprenait tout et c’était clair. D’ailleurs, aujourd’hui, quand on veut que des étudiants redécouvrent la continuité des événements historiques, on les envoie relire les volumes du Malet et Isaac. Il n’est pas faux de dire cependant que tout programme est un choix et que ce choix peut être dicté par des arrière-pensées (qu’on déguise plus ou moins habilement derrière de grands mots). C’est le cas évident du précédent programme de la classe de Seconde qui visaient à étudier comment s’étaient construites les valeurs fondamentales de la civilisation occidentale. Le nouveau, inquiet sans doute de la guerre des civilisations promise par Samuel Huntington, veut valoriser « les Européens dans l’histoire du monde ». Ce qui suit est ce nouveau programme, mais ensuite, comme un exercice de style, je proposerai d’autres programmes fondés sur d’autres logiques.


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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Ven 13 Aoû 2010 - 21:02

Programme de Seconde en vigueur à partir de la rentrée 2010
LES EUROPEENS DANS L’HISTOIRE DU MONDE

Introduction
Au cours de la scolarité obligatoire, les grands repères chronologiques ont été situés, les fondements d’une culture historique commune ont été posés et les capacités inhérentes à une première formation intellectuelle que porte l’enseignement de l’histoire ont été acquises.
Le programme de seconde vise à approfondir cette formation intellectuelle ainsi que les capacités et les méthodes sur lesquelles elle repose, par un enseignement qui se veut plus thématique et plus problématisé, tout en respectant une progression chronologique soucieuse de restituer les grandes évolutions et d’identifier en leur sein des repères majeurs, des dynamiques spécifiques et des transitions et ruptures décisives.
Il a été conçu en cohérence avec le nouveau programme de première des séries générales et avec ceux en vigueur dans les séries technologiques, dans l’esprit d’une véritable première année de tronc commun.

Le fil conducteur du programme
Le programme invite à replacer l’histoire des Européens dans celle du monde, de l’Antiquité au milieu du XIXe siècle. Cette approche ne se fait pas seulement sous l’angle d’une étude des héritages ou des fondements du monde d’aujourd’hui ; il faut aussi faire sentir aux élèves que des pans du monde du passé ont été « perdus » ou qu’il n’en reste plus que quelques traces. Ils comprendront ainsi qu’il est impossible d’appréhender ce passé à travers le prisme exclusif du présent.
Comme le programme de géographie, celui d’histoire place clairement au cœur des problématiques les femmes et les hommes qui constituent les sociétés et y agissent. Le libre choix laissé entre plusieurs études doit permettre en particulier de montrer la place des femmes dans l’histoire de ces sociétés.

Une réflexion à différentes échelles dans le temps mais aussi dans l’espace
L’inscription des questions dans des temporalités différentes est une des nouveautés majeures du programme. Certaines s’inscrivent dans le temps long, d’autres dans des temps plus courts, ce qui permet de faire la part de l’événement et des structures, des ruptures et des continuités, des permanences et des mutations. Le programme joue ainsi clairement sur les différentes échelles du temps. Cela impose des repérages temporels précis. Il joue aussi sur différentes échelles de l’espace, du local au mondial.

Pour traiter le programme
Le programme comporte cinq thèmes déclinés en questions. Après un thème introductif qui met en perspective la place des Européens dans le peuplement mondial, les quatre thèmes suivants permettent de saisir des moments essentiels de leur histoire, en les resituant si nécessaire dans leurs relations avec le monde.
Des possibilités de choix entre des questions des thèmes 3 et 4 et entre des études au sein de plusieurs des questions permettent au professeur d’éviter le risque de l’exhaustivité et d’exercer pleinement sa liberté et sa responsabilité pédagogiques.

Le programme

Thème introductif – Les Européens dans le peuplement de la Terre 4 h

Question obligatoire : La place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre

- les populations de l’Europe dans les grandes phases de la croissance de la population mondiale et du peuplement de la Terre, de l’Antiquité au XIXe siècle.
- L’émigration d’Européens vers d’autres continents, au cours du XIXe siècle : une étude au choix d’une émigration de ce type.

Thème 2 - L’invention de la citoyenneté dans le monde antique 7– 8h

Question obligatoire : Citoyenneté et démocratie à Athènes (Ve-IVe siècle av. J-C.)

Question obligatoire : Citoyenneté et empire à Rome (Ier- IIIe siècle)


Thème 3 – Sociétés et cultures de l’Europe médiévale du XIe au XIIIe siècle 8 – 9h

Question obligatoire : La chrétienté médiévale

La question traite de la place fondamentale de la chrétienté dans l’Europe médiévale en prenant appui sur deux études :
- un élément de patrimoine religieux au choix (église, cathédrale, abbaye, œuvre d’art…), replacé dans son contexte historique;
- un exemple au choix pour éclairer les dimensions de la christianisation en Europe (évangélisation, intégration, exclusion, répression…).

On traite une question au choix parmi les deux suivantes : Sociétés et cultures rurales ; Sociétés et cultures urbaines


Thème 4 – Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l’époque moderne 10– 11 h

Question obligatoire : L’élargissement du monde
(XVe-XVIe siècle)

La question traite des contacts des Européens avec d’autres mondes et de l’élargissement de leurs horizons géographiques
en prenant appui sur une étude obligatoire :
- de Constantinople à Istanbul : un lieu de contacts entre différentes cultures et religions (chrétiennes, musulmane, juive) ;
sur une étude choisie parmi les deux suivantes :
- un navigateur européen et ses voyages de découverte ;
- un grand port européen ;
et sur une autre étude choisie parmi les deux suivantes
- une cité précolombienne confrontée à la conquête et à la colonisation européenne;
- Pékin : une cité interdite ?

On traite une question au choix parmi les deux suivantes : Les hommes de la Renaissance (XVe-XVIe siècle) ; L’essor d’un nouvel esprit scientifique et technique (XVIe-XVIIIe siècle)

Thème 5 - Révolutions, libertés, nations, à l’aube de l’époque contemporaine 15-16 h

Question obligatoire : La Révolution française : l’affirmation d’un nouvel univers politique

La question traite de la montée des idées de liberté avant la Révolution française, de son déclenchement et des expériences politiques qui l’ont marquées jusqu’au début de l’Empire.
On met l’accent sur quelques journées révolutionnaires significatives, le rôle d’acteurs, individuels et collectifs, les bouleversements politiques, économiques, sociaux et religieux essentiels.

Question obligatoire : Libertés et nations en France et en Europe dans la première moitié du XIXe siècle

- Un mouvement libéral et national en Europe dans la première moitié du XIXe siècle.
- 1848 : révolutions politiques, révolutions sociales, en France et en Europe.
- Les abolitions de la traite et de l’esclavage et leur application


PS : je vous jure que j'ai simplifié les choses...
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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Ven 13 Aoû 2010 - 21:03

Projet de programme
LA FRANCE, GENIE DU MONDE

Dans un monde contemporain agité de multiples mouvements et dans lequel les références se perdent rapidement, la formation historique d’un lycéen d’aujourd’hui doit se baser sur des éléments qui donnent des repères forts. Savoir quelle part son propre pays a pu prendre dans la marche et le développement du monde apparaît un point essentiel pour redonner une cohérence au sentiment d’appartenance à la communauté nationale autant qu’européenne ou mondiale.
Ce nouveau programme vise à combler les manques apparus au cours des dernières années dans ces acquisitions et dont les conséquences se font cruellement sentir dans nos vies quotidiennes. Il est divisé en plusieurs périodes pour lesquelles on n’attend pas une étude exhaustive mais bien d’axer sur les points marquants d’une influence majeure dans le monde, celle de la France. Chaque période s’articule autour de l’étude d’éléments fondateurs tant pour la France que pour les pays qui en sont proches tant géographiquement que culturellement. On pensera bien sûr à replacer chacune de ses périodes dans un cadre plus large qui est celui de la marche du monde mais sans aller au-delà de ce qu’un lycéen de 15-16 ans peut comprendre.

Thème 1 : La Gaule, part active du monde romain (6h)
Cette période comprise entre la fin du second siècle avant Jésus Christ et le troisième siècle après Jésus Christ montrera comment la Gaule a joué un rôle considérable dans la formation et la consolidation de la République romaine, puis de l’Empire romain.
On s’intéressera d’abord à la création de la première province romaine non-italienne, la Narbonnaise dont la richesse proverbiale assure la stabilité économique de Rome. La résistance des Gaulois à César – dont on étudie les plus belles pages de la Guerre des Gaules – donnera à l’homme politique romain les moyens de s’imposer dans l’Urbs, ouvrant ainsi la voie à la stabilisation du pouvoir politique sous Auguste. La fidélité gauloise aux premiers empereurs s’accompagne de la transmission au monde romain d’innovations considérables mais mal comprises par les conquérants telles que le vallum (moissonneuse rudimentaire) et le tonneau. On étudie la conséquence de cette relation active avec les tables claudiennes qui permettent l’accès de Gaulois au Sénat de Rome. Dans la crise des IIIè et IVè siècles, on montre le rôle de la Gaule dans la défense de l’Empire.
L’étude prend en grande partie appui sur les sources archéologiques telles que la Maison Carrée de Nîmes ou l’amphithéâtre romain de Toulouse.

Thème 2 : Les Francs, organisateur de l’Europe (6h)
Peuple déjà entré dans le monde romain depuis les IIIè et IVè siècles et déjà largement imprégné des valeurs de la Gaule, les Francs réussissent à s’imposer aux peuples barbares qui occupaient des parties de notre pays. On étudie particulièrement les batailles de Tolbiac et de Vouillé, ainsi que le baptême de Clovis qui fait du souverain franc le soutien éclairé de l’Eglise chrétienne, alliance qui sera au cœur de la prospérité intellectuelle et politique française en Europe pendant des siècles. On réhabilite ensuite la période dite des « rois fainéants » dont on montre qu’ils avaient pris en compte les premiers certaines valeurs socio-culturelles telles que la réduction du temps de travail et politique comme l’égal partage du pouvoir (division du royaume en plusieurs parties égales). L’action énergique bien connue de Charles Martel barrant de fer à Poitiers (732) l’accès à toute l’Europe du Nord pour les Arabes doit permettre le développement de l’esprit critique des élèves (peut-être était-ce en 733 et pas exactement à Poitiers ?). Vient ensuite l’œuvre de Charlemagne qui constitue un empire couvrant une large partie de l’Occident et dans lequel il diffuse des préceptes essentiels et un esprit administratif sévère. On rappelle l’épisode de Roncevaux et on étudie les palais impériaux de Compiègne et Quierzy (mais pas Aix-la-Chapelle dont l’importance a été trop longtemps exaltée par une historiographie germanisante). L’étude de la carte du partage de Verdun en 843 est l’occasion de rappeler que la partie qui allait devenir la France est donnée au plus jeune des fils de Louis Ier le Pieux, donc au plus dynamique et au plus ouvert au progrès.

Thème 3 : La naissance de la fille aînée de l’Eglise (10h)
On s’intéresse au rôle particulièrement actif du monachisme français à travers les figures d’Odilon de Cluny, de Bernard de Clairvaux et de Dominique, fondateur à Toulouse de l’ordre des Dominicains. Cette époque est marquée par la définition par ces moines du royaume de France des valeurs nouvelles de la chrétienté dont les papes s’inspireront pour justifier leur pouvoir. La belle figure d’Urbain II, organisateur au concile de Clermont (1095) de la première croisade, ne doit pas être perdue de vue de même que le rôle de refuge qu’aura toujours été la France pour les souverains pontifes en difficulté sur leurs propres domaines ; l’établissement pontifical à Avignon fait l’objet d’une étude complète qui montre notamment en quoi la cité des bords du Rhône offrait plus d’agréments que la ville des bords du Tibre. Le rôle du sacre dans l’affermissement de la puissance des rois, rappel du baptême de Clovis, est particulièrement mis en valeur et rapproché de la faiblesse de souverains anglais contestés par leurs barons (Henri III) ou des empereurs germaniques aux destinées brisées par leurs conflits avec les villes d’Italie du Nord. Dans le même temps, l’hérésie cathare montre à l’Eglise les erreurs d’un trop grand pouvoir.

Thème 4 : Les arts français : du style roman aux Lumières (8h)
La France, terre des arts. Sur près de huit siècles, cette affirmation ne se dément pas. On étudie la basilique Saint-Sernin de Toulouse, plus grande basilique romane du monde, qui porte cet art à son paroxysme avant que ne naissent dans le nord du royaume les cathédrales gothiques (on étudie au choix Reims, Chartres, Paris ou Strasbourg). Les adaptations géniales du sud du royaume de France (domaine de la brique) sont montrées à travers l’exemple de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi inscrite en 2010 au patrimoine mondial de l’humanité. La période de la Renaissance artistique trouve certes son inspiration en Italie mais les nouvelles formes de la fin du XVème siècle et du XVIème siècle naissent dans différents foyers dont celui du sud du Bassin parisien. On caractérise l’originalité de la parure architecturale du Val de Loire (au choix : Chambord, Chenonceau, Azay, Blois…) et on étudie toute la richesse de l’Ecole picturale de Fontainebleau. Face au déferlement torturé de l’art baroque sur l’Europe du Sud, la réponse française donne la pleine mesure du génie français à travers le classicisme du Louvre ou de Versailles, de la peinture de Poussin, des tragédies de Racine et Corneille. Cette rectitude des formes s’épanouit au XVIIIème siècle dans un agencement cohérent des connaissances du monde (L’Encyclopédie) et dans une pensée novatrice qui va poser les bornes intellectuelles du monde contemporain (les philosophes).

Thème 5 : La Révolution française et ses lendemains. La base du progrès politique dans le monde (12h)
Après les brouillons des révolutions anglaise et américaine théorisées et préparées par la pensée des philosophes des Lumières, après l’échec des expériences du despotisme éclairé dues à l’esprit borné et peu moderne des souverains de l’Europe centrale et de l’Est, la Révolution française est l’événement qui va propulser l’humanité dans un autre rapport au politique, au social et au culturel. Le temps ne permettant pas une étude complète de la période révolutionnaire (1789-1815), on privilégie les nouveautés dans le domaine politique (constitution, consentement général de la nation à travers la Fête de la fédération, suffrage universel, libertés fondamentales), social (égalité, abolition de l’esclavage) ou culturelle (système des poids et mesures, Code civil et code pénal) dont l’exemple dépassera les frontières du territoire national. Après le retour des souverains Bourbons revenus dans les fourgons de souverains réactionnaires – dont on devra montrer et expliciter les sombres motivations - la France demeure le phare politique de l’Occident et du monde. Les ondes révolutionnaires de 1830 et 1848 y trouvent leur épicentre permettant notamment l’indépendance de la Belgique (1830-31), l’avancée du Royaume-Uni vers plus de démocratie (réforme électorale de 1832 ; abolition de l’esclavage en 1833-34) et forgeant les consciences des patriotes italiens ou allemands.
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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Ven 13 Aoû 2010 - 22:07

Projet de programme
L’HISTOIRE DE L’HUMANITE, UNE HISTOIRE D’INHUMANITE

L’enseignement de l’Histoire en classe de seconde de lycée a certes des vertus pour l’acquisition de connaissances et de méthodes de travail, mais il se doit aussi d’être porteur de sens, d’un sens de l’Histoire notamment. Le principal souci de l’enseignant doit être de former les jeunes générations en leur apportant les éléments indispensables à un recul critique sur le passé afin de dessiner des lendemains meilleurs. Tout au long de l’Histoire, de cruelles et dramatiques erreurs ont été commises – parfois même avec de louables intentions – dont la reproduction ne serait admissible que si nous ne pouvions apprendre de notre passé.
La puissance des images étant devenue aujourd’hui essentielle dans la transmission de connaissances aux jeunes générations, le programme s’appuie en partie sur des œuvres cinématographiques dont la vision en intégralité (et éventuellement à plusieurs reprises dans les créneaux libres des emplois du temps) doit permettre une réflexion particulièrement féconde sur les comportements humains au cours des siècles passés.

Thème 1 : La violence des premiers temps de l’humanité (6h)
On étudie au choix les premières formes de guerre entre les hommes (des guerres de la préhistoire à la guerre de Troie). Film à visionner : La guerre du feu.

Thème 2 : Le temps des arènes (6h)
On montre les formes différentes de barbarie existant dans le monde romain. Les combats humains afin de flatter les vils instincts de la populace sont étudiés à travers les jeux du cirque dont l’analogie avec certaines émissions de téléréalité actuelles est soulignée. Film à visionner : Spartacus ou Gladiator.
Le martyr des chrétiens s’inscrit dans le droit fil de cette violence quotidienne et ritualisée du monde romain. On s’appuie particulièrement sur les exactions néroniennes contre les chrétiens et sur le martyre de Blandine à Lyon.

Thème 3 : Barbarie et grandes plaines (6h)
Contre un courant historiographique récent ayant eu tendance à banaliser la violence des Grandes Invasions en évoquant de simples migrations, on remettra en place, sur la longue durée braudelienne, les nombreux crimes générés par les barbares venues des grandes plaines d’Asie centrale. Les figures d’Attila et de Gengis Khan feront l’objet d’une étude précise. Film à visionner : La revanche d’Attila.

Thème 4 : Guerres privées et guerres religieuses au Moyen Age (10h)
De la chute de l’Empire romain en Occident jusqu’au havre pacifié de la Renaissance, la guerre a été quasiment constante en Europe. Celle-ci prend des formes variables selon les lieux, les époques et les situations. On devra par l’étude de différents événements choisis dans la liste de 12 pages jointe en annexe parvenir à élaborer une typologie des types de guerres ayant traversé le Moyen Age. Le discours courtois de la chevalerie, trompe l’œil institué sur la pression de l’Eglise, sera démonté par une vigoureuse critique des sources, appuyée sur une relecture de l’iconographie d’époque (miniatures et enluminures dans lesquelles la violence est ramenée à bien peu de choses). Film à visionner : Kingdom of heaven

Thème 5 : Les massacres religieux XIIIè-XVIIè siècles (10h)
Des ravages de l’inquisition dans le midi de la France à l’épouvantable guerre de Trente ans qui ravagea et ruina tout le monde allemand, la religion a toujours été la cause de carnages sans nom. Sans prendre parti pour ou contre telle ou telle croyance, l’enseignant devra être capable de montrer aux élèves par quels ressorts le message religieux est générateur de comportements non maîtrisés, instinctifs et générateurs de meurtres et de crimes. Les guerres de religion en France et dans le monde allemand au XVIème siècle seront particulièrement étudiées en raison de leur durée, de leur violence et de l’aspect désintégrateur pour la communauté nationale ; on montrera également en quoi elles anéantissent les élans humanistes de la période de la Renaissance. On ne pourra faire moins que de consacrer une heure au cas de la Saint-Barthélémy qui par son exemplarité peut constituer une porte d’entrée dans l’étude de ce thème. Film à visionner : La reine Margot.

Thème 6 : La femme, la famille, la violence (XIIIè-XVIIIè siècle) (6h)
Thème difficile dans son abord, cette étude vise à changer d’échelle pour aborder un sujet plus quotidien et dont les résonances, comme on le sait, demeurent fortes dans le monde actuel. Sur le temps long, on montrera que le machisme demeure une réalité incontestable que seuls quelques rares esprits (Condorcet) entendent remettre en cause. On insistera sur les nombreuses violences tant physiques que psychologiques faites aux femmes sans que la justice de l’époque trouve à y redire. On pourra s’appuyer pour la préparation de ce thème sur l’Histoire du viol de Georges Vigarello et sur la biographie de Donatien de Sade par Maurice Lever. Le thème évoque également la famille dans son ensemble afin que ne soient pas oubliées les formes de vexations et de violences faites aux plus jeunes (enfants abandonnés ou laissés sans surveillance et dévorés par les bêtes sauvages) ou aux aînés (élimination des bouches à nourrir au cours des crises frumentaires, crises qui permettront d’évoquer les sombres calculs d’accapareurs sans scrupules).


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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Ven 13 Aoû 2010 - 23:13

Projet de programme
LES GRANDS HOMMES, VECTEURS DU CONTINUUM HISTORIQUE

Après des années de recentrage des programmes sur les masses indistinctes, groupes sociaux ou culturels pas toujours bien cernés (le peuple, les femmes, les intellectuels…), un renouveau historiographique rend aux grands hommes leur rôle premier dans la lecture de l’avancée des temps. Par « grand homme » il faut entendre un personnage ayant joué un rôle considérable – mais pas forcément positif – dans le continuum historique c’est-à-dire dans l’enchaînement des événements qui font le sens de l’Histoire. Ces grands hommes, qui sont effectivement des hommes à quelques rares exceptions près, ont fait basculer une situation historique donnée vers une autre souvent largement imprévisible avant le début de leur action. C’est Christophe Colomb découvrant l’Amérique, Pasteur le vaccin contre la rage, Schubert la Truite. Chacun d’entre eux doit bien évidemment être replacé dans le contexte de son époque afin de bien saisir toute l’importance et la place qui est la sienne.
Une étude de ces grands hommes et de leur rôle comme dans une sorte de vaste dictionnaire ne ferait pas sens. Il convient donc, afin de remplir les attentes en matière de formation des lycéens de seconde à l’esprit d’analyse et de synthèse, d’opérer des classements donnant une logique et une profondeur à l’apprentissage. On pourra ainsi introduire plus facilement une dimension comparative, d’abord souple puis de plus en plus élaborée en cours d’année. Le développement de l’esprit critique reste un des objectifs essentiels dans les classes d’Histoire au lycée ; il sera convoqué aussi souvent que possible par l’enseignant afin d’attirer l’attention des élèves sur les failles éventuelles d’un classement ou la discussion autour du caractère de « grand homme » de telle ou telle femme. Tout autre classement permettant de traiter les grands hommes au programme sans en oublier un seul et en gardant à l’esprit les entrées politiques, culturelles, sociétales ou religieuses du sujet serait évidemment pertinent et acceptable.
Le programme est résolument tourné dans sa mise en œuvre sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication. Les bases de données biographiques (monsieur-biographie.com ; histoire-en-ligne.com ; biography.com ; jesuismort.com) sans compter les encyclopédies en ligne gratuites telle Wikipedia devront devenir des instruments de travail familier des élèves qui pourront à loisir y étancher leur soif d’approfondir le cours de l’enseignant.
Dans le cadre de la réforme des programmes du lycée visant à clarifier et simplifier le contenu des enseignements, la classe de seconde sera exclusivement consacrée à ces études biographiques (la classe de première évoquant les lieux et celles de terminales les événements). En conséquence, le début du programme est fixé à l’aube de l’humanité et s’étend jusqu’à nos jours.

Thème 1 : Les bâtisseurs (7h)
- Khéops
- Auguste
- Louis XIV et Le Vau
- Napoléon Ier
- Baron Hausmann
- André Maginot
- Nicolas Sarkozy

Thème 2 : Les prophètes (7h)
- Bouddha
- Abraham
- Moïse
- Jésus Christ
- Mohammed
- Karl Marx
- Ron Hubbard
- Nicolas Sarkozy

Thème 3 : Les amants remarquables (7h)
- Cléopâtre
- Messaline
- Héloïse
- Casanova
- Donatien de Sade
- Félix Faure
- Mata Hari
- Nicolas Sarkozy

Thème 4 : Les mal jugés (7h)
- Socrate
- Abélard
- Jeanne d’Arc
- Galilée
- Nicolas Fouquet
- Jean Calas
- Louis XVI
- Alfred Dreyfus
- Nicolas Sarkozy

Thèmes 5 : Les artistes (7h)
- Phidias
- Néron
- Léonard de Vinci
- Hyacinthe Rigaud
- Mozart (ou Beethoven dans les classes pour malentendants)
- Claude Manet et Edouard Monet
- Charlie Chaplin
- Carla Bruni
- Nicolas Sarkozy

Thèmes 6 : Les bourlingueurs (7h)
- Pythéas
- Marco Polo
- Christophe Colomb
- Fernand de Magellan
- Horatio Nelson
- Docteur Livingstone
- Olivier de Kersauson
- Nicolas Sarkozy
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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Sam 14 Aoû 2010 - 0:28

Projet de programme
AUX ORIGINES DE LA FRANCE DU XXIème SIECLE

Le regard de l’historien se doit d’être sans parti pris et d’une lucidité assurée. On ne peut pas voir dans le passé tous les signes annonciateurs du présent, ce serait admettre une fatalité de l’événementiel. Toutefois, on peut distinguer sur le temps long des constances, des régularités qui ne peuvent qu’attirer le regard du chercheur avant d’être portées à la connaissance des lycéens. C’est dans cet esprit que le nouveau programme de seconde (étendu jusqu’aux lendemains de la première guerre mondiale) approche les siècles qui ont « fait la France » (selon la belle formule-titre d’une célèbre collection d’ouvrages historiques de grande qualité). Une France qui apparaît le plus souvent en situation précaire et incapable de faire face aux enjeux du temps.
Les origines du pays ne sont pas seulement territoriales. Elles sont profondément culturelles au sens général qu’on veut bien donner aujourd’hui à ce terme. Les progrès de la psychologie ont permis de dégager des éléments forts constitutifs de l’identité d’une nation (Fernand Braudel n’évoquait-il pas déjà il y a trente ans cette « identité de la France »). Ce sont ces éléments constitutifs qu’il s’agira d’étudier en classe de seconde. Chaque thème a sa propre logique (territoriale, économique, sociale, politique, démographique…) mais à travers son étude, le lycéen doit être capable de retrouver les ramifications reliant les aspects secondaires à l’aspect principal (les Gaulois n’ont pas d’écriture ce qui est évidemment un handicap face à un Jules César capable de donner des ordres écrits et donc incontestables). C’est donc un panorama plus général d’une époque qu’il faut être capable d’aborder en classe pour l’enseignant. La singularité française devant être bien mise en évidence, une perspective comparative devra venir conclure chaque thème afin de répondre à une problématique qui sous-tend toutes ces études : pourquoi en France et pas ailleurs ?

Thème 1 : La Gaule envahie (6h)
On commence par présenter la Gaule, espace formé de territoires aux limites mal assurées et mal acceptées. L’étude de Jules César et de Vercingétorix montre aisément la supériorité du Romain sur le Gaulois. Un travail sur le site d’Alésia – dont personne ne peut encore aujourd’hui assurer précisément la localisation – doit confirmer le génie romain face aux capacités d’évolution limitées des populations celtes de Gaule. Preuve que les mêmes causes produisent les mêmes effets (un constante qu’on devra aider l’élève à saisir tout au long de l’année), ces mêmes habitants de la Gaule se révèlent incapables à partir de la fin du IIème siècle et surtout au IIIème siècle de défendre leurs frontières face à de petites tribus barbares qui pénétrant dans le monde romain auront bientôt l’occasion de l’abattre et d’inspirer des formes de pouvoirs différentes.

Thème 2 : L’anarchie féodale (6h)
La rigueur germanique imposée à l’époque de Charlemagne, souverain plus allemand que français, vole en éclat lorsque les petits-fils du grand empereur se partagent son empire en 843 à Verdun (on remarquera le poids de ce lieu dans l’histoire de la France). Dès lors, la Francia occidentalis ne va cesser de connaître un émiettement des pouvoirs. Les rois aux alentours de l’an mil perdent soudain le contrôle de leur royaume dont les grands féodaux puis les simples sires deviennent les réels dépositaires de la force publique. C’est le temps de l’anarchie féodale, théorie remise en cause aujourd’hui par des historiens révisionnistes auxquels on opposera la force des sources disponibles émises par des hommes d’Eglise. On étudiera la cellule de base de ce monde anarchique, la seigneurie, centre de pouvoirs multiples, aux limites mouvantes et contestées en d’incessantes guerres privées. Les personnalités des rois faibles que sont Eudes, Charles le Simple, Henri Ier ou Philippe Ier seront particulièrement étudiées pour comprendre les multiples conséquences de l’absence d’une autorité royale incontestée.


Thème 3 : Les fléaux de la fin du Moyen Age (6h)
A partir du milieu du XIIIème siècle, alors que quelques rois de valeur avaient entrepris une œuvre salutaire de relèvement de l’Etat, la France est frappée par une série de fléaux qui vont considérablement affaiblir son potentiel et annihiler ses efforts pour devenir la puissance dominante de l’Europe occidentale face aux rois Plantagenets et aux empereurs germaniques. La peste noire, avec son pic initial des années 1347-49 et ses retours périodiques, sape la croissance démographique enclenchée depuis deux siècles. Les famines reviennent pour sanctionner le manque d’innovations techniques d’une agriculture aux pratiques et aux logiques immuables depuis des siècles. Enfin, la guerre, provoquée par l’inconsistance de souverains Valois désireux d’affermir leur pouvoir par la stigmatisation de l’Anglais, va durablement affaiblir le pays, faisant peser ses ravages sur des populations d’autant plus démunies qu’elles subissent les effets des famines et des épidémies de peste. On étudie plus particulièrement l’évolution démographique de la plus grande ville proche du lycée, l’exemple d’un espace agricole retourné à la forêt et les trois grandes défaites de la guerre de Cent ans (Crécy, Poitiers, Azincourt) dont on tire d’évidentes conséquences sur l’incurie militaire de la chevalerie française.


Thème 4 : Fiscalité et déroute des comptes de l’Etat (XIIè-XVIIIè) (6h)
A partir du XIIème siècle, des rois ont tenté d’affermir l’Etat (Philippe Auguste fixe la capitale à Paris où il entrepose les archives royales). Cependant, cette affirmation passe par la mise en place d’une fiscalité efficace qui ne sera jamais vraiment réalisée. On étudie donc sur plusieurs siècles le mouvement de résistance à l’impôt soit de la part de privilégiés (lors des premiers Etats généraux) ou du peuple des villes et campagnes (à travers « émotions » et « jacqueries »). Cette résistance chronique à participer à l’effort collectif va progressivement creuser des déficits abyssaux que des souverains imprévoyants accroitront encore pas trop de guerres (Louis XIII à Louis XVI) ou trop de dépenses somptuaires inutiles (Louis XIV). La situation de banqueroute de la France en août 1788 sanctionne cette incurie généralisée.

Thème 5 : Droite-Gauche, naissance d’une division durable (1789-1914) (12 h)
Le vote sur le véto royal à l’assemblée constituante va ouvrir une opposition destinée à durer entre partisans de l’ordre et partisans du mouvement. Par l’étude de différents acteurs des régimes politiques connues par la France entre la Révolution et le début de la première guerre mondiale, on montre la difficulté à classifier précisément les idées de droite et de gauche sur le long terme : tel homme de droite en 1914 aurait été jugé progressiste en 1792. Il n’empêche que cette division existe et qu’elle se creuse tout au long du XIXème siècle. L’étude de ce thème oblige bien évidemment à caractériser chacun des régimes connus par la France durant cette période en remarquant qu’aucun n’a su survivre aux divisions qui le minaient. Le temps plus long accordé à ce thème doit permettre une connaissance parfaite de la succession des chefs de l’Etat et de gouvernement du pays.

Thème 6 : Vieillissement et ouverture aux migrations (1890-1919) (6h)
On commencera par définir la notion de malthusianisme qui est à l’origine directe du déficit des naissances qui commence à affecter la France dès les années 1880. Alors que le pays était entré le premier dans le processus de transition démographique et avait acquis de ce fait un certain ascendant en Europe, le repli égoïste des populations sur des familles réduites en nombre va se traduire par une perte de dynamisme, un vieillissement généralisé (dont les effets lors du premier conflit mondial seront à montrer). On étudie pour ce phénomène l’évolution démographique d’un village du Massif Central ou des Pyrénées centrales. L’exode rural précipite également les populations les plus jeunes vers les villes où l’usure d’un travail industriel pénible accroît encore les effets de la mortalité générale. A ces migrations internes ne tardent pas à s’ajouter des migrations externes venues de pays voisins (Espagne, Italie) ou pas (Pologne) ; la jeunesse de Lazare Ponticelli, le dernier poilu, est étudiée comme exemple de cette attraction de la France sur des étrangers souvent aux abois dans leur pays d’origine. Dès le début du XXème siècle, les penseurs les plus réalistes en France s’inquiètent des conséquences de tels flux sur la « race » française ; leurs théories sont étudiées et passées au tamis de la critique, tout comme e terme de « Belle Epoque » désignant la période d’avant-guerre. La première guerre mondiale ne tarit pas – au contraire – le flux migratoires. Des tableaux statistiques comparatifs permettent de prendre la mesure d’un phénomène qui ne fait que commencer.
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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   Sam 14 Aoû 2010 - 0:29

On pourrait continuer comme ça encore longtemps...Mais je n'ai pas le temps... Il faut que je travaille sur le nouveau programme...
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MessageSujet: Re: Demandez les programmes [terminé]   

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