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 Je relis Freud... et la parentalité

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lucarne



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MessageSujet: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 6 Nov 2010 - 14:13

Une ébauche. Des trucs que j'avais besoin de poser...


Je relis Freud avec mes yeux d’adulte. Et pas seulement d’adulte. De mère. J’ai longtemps été sceptique sur la pensée populaire qui sous-tend qu’une femme n’est pas tout à fait femme tant qu’elle n’est pas mère. Aujourd’hui, je la rejoins en la nuançant. On n’est pas adulte tant qu’on n’est pas parent. Il semblerait qu’on ne puisse aussi aisément contourner certains déterminismes de notre espèce. Voici l’inconscient collectif légitimé. S’il en avait besoin. Sauf qu’il y a un gouffre entre penser l’inconscient collectif et l’éprouver.

L’être se construit sur le conflit. Les conflits. Résolus ou non. Comme le neuroblaste se frayant un chemin à travers tous les possibles, nous sommes ce cheminement à travers ce qui nous fait et nous défait. Et c’est justement au moment où l’on devient parent, puis au fil des années passées aux côtés de nos enfants, que nous remettons ces conflits à jour. Faute d’enfanter, les refoulements ou résolutions partielles peuvent rester figés. L’enfant qui nait remet tout cela en question. Et il faut tôt ou tard s’y coller. Le mieux étant de le faire au fil des jours, mais combien sont capables d’une telle lucidité, ainsi que d’une telle sérénité. Et n’oublions pas le temps qui manque, souvent. Mais peut-être est-ce nécessaire, ce manque de temps ? Pour laisser germer les graines, mûrir les nouveaux questionnements. Pour créer une tension, un élan nécessaire au gigantesque travail qui s’annonce.

Irrépressiblement, ma fille me renvoie à la petite fille que j’étais ; mon fils au petit garçon que j’étais aussi. Les suivre sur leur chemin – leurs chemins – me renvoie à la mère qui m’a suivie – ou pas -, au père qui m’a suivie – ou pas. Effrayant.

Je comprends alors combien Freud peut être insupportable pour nombre de grands enfants qui peuplent ce monde. Et ce n’est pas Onfray qui me contredira. Freud qui, avec une humilité infinie, observe les êtres humains dans la plus grande neutralité. Qui a sans cesse remis son ouvrage sur le métier. Qui a écouté sans jamais juger. Qui a "disséqué" l’esprit humain de la manière la plus scientifique qui puisse être dans ce domaine – car il était de formation scientifique, mais pas seulement, forcément. L’esprit ne s’objective pas aussi facilement. Ne s’objective pas du tout, en fait. Il y avait du génie dans sa démarche. Il y avait du génie derrière les portes qu’il a ouvertes. Même si, comme toute pensée scientifique, elle était contrainte par les connaissances – ou manques de connaissance – de l’époque et était de facto à re-questionner sans cesse. Freud était d’ailleurs le premier à le faire, à revenir sur ses écrits pour les commenter, les préciser, les infirmer… Peu de "penseurs" pourront en dire autant à la fin de leur vie.

Adolescente, j’avais lu Freud. J’avais compris ce que je lisais, et je n’avais rien compris. C’est qu’il me manquait l’essentiel. Une posture. L’idée que je lisais non pour apprendre, mais pour désapprendre. Lorsqu’on est jeune, on veut connaître, savoir, accumuler. Aujourd’hui, je veux comprendre. Et comprendre revient probablement plus à lire "en creux" qu’à "assimiler". D’ailleurs, "assimiler" implique forcément métaboliser et cataboliser. Ce qui correspond bien à nos sociétés de l’économie toute-puissante et de la gestion du déchet. Comprendre, c’est autre chose. C’est s’ouvrir, ouvrir, laisser passer…

Je relis Dora et j’observe avec quelle acuité, mais surtout quelle totale ouverture d’esprit Freud la suit sur ses chemins.

Je me demande s’il se sentait seul. Je le pense. De cette solitude qui vient à celui qui sait tant de choses. Je pense que plus on sait, moins on sait. Plus on sait, plus on se tient au bord de la connaissance. Plus on sait, plus on doute. Et dans ce monde où le "savoir" est érigé en mille-feuille dogmatique, en empilement de lieux-dits mal compris, comment ne pas se sentir terriblement seul. Pourtant je l’imagine serein dans cette solitude absolue. Peut-être justement en savait-il suffisamment pour savoir que la solitude est finalement le "destin" de toute personne suffisamment intègre et exigeante avec elle-même. De cette exigence qui, finalement, donne naissance à la bienveillance. Envers les autres, envers soi-même, envers la vie.

De cette solitude sereine que seuls connaissent ceux qui acceptent de danser avec leur ombre.


Tiens… bizarre cette fin… j’écris cela en écoutant Dead dan dance…


Dernière édition par lucaerne le Ven 4 Fév 2011 - 10:01, édité 2 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 6 Nov 2010 - 14:47

Je trouve que tu rejoins vachement les propos de Michel Puech, dans ta réflexion sur ce fil, et je vais y revenir hors urgences horaires. Tout ça me tilte beaucoup.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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gérard hocquet

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 6 Nov 2010 - 15:21

Je sens que cette expression : "accepter de danser avec son ombre" va me trottiner dans la tête quelque temps. Merci Lu.
Moi, je relis Edgar MORIN : "A son minimum, l'entropie n'est qu'une mesure aptère dénuée de tout pouvoir d'inférence sur la physis et le cosmos dans leur ensemble."....Je sens que je vais aller relire Freud aussi !
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blue note

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 0:50

Dire qu'on n'est pas femme avant d'avoir enfanté est une des plus belles conneries que j'ai entendue.
Nuancer cela en disant plutôt qu'on n'est pas adulte me parait très intéressant.
Je suis au moins d'accord avec toi sur une chose : élever un enfant renvoie à des choses effrayantes.
On m'a longtemps emmerdé avec cette histoire, me demandant quand je ferais des enfants, puis pourquoi je n'en faisais pas.
Que répondre, sinon que je n'ai jamais eu envie, que je n'ai jamais regretté, au contraire, que les tout petits ne m'intéressent pas du tout...
Quand j'ai eu à charge, en partie, les filles de mon ex, j'ai fait du mieux possible. Elles ne sont visiblement pas traumatisées. Je les ai connues à 6 et 8 ans et elles ont maintenant 23 et 25 ans. Elles sont épanouies et réussissent dans leur vie professionnelle. Mais sincèrement, cela m'a renvoyé à mon enfance, et effectivement, c'est terrifiant et j'ai détesté, comme j'ai détesté mon enfance et détesté être une enfant.
De même, je me suis longtemps occupé des enfants et ados en difficulté, ce job m'a passionnée et je peux sans complexe dire que je réussissais bien avant qu'on ne sabote mon travail pour cause de non-rentabilité. C'est vrai, à quoi ça sert, les jeunes après tout .
Alors, n'étant pas mère, ne suis-je pas une femme ? J'en doute. Bien que je sois consciente d'une grande part de masculinité en moi, carrément assumée. C'est quand je trouve un homme vraiment viril que je me laisse aller à la féminité, sinon je me dois de me protéger seule.
Et ne suis-je pas une adulte. Etrange, j'ai vécu seule de 17 à 30 ans, et j'ai parfaitement réussi à m'assumer. Je vis seule à nouveau, je me débrouille me semble-t-il, aussi bien dans la vie courante que dans mon évolution mentale.
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 1:32

Citation :
Adolescente, j’avais lu Freud. J’avais compris ce que je lisais, et je n’avais rien compris. C’est qu’il me manquait l’essentiel. Une posture. L’idée que je lisais non pour apprendre, mais pour désapprendre. Lorsqu’on est jeune, on veut connaître, savoir, accumuler. Aujourd’hui, je veux comprendre. Et comprendre revient probablement plus à lire "en creux" qu’à "assimiler". D’ailleurs, "assimiler" implique forcément métaboliser et cataboliser. Ce qui correspond bien à nos sociétés de l’économie toute-puissante et de la gestion du déchet. Comprendre, c’est autre chose. C’est s’ouvrir, ouvrir, laisser passer…

Voilà, je reviens un peu ce soir pour citer le passage qui me tilte énormément.

.... et crotte, j'ai pas la moelle ce soir pour creuser. Bon. On va dire que j'ai cité, et que la première pierre est posée.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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lucarne



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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 11:28

Blue, je crois que tu te méprends sur mes propos. Je n'ai jamais dit qu'on "n'est pas une femme si on n'est pas mère". Quant à la notion d'adulte, elle n'a pour moi rien à voir avec ce que tu exprimes. Il ne s'agit pas d'une "capacité à" mais bien d'une élaboration psychologique. Car si on parle de s'assumer, je pourrais te dire que je me suis assumée seule presque toute ma vie, y compris dans mon enfance, et je ne pense pas pour autant que j'étais adulte, loin de là. Peut-être que la nuance est dans le fait non pas de s'assumer, mais d'assumer une autre existence. Passer par l'absolue dépendance du tout petit, puis pas son jugement - intransigeant -, assumer des conflits qui ébranlent les fondements même ce que l'on est....

Quelques tentatives de précision (une réponse que j'ai faite à un ami) :

"Je ne pense pas qu'un enfant puisse être adulte. Il peut avoir à agir comme s'il l'était, mais il ne l'est pas. La preuve en est qu'un enfant mis dans un rôle d'adulte en gardera des séquelles, alors qu'un adulte mis dans un rôle d'adulte, s'il est suffisamment équilibré, sera dans son rôle naturel. Aucun enfant n'EST adulte. Il est un substitut d'adulte, à ses dépens.
En revanche, je te rejoins en partie sur les problèmes. Ils font souvent mûrir. Mais pas forcément. On peut aussi développer nombre d'autres comportements face à une vie difficile : forte inhibition, violence, psychopathologies...
Mais si ces difficultés peuvent faire mûrir, elles ne font pas un adulte pour autant. Il leur manque, je crois, un élément essentiel : une vision multifocale.
Il faut avoir vécu l'arrivée de l'enfant (et là, il est fort probable qu'une adoption soit un événement tout aussi fort qu'une naissance, d'un point de vue psychique, encore que je n'en sais rien puisque je n'ai pas vécu une telle expérience) pour mesurer le bouleversement que cela représente, le glissement du centre d'inertie. D'un seul coup, le point central du monde, ce n'est plus soi, c'est son enfant.
Il faut aussi avoir entendu son enfant prononcer la petite phrase "tu n'es plus ma maman, je ne t'aime plus" pour savoir l'onde de choc qu'elle génère jusqu'au fin fond de ce que nous sommes.
Je peux tenter d'en déduire que c'est cette vision multifocale qui fait de nous des adultes.
Après tout, je n'oublie pas que tout ce qui vit sur terre est destiné à la reproduction et que, même si l'homme s'est éloigné de son déterminisme sur certains aspects, ce dernier reste encore puissamment inscrit dans ses gènes."

Et puis... il y a ce manque de temps dont j'ai parlé sans vraiment y penser. Mais en y réfléchissent, je me dis qu'il pousse à se déprendre de soi, et à se reprendre ce "soi" dans la figure un peu plus tard. Effet "élastique". Et ce facteur est peut-être tout autant un élément de "l'adultisation".



gérard hocquet a écrit:
Moi, je relis Edgar MORIN : "A son minimum, l'entropie n'est qu'une mesure aptère dénuée de tout pouvoir d'inférence sur la physis et le cosmos dans leur ensemble."....Je sens que je vais aller relire Freud aussi !
Je reste avec Freud pour l'instant... scratch
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Romane
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 14:09

J'essaye de décomatiser, en espérant pouvoir aligner deux mots cohérents.

Je comprends ce que l'une et l'autre voulez dire, mais en fait je ne pense pas que le noeud de l'adulte doive se focaliser sur la maternité ou pas maternité, mais plutôt sur les expériences de vie et ce qu'on en fait. Une femme comme Mère Thérésa pour prendre une figure emblématique, n'a pas eu d'enfant mais a su assumer son choix et aller au bout de ce choix, je veux dire : elle n'a certainement pas fait tout ça à la légère, elle a pris ses responsabilités, elle a acté.

A mes yeux, un adulte est celui qui ose faire ses choix en fonction de ce qu'il se sent être, tout en faisant avec ou malgré la conjoncture. C'est l'alchimie entre la pensée et l'acte, et ce n'est pas facile, parce que nous vivons dans une société culpabilisante d'emblée, introduisant la peur de. en soi, laquelle se répercute partout comme le sang dans les veines, jusqu'à ne pas oser, avoir peur de soi-même et donc avoir peur de tout, alors donc d'acter. En gros, être adulte, dans un contexte comme celui dans lequel nous vivons, c'est être culotté et commencer par oser réfléchir, puis d'acter au plus près de ce qu'on pense, en se servant des erreurs, ou des failles, ou de l'expérience déjà tracée et qui n'a pas fini. Je dirais que nous sommes sans cesse en état de construction, comme un chantier à perpétuité.

Cela rejoint la citation que j'avais sélectionnée hier soir.

Quant au fait précis d'être mère (ou père, bref parents) je crois que c'est comme tout : certains en retirent quelque chose, d'autres pas du tout, de même que ne pas avoir d'enfant empêchera certains et pas d'autres.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 18:21

Je rejoins Romane et n’oublions pas tous ces parents qui ne sont pas pour autant des adultes...
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lucarne



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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 22:24

Encore une fois, ma réflexion ne portait ni sur les capacités, ni sur les actes, mais sur des étapes psychologiques qui nous sont offertes et qui peuvent nous permettre de réexaminer nos fondations.
Il est bien évident pour moi qu'être parent ne fait pas forcément un adulte, et je n'ai absolument pas écrit cela. J'ai écrit qu'être parent était, de mon point de vue actuel, une étape indispensable. Voilà : une condition qui nous est donnée, dont nous parvenons à nous saisir - ou pas.

Mère Thérésa... était-elle adulte ? Franchement, je n'en sais fichtre rien, ne la connaissant que par médias interposés. Rien ne dit qu'elle n'était pas restée très enfant. L'adulte n'a pas le monopole de la générosité et du don de soi. C'est peut-être d'ailleurs bien le contraire. L'enfant donne sans compter et prend sans compter. Et il peut aussi faire preuve d'une grande responsabilité. Elle était peut-être restée très enfant. D'ailleurs, il faut quand même probablement l'être restée pour vouloir sauver le monde au nom d'un dieu hypothétique. Elle était peut-être aussi emplie d'orgueil. Je n'en sais rien, en fait. D'autres ont probablement fait et donné autant qu'elle dans le plus grand anonymat, ne souhaitant pas être exposés, ni être porte-parole de quoi que ce soit, faisant juste le peu qu'il pouvait faire.

J'avais récemment une conversation sur le développement envahissant de la neuropsychiatrie et de la psychologie cognitiviste au dépens de la psychologie clinique et de la psychanalyse. Et j'ai été étonnée de m'entendre répondre que c'était très bien ainsi car la "clandestinité" avait toujours été le lot de ces disciplines et que c'est ainsi qu'elle s'étaient fondées et qu'elles se pratiquaient le mieux. "Une reconnaissance de ces disciplines s'accompagnerait forcément d'une normalisation et serait la pire des choses."

Cette même personne m'avait dit un jour (juste avant de me prêter Bartleby) : "Parfois, le mieux que l'on peut faire, c'est de ne rien faire." (Parfois) C'est d'ailleurs un grand questionnement des associations humanitaires. Qui aident-elles le plus : les populations en difficulté, ou les gouvernements qui mettent - ou laissent - ces populations dans la difficulté, en leur fournissant une fausse bonne consciennce. Les armées font faire la guerre puis les OMG viennent poser des pansements. Et si les associations humanitaires n'existaient pas, qui nous dit que nous ne serions pas obligés de nous comporter en adultes, c'est-à-dire arrêter de nous donner bonne conscience en envoyant un petit chèque et considérer que vivre dans un tel monde était intolérable et exiger des gouvernements que tout cela cesse ? Je dis cela en ayant bien conscience que c'est très utopique et que bien sûr, nous soutiendrons pour la plupart d'entre nous ces OMG. Pourtant, il est certain que si ce pansement n'existait pas, nos consciences seraient totalement désarmées devant ce que nous faisons ou laissons faire de ce monde.

Je n'ai pas dit non plus - je prends les devants - qu'il fallait devenir adulte et qu'il était mal de rester enfant. Je pense simplement que c'est plus confortable pour soi à terme. Même si ça passe par beaucoup d'inconfort. Ce serait la condition d'une vraie liberté - si cela est possible. Cette liberté entraînant une grande tolérance vis-à-vis des autres.
Ne sommes-nous pas souvent exaspéré par ce que nous n'avons pas réglé avec nous-mêmes - ce que nous avons refoulé ou hypertrophié - et que nous pressentons chez les autres ?
C'est la raison de la fin du texte. Accepter son ombre.
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 22:37

lucaerne a écrit:
.
Il est bien évident pour moi qu'être parent ne fait pas forcément un adulte, et je n'ai absolument pas écrit cela. J'ai écrit qu'être parent était, de mon point de vue actuel, une étape indispensable. Voilà : une condition qui nous est donnée, dont nous parvenons à nous saisir - ou pas.


Désolé, j'ai mal lu... en fin de compte nous voyons toujours ce que nous avons envie de voir... bisou
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Romane
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 7 Nov 2010 - 23:04

Luca, j'ai cité Mère Thérésa parce qu'il me semblait que nous pouvions en avoir entendu parler toutes les deux. Si je t'avais cité René, t'aurais pas pu savoir de qui je te parlais. Laughing

Ceci dit, je n'ai aucune idée pouvant nous conforter dans l'idée que Mère Thérésa était adulte ou enfant dans sa tête, mais on peut se douter qu'elle a fait par ses actes ce qu'elle estimait devoir faire, peut-être même dans la conscience de servir les gouvernements destructeurs, mais aussi dans la conscience de venir concrètement à l'aide de quelques démunis et d'apaiser quelques souffrances. Car peut-être aurait-elle été moins calée à renverser un système avilissant, qu'à aider les plus démunis. Maintenant, je dis ça, mais il est évident que je n'ai jamais été dans sa tête et qu'après tout peut-être qu'on pourrait imaginer qu'on l'a obligée à faire ça, pour gagner son paradis. Peut-être même qu'il lui est arrivé de songer à des folies aussi extravagantes que les rêves d'enfants, ou pire, aussi extravagantes que les fantasmes d'adultes. Personne n'en sait rien.

Mais alors je m'aperçois que le plus simple est encore de parler de soi, car au fond effectivement rien ne nous permettra jamais de prendre X ou Y en exemple, puisque c'est vrai, nous ne pourrons jamais prétendre nous glisser dans sa tête pour connaître le fin mot de ce qu'il est.

Et je suis tout à fait d'accord avec la personne qui t'a répondu au sujet de la clandestinité, et du "parfois" le mieux est de ne rien faire. J'ai souvent et beaucoup pensé à ces présences d'associations humanitaires, et mon avis personnel va du oui au non, en passant par toutes les couleurs de l'arc-en-enfer. Avec une petite idée sur mes penchants.

"étape indispensable", je n'en suis pas si sûre, vraiment.
Par contre, accepter son ombre, à mille pour cent d'accord.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Lun 8 Nov 2010 - 0:44

Et si devenir adulte consistait à accepter la médiocrité, le pavillon en banlieue, les deux gosses et le labrador, les courses le samedi chez Auchan et le gigot-flageolets le dimanche chez belle-maman ?
Et si rester un enfant consistait à toujours questionner et se questionner, à ne pas accepter l'inacceptable, à s'adapter quand il le faut mais à se buter quand on veut nous imposer l'injustice, à s'émerveiller d'un rien et non du dernier portable à la mode ?
Et si on pouvait rester un enfant et s'assumer comme un adulte ?
En tous cas, j'ai choisi mon camp.
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Lun 8 Nov 2010 - 10:52

Romane a écrit:
Luca, j'ai cité Mère Thérésa parce qu'il me semblait que nous pouvions en avoir entendu parler toutes les deux. Si je t'avais cité René, t'aurais pas pu savoir de qui je te parlais. Laughing
Comment ça je ne connais pas René ? Mais tout le monde connait René, m'enfin !!!
Je suis, hélas - ou heureusement d'ailleurs... - bien placée pour savoir que les actes sont souvent le reflet d'intentions ambiguës. On peut être militant acharné pour de bien "mauvaises" raisons et répandre beaucoup de malheur autour de soi sous prétexte de lutter pour les autres.

Pour mère Thérésa, je me disais cette nuit que l'engagement religieux était peut-être un excellent moyen de rester enfant. Épouser dieu, n'est-ce pas épouser son père ? Ou de rester fidèle à maman ? Quel meilleur moyen de rester un enfant ? Ce qui n'empêche pas d'apporter beaucoup de bien au monde, l'avantage étant qu'on ne construit pas une famille et qu'on ne prend donc pas le risque de la blesser.

Blue, je ne comprends pas bien ton commentaire. Je crois que nous ne nous plaçons pas sur le même angle de vue. Ma réflexion était tournée vers des états psychologiques (je me répète, je sais) et n'étaient en aucun cas un manifeste politique. Je n'oppose pas enfant et adulte. Je crois même d'ailleurs que la seule façon d'être profondément adulte, c'est de conserver intact son enfant intérieur, de faire sa connaissance et d'arriver à être bienveillant avec lui. Ce qui serait aussi une étape indispensable. Tant que nous n'avons pas affronté puis "réglé" les fantômes de notre enfance, nous sommes souvent très négligent, voire malveillant avec cet enfant intérieur. Simplement, l'adulte reconnaîtra cet enfant intérieur, se reconnectera avec lui si besoin puis fera en sorte de se positionner tout autour afin de le protéger. C'est une image...

Il n'y a donc, dans mon esprit, pas d'antagonisme, pas de "camp" à choisir. Je ne te suis pas dans ton dualisme. Si cela était aussi simple... Pour moi, c'est un tout avec différentes facettes.

Quant à "accepter la médiocrité", il faudrait ouvrir un autre fil (mais il me semble qu'il en existe un) sur "qu'est-ce que la médiocrité ?". "le pavillon en banlieue, les deux gosses et le labrador, les courses le samedi chez Auchan et le gigot-flageolets le dimanche chez belle-maman" ne me semble pas être des critères aussi évidents que cela pour la définir. Je connais des personnes qui vivent ainsi et qui sont de vrais trésors d'humanité - pour les deux gosses, pour le labrador, pour la caissière du Auchan, pour la belle-mère ainsi que pour tous (il n'y a finalement que le gigot qui ne s'en tire pas si bien que ça).

En ce qui concerne l'engagement humanitaire (c'est un peu hors sujet mais ça m'intéresse), bien d'autres avant moi ce sont posé ces mêmes questions. À commencer par Henry Dunant ou Rony Brauman. Il s'agissait de dire que cet engagement est souvent devenu l'alibi des uns (les gouvernements) et des autres (les individus) pour continuer à dévaster et laisser dévaster le monde. Mais j'avais aussi pris la peine de préciser : "Je dis cela en ayant bien conscience que c'est très utopique et que bien sûr, nous soutiendrons pour la plupart d'entre nous ces OMG".
Faire n'empêche pas de réfléchir, et vice-versa.
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Lun 8 Nov 2010 - 15:12

lucaerne a écrit:
Je suis, hélas - ou heureusement d'ailleurs... - bien placée pour savoir que les actes sont souvent le reflet d'intentions ambiguës. On peut être militant acharné pour de bien "mauvaises" raisons et répandre beaucoup de malheur autour de soi sous prétexte de lutter pour les autres.
C'est pour ça qu'il est assez difficile (pour ne pas dire impossible) de cerner dans la pureté d'un avis sans faille ; nous ne sommes pas dans la tête des autres. Nous ne pouvons qu'approcher en fonction de ce que l'on voit/ressent, mais tout ça passe par le tamis de notre perception.

Citation :
Pour mère Thérésa, je me disais cette nuit que l'engagement religieux était peut-être un excellent moyen de rester enfant. Épouser dieu, n'est-ce pas épouser son père ? Ou de rester fidèle à maman ? Quel meilleur moyen de rester un enfant ? Ce qui n'empêche pas d'apporter beaucoup de bien au monde, l'avantage étant qu'on ne construit pas une famille et qu'on ne prend donc pas le risque de la blesser.
Moi je dirais qu'il y a bien d'autres moyens pour garder au fond de soi l'essence de l'enfance. L'art est l'un de ces moyens par exemple, bien qu'en même temps il soit notoire que le regard de l'artiste est aussi à vif, ce qui les rend un peu beaucoup hors conformité tel qu'on l'entend. Et puis simplement c'est dans la personnalité, cette espèce de faculté d'émerveillement à perpétuité. Le tout est de ne pas verser dans la facette négative en portant l'enfant-soi à travers les âges. Rien n'est jamais tout d'un bloc, au fond. On peut parfaitement être adulte, tout en portant cet enfant en soi.
Quant au rapport à la religion, à mon sens toute religion engendre, dès lors qu'on est croyant à fond et qu'on s'en remet à un Dieu quel qu'il soit, le même processus que lorsqu'on s'en remet à ses parents ; se décharger de pas mal de responsabilités. Et accumuler les culpabilités, mais ça c'est un autre problème. Se donner bonne conscience aussi, et on sait où ça mène, tout ça...

Tant que nous n'avons pas affronté puis "réglé" les fantômes de notre enfance, nous sommes souvent très négligent, voire malveillant avec cet enfant intérieur.

Citation :
Il n'y a donc, dans mon esprit, pas d'antagonisme, pas de "camp" à choisir. Je ne te suis pas dans ton dualisme. Si cela était aussi simple... Pour moi, c'est un tout avec différentes facettes.
Oh là, j'suis bien d'accord avec vous, ma p'tit' dam' !!

Citation :
Quant à "accepter la médiocrité", il faudrait ouvrir un autre fil (mais il me semble qu'il en existe un) sur "qu'est-ce que la médiocrité ?".
http://liensutiles.forumactif.com/philosophie-f112/la-mediocrite-t17702.htm?highlight=m%e9diocrit%e9

Citation :
En ce qui concerne l'engagement humanitaire (c'est un peu hors sujet mais ça m'intéresse), bien d'autres avant moi ce sont posé ces mêmes questions. À commencer par Henry Dunant ou Rony Brauman. Il s'agissait de dire que cet engagement est souvent devenu l'alibi des uns (les gouvernements) et des autres (les individus) pour continuer à dévaster et laisser dévaster le monde. Mais j'avais aussi pris la peine de préciser : "Je dis cela en ayant bien conscience que c'est très utopique et que bien sûr, nous soutiendrons pour la plupart d'entre nous ces OMG".
Faire n'empêche pas de réfléchir, et vice-versa.
Tu vois, moi ça me fait aussi penser à la notion de bénévolat. En soi, elle est noble. Mais quand tu entends aux infos ou dans quelque émission lambda les bénévoles se faire brosser dans le sens du poil, je ne peux pas m'empêcher de me dire : bawi, pardi, ça arrange vachement ! bosser gratos, la belle aubaine pour ceux qui n'ont rien à débourser ! Du travail se fait, ça ne coûte pas un rond, juste l'énergie et les nerfs de ces gens qui pour certains s'engagent de bonne foi, tandis que d'autres ne sont peut-être pas si clairs dans leur tête, tvouas ?

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Ven 4 Fév 2011 - 10:05

Je tombe sur cet article : http://sandra.verdrel.over-blog.com/article-la-fonction-maternelle-vue-par-la-psychanalyse-66361181.html

"La maternité comme étape du développement psychoaffectif : l'auteur (PC Racamier), compare le processus de la maternité à celui de l'adolescence, avec une transformation corporelle et hormonale importante, un changement de statut social. D'importantes fluctuations pulsionnelles, une réactivation et remaniements des conflits infantiles avec, pour la maternalité, des conflits oraux et œdipiens. La reconstruction des identifications précoces, en particulier maternelles, des transformations du corps vécues, des transformations labiles du sentiment d'identité personnelle, une remise en cause des systèmes défensifs antérieurs."
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 0:37

La vache, je suis contente d'y avoir échappé... deux crises d'adolescence ?
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 1:16

Yep, mais ça te remet rudement à ta place, si des fois tu avais loupé le coche la première fois. Laughing

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 17:26

Oui, c'est notre conception occidentale qui nous fait bloquer sur le mot "crise". En psychologie (entre autre), le terme "crise" serait plutôt à considérer comme une période d'évolution riche et intense, de remise en question, de réajustements psychiques, du passionnant quoi...
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 18:20

Perso j'adhère totalement à la définition psychologique. A tel point qu'il m'arrive parfois de me languir de la prochaine "crise". Laughing

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 19:03

Un petit complément wikipédiesque :

"Étymologiquement parlant, le mot crise associait les sens de « décision » et « jugement » ; En grec, « Κρίσις », la crise, est la faculté de distinguer, une décision entre deux choix possibles. Une crise suppose donc une prise de décision, une action pour s’en sortir. La crise est une situation insolite caractérisée par son instabilité, qui oblige à adopter une gouvernance spécifique pour revenir au mode usuel de vie."

Plutôt pas mal...
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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Sam 5 Fév 2011 - 19:09

Prendre une décision nécessite aussi de faire un point de situation (parfois remonter loin), d'évaluer ses capacités, de les découvrir aussi, d'évaluer les probabilités tout en naviguant dans le brouillard parce qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait. De prendre des risques, en somme. Alors évidemment, le confort n'est pas top, mais justement, les situations trop confortables seraient-elles aussi porteuses de créativité ?

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MessageSujet: Re: Je relis Freud... et la parentalité   Dim 6 Fév 2011 - 0:24

Le situations trop stables ne sont pas porteuses de créativité à mon sens, certes.
les situations trop instables non plus, du moins pas pour moi.
Et je suis bien d'accord pour la définition de "crise, même effectivement si ce n'est pas du tout confortable. Pas confortable pour nos proches non plus, d'ailleurs.
J'ai fait une méga crise d'adolescence à 43 ans, mes collègues en ont bavé, je vous jure. Ils n'arrivaient pas du tout à suivre...
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