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 1975

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Sister Filth

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Localisation : L'âbime du désespoir.
Date d'inscription : 20/10/2010

MessageSujet: 1975   Ven 19 Nov 2010 - 15:58




1975


Auteur : Sister Filth it's Dead
Genre : Suspense/Angoisse

Malheur, désespoir, mélancolie, suicide, meurtre, morbidité, viol, espoir.
Tout est trouble, où suis-je, dans une boîte ? Je bascule et tombe. Le sol est granuleux, je ne vois pas plus que je n’entends. Je suis mort ? Mort dans une putain de boîte. J’explore mon visage et à part quelques hématomes qui me font souffrir, il est intact. Je suis effondré et sans entendre le moindre mot qui pourrait sortir de mes cordes vocales, je m’efforce à prononcer avec pitié « S’il vous plait ! De l’aide… » Un léger liquide vient s’écouler, je le lèche. « De la bave ? » Paniqué, je frotte mes yeux, mes paupières, et mes lèvres, elles sont abîmées. Je peine à me relever, comme si mes os étaient brisés, mais si c’était le cas, je n’y arriverai pas. Je me redresse et frôle un des murs à l’aspect granuleux, « Du plâtre ? » Je glisse à nouveau, je laisse échapper un léger hurlement que je n’arrive toujours pas à discerner. Quelque chose me retient. A mon bras, un léger tube. Une intraveineuse ? Il est constitué de pourpre, il s’agit d’un retour de sang. J’en retire le scotch qui est bien accroché. Une pique, y est enfoncée. J’en retire délicatement la seringue, laissant s’échapper le fluide. Le sang s’écoule, jusqu’à recouvrir la totalité de ma main. Je me dirige vers ce qui semble être une porte, elle est blindée mais ouverte. « Pourquoi ? », avec le peu de force qu’il me reste, je la tire légèrement avec pour espoir de passer. Tout est blanc. Vaguement, il y a cette une femme, je m’approche, tends la main. Ses cheveux sont gris, le visage… Monstrueux. Lèvres et bouche cousue, une démarche bancale. Elle disparaît, traîne la cheville « Attends… »
Je me recroqueville, et pleure. Je m’ignorais capable de le faire. Les larmes coulent à flot, frottent mes lèvres jusqu’à s’écraser au sol, c’est un cauchemar. Je commence à reprendre connaissance.
Une mélodie se fait entendre, aussi effrayante qu’apaisante. « Je ne suis pas seul. » Je l’écoute un moment. Plonge un peu de lumière dans l’abîme. Pour me relever. Je m’adosse à un extincteur accroché à un mur, il tombe, un bout de plâtre avec. Il s’effondre près de moi. La mélodie cesse un instant puis reprend mais de manière plus intense. Je me frotte à ce que je peux pour rester debout, vise ma jambe, à mes genoux, la peau est arraché de partout. Je rampe, suis le son. Cela provient d’une chambre close, à terre, le dos contre la porte, je toque.
La musique s’arrête, j’essaye de tourner la poignée, sans succès. Je toque à nouveau.
« C’est ouvert. » Une voix glaciale, je m’appuie à la porte et tente à nouveau de tourner la poignet. Pourquoi était elle fermée tout à l’heure ?
« Je… »
La musique s’amplifie, Stradivarius. Elle s’arrête.
« Oui ? » La pièce est si sombre que je n’arrive pas à distinguer le visage du musicien, seulement de longs cheveux corbeaux qui brillent face à la vitre.
« Où sommes nous ? » Quelque chose monte en moi, une angoisse. Je vomis. « Désolé. » Ma voix est en piteuse état.
Il pose le violon, se dirige dans sa noirceur, sors un mouchoir de sa poche, pour m’essuyer les lèvres. « Il se lève, prend un verre de cognac. Tu en veux un ? »
« Non. »
« Là, où ceux qui meurt se retrouvent, il y a différent étages et celui-ci est le plus haut. Tu as dû rencontrer ma demoiselle. »
« Pourquoi moi ? »
« Tu as tout bafoué, Yuri, il s’agace puis se calme, tu veux entendre ta dernière mélodie ? »
Qu’est ce qu’il raconte ? « Je veux une cigarette, un rail, je veux que l’on me réveille. »
Il me jette une clope et un zippo, « Mon zippo ! » Je le reconnais aux lettres gravées dessus O.P. « N’oublie jamais, ne pardonne jamais. »
Il ricane et reprend son instrument, les notes vont si vite que ma tête recommence à tourner.

« Arrête, je t’en supplie… » L’abîme des déchus. « Est-ce l’enfer ? »
Il continue son art. Je tape contre les murs, cherchant un interrupteur et finis par trouver une lampe torche. Pointe son visage, la moitié est arrachée. Je veux m’enfuir, mais des cadavres aux multiples formes sauf humaines me retiennent. Je ne peux pas me débattre, je n’ai pas la force pour ça.


***


Je lève les yeux, des médecins, des psychiatres et des infirmières. Je me débats, je hurle « Je suis en enfer, il y a ce violoniste et… ». Mes bras retenus par les infirmières. Ce qui ressemble à un psychiatre me coupe la parole, et réclame plus de morphine. J’essaye de bouger, il m’assure que tout se passera bien. La seringue plantée à mes veines, se vide. Je suis sous camisole. Putain, Yuri, tu paniques, tu délires. Un sentiment d’euphorie s’empare à chaque point de mon corps, je ne peux m’empêcher de sourire même si je n’en ai pas réellement envie. Cette boîte, de haut en bas, de droite à gauche est recouverte de matelas, de cousins ou que sais-je ? Ma vision est perturbée, je vois grand, je me vois petit. Sans difficulté, j’arrive à me lever. Prends de l’élan et fonce la tête la première contre la porte blindée. Je réitère l’opération plusieurs fois. Le médicament ne me fait pas ressentir la douleur. Je m’évanouis.

***


La mélodie recommence. Le violoniste. Il joue du piano.
« Te revoilà. C’était comment ? »
Il a pris l’apparence d’une femme, la bouche abusée par le rouge à lèvres, les cheveux blonds, noirs, je n’en sais rien. Mais je sais que c’est lui. Ce qui était une chambre sans lumière est maintenant rempli de couleurs, de toutes les nuances et teintes. J’aperçois même du pantone.
« C’est toi, le Diable ? Tu vas me damner ? » J’essaye de rentrer en position de force mais son regard me transperce.
« Dieu a crié, le Diable a pleuré, il ne nous reste que le rêve. » Il se remet à son art.
« Tragique. »


Fin
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MessageSujet: Re: 1975   Ven 19 Nov 2010 - 19:43

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Sister Filth

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MessageSujet: Re: 1975   Sam 20 Nov 2010 - 2:08

Et ?
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MessageSujet: Re: 1975   

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