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 Poésie B "Foules d'images" et Chapitre 4

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cathecrit
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MessageSujet: Poésie B "Foules d'images" et Chapitre 4   Sam 15 Jan 2011 - 6:25

Poésie B :
FOULES D'IMAGES



Effusion d'espaces abandonnés aux songes
De mes nuits éveillées, immobile saltimbanque
Accoudée à mes rêves, souriante je chemine
Puisqu'il n'est pas question que je les assassine

Je voyage sans bouger du fond de mes pensées
Ou êtes-vous voyageurs, amis intemporels
Il paraît que pour rien, on peut devenir riche
De mille instants fugaces et des rêves d'autrui

Il suffit de les lire puis de les respirer
Aspirer leurs délires ou bien s'en inspirer
Laisser l'esprit vagabond prendre par surprise
L'humide joie de nos lèvres ou nos larmes séchées

Il a fallu du temps pour que je me laisse vivre
Pour que je croie en moi et à toutes mes rages
Et qu'après chaque orage je redevienne sage
Il a fallu du temps pour accepter de suivre

La voie que je me sais tracée depuis toujours
Aimer vagabonder par les chemins de l'âme
Ceux qui mènent au cœur, bien sûr d'abord le mien
Et puis celui des autres que la passion anime

Ceux qui comme moi croient aux effusions d'espace
Ceux qui rêvent éveillés au lieu de reposer
Au lit et peuvent veiller pour un simple sonnet
Cueillir la marguerite et ne pas l'effeuiller

Je suis de ce monde là, je suis une affamée
De bulles et de regards, de chemins et de ciels
Les nuits sont bien trop courtes pour parcourir les routes
Je voyagerai sans fin pour y rêver enfin

Cathecrit, 15-09-07









CHAPITRE 4 : Convalescence

Bon. Me voilà donc à la maison, arrêtée pour des mois. Avec une demi-heure d'autonomie debout, en déambulateur les premiers jours, je dois m'occuper de mes enfants et de ma maison, des courses et du ménage, sans oublier la paperasse.

Heureusement, j'ai ma botte secrète : ma belle-mère, Nicole. Qu'il soit dit ici combien importantes et précieuses ont été toutes les aides qu'elle nous a prodigué, à moi et à mes enfants, et bien sûr à mon compagnon, son fils. Bien sûr, il y a eu quelques petites frictions, le plus souvent de mon fait, précisément, parce que je souhaitais garder le peu d'autonomie qui me restait et Nicole voulait me soulager le plus possible... Bref, elle a été formidable (elle l'est toujours). Et puis on a souvent bien rigolé et je sais qu'elle ne garde aucune rancune des quelques moments où j'ai été désagréable.

Lorsque je retourne chez moi, elle s'occupe déjà de tout depuis que je suis partie à l'hôpital et s'est débrouillé des enfants. Quentin, le plus jeune de mes fils qui va avoir 11 ans est souvent le plus retors (ce n'est vraiment rien de le dire). C'est un bougonneur ambulant sur pattes doublé d'un fabricant de 'boulettes', mensonges et d'oublis en tous genres, voire même de catastrophes plus ou moins catastrophiques, le tout à une cadence relativement quotidienne ! Alors j'ai beau savoir qu'il prépare sa rébellion, sa crise d'adolescence quoi... C'est souvent dur de garder son calme... Et il m'arrive fréquemment de craquer littéralement (je lui hurle des horreurs en trépignant, au mieux. Au pire, je lui tape carrément dessus, toujours en hurlant d'horribles choses que je regrette d'avoir dites, une fois calmée). Enfin bon, chaque fois, on en reparle, une fois que chacun s’est calmé. Ben oui je sais, c’est loin d’être la panacée. Il faut faire avec ce qu’on a. C’est tout

Et son frère aîné n'est pas en reste, dans un autre style. Beaucoup plus autonome et vraiment débrouillard, il commence à briller par son absence à la maison (pour cause d'entraînement de handball dont il est fou et de visites chez « les copains ») et a tendance, lorsqu'il nous honore de sa présence, à prendre la maison pour un cybercafé !Bref, ils se comportent comme un pré-ado et un adolescent tout à fait normaux. C'est moi bien sûr qui ne suis pas dans mon état normal. Mais il me faut faire avec et je rame beaucoup et, de plus en plus souvent, je laisse tomber parce que c'est déjà vertigineusement difficile en bonne santé, alors vous imaginez ce que ça peut donner en étant clouée au lit la plupart du temps, beuglant aux murs ! J'essaie malgré cela de garder le dessus sur 2 gosses dont un plus grand que moi, qui me répondent de plus-en-plus vivement et marchent contre moi, bien souvent main dans la main... Oh, ce ne sont pas de si sales gosses que ça. Ils sont … juste comme tous les adolescents : égoïstes !

Je ne rependrai donc pas le travail avant l'année scolaire suivante (rentrée de septembre 2005...) ça me peine de laisser en plan ce travail que j'aime car je n'ai jamais eu de si long arrêt. Mais je n'ai pas trop le choix, comme me le dit mon compagnon (qui a été opéré d'une hernie discale en 2001). Quand on est opéré des os, il faut prendre le temps de se reposer, préférer le repos aux antalgiques, reprendre peu à peu une activité physique. Il faut marcher beaucoup aussi. Et là, le principe est simple : il faut marcher chaque jour et si possible, un tiers de plus que la veille. Nous ferons, ma belle-mère et moi quelques belles balades (j'en ferai aussi avec mes fils, mon amoureux et certains amis ou collègues).

Et puis comme je ne connaissais pas le chirurgien qui m'a opéré, je veux prendre un deuxième avis et nous allons rapidement voir le chirurgien orthopédiste qui a opéré mon ami (nous, parce que pour les rendez-vous médicaux on vient en principe à 3, avec le mari et la belle-mère. Bon, on fait un peu délégation, mais face au corps médical, 3 paires d'oreilles s'avèrent bien souvent nécessaires pour, sinon tout comprendre, du moins tout se rappeler). Bien me prend d'aller le voir car il trouve que je me voûte ce qui m'inquiète aussitôt et me rend colère face au chirurgien qui m'a opérée et au service qui s'est occupé de moi après l'opération.

Ce chirurgien me prescrit un corset rigide à porter pour 3 mois. Et puis, je ne devrai pas m'asseoir pendant 6 semaines, mais cela ne me gène pas car c'est ce que réclame mon corps, et je ne vais pas l'en priver ! Une dizaine de jours plus tard, après la prise de mesures et l'essayage, mon corset est prêt. Il est effectivement très rigide mais c'est ce qu'il me faut. Je dois le mettre au-dessus de mes vêtements et ne peut donc me mouvoir correctement. De plus, ce corset attire les regards car il est d'un bleu assez vif, façon jean rapiécé. Pour couronner le tout, il y a une découpe certes bien pratique pour la poitrine mais elle la met en valeur d'une façon particulière... Bon, de loin, ça peut passer -quelques instants- pour un corset sexy (le cas s'est produit 2 ou 3 fois). Mais de près, ça fait juste grosse mémère malade avec son corset de maintien couleur jean (qui fait jeune) pour soigner un truc grave ! Bref, c'est moche dans l'ensemble et du coup, JE suis moche (oui d'accord, c'est ce que je pense, et alors, ça ne fait pas une grande différence ! !

Alors bien sûr, c'est un «truc grave» qui m'est arrivé, mais ça n'est rien comparé à ce que cela aurait pu être : paralysie définitive des membres inférieurs. C'est ce qui fait que je garderai un moral inébranlable, couplé à un indéfectible sourire tout au long de ma convalescence (bon, d'accord, parfois grimaçant lorsque la douleur se rappellera méchamment à mes vertèbres).

Beaucoup de mes proches m'en feront souvent la remarque, comme si je faisais là quelque chose d'exceptionnel... Mais pour moi, c'est naturel. Et puis je me dis que de toute façon, de deux choses l'une : soit je fais une tête de six pieds de long parce que je suis coincée dans mon lit (ce qui revient, petit à petit, à ce que tous ceux qui faisaient l'effort de venir me voir en soient rapidement incapables, tellement ce serait dur de supporter l'humeur allant avec la tête !), soit je supporte la situation avec le sourire parce que, de toute façon, la manière dont je, non, dont on prend les tuiles (on, parce que tout le monde en reçoit, des tuiles) ne les empêche pas de tomber. Donc, autant prendre le package avec le sourire !

Mais ce qui m'a personnellement réellement beaucoup pesé (hormis les affreuses douleurs of course) : c'est le fait de ne plus être autonome ; c'est-à-dire qu'il me fallait quelqu'un (ma belle-mère ou mon compagnon le plus souvent, mais je pense aussi aux infirmières de l'hôpital, à mes enfants, à tous mes gentils visiteurs, bref, à toutes les personnes qui m'ont côtoyée juste après l'opération et qui, bien sûr, étaient ourlés de bonnes intentions), il me fallait quelqu'un donc pour suppléer à mes nombreuses incapacités. Ce qui tout à fait normal, me direz-vous. J'en conviens.

Mais il y a là une complexité qui ne saute pas aux yeux, surtout si l'on n'a pas vécu en vrai l'expression « être cloué au lit ». J'ai sans problème accepté cette aide lorsqu'elle ne me concernait pas directement (s'occuper de mes enfants, faire le ménage, les courses ou la cuisine chez moi par exemple). En revanche, lorsqu'il s'agissait de m'aider à accomplir des gestes quotidiens que l'on fait seul d'habitude (se laver, couper ses ongles de pieds, couper sa viande, s'habiller et plus tard marcher, porter son sac à main, mettre ses chaussures...), dès le début, même si cette aide s'avérait nécessaire et que je l'acceptais volontiers extérieurement, intérieurement je me sentais diminuée, amoindrie, comme si du coup ma personne était niée. Je sais fort bien qu'il n'en était rien mais ce sentiment filtrait toutes mes pensées. Pire encore ont été les moments où, ma convalescence s'amorçant normalement, je suis redevenue capable de faire des choses banales (comme de m'habiller seule ou porter mon sac à main) et que par habitude et avec un empressement qui les rendaient plus rapide que moi, qui faisait tout lentement, 'on' les accomplissait à ma place. Là, ça été difficile parce que j'avais envie d'engueuler ceux qui faisaient à ma place. Et je sais que je l'ai fais quelques fois (pardon à tous ceux que j'ai refroidi du coup)... Je sais bien aussi qu'il était pratiquement infaisable, pour ceux qui m'aidaient, de deviner le moment où je redevenais capable d'accomplir seule tel ou tel geste et de me le laisser faire... Bah, on sait bien que rien n'est parfait en ce bas monde !!

Cela dit, le fait de ne rien faire ou de faire peu me rendait capable d'observations en tous genres. N'oublions pas qu'un malade -qui plus est un malade ayant comme moi ayant du mal à se déplacer- est particulièrement lent. Sans compter que les toubibs en tous genres lui collent une bonne pelletée de médicaments qui le font roupiller plus qu'à son tour (ça m'apprendra à les enquiquiner) ! Du coup, repérant qu'en allant au lit la douleur finit par disparaître avec un peu de patience mais sans antalgiques, je vais souvent préférer y aller plutôt que de prendre des comprimés et autres drogues.

Alors, c'est de moi-même que je vais stopper la prise de morphine, alors que je dispose encore d'un bon stock, ce qui surprendra assez mon médecin traitant qui me dira combien parfois il a du mal à raisonner certains de ses malades qui ne veulent plus arrêter ce type de traitement. Il est d'ailleurs reconnu sur la notice qu'il y a un effet d'accoutumance lié à la prise régulière des gélules.

Et puis j'ai un caractère accommodant et, malgré toutes les difficultés liées à mon état, je trouve toujours à m'occuper, je ne sais pas m'ennuyer. Ainsi, je peux, au début, aussi bien être occupée à lire, regarder la télé ou discuter au téléphone (j'entends d'ici fuser les ricanements convenus de mes amis, pensant que Mr Télécom doit me bénir !) (c'est pas faux d'ailleurs !!), écrire une poésie (la plupart du temps, les deux premiers jaillissent de mon cerveau comme s'ils étaient dictés par une espèce d'entité venue d'ailleurs), concocter une recette de cuisine (mais alors du genre rapide, vu que je ne peux rester qu'une demi-heure debout), tailler quelques basses branches de mon jardin (ça, ce sera plus tard, en avril, me promener à pied ou à vélo qu'à lézarder sur mon transat (version améliorée, c'est-à-dire plus moelleuse...).

Petit à petit, les moments douloureux s'espacent, les balades et le temps passé debout s'allongent. Je me sens reprendre des forces. J'ai droit à quelques séances de kiné (20 en tout, pas une de plus) qui se déroulent toujours ainsi : un tiers vélo, un tiers steppeur et le meilleur tiers : le massage ! On me conseille d'aller nager à la piscine, mais je n'irai que très peu car j'ai une peur bleue qu'un gosse me saute dessus ou qu'une personne me bouscule. Mais j'aurai beau le dire aux toubibs qui me suivent, jamais ils ne jugeront utile de me prescrire des séances en balnéothérapie. Je ne comprends toujours pas pourquoi !

Enfin, j'ai la chance d'être très entourée, que cela soit ma famille qui me soutient formidablement et d'amis fidèles avec lesquels des liens indéfectibles existent, toujours près à décrocher leur téléphone, voire à sauter dans leur voiture, histoire de tuer de longues minutes avec moi... Ainsi, je serai tout le temps d e ma convalescence, très soutenue, appelée, rappelée, écoutée, plainte ou mise en boite. Et comme souvent, je ferai rire et sourire mes proches de mes blagues et jeux de mots favoris que j'aime attraper au vol. Je recevrai aussi tout un tas de courrier, lettres et cartes postales auxquelles je prendrai le temps de répondre (et mêmes œufs de pâques que j'engloutirai gloutonnement).

Petit à petit le temps passera, les beaux jours et une meilleure forme me rendront de plus en plus forces et sourire plus large. Je me sens tirée d'affaire. Avec 10 kilos de plus, mais tirée d'affaire, c'est l'essentiel. Le mois de mai s'étire en week-end prolongés, comme d'habitude. Et moi, je recommence à conduire un peu dans ma commune ; rapidement, entrer ou sortir de ma voiture revient à me tordre le dos de telle sorte que je songe rapidement à changer ce véhicule, d'autant que je l'ai acheté d'occasion en 2000 et qu'elle approche les 150 000 kms.

Je vais donc passer tout le mois de juin à essayer des voitures et surtout à mesurer la hauteur du siège conducteur (enfin mon compagnon parce que moi... dès qu'il y a un tant soit peu de technique, je fuis lâchement la difficulté et lui demande de voir ça pour moi) le siège conducteur donc, qui doit être assez haut pour que je n'ai pas à faire d'effort en m'installant ou en sortant de mon véhicule. Il faut donc me tourner vers les espaces. Le problème c'est que ce sont de grosses voitures. Mes recherches prouveront le contraire puisque, sûrement à la demande du client, les concessionnaires ont créé des espaces de tailles moyennes, et même de petites tailles (la modus). Cela m'arrange bien, je dois l'avouer, tout bêtement parce qu'une plus grande voiture ne rentrerait pas dans le garage (remarquez, ça ne gênait pas certains concessionnaires pour qui ça ne posait pas de problème que MON garage reste ouvert à tous les vents et à tous les voleurs ; sans compter l'hiver !).

Alors c'est vrai que depuis toujours, c'est la forme de la Picasso qui me plaît le plus, mais le fait est que, ce modèle mis bout à bout avec la voiture de mon compagnon, notre garage ne ferme plus. Gênant. Il me faut donc abandonner ce rêve-ci.

Concernant la dépense à engager, il faut dire qu'au début, je pensais donner la priorité à l'économie et acheter une occasion. Mais la couleur la plus vendue est le fameux 'gris métallisé' qui me sort par les yeux puisque j'en ai déjà eu 3 (sur 4 voitures que j'ai possédé conjointement). Du reste la voiture que je possède à ce moment est.... 'argent métal' c'est-à-dire très proche du gris métallisé que j'exècre. Donc j'ai le choix entre une occasion (forcément grise) pas trop chère et une voiture neuve avec une jolie couleur qu'enfin j'aurai pu choisir au prix bien gonflé avec délai d'attente obligatoire !

Bref, après avoir hésité devant un genre de petit 'espace'. Mais il est trop petit à l'arrière pour mes fils qui grandissent et commencent vraiment à s'étoffer, ce qui est bien normal mais qui m'oblige à acquérir un véhicule plus grand (ah les sales gosses !). Et qui dit plus grand, implique forcément plus cher...). Après en avoir longuement discuté avec mon homme, ma mère (papa devient sourd et n'entend rien au téléphone...), ma belle-mère et mon grand fils, mon choix se portera sur une Mériva au siège conducteur assez haut (mais pas trop) pour qu'on s'y assoie comme sur une chaise et, de plus réglable. Les sièges arrières sont totalement rabattables mais la suspension test un peu trop raide. Enfin, s'y installer le jour de la livraison est un vrai bonheur : même pas mal ! Et puis c'est la première voiture neuve que je m'achète... Ce sera sûrement la dernière, vu son prix mais encore bien plus sa décote à l'argus ; sans compter non pas le crédit mais le contrat d'assurance de prêt bancaire que j'ai été obligée de signer. Il me jouera un sale tour dans quelques années... Mais on a rien sans rien. Enfin, au moins, le banquier est content, il a fait son boulot.

Il y a tout de même une péripétie liée à l'achat de cette voiture que je vais me faire un plaisir de relater ici afin que vous, chers lecteurs, soyez avertis du risque que vous courez lorsque, comme moi, vous vous lancez à l'assaut des concessionnaires de véhicules...

Lorsque j'ai commandé ma voiture en juin pour une livraison début octobre 2005, j'ai opté pour une couleur (vert menthe métallisé), ne sachant pas (ni du reste le commercial qui venait de me faire signer) que lesdites couleurs avaient été modifiées. Quelques jours plus tard, le commercial m'a appelé pour m'annoncer la nouvelle et avec mon pot habituel, le fameux vert-menthe était supprimé ainsi que quelques autres coloris et personne (c'est-à dire, déjà au moins lui, voire tous ses collègues ?) ne connaissait les nouveaux coloris de remplacement... Embêtant puisque j'avais signé pour un coloris qui n'existait plus et que l'on ne pouvait le remplacer par rien... C'est ce que j'ai fais remarquer (un peu sèchement) au vendeur qui me promis de remédier rapidement à la chose.

En fait ce fut plutôt long (une paire de semaines je crois).Ce qui fait qu'à cette époque, j'étais partie en vacances. En plus, d'après le vendeur, il n'y avait pas vraiment de couleur similaire à celle que j'avais choisie et ce ne sont pas le nom des coloris qui pouvaient m'y aider, ce n'est rien de le dire ! Je ne me souviens plus des 4 noms que l'on m'a proposé alors, mais je sais que le second mot qui était accolé à chacune des quatre couleurs n'apportait aucune précision sur ces dernière et donnait seulement la drôle impression que les concepteurs qui avaient planché sur ces dénominations n'avaient pas intégré toutes les règles de base du français. Cela donnait par exemple : bleu bossa-nova, vert tire-bouchon, rouge chaussette !!!!

Résultat : le commercial de la marque, gêné, proposa à mon compagnon, venu se renseigner pour moi, de lui donner un échantillon de chaque couleur, de sorte que je puisse choisir correctement. Il en fut décidé ainsi et mon ami précisa que l'ensemble devrait être léger puisqu'il prenait le train. Mais quelle ne fut pas la surprise de ce dernier lorsque ce vendeur, bien plus gêné encore, lui sortit 4 morceaux de tôles arrondies d'environ 30 par 60 centimètres, peintes des 4 couleurs aux inénarrables noms.... Mon transporteur malchanceux jura, mais un peu trop tard qu'on ne l'y prendrait plus !

A son arrivée à la gare, vous imaginez aisément combien nous nous sommes tous vivement esclaffés en voyant la taille et la matière des fameux échantillons, bien qu'étant déjà au courant de la taille des « échantillons » de coloris. Un support en papier ou en carton, nettement plus transportable (et moins lourd !) eut été tellement plus logique... Après avoir promis au malheureux transporteur qu'il serait payé d'un énorme supplément de baisers, j'ai enfin pu découvrir les nouveaux coloris de mes yeux avides. Étant rentrés, une courte hésitation, et quelques discussions plus tard, mon choix s'est porté sur le fameux « bleu bossa-nova » !!!!

L'histoire s'est terminée par un courrier à la maison-mère relatant les faits, histoire de leur mettre dans l'oreille qu'il ne faut tout de même pas pousser grand-mère dans les orties... Le service « relation-clientèle » m'a appelée rapidement pour me dire qu'en fait, je devais me tourner uniquement vers le concessionnaire qui me vendait la voiture et que ce dernier ferait un geste. Soit dit en passant que le procédé est vraiment plus que douteux, car le concessionnaire n'y était pour rien... Finalement, on me proposera les 4 tapis pour les pieds (remarque un tapis, on se demande pourquoi ça pourrait être d’autre). Les barres de toit m'auraient plus intéressée mais bon, ça coûtait plus cher, et -on ne le sait que trop- les concessionnaires sont tout sauf des entreprises philanthropiques !











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