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 La Révolution et le Droit de Grève

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Sbreccia



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MessageSujet: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 16:59


La Révolution Française ne rompt pas toutes les amarres avec l’Ancien Régime, bien au contraire en votant la loi Le Chapelier l’Assemblée Constituante (sans peut être que tous les députés en aient eu une claire conscience) a bien servi les intérêts de la bourgeoisie d’affaires du XIX° Siècle.
---Article 8- de la loi :
« Tous attroupements composés d’artisans, ouvriers, compagnons, journaliers, ou excités par eux contre le libre exercice de l’industrie et du travail, appartenant à toute sorte de personnes, et sous toute espèce de conditions convenues de gré à gré, ou contre l’action de la police et l’exécution des jugements rendus en cette matière, ainsi que contre les enchères et adjudications publiques de diverses entreprises, seront tenus pour attroupements séditieux, et comme tels, ils seront dissipés par les dépositaires de la force publique, sur les réquisitions légales qui leur en seront faites, et punis selon toute la rigueur des lois sur les auteurs, instigateurs, et chefs desdits attroupements, et sur tous ceux qui auront commis des voies de fait et des actes de violence. »

La grève et les groupements proprement ouvriers étaient interdits avant 1789. La loi Le Chapelier aura surtout des conséquences après la Révolution, au moment du développement du capitalisme industriel. Isaac Le Chapelier est le député qui déposa le projet devant l’Assemblée, il était avocat, et participa activement aux débuts de la Révolution. Député du Tiers aux Etats Généraux, il fut parmi les précurseurs du club des Jacobins. Il présidait la Constituante la nuit du 4 Août, il fut guillotiné en 1794.
- Cette loi interdit les corporations, les pétitions collectives, la grève et les concertations sur les salaires, les menaces contre les patrons, les violences, les attroupements et manifestations…
-Au XIX° Siècle, les effets de la loi Le Chapelier se feront pleinement sentir lorsque les ouvriers, dans les usines, auront à faire à des patrons puissants, ainsi le seul recours collectif sera l’illégalité et ses conséquences (lire Zola entre autres…)

Marat dans l’Ami du Peuple n°493 (18 Juin 1791) s’était élevé contre cette loi, un extrait :
« …(…) Enfin, pour prévenir les rassemblements nombreux du peuple qu’ils redoutent si fort, ils ont enlevé à la classe innombrable des manœuvres et des ouvriers le droit de s’assembler pour délibérer en règle sur leurs intérêts…(…).. »
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Vilain
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 17:26

Ah ben c'est pas pour rien qu'on dit que la révolution Française est une révolution bourgeoise.... AngeR
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Sbreccia



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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 17:55

oui, exact, c'était une révolution pas finie, et ceux qui voulurent aller plus loin tel Marat passèrent pour plus sanguinaires que Robespierre et sa terreur...
Ce fut egalement une révolution d'avocats...
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MBS

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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 20:15

En fait, tout dépend comment et quand on regarde cette loi. Aujourd'hui, elle nous paraît effectivement liberticide (en exagérant un poil). Au moment où elle est prise, c'est une vraie révolution car le système des corporations hérités du Moyen Age était pleinement antilibéral au sens où on devait payer pour exercer un métier (il reste deux ou trois cas encore de ce type), on ne pouvait pas travailler comme on le souhaitait (horaires, nombre d'aides), on ne pouvait pas fixer les prix comme on le voulait (eh oui ! pas de soldes, rabais ou remises ! le même produit dans une ville était au même prix quelle que soit la quélité de sa réalisation) et de toute manière pour exercer un métier, il fallait souvent que son père l'ait exercé. Bref, les corporations étaient, comme le système des ordres, un blocage de la société, un système de reproduction sociale ("tu seras tisseur, mon fils, comme ton papa"). N'oublions pas aussi qu'à ce moment-là, les entreprises de plus de 5 ou 10 salariés sont exceptionnelles. C'est le fait que la loi perdure lorsque se développera l'industrie qui changera complètement son sens et permettra aux patrons d'en faire à leur guise.
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Vilain
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 20:50

ça ne change rien au fait que c'est une loi anti-syndicale.....
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Sbreccia



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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 20:55

Merci MBS. J'ai oublié de preciser que cette loi avait ses origines chez les physiocrates et dans la théorie économique d'Adam Smith, ce qui rejoint ton propos.. Smile
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Tryskel
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 21:08

Comme dit MBS, la loi Le Chapelier visait d'abord les corporations, qui créées au départ pour protéger les métiers sont avec le temps et l'accaparement de certains devenues des forteresses de privilèges et des monopoles. Mais elles furent surtout visées comme produits de l'Ancien régime, régime dont effectivement les "révolutionnaires" au moins ceux qui tiraient les ficelles n'ont pas tout jeté, ils ont gardé ce qui les arrangeaient, témoin notre République cinquième du nom!

Mais cette interdiction de tout rassemblement de gens de métier, cette protection du patron entraîna sa toute puissance au moment de la Révolution Industrielle qui exploita sans vergogne des hommes et des femmes ne bénéficiant d'aucune protection. ce qui paraît paradoxal, c'est que c'est en 1864, sous le Second Empire où triomphait la bougeoisie d'affaire que le droit de grève fut reconnu, pas pour tout le monde, les fonctionnaires ne l'avaient pas... On ne peut pas parler de loi "anti syndicale" puisque les syndicats n'existaient pas...

Le personnage de Marat "l'Ami du Peuple" est plus que discutable, c'était un oportuniste prêt à lancer les foules en rage sans mesurer les conséquences!

Les historiens en sont encore à s'étriper sur la date de la fin de la Révolution. En fait ceux qui l'ont déclenchée, des bourgeois qui ayant le pouvoir économique voulaient aussi le pouvoir politique, une noblesse de robe qui se sentait encore mise à l'écart, ce que la noblesse française trop rigidement enfermée dans ses privilèges et préjugés a refusé de partager. mais ce ne fut qu'un transfert de pouvoir d'une classe sociale parasite et dépassée à une autre! Le cocu de l'affaire c'est le peuple dont la situation n'a guère changé, elle empire!

Un texte que j'ai écrit en 2007 sur la grève:

27/11/07


LA GREVE

Elles sont trés “tendance”, mais d’où viennent elles?

Le mot Gréve, vient du latin “greva”: sable/ gravier, mot d’origine gauloise (oui, y’en a plus qu’on ne croit dans notre français), par extension: plage de sable..

Au Moyen Age, les ouvriers sans travail se réunissaient à Paris sur la Place de Gréve (actuelle place de l’Hôtel de Ville), pour être prêt à l’embauche, qui se faisait à la journée.
Un travail qui constistait surtout à décharger les navires. Le commerce fluvial faisait la richesse de la ville, d’où sa devise: “Fluctua nec mergitur” celle de la puissante corporation des Nautes.
Les ouvriers qui ne trouvaient pas d’embauche, restaient “sur la grève”, nom donné ensuite par extention à un arrêt volontaire du travail pour soutenir une revendication en bloquant l’activité économique. Un moyen de pression sur l’employeur par la perte de production et de profit qu’il entraîne .
Légale dans de nombreux pays, elle demeure interdite en France à certaines professions: militaires, pompiers, policiers. Même si fait rarissime, on a vu des policiers défiler avec les fonctionnaires le 20 Novembre.


La toute première grève connue a eu lieu en Egypte, en l’an 29 du régne de Ramsés III (oui, des Ramsés y’en a eu XIV) - milieu du XIIème siécle avt JC- à Deir El- Médineh. Village des artisans chargés de la décoration des tombes de la Vallée des Rois.
Contrairement à une idée reçue tenace, ce n’était pas des esclaves, mais des artisans estimés, trés qualifiés, plutôt bien payés (en nature, la monnaie est inconnue des egyptiens de cette époque), nourris, logés, soignés, bénéficiant d’un statut enviable.
Ils ont cessé le travail pour protester contre la lenteur du ravitaillement.


Je saute un paquet de siècles, mais c’est avec la Révolution Industrielle que la Grève, telle qu’on la connaît aujourd’hui va se généraliser, avec le prolétariat mexploité, mal payé, méprisé et survivant tout juste.
On voit apparaître des grèves dés 1836. Elles deviennent légales en france en 1864 sous le Second Empire Les fonctionnaires (sauf les trois professions citées) obtiennent le droit de grève en 1946.
Lles grandes grèves de 1936 (Front populaire) et 1968 ont abouti à de grandes avancées sociales: Congés payés en 36 (15 jours), semaine de 40 heures, retraite à 60 ans en 68. Acquis sur lesquels le patronat revient en force...

Au XIXème siècle, même aprés leur légalisation, avec un patronat puissant économiquement et politiquement, les grèves sont souvent durement réprimées.
Celle des mineurs de Fourmies dans le Nord (1891) où les soldats ont tirés sur la foule (9 morts) a inspiré le Germinal de Zola. Comme celles des années trentes chez les ouvriers agricoles de Californie (sur fond de grande crise économique) ont inspiré les Raisins de la Colère à Steinbeck.
Aux usines Schneider du Creusot (1899) sur 10 000 ouvriers, plus de la moitiè se mettent en grève. On envoie l’armée, et on recrute des ouvriers belges et polonais pour faire le travail, protégés des grévistes par un cordon de policiers et de soldats, ils sont logés dans un bâtiment peint en jaune. Ce nom de “Jaunes” restera accolé aux non grévistes et aux briseurs de grève.

Aux Etats Unis, le 1er mai 186, la pression syndicale permet à 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de 8h.. d’autres travailleurs dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication entament une grève génèrale; environ 340 000 dans tout le pays.
Pourquoi le 1er Mai? Beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour là leur année comptable et les contrats y ont leur terme.
En 1889, la Seconde Internationale Socialiste, se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution et l’Exposition Universelle (celle qui nous a laissé la Tour Eiffel).
Elle décide de faire du 1er Mai une journée de manifestation avec pour objectif d’obtenir la réduction à 8h de la journée de travail qui était courament de 10 voire 12h. seul le dimanche était chômé.
En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er Mai sera chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans de nombreux autres pays sous la poussée des syndicats socialistes.

Aux Etats Unis, le “Labour Day” célébré le 1er lundi de septembre tire ses origines d’une grève des cheminots en soutien aux ouvriers de Pullman en grève contre leur employeur. Le président Grover Cleveland envoie 12 000 hommes de troupes pour briser la grève. Deux hommes sont tués à Cleveland, prés de Chicago.
La Fête des travailleurs a bien lieu le 1er Mai, ce n’est pas un jour chômé.

Au RoyaumeUni et en Irlande, c’est le premier lundi de mai qui est chômé, permettant un week end prolongé.
En Allemagne le 1er mai est chômé. On porte un oeillet rouge à la boutonnière. Cette tradition remonte au 1er Mai 1890, où, pour répondre à l’appel de la Seconde Internationale, malgré l’interdiction de manifester, prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans les parcs, portant un oeillet rouge en signe de reconnaissance.
Le 1 er Mai donne aussi lieu à des réjouissances dans la tradition de l’Arbre de Mai; mais c’est une autre histoire. (pas de panique, je vous la raconterais un de ces quatres, lol).

En France, on offre un brin de muguet. une tolérance de l’administration fiscale permet aux particuliers de vendre du muguet sans formalité ni taxe.
Au passage, le muguet est une des spécialités de la région nantaise, donc quoiqu’on en veuille, bretonne...
En 1919, le sénat ratifie la journée de 8h et fait du 1er mai une journée chômée.
Le 24 Avril 1941, Pétain instaure offiellement le 1er mai comme “Fête du travail et de la Concorde Sociale”. Une tentative de retournement d’une journée d’abord revendicative, bien dans l’esprit de Vichy.
A l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT, le jour devient chômé. La radio souligne (le hasard fait bien les choses!) que c’est également la St Philippe, saint patron du Maréchal. L’églantine rouge, associée à la gauche est remplacée par le muguet, blanc. Beaucoup de symbolique dans une journée marquée par une fleur.
Ajoutons que l’Eglise catholique ne ratant jamais une tentative de récup, en 1955, Pie XII instaure le 1er mai fête de St Joseph artisan. décision qui n’a rien d’anodin que placer une fête religieuse pour contrer une fête laïque à forts relents revendicatifs. surtout que la France, comme la majorité des pays d’Europe est encore largement rurale et que l’Eglise pése encore lourd dans les campagnes.

La grève est une rupture dans le processus de production, le seul moyen qui reste quand les négociations ont echoué où s’avèrent impossibles, quand un gouvernement veut faire passer en force une réforme du travail, ou des retraites.
Elle doit rester l’ultime ressource car tout le monde y perd...
Il n’est pas dans mon propos de juger le bien fondé des grèves, mais d’en retracer l’origine et l’historique dans les (trés) grandes lignes.
Si vous avez des infos à ajouter ou des annectodes concernant des gèves, allez y...

NB: Le mot “chômage” vient du bas latin “cauma” chaleur et signifie à l’origine: se reposer pendant la chaleur. A partir de la révolution Industrielle, il prend le sens de “Cessation de travail” suite à une cessation d’activité industrielle consécutive à une crise.
De nos jours on met les gens au chômage (sans chaleur) pour “dégraisser” les effectifs et engraisser les actionnaires.

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Vilain
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 21:45

Citation :
On ne peut pas parler de loi "anti syndicale" puisque les syndicats n'existaient pas...


Si ça c'est pas jouer sur les mots qu'est-ce que c'est ?
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MBS

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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:11

De toute manière, grève et syndicats ne vont pas forcément ensemble. La preuve. En France, la grève est reconnue en 1864 et les syndicats 20 ans plus tard (et encore, il faut attendre les accords Matignon de 1936 pour que l'activité syndicale ne soit plus une cause de renvoi de l'entreprise). Ce qui pose problème à la bourgeoisie n'est pas tant la grève que la coalition des ouvriers.
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Tryskel
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:27

MBS a écrit:
De toute manière, grève et syndicats ne vont pas forcément ensemble. La preuve. En France, la grève est reconnue en 1864 et les syndicats 20 ans plus tard (et encore, il faut attendre les accords Matignon de 1936 pour que l'activité syndicale ne soit plus une cause de renvoi de l'entreprise). Ce qui pose problème à la bourgeoisie n'est pas tant la grève que la coalition des ouvriers.

Exactement!

Vilain est d'une mauvaise foi à trancher à la dague, encore que je ne risquerais pas le meilleur acier de Damas contre ce mur!

Il faut maintenir les pendules de l'Histoire à l'heure et ne pas commettre d'anachronisme. Si on peut considérer quelque part que dans une certaine mesure les syndicats qui regroupent les travailleurs d'un même métier sont les descendants des corporations, c'est pas le même esprit. Et je passe sur ce que sont devenus les syndicats!

Juste que si les travailleurs se regroupent ils sont plus forts ensemble et ça la bourgeoisie patronale déteste! Mais il était question de l'époque révolutionnaire... AngeR
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Romane
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:28

De toute manière, on peut bien tourner les textes dans tous les sens et reconsidérer l'Histoire, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, malgré la lente pousse des années et la fulgurance de certains progrès, le moyen-âge persiste sous d'autres formes. Le peuple sera à jamais condamné par une poignée de trous du cul.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Sbreccia



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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:30

Tryskel a écrit:


Juste que si les travailleurs se regroupent ils sont plus forts ensemble et ça la bourgeoisie patronale déteste! Mais il était question de l'époque révolutionnaire... AngeR

Oui mais époque revolutionnaire ou pas Marat avait bien pressenti qu'il y avait un coup de vice contre l'homme du peuple avec cette loi...

Il écrivait notamment :"en vertu de ce beau decret, le peuple ne peut se montrer que lorsque ses chargés de pouvoirs le lui permettent, et il ne peut parler que lorsqu'ils lui ouvrent la bouche..."


Dernière édition par Sbreccia le Mer 4 Mai 2011 - 22:34, édité 1 fois
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MBS

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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:31

L'homme est un loup pour l'homme...

Mais la femme est-elle une loupe pour la femme ?

Vous avez une heure et je ramasse les copies.

mdr
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Romane
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:32

(on peut s'inscrire à tes cours d'histoire ?)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 22:36

Il vaut mieux pas... parce que je me suis planté dans ma phrase (c'est l'âge comme qui dirait). Je voulais dire "la femme est-elle une loupe pour l'homme"
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Tryskel
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 23:08

NAN, Ro, pas le Moyen Age j'en ai marre que mon époque pref serve d'aune à l'obscurantisme, époque certes inégalitaire et brutale (parce que la nôtre d'époque est tendre et égalitaire?) mais au moins, d'une certaine façon il respesctait et valorisait l'homme en tant qu'homme!

J'aurai surement l'occasion de revenir sur la Révolution et ceux qui en furent les "héros" comme Marat, mais faut savoir que la Charlotte en le butant elle a sans le vouloir rendu un fier service à ces "amis" révolutionnaire qu'étaient pas d'ac avec lui, mais qui sautant sur l'ocas s'empréssérent d'en faire un martyr, il était juste un tisoit démagogue!

Vaut mieux pour le mâle pas se regarder de trop près dans la loupe... mdr
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 23:22

En passant, et parce que ça fait partie de ces idées reçues mais fausses, la brave Charlotte Corday n'était pas une royaliste mais favorable aux Girondins... Et Marat n'a pas pu être une des figures de la terreur car il était déjà mort quand elle a été institué. Des générations d'élèves (dont moi) ont pourtant appris bêtement ça... Tout comme on a appris que la loi Le Chapelier était une loi anti-grève et anti-syndicat (j'aime bien qu'on ne s'éloigne pas trop des sujets).
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 23:38

J'ai mal formulé le titre du sujet moi...Faut dire que c'etait aussi pour faire reagir...
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Vilain
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 23:39

Citation :
Juste que si les travailleurs se regroupent ils sont plus forts ensemble et ça la bourgeoisie patronale déteste! Mais il était question de l'époque révolutionnaire... AngeR


C'est pas une question d'époque...."la bourgeoisie patronale déteste"...point! AngeR
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Romane
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Mer 4 Mai 2011 - 23:45

Disons république bananière, si tu préfères, Trys, mais ce que je veux dire c'est que nous ne sommes pas plus en avance ni même tendance pour reprendre un terme à la mode, mais plutôt des arriérés qui nous donnons des airs de finesse. Bref, des Précieuses Ridicules, on pourrait aisément passer à l'Humanité Ridicule, que ça serait du pareil au même...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Jeu 5 Mai 2011 - 0:18

MBS a écrit:
En passant, et parce que ça fait partie de ces idées reçues mais fausses, la brave Charlotte Corday n'était pas une royaliste mais favorable aux Girondins... Et Marat n'a pas pu être une des figures de la terreur car il était déjà mort quand elle a été institué. Des générations d'élèves (dont moi) ont pourtant appris bêtement ça... Tout comme on a appris que la loi Le Chapelier était une loi anti-grève et anti-syndicat (j'aime bien qu'on ne s'éloigne pas trop des sujets).

Reusement que t'es là MBS pour maintenir le cap de l'histoire dans le sujet! Et reusement que Marat était déjà mort parce que je crois qu'il aurait applaudi la Terreur des deux mains! Enfin c'est juste une hypothèse vu qu'il était mort avant!

Vilain, on t'a jamais dit que sortir une phrase de son contexte c'est déformer le propos?

Ben vi qu'on avance pas au contraire point de vue social vu que les causes pour lesquelles certains ont en toute sincérité donné leur vie sont encore plus remise en cause de nos jours glorieux de la technologie et du fric des patrons rois! Mais pas touche à mon Moyen Age mdr !

Alors notre glorieuse Révolution avec un grand R majuscule, elle a servi à quoi? Les girondins étaient fédéralistes, l'horreur qui leur a valu l'échaffaud pour des qui se disaient contre l'Ancien Régime centralisateur!
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Sbreccia



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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Jeu 5 Mai 2011 - 0:22

Sbreccia a écrit:
oui, exact, c'était une révolution pas finie, et ceux qui voulurent aller plus loin tel Marat passèrent pour plus sanguinaires que Robespierre et sa terreur...
.

Je voulais dire aux yeux de l'histoire, pas de leurs contemporains...
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Vilain
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Jeu 5 Mai 2011 - 1:40

Citation :
Vilain, on t'a jamais dit que sortir une phrase de son contexte c'est déformer le propos?


je sais aussi que noyer le propos dans les phrases ne change rien à la finalité des choses.... AngeR
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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Jeu 5 Mai 2011 - 3:27

Nan, le Moyen Age qui reposait tant bien que mal sur des relations consenties et loyales d'hommes à hommes n'avait rien de commun avec les républiques bananières!

Je noie pas mon propos, je l'assume absolument! Sauf que faut pas mélanger les époques!

La glorieuse Révolution Française , qui juste pour dire en 1789 n'a pas aboli l'esclavage dans les colonies parce que le lobby (on employait ce mot à l'époque mais ça revient au même) des colons a pesé assez lourd pour que les esclaves ne soient pas de ces "Hommes libres et égaux en droit"... Juste en 1794, on s'est rendu compte que si on "libérait" les esclaves des Antilles ça pouvait emmerder les anglais fort et trop présents sur le secteur! Donc on abolit, puis en 1802, Napoléon 1er du nom, décida que finalement, l'abolition était une erreur et rétabli benoîtement l'esclavage en Guadeloupe, les guadeloupéens l'ont pas vraiment bien pris, peut -on leur reprocher?
Et de cet épisode abolition/rétablissement, moi historienne avec mes études en fac de la période révolutionnaire je n'ai entendu parler qu'en débarquant là bas, pour qu'on me fasse savoir que surtout l'esclavage était un sujet tabou dont il ne fallait pas parler, ce dont je 'ai pas tenu compte! Jusqu'en 1998 150tenaire de l'abolition où comme par miracle tout le monde pouvait en causer! Une Révolution qui proclame les droits de l'Homme (enfin juste de l'homme mâle et des propriètaires) et qui oublie que quelque part dans les "Isles" des être humains sont réduits à l'état de marchandise, c'est ça une révolution?

Donc notre glorieuse révolution étant partie un peu trop révolutionnaire au goût de certains dans un sens populaire , qui s'est entre autre illustré par la Terreur, avec l'appui de Robespierre et de son comparse Saint Juste, lequel si on s'en fie à ses portaits avait putôt une belle gueule d'Archange de la Mort comme le surnommèrent ses contemporains...
Donc la Révolution R majuscule SVP, se barrait un tisoit en eau de boudin....
Donc après l'exécution de Robespierre , qui aprés avoir fait tomber tant de tête méritait un tisoit qu'on fasse tomber la sienne, même si les motivations de ceux qui l'ont coupé manquaient pour le moins de motifs honorables...
Donc cette révolution était bien encombrante au bout d'un compte qui ne voyait comment atteindre le bout!
Donc nous eûmes le Directoire, puis le Consulat lequel accoucha de l'Empire! D'un Napoléon dictateur sanglant... Comment ça un dictateur, mais la France n'en a jamais eu, ben... si! Vous appelez ça comment quand au nom de la Liberté et de l'autonomie des peuples un mec vient vous faire la guerre et vous massacrer (demandez aux espagnols pour ne citez qu'eux) pour vous dire que vous êtes libres au nom de la Révolution et si bien sûr vous lui rendez hommage et acceptez comme souverain un des membres de sa famille, que bien sûr juste parce qu'ils sont de sa famille ou de ses amis sont forcément les meilleurs dirigeants?
Napoléon fut supporté tant qu'il obtint des victoires militaires, dés qu'il fléchit et pire fut vaincu, ses soutiens se retirèrent!

Une des choses que je reproche à Victor Hugo dont par ailleurs et malgrè qu'il en fut je reconnais le talent, c'est son admiration pour ce salopard sanglalnt généreux du sang des autres!

Fallait bien le remplacer lorsqu'il fut vaincu le glorieux empereur, donc retour des Bourbons, pis les Trois Glorieuse qui chassérent Charles X qui n'avait pas compris que 1789 était passé!
Une Seconde République pleine d'espoir laquelle aboutit à... un Second Empire parce que le Prince s'était présenté (contre Lamartine le peuple n'a pas choisi le poète...) sur son nom de Bonaparte! Les gens étaient déjà gravement cons de voter sur un nom! Vote juste pour ce moment là au suffrage " Universel" mais que masculin, encore que si les femmes avaient eu la parole, suis pas sûre qu'elles aient pas pris parti pour le prince qui selon les critères de l'époque était "Bel homme" et a eu de nombreuses maîtresses mais ça c'est la "Petite histoire" non au niveau de l'avenir de la nation on a rien à secouer! Lequel président de la République fit un coup d'état avec référedum qui le nomma empereur.... Lequel Second Empire sombra dans la Guerre de 1870 qui fut une défaite qui abouti au final à une voix prés à la Troisième République qui... sombra dans la seconde Guerre Mondaile, qui aboutit aprés Vichy à la Quatrième République qui finit dans les affres sanglants des dernières guerres coloniales par aboutir à notre 5ème république qui accoucha d'un Sarko 1er!

C'était bien la peine de faire la révolution!
Pour revenir à la case départ qui ne dit pas son nom!

Hommage à : Raymond de Saint Gilles comte de Toulouse qui défendit ses sujets fussent-ils cathares contre les croisés du Nord et y perdi tous ses biens qui étaient grands et riches.
Hommage à Raymon Trancraédre vicomte de Carcasonne qui se rendit pour sauver ses sujets et mourut à 24 ans dans les gôeles de sa cité soumise à la violence des croisés du nord! Sujets qui malgré la rédition de leur seigneur ne furent nullemen épargné par les vainqueurs!
Hommage à Déodat Comte de Séverac qui défendit sa cité, contre les brutes venues du nord!
Ces gens là vivaient au Moyen Age et ils étaient des nobles au sens noble du terme!

Alors ne me parlez pas de la Révolution et ne méprisez pas le "Moyen Age"!
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Sbreccia



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MessageSujet: Re: La Révolution et le Droit de Grève   Jeu 5 Mai 2011 - 7:41

Tryskel a écrit:


! Donc on abolit, puis en 1802, Napoléon 1er du nom, décida que finalement, l'abolition était une erreur et rétabli benoîtement l'esclavage en Guadeloupe, les guadeloupéens l'ont pas vraiment bien pris, peut -on leur reprocher?






Ne pas oublier les origines de la première épouse de l'Empereur, la famille De la Pagerie était une riche propriétaire terrienne en Martinique (où elle n'est pas du tout aimée d'ailleurs..Je m'en suis rendu compte sur place...)

De nos jours encore :
http://www.assemblee-martinique.com/nuke/html/modules.php?name=News&file=article&sid=199
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