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 Après le dernier jour

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aristée
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MessageSujet: Après le dernier jour   Mar 19 Juil 2011 - 19:15

Aux questions que l’Homme se pose depuis le début de l’humanité : Pourquoi sommes-nous sur terre ? Que devenons-nous après la mort ?

Ces questions, ont désormais des réponses.

Si vous voulez les connaitre aussi, lisez :


APRES LE DERNIER JOUR.



PREMIERE PARTIE


CHAPITRE 1

Lorsque l'on raconte, oralement ou par écrit, un événement que l'on a vécu, il est d'autant plus déformé, que le temps qui s'est écoulé depuis sa survenance est important.
Ce que je viens de vivre, est d'une telle intensité, tellement irréaliste, que j’éprouve le besoin d’en faire une relation immédiate. Les faits, d’une importance incommensurable, me font un devoir de ne pas les déformer, du fait d’une mémoire défaillante, ni de les enjoliver plus ou moins consciemment.

J’ai atterri sur l’aéroport de La Garenne, à Agen, il y a deux heures. J’avais décollé de ce même aéroport, il y a deux jours.
Je sais. Ceux qui seront amenés à me lire, me diront qu’en deux jours, je n’ai pu avoir vécu ces longues aventures. Ils ont raison. C’est impossible. Pourtant,
tout est frais dans ma mémoire, tout est vrai, et j’ai rapporté quelques preuves, dont je parlerai à la fin de mon récit.


Avant hier donc, je décollais de l’aérodrome d’Agen, à bord de mon avion personnel, un Beach kraft à turbopropulseur, dont je suis très fier.
Je partais sur Milan, où, l’un de mes camarades de la même promotion de HEC que moi, travaille dans une multinationale. Il m’avait invité pour deux ou trois jours, et comme mes congés débutaient, j’étais particulièrement heureux de commencer des vacances par un longue balade en avion.

La météo était excellente, et après avoir atteint mon altitude de croisière, j’ai mis mon pilote automatique, pour pouvoir lire un bouquin policier.

De temps en temps, je jetais un coup d’œil sur mon tableau de bord, pour constater que tout était O.K, et je reprenais ma lecture.

Je volais à une altitude de 4.000mètres, et ma vitesse était d’environ 420 km/heure.

J’aime particulièrement cette sensation de liberté, d’indépendance, que l’on ressent quand, seul dans son avion, on vole très au dessus des autres humains, de leurs petites mesquineries, de leurs petites combines. Là haut, tout est pur, tout est beau, on se sent d’une essence supérieure, et hors d’atteinte des gens désagréables.
Mon vol s’effectuait dans l’euphorie, et sans problème, dans un ciel serein.

Il n’y avait pas un nuage, le temps était magnifique, et il était environ midi, lorsque subitement, je me suis retrouvé dans le noir complet. Du moins était-ce la première impression ressentie, en passant d’un soleil éclatant à l’obscurité.
J’avais bien entendu lâché mon bouquin pour reprendre les commandes manuelles. Tous mes appareils de vol, donnaient des indications normales, et ce que j’avais pris pour la nuit, maintenant que mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité, me semblait être un nuage bleu.

Le phénomène était curieux, car, peu avant, j’avais pu constater qu’il n’y avait pas le plus petit nuage à l’horizon. Et puis, il m’était déjà arrivé de traverser des nuages, mais je n’avais jamais vu cette couleur bleu foncé.

Je savais que je m’approchais des Alpes, mais, dans la direction que je suivais, mon altitude était suffisante, pour que je ne courre pas le risque de crash sur une montagne.

Je volais depuis un quart d’heure environ, sans visibilité, et je décidais de prendre un peu d’altitude, pour essayer de sortir de cet environnement un peu stressant.

C’est à ce moment, que je me rendis compte que tous mes appareils étaient bloqués. Tout m’avait semblé normal jusque là, parce que les appareils ne signalaient aucune anomalie, mais, alors que je prenais de l’altitude, mon altimètre ne bougeait pas d’un millimètre. Je fus bien obligé de constater que tous mes appareils étaient bloqués : l’altimètre, l’horizon artificiel, le badin…Seul le manche à balai semblait répondre correctement.

J’ai voulu entrer en contact avec une tour de contrôle. Ma radio, non plus, ne marchait pas. Je risquais, en montant trop haut, de manquer d’oxygène, il fallait que je redescende un peu, mais sans altimètre, et à proximité des Alpes, je savais que les risques étaient grands. Se retrouver sans visibilité, avec tous les appareils bloqués, était une situation désagréable. Et c’est un euphémisme. Mes mains étaient moites, et mes pulsations augmentèrent rapidement.

Que faire ? Sinon continuer de voler en essayant de garder la même altitude, et espérer que ce drôle de brouillard finirait par se dissiper.

Mon réservoir d’essence était à moitié, mais comme cela faisait un bon moment qu’il était resté au même étiage, il était évident que la jauge, comme mes autres appareils, était bloquée elle aussi. J’ignorais donc à quel moment la panne d’essence allait survenir.

Machinalement je regardai ma montre. L’aiguille des secondes était immobile, preuve que ma montre elle aussi, était arrêtée.

Jamais, jamais, je ne m’étais senti aussi inquiet et impuissant. Je ne pouvais rien faire dans ma carlingue. Prier à la rigueur. Mais je dois avouer, que si j’y pense maintenant, alors que j’écris tranquillement, chez moi, assis devant ma table, là haut, je n’y avais pas pensé.
Il m’a semblé un moment, que le brouillard était un peu moins dense. Réalité, ou simple volonté de forcer le destin, et de croire, malgré tout, à la possibilité d’une issue heureuse ?

Soudain, il n’y eut plus de place au doute. Je volais dans la clarté. Une clarté curieuse, mais une clarté qui était la bienvenue, et me permettait de voir que je volais très bas, à 3 ou 400 mètres du sol.

Curieux également ce sol. Mais, je ne cherchais plus à comprendre. J’avais maintenant un sol sous moi, sur lequel j’allais pouvoir atterrir sans dommage, et cela suffisait à me redonner le moral.

Je regardais autour de moi, et j’avais la sensation d’être à l’intérieur d’une boule gigantesque. L’horizon n’existait pas, mais plus je regardais loin, plus les parois s’élevaient, pour arriver à former une voute au dessus de moi. C’était tout à fait cela : j’étais à l’intérieur d’une gigantesque boule.

J’ai dit que le sol était également curieux. Pas de champ, pas de forêt, pas de route, ni de maison. Le sol était lisse et brillant, un peu comme s’il était constitué d’un immense tapis en plastique.

Par endroit, des petites barres noires étaient groupées, mais je ne pouvais ni voir, ni en deviner la nature.
Le moment de stupéfaction passé, je revins à des réalités plus urgentes. Je ne devais plus avoir beaucoup d’essence, et il était urgent que je me pose. Que je me pose, car je ne pouvais pas parler d’atterrissage sur ce sol bizarre, qui de toute évidence, ne ressemblait pas à la terre.

Il y avait de larges espaces, ne comportant pas de petites barres noires, et dans mon ignorance sur la nature, et le pourquoi de ces barres, je décidais qu’elles pouvaient être source de dangers et je résolus de me poser sur une partie qui en était démunie.

Je pilotais mon appareil sans aucune difficulté, exactement comme sur terre. Si j’utilise cette expression « comme sur terre », c’est que j’avais la certitude de ne plus être sur terre.
Cependant, l’air me portait normalement, et j’effectuais un « atterrissage » normal.

( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Mer 20 Juil 2011 - 11:06

Mon moteur arrêté, je suis resté quelques instants, immobile dans ma carlingue, pour récupérer de mes émotions passées….avant d’aller sans doute, au devant d’autres surprises.
J’ouvris mon cockpit. Je respirais tout à fait normalement. La température était douce, sans doute aux alentours des 22 à 25 degrés. La lumière était curieuse. Elle ne provenait pas d’un point précis comme chez nous, avec notre soleil. La lumière, plus tamisée, était uniforme. Il n’y avait pas de zone d’ombre. C’était un peu comme si chaque morceau de matière émettait sa propre luminosité.

En me penchant pour regarder le sol, je constatai, qu’il semblait bien être constitué d’une sorte de matière plastique, parfaitement lisse, sans aucune aspérité. Je vis, légèrement sur ma gauche à environ 1 kilomètre, l’une de ces barres noires qui m’avaient tracassé quand j’étais là haut. Je remis mon moteur en marche pour rouler lentement vers elle.
Arrivé à proximité, je descendis de mon appareil, et m’approchai d’un trou rectangulaire, qui était noir parce que tout simplement les matériaux environnants n’émettaient pas de luminosité.
Ce qui m’avait frappé, dés que j’étais descendu de mon appareil, c’était que la pesanteur était très différente, notablement inférieure, à celle de la terre. Je marchais légèrement, sans aucun effort, si ce n’était un certain déséquilibre dû précisément au changement de pesanteur.

Je pensai aussitôt à Armstrong qui marchait sur la lune. Il s’agissait d’une prouesse admirée par le monde entier, mais mon cas était plus préoccupant que le sien, car, contrairement à lui, je ne savais pas, où je me retrouvais, par rapport à ma bonne Terre.
D’après mes connaissances, certes rudimentaires, sur la lune, il y avait je crois des cailloux, des creux et des bosses. Ici, tout était lisse. Pas de terre, pas de roche...

J’étais parvenu tout au bord de ce trou, en me demandant ce que je devais faire, lorsqu’une voix me fit sursauter :

- Bienvenue !
- Vous pouvez descendre.

Je ne vis personne, et comme je ne bougeais pas, car je ne pouvais voir la profondeur du trou et ne voulais pas sauter, malgré ma nouvelle légèreté, la voix reprit :

- Oh, excusez-moi, je vais vous mettre un escalier.

Aussitôt un escalier se présenta devant moi, et après un instant d’hésitation, je pris une grande bouffée d’air, qui lui au moins se respirait normalement, et commençais à descendre.

Si les parois, de part et d’autre, restaient sombres, l’escalier, en revanche, émettait de la lumière à cinq mètres devant moi, au fur et à mesure que j’avançais.

Après avoir descendu une dizaine de marches, je me suis retourné et j’ai constaté que derrière moi, l’escalier avait disparu et, que le chemin parcouru, était de nouveau dans l’ombre.

La voix, dont je ne saurais dire de quelle distance elle émettait, et qui s’exprimait dans un français normal, était incontestablement féminine. Elle me dit :

- Vous êtes un peu surpris, c’est bien normal, mais soyez sans crainte. Continuez à descendre.

Sans crainte, sans crainte…. Elle était drôle la voix !!! D’abord qui était-elle, et d’où venait elle ?
Le mieux était de lui poser les questions. C’est ce que je fis.

- Je suis tout à côté de vous, mais vous ne pouvez pas me voir. Vos yeux de terrien ne sont pas faits pour nous voir. Quand à votre autre question, qui suis-je ? Je ne suis pas habilitée à vous répondre.
J’ai été chargée de vous accueillir, et de vous amener au Centre. Là, vous serez reçu par le Ralah

- Je suppose que si je vous demande qui est le Ralah vous ne me répondrez pas ?

- Mais si ! Il dirige le district.

Je n’étais pas plus avancé, mais je ne questionnai pas plus avant.

Je viens de m’apercevoir que je n’ai pas parlé de l’état d’esprit dans lequel je me trouvais. C’était tout simplement parce que je n’avais rien à en dire de spécial. Assez tendu lorsque j’étais là haut dans le nuage bleu, j’avais été soulagé de voir sous mon appareil une surface plane
et dure, sur laquelle j’allais pouvoir me poser. Et puis, toutes les anomalies découvertes les unes après les autres, avaient excité ma curiosité, sans engendrer de crainte particulière.

Je ne me sentais pas en danger, et d’ailleurs « La Voix » qui s’était manifestée, d’une part, avait une consonance normale pour un terrien français, et d’autre part, s’adressait à moi avec calme et douceur. En fait, et je m’en étonnais moi-même, j’étais assez décontracté

Je pense que j’avais dû descendre 40 ou 50 marches, lorsque le sol est devenu plat.

Derrière moi, c’était l’obscurité totale, mais devant moi, une luminosité sur 5 ou 6 mètres me permettait d’avancer sans risquer de heurter un obstacle quelconque. D’ailleurs, depuis mon « atterrissage », je n’avais pas rencontré un seul objet faisant saillie. Sous mes pas, sur les parois que je longeais depuis que je m’étais engagé dans l’escalier, à part ce dernier, je n’avais vu que des surfaces planes.

Je continuais à marcher, sans savoir où j’allais, et sans poser de question, malgré la sensation que « La voix » ne devait pas être très loin de moi. J’en eus d’ailleurs la confirmation car elle se fit entendre à nouveau.

- Vous n’êtes pas très curieux pour un terrien.

- Vous trouvez ? Parce que vous connaissez des terriens ?

- Il ne m’appartient pas de tout vous expliquer, mais je puis vous dire que nous sommes tous d’anciens terriens.

- Quand étiez-vous sur terre ?

- Il n’y a pas très longtemps, je crois. J’ai quitté la terre en 1830. A quelle époque en êtes-vous là bas ?

- Nous sommes au XXIème siècle.

- Ah bon ! Je n’en avais aucune idée. Ici, nous n’avons pas la notion du temps.

- Si je comprends bien, vous avez vécu sur terre, et après votre mort, vous êtes venue ici ? Dois-je en conclure que je suis mort, moi aussi ?

- Non, c’est exceptionnel, mais vous n’êtes pas mort. Vous êtes le seul, ici, dans cette situation.

- Pourquoi moi ?

- Ah ! ça, je n’en sais rien. Peut être l’apprendrez-vous, mais moi, je l’ignore. Je vais vous quitter, vous êtes arrivé. Adieu.

( A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Jeu 21 Juil 2011 - 9:30

CHAPITRE 2

J’eus à ce moment-là, la sensation très nette que quelqu’un venait de partir et que je me retrouvais seul. Je me suis arrêté, et c’est une autre voix, mâle celle-ci, qui me dit :

- Ne soyez pas inquiet, vous n’êtes pas en danger.

- Je ne suis pas stressé, je suis curieux.

- C’est bien pour cela que nous vous avons choisi.

- Choisi ? Pour quoi faire ? Qui êtes-vous ? Où suis-je? Que faites-vous, ici ? Que me voulez-vous ?

- Vous ne m’auriez pas dit que vous étiez curieux, je l’aurais deviné. Un peu de patience !

Nous nous trouvions dans une pièce, entièrement vide, d’environ 5 mètres sur 5, et le plafond assez haut, de 4 mètres environ. Tout était constitué de la même matière, une sorte de plastique jaunâtre qui émettait une luminosité douce et homogène. J’étais seul avec la voix, et, je dois le dire, c’était désagréable
de discuter avec une personne invisible. Je le dis très franchement à « La Voix » qui, gentiment me répondit qu’elle pouvait facilement me donner satisfaction.

Peu à peu devant moi, une forme humaine se dessina, et quelques secondes plus tard, je me trouvais en présence d’un homme d’une soixantaine d’années, vêtu d’une longue robe blanche, une toge. Il me sourit.et me demanda si c’était mieux comme cela.

C’était un homme, aux cheveux blancs, aux traits fins, mais dont le regard était absolument vide. Ce sont ces yeux sans expression qui provoquèrent en moi une sorte de malaise, ou plus exactement, la sensation que ce n’était pas vraiment un homme. Bien sûr, il en avait l’apparence, mais…..

Ses yeux sans expression ne signifiaient pas que cet être était amorphe et sans pensée. Il me le démontra immédiatement en me disant qu’il concevait ma surprise, et qu’elle était normale.

- Vous trouvez que j’ai l’apparence humaine, mais qu’il me manque quelque chose ? Vous avez raison, mais ne cherchez pas ! Ce qui me manque, c’est la chaleur de la vie. Ici, nous sommes incorporels, et je n’ai pris une apparence humaine que pour vous rassurer, vous mettre plus à l’aise. Tenez ! Voulez-vous que nous nous serrions la main ?

Comme il tendait le bras vers moi, je voulus saisir sa main, mais la mienne ne rencontra rien. Elle passait à travers la sienne qui n’avait pas de réalité tangible. C’était une expérience très désagréable

D’une voix très douce, il continua ses explications..

- Des milliards d’humains se sont posé cette question : Pourquoi sommes-nous sur terre ? Qui nous y a mis ? Et pourquoi ? Vous allez avoir, vous, le premier humain à venir jusqu’ici, des réponses à ces questions.

Mais ne croyez pas que nous sommes, ici, initiés à tous les secrets. Nous connaissons quelques réponses que nous nous étions posées quand nous étions sur terre, mais la part de mystère, pour nous aussi, reste énorme.

Il existe un Esprit Suprême dont tout émane. Sur ce point, les hommes, sur terre, voient juste. Qu’ils appellent cet Esprit Suprême, Dieu, Allah, Yahvé ou sous
une autre dénomination, peu importe.

Cet Esprit Suprême n’est pas l’Univers lui-même, comme les Panthéistes le pensent. Il est extérieur à l’Univers, qu’il a créé.

Parmi ses créations, il y a l’homme, son chef d’œuvre jusqu’à ce jour, qu’Il a posé sur la terre, et sur la terre uniquement.
Il n’y a pas de vie en dehors de la terre, qui est le champ d’expérimentation de l’Esprit Suprême. Quand à l’humanité, c’est pour l’Esprit Suprême, une sorte de réservoir d’éléments qu’il élève pour obtenir des esprits qui sont nécessaires à sa pérennité.

Vous avez remarqué, que l’homme était capable d’inventer, de modifier ses conditions de vie, sa longévité etc.

L’Esprit Suprême a créé l’homme, être social, pour que, du frottement, des confrontations, de tous les esprits individuels, naissent des esprits toujours en progrès, toujours plus complexes, qui lui serviront de carburant pour ainsi dire, pour poursuivre sa tâche.

Si vous voulez un raccourci, je peux vous dire que les hommes dans leur globalité, mais aussi dans leurs singularités, participent à la permanence de l’Univers.

Je ne pus m’empêcher de l’interrompre.

- Si je comprends bien, les hommes sont un peu comme nos troupeaux de vaches que nous élevons pour nous nourrir, mais l’Esprit Suprême, élève les hommes pour en utiliser les esprits ?

- C’est à peu près ça

- Mais alors, pourquoi suis-je ici, puisque je suis encore un homme de corps et d’esprit.

- Votre promptitude à comprendre nous conforte dans l’idée que nous avons eu raison de vous choisir. C’est vrai qu’aucun homme vivant n’est venu sur cet astéroïde que nous appelons Krop, et vous n’êtes pas destiné à y rester.
Je vous ai dit, tout à l’heure, que L’Esprit Suprême, avait créé les hommes, et les avait posés sur la terre pour qu’ils y restent, se développent, et produisent des esprits de valeur. Mais la réussite, est sans doute trop parfaite, car les hommes dont les ambitions sont démesurées, désirent désormais s’évader de la terre, pour s’établir ailleurs. Ils sont déjà allés sur la lune et font des projets pour se rendre sur d’autres planètes du système solaire, et même, un peu plus tard, aller dans d’autres galaxies.

Cette évasion ne peut être tolérée. Vous êtes là, pour comprendre ce qu’aucun être humain ne sait encore, afin que de retour sur terre, vous puissiez témoigner de ce que vous avez vu, de ce que vous avez appris, et de ce qu’exige l’Esprit Suprême . Il vous faudra dire aux hommes, qu’ils peuvent poursuivre leurs recherches dans tous les domaines, mais que les tentatives pour aller se fixer sur d’autres planètes marqueraient la fin de l’humanité, d’une façon quasi certaine. Votre mission, est de les convaincre qu’il en va de leur survie.

J’espère que pour vous, les choses sont claires ?

- Théoriquement, je crois comprendre ce qui m’est demandé, Mais….Car il y a des mais…. . Je ne vois pas pourquoi, toutes les recherches nous sont permises, sauf dans le domaine astronautique. Par ailleurs, je crois que vous faites une erreur, si vous croyez qu’un jeune homme seul, et qui ne représente rien, comme moi, pourrait parvenir à persuader toute l’humanité qu’en poursuivant ses recherches spatiales, sa fin serait inéluctable.

- Nous ne faisons aucune erreur. Songez que Jésus, simple fils de charpentier, a, il y a deux millénaires, apporté un enseignement qui est toujours valable sur terre. Même ceux qui se disent opposés à la religion qu’il a créée, les Athées, adoptent les principes de vie, qu’il avait préconisés. Il en sera de même pour vous.

Vous serez à votre tour, le Représentant de l’Esprit Suprême, vous aurez vos fervents adeptes, et nous espérons que la fin de votre vie terrestre, sera moins dramatique que celle de Jésus. Par ailleurs, vous saurez par avance où vous viendrez, lorsque votre heure arrivera. Nous vous accueillerons ici.

Tout ce que je venais d’apprendre me bouleversait. J’étais donc appelé à devenir un nouveau Messie qui apporterait la parole de l’Esprit Suprême ? Certes, ma mission sera beaucoup plus restreinte. Je n’aurais pas à enseigner à l’humanité entière, des modes de pensée et d’action, puisqu’il s’agira
pour moi, uniquement, de dissuader les hommes de poursuivre leurs rêves d’aller se fixer sur une autre planète que la terre. Mais au fait, pourquoi les hommes devraient-ils rester prisonniers sur cette terre ? Je posais à nouveau la question à mon interlocuteur qui me répondit.


- Vous avez dit vous-même, que vous étiez, en définitive, comme les troupeaux de bovins que vous élevez pour votre consommation. Or, que faites-vous avec vos troupeaux ? Vous les parquez dans des limites précises, pour qu’ils ne se sauvent pas, et que d’autres ne puissent s’en emparer. Hé bien il s’agit du même problème. L’Esprit Suprême ne veut pas que certains esprits humains, partis sur d’autres planètes, soient capturés par une force antagoniste, créée elle aussi par l’Esprit Suprême, mais qui est entrée en rébellion. Mais c’est là un problème que vous ne connaitrez qu’un peu plus tard….Un peu de patience.

Je vais maintenant vous dire deux mots sur l’organisation de votre séjour ici.
Vous êtes un homme de corps et d’esprit. Votre corps va donc avoir ses nécessités normales. Nous avons aménagé un appartement dans lequel vous pourrez vous reposer et vous nourrir. L’un des nôtres vous servira. A ce propos, je vais vous donner quelques indications.

( A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Ven 22 Juil 2011 - 9:39

Par exemple, vous parlez sur terre, d’OVNI et ne savez qu’en penser. La plupart des cas, ne sont que des phénomènes naturels, que vous n’êtes pas capables d’ interpréter, mais, dans certains cas, c’est nous, qui sommes amenés à venir inspecter notre « troupeau », pour reprendre votre expression.

Pour aller sur terre, nous utilisons des véhicules propulsés par des rayons cosmiques que vous n’avez pas encore découverts et qui permettent d’atteindre des vitesses, des milliers de fois supérieures à celle de la lumière. Lorsque vous vous êtes retrouvé dans un nuage bleu, il s’agissait de rayons cosmiques colorés, qui vous ont, en quelques unes de vos minutes, fait traverser plusieurs systèmes analogues au système solaire, pour vous amener ici.

Pour ces missions d’inspection, un esprit emprunte provisoirement un corps humain, afin qu’il puisse aller en tous lieux sans se faire remarquer.

C’est pour pouvoir vous nourrir, que nous avons envoyé sur terre, un esprit, lequel, gardant sa forme humaine, même ici, vous préparera les repas avec les
provisions ramenées.

Afin que vous ne soyez pas trop dépaysé, nous lui avons donné le nom d’Anna, et les repas seront identiques à ceux auxquels vous êtes habitué.

Voilà. Je vais vous quitter provisoirement. Nous aurons bien sûr l’occasion de nous rencontrer. Ici, nous ne portons pas de nom, mais, pour vous, afin de vous faciliter les choses, je m’appellerai François.

En quelques secondes, son corps s’estompa, cependant que tout à côté, une autre forme humaine se dessinait. C’était une jeune femme, qui contrairement à François, avait les yeux pétillants et rieurs.



CHAPITRE 3

Elle aussi, était habillée d’une longue toge blanche.

- Bonjour. Je suis Anna. J’ai été désignée pour être votre femme de ménage, votre gouvernante, votre professeur, votre guide, durant votre séjour chez nous.
J’étais française et je vivais au XVIIème siècle. Je suis venue ici, après avoir été renversée par un cheval emballé.

- Bonjour. Je m’appelle Pierre, mais vous devez le savoir. Pouvez-vous me dire si tous les esprits parlent le français ?

- Evidemment non. Nous n’avons pas à parler entre nous. Nous procédons par transmission de pensée, et les langues n’ont aucun intérêt. C’est parce qu’un Français a été choisi, pour cette mission capitale, que ce sont des Français (et moi en particulier) qui s’occuperont de vous. Il n’y aura donc pas la barrière des langues. Si vous le voulez, je vais vous conduire à votre appartement.

- Volontiers. Mais si vous le permettez, j’aurais une question à vous poser.

- Une seule, me dit-elle en riant ? J’en serais surprise. Mais je vous écoute.

- Vous êtes très différente de François. Votre regard en particulier, me semble normal, alors que celui de François….. Existe-t-il une explication particulière ?

Sans un mot, elle me tendit la main, je la saisis….et c’est moi qui fus saisi… de constater que, contrairement à celle de François, elle était faite de chair et de sang.

- Mais alors, vous êtes vivante ?

- Pendant votre séjour ici, je vais être en apparence et provisoirement un être humain normal, avec toutes les exigences requises par le corps. J’y suis un peu habituée, car, lors de mes missions sur terre, pour ne pas attirer l’attention des humains, je dois leur être totalement semblable. Je ne vous cache pas, que pour moi, c’est une corvée. Vous ne pouvez pas savoir encore, comme il est plus simple d’être un esprit, sans toutes les petites misères corporelles. Mais quand j’ai une mission, je dois la remplir. Je dois avouer que celle-ci, toute nouvelle, est moins désagréable pour moi, que les autres. D’abord cela se passe ici, alors que sur terre, je me trouve toujours un peu déphasée, et puis, je lis dans votre esprit, et vous trouve très sympathique.

- Merci. Mais il faut reconnaitre que vous avez un gros avantage sur moi. Je ne connais que votre apparence physique…. A propos, est-ce exactement celle que vous aviez sur terre ?

- Très exactement !

- Comme je regrette de ne pas avoir vécu au XVIIème siècle !

- Je vous ai dit que lorsque j’allais sur terre, je me sentais déphasée, mais, je dois le reconnaitre,…. Une chose ne change pas ; Le Français restera toujours le Français : galant, flatteur et beau parleur.

- Il n’y avait aucune flatterie dans mes propos.
Vous êtes très jolie et comme le XVIIème siècle était un grand siècle, je regrette aussi de ne pas l’avoir connu. C’est donc très simple !

- Je ne me livrerai pas à une joute oratoire avec vous. Venez visiter votre appartement.

( A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Sam 23 Juil 2011 - 9:22

En fait, je n’ai pas eu à bouger. Une porte s’est matérialisée devant moi. Anna, à mes côtés, me dit d’entrer. Ce que je fis, pour me trouver directement dans une salle de séjour meublée exactement comme il y en a des millions sur terre. Un séjour avec coin- cuisine américaine attenant, une porte sur la droite donnait sur ma chambre et une autre tout à côté était la salle de bains avec toilettes.

C’était simple, fonctionnel, et je me laissai tomber dans un fauteuil, réalisant pour la première fois que j’étais épuisé.
Anna s’en rendit immédiatement compte, et me dit qu’après toutes ces émotions et mes heures de veille, c’était tout à fait normal. Elle me conseilla d’aller
me coucher. Elle saurait, immédiatement, le moment de mon réveil, et viendrait alors m’apporter un repas.

J’eus encore la force de lui poser une dernière question ;

- Puisque vous êtes humaine, en ce moment, avez-vous aussi un appartement ?
- Evidemment. Tout à côté du vôtre. A plus tard.

Elle sortit, et tout aussitôt, je me levai du fauteuil, entrai dans ma chambre, me déshabillai rapidement. Il y avait un pyjama sur le lit. Après l’avoir enfilé il ne
s’écoula pas une minute avant que je ne sombre dans un sommeil profond.

Lorsque je me suis réveillé, par habitude, j’ai consulté ma montre, mais elle était tombée en panne en même temps que tous mes appareils de bord, et ne s’était pas remise en marche. D’ailleurs, le temps ici, n’avait, sans doute, aucune signification. Je la mis dans ma poche, bien décidé à ne plus la consulter, puis, je commençai à récapituler tout ce qui s’était passé depuis mon entrée dans le nuage bleu. Je me posais sincèrement la question de savoir si j’avais rêvé ou vécu mes conversations avec François et Anna.

Mon incertitude ne dura pas, car on frappa à la porte, et Anna me dit.

- Non, vous ne rêvez pas ! Vous vous êtes bien reposé, c’est parfait. Après votre toilette, vous pourrez venir prendre un repas dans le séjour. Bon appétit.

Je voulus ouvrir la porte pour lui poser d’autres questions. Il n’y avait personne, elle était repartie.

J’étais exactement comme sur terre.
L’air que je respirais était le même, l’eau qui coulait de ma douche était normale, et le repas simple mais copieux qui m’était servi était on ne peut plus terrien. Escalope de veau, petits pois, salade, fromage et fruits. J’avais eu, en me réveillant, un léger mal de tête, et comme j’avais trouvé dans une
armoire de la salle de bains des médicaments courants, j’avais avalé deux cachets d’Aspirine.

Mon repas terminé, je m’installai dans un fauteuil, et commençai vraiment à réfléchir calmement. Ce que je vivais était extraordinaire, mais finalement ne
défiait pas la raison. Je crois avoir l’esprit assez rationnel, et rien ne m’avait particulièrement choqué dans ce que m’avaient dit, François et Anna.

Après tout, qu’il y ait à notre mort, une disjonction du corps et de l’esprit, n’avait rien d’absolument inattendu. Sauf pour moi, mais j’y reviendrai

Que la race humaine ait été créée pour que les esprits soient élevés afin d’être utilisés par un Etre Suprême, pourquoi pas ?

Qu’il existe des rayons cosmiques des milliers de fois plus rapides que la lumière, n’a rien d’impensable.

Qu’au lieu de vivre à la surface d’une boule, comme les Terriens, les esprits soient réunis à l’intérieur d’une sphère, n’a rien d’irrationnel.

Que les esprits n’aient besoin d’aucun élément matériel, est tout à fait possible, malgré ce que je pensais jusqu’à maintenant, et j’en reparlerai.

Une chose me semblait cependant inexplicable. Pourquoi moi ? Pourquoi avais-je été choisi pour remplir une mission, qui ne correspondait en rien à
mes aptitudes, que je savais très limitées. Mon esprit, commun, bien comme les autres, butait sur ce problème.

A vrai dire, , des questions, il y en avait des myriades qui me venaient à l’esprit. Combien de temps allais-je rester ici ? Que veulent-ils m’apprendre ? Vont-ils me dire ce que je devrai faire, de retour sur terre ? Et comment vais-je y retourner? Où étions-nous exactement ? Si j’en croyais ce qu’avait dit François,
j’aurais traversé plusieurs systèmes analogues au système solaire. Ce serait vertigineux. Pourquoi existe-t-il de l’air, analogue à celui de la terre, alors que les esprits, manifestement, n’en ont pas besoin ?

En fait le seul élément compréhensible pour moi, était la faible pesanteur. Je me trouvais sur, ou plutôt, à l’intérieur d’une planète dont la masse était sensiblement inférieure à celle de la terre. Donc l’attraction était moindre.

Je me sentais en pleine forme. Mon mal de tête avait disparu, et je résolus de partir à l’aventure. Je n’avais reçu aucune interdiction, alors, pourquoi pas ?

C’est en sortant de mon appartement que je me rendis compte d’une chose. Toutes les pièces de mon appartement, étaient éclairées par les murs qui dégageaient une luminosité. Ma chambre, elle, n’était éclairée que lorsque j’étais éveillé. Juste avant de m’endormir, et après mon réveil, j’avais inconsciemment constaté que je me trouvais dans l’obscurité. Décidément, il n’était pas désagréable de vivre

Ici, on veillait sur votre confort, et ce doit être bien agréable d’y vivre. Quoique,…..quoique, j’ignore encore, ce que peuvent faire les esprits durant l’éternité, ce qui, pour mon petit esprit de terrien était bien désagréable. D’ailleurs, que de choses inconnues autour de moi !! J’aurai des milliers de questions à poser soit à François, soit à Anna…..Mais voudront-ils me répondre ?

Je fis quelques pas, et me retrouvai dans une sorte de couloir dont les parois n’émettaient une luminosité, que lors de mon passage, sur environ 5 mètres devant moi.

En dehors de ce phénomène curieux, il n’y avait rien à voir. Il n’y avait rien pour accrocher le regard. Pas un seul objet, même pas une saillie des parois. Il n’y avait vraiment rien à voir. Tout était uni, plat, ce vide finit par m’oppresser et m’incitait à revenir dans « mon » appartement. Je fis donc demi-tour.

Mais je ne savais plus où j’étais exactement. Je pensais avoir accompli à peu près le même trajet en revenant sur mes pas, et je ne voyais pas la porte de mon appartement. Je revins plusieurs fois en arrière, sans me retrouver. Il n’y avait aucun repère, et je commençais à paniquer, au point que je me suis surpris à dire à haute voix : « Mais où suis-je ? »

Aussitôt, Anna se matérialisa à mes côtés.

( A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Dim 24 Juil 2011 - 9:47

Désolé, je ne peux continuer à passer les épisodes de cette histoire. Non seulement il y a de curieuses suites de mots sans signification, mais l'épisode d'aujourd'hui passait au milieu de textes précédents.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Dim 24 Juil 2011 - 14:09

Pardon Aristée, de n'avoir pas répondu à ta demande de dépannage. Je n'ai pas eu le temps. Je demande à Jok de regarder et de t'aider.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Dim 24 Juil 2011 - 20:44

- Je ne voulais pas vous donner la désagréable impression d’être constamment à vos côtés pour vous surveiller, mais je vous vois un peu perdu. Ne craignez rien : je suis toujours là.
- Toujours ? Vous êtes toujours à mes côtés ?
- Bien sûr. C’est mon rôle !
- Mais alors, même lorsque, tout nu, je prends ma douche ? Car enfin, vous êtes une jeune femme…euh….normale….au moins en ce moment.
- Non me répondit-elle en riant. Je sais être discrète. Mais je ne suis jamais loin de vous. Quand à ma jeunesse, n’oubliez pas que je suis du XVIIème siècle, alors, ma jeunesse….
- Ne jouons pas sur les mots. Vous êtes jeune et jolie. Pour ne rien vous cacher, j’aimerais assez que vous reveniez sur terre pour m’accompagner jusqu’à ma propre fin.
En reprenant forme humaine, ressentez vous les mêmes sentiments, les mêmes pulsions, que nous ?
- Vous êtes ici dans un but bien précis. S’il vous plait, n’en déviez pas !
- Savez vous que vous venez pratiquement de répondre à ma question ? Bon. Passons à autre chose. François et vous, m’avez dit que nous étions, en fait, un élevage, dont, seul l’esprit présente un intérêt pour l’Esprit Suprême. Alors, expliquez-moi, pourquoi élever des hommes avec un corps et un esprit ? Pourquoi le corps, si seul l’esprit vous intéresse ?
- La réponse est simple. L’esprit seul, évolue très lentement. Lorsqu’il est dans un corps, les souffrances qu’il subit, toutes les petites contingences matérielles, auxquelles il est astreint, font évoluer les esprits à grande vitesse. L’Esprit Suprême a doté les hommes de
caractéristiques (que vous appelez défauts ou qualités) pour aiguiser vos esprits, et les faire évoluer dans de multiples directions.
La richesse d’un esprit humain est considérable, et je vais vous confier qu’il existe l’un de vos dictons qui explique le mieux la crainte de la mort qui vous habite.
- Je vous écoute ! Quel est ce dicton ?
- Hé bien, c’est le dicton, dont j’ignore l’origine selon lequel :
« Quand un homme meurt, c’est une bibliothèque qui disparait »
Or, cette richesse provient des circonstances matérielles, que les corps humains ont du traverser, et percevoir par l’intermédiaire de leurs sens.

C’est vrai que les humains sentent confusément que la mort est un effroyable gaspillage. Les humains pensent que toutes ces richesses, ces expériences et connaissances accumulées tout au long d’une vie, sont détruites. En fait, c’est une erreur. Toutes les expériences, toutes les épreuves qui jalonnent une vie humaine concourent à forger un esprit, à l’enrichir. Il devient complexe et présente un grand intérêt pour l’Esprit Suprême.

- Vous venez de m’expliquer, en fait, que toutes les horreurs qu’il y a sur terre, les crimes, les guerres, sont nécessaires aux développements des esprits humains, et par voie de conséquence à l’Esprit Suprême.
Mais alors, même si je raisonne avec un esprit humain, il faut bien avouer qu’il n’est pas très gentil l’Esprit Suprême.
- Même nous, nous n’avons pas tous les éléments en main pour en juger, alors, vous, les humains……. Sachez cependant, que les notions de bien et de mal, sont indispensables pour rendre vivable l’existence en société des hommes. C’est pourquoi, Messie, Prophètes et autres vous ont été envoyés pour vous enseigner ces notions. Mais il faut bien comprendre qu’elles ne sont valables qu’à votre échelle humaine. La bonté, la justice, sont des notions qui vous été inculquées pour vous permettre de vivre en société en limitant, dans le domaine du possible, les affrontements entre vous. Mais ces notions n’ont pas de valeur universelle.
- Au fond, si je comprends bien, on m’a fait venir ici pour me donner une leçon d’humilité, et le sens de la relativité.
- Absolument pas !! Que les hommes soient humbles ou vaniteux, peu importe à l’Esprit Suprême. Si vous êtes là, c’est pour que l’on vous confie une mission capitale. : Avertir les hommes, qu’ils ont été mis sur la Terre, pour y rester, et qu’ils ne doivent pas tenter de s’en échapper. L’Esprit Suprême le veut ainsi, et c’est l’intérêt des hommes eux-mêmes qui, en cas de désobéissance, risqueraient de se retrouver sous une tutelle qui leur apporterait des tourments et souffrances dont ils n’ont pas idée.
- Oui….On en revient là : Cette fameuse mission ! Je me demande, comment, moi, toute petite unité d’un immense troupeau je vais pouvoir catéchiser la terre entière. Enfin ! Dis-je en plaisant, mon père n’est pas charpentier, il est médecin, alors peut être suis-je mieux placé….


J’avais sorti cette plaisanterie, mais Anna ne la prit pas comme telle.

- La profession de votre père n’entre pas en ligne de compte. Vous aurez plus d’atouts que vous ne le pensez. En particulier, vous partirez avec des preuves de la réalité de ce que vous vivez en ce moment.
Pour l’instant, vous êtes fatigué, et il faut vous reposer. D’ailleurs moi aussi je sens la fatigue. Ce n’est pas drôle d’être réincarnée. Je vais me reposer également. A votre réveil, vous aurez un repas.


C’est vrai, que je me sentais très fatigué, et que j’avais sommeil. Pourtant j’avais l’impression que je venais de me réveiller, et que je n’avais eu aucune activité physique importante. Mais le temps, ici, n’a pas la même mesure que sur terre, quand à la fatigue, elle peut venir de toute
autre chose que de l’exercice physique.




CHAPITRE



Après un repos réparateur, dont j’avais eu grand besoin, Anna est venue frapper à ma porte, pour me préciser que mon repas était prêt, et cette fois-ci, au lieu de la laisser repartir, je lui ai demandé si elle voulait bien partager mon repas. A la suite d’une courte hésitation, elle accepta, et ma douche prise, nous nous sommes retrouvés attablés face à face. Je voyais qu’elle était très gênée, et elle finit par m’en donner elle-même la raison.


- Vous savez, je vivais au XVIIème siècle dans un milieu assez pauvre, et nous ne nous servions pas de couverts. Pour avoir vu depuis, des terriens au restaurant, je sais que vous vous servez tous, de fourchettes et de couteaux, alors que pour nous, il était plus facile et moins onéreux de nous servir de nos doigts,


- Faites comme vous en aviez l’habitude, lui dis-je, cela n’a pas d’importance à mes yeux.


C’est ce qu’elle fit, mais avec une telle habileté, que non seulement, ce n’était pas rebutant, mais plutôt gracieux, et je l’en félicitais.


Le repas terminé, elle me dit qu’une réunion d’esprits de classe « 1 » allait commencer. Bien sûr, je ne pourrais pas y participer car les échanges se faisaient par transmission de pensée, mais j’étais cependant autorisé à y assister.


Je ne voyais pas l’intérêt de la chose, puisque d’une part, les esprits étaient invisibles pour moi, et leurs échanges inaudibles. Mais bon ! C’était une expérience unique, et si on me demandait d’y assister c’est que j’avais peut être un enseignement à en tirer. Je pouvais toujours commencer par demander ce qu’étaient ces esprits de classe « 1 », et Anna voulut bien me répondre sans réticence.


- Nous avons ici 5 classes d’Esprits. En arrivant, les esprits des terriens, entrent évidemment dans la première classe. Vous avez remarqué sans doute que nous sommes à l’intérieur d’une boule gigantesque, qui tourne sur elle-même. Un tour sur elle-même de cette boule, s’appelle un stade, et c’est notre unité de temps.
Chaque début de stade, les esprits se rassemblent par classe, et la réunion dure un demi-stade. Durant l’autre demi- stade, les échanges sont libres, et peuvent avoir lieu, théoriquement, entre des esprits de classes différentes. Je dis théoriquement, parce qu’un esprit de classe 3, par exemple, aurait du mal à suivre la pensée d’un esprit de classe 4.


- Et vous, Anna, dans quelle classe, vous trouvez vous ?


- Puisque je suis amenée à vous piloter, c’est que je suis de la classe 5.


- Voilà une évidence…. qui ne me semblait pas évidente !


- Mais si bien sûr.
Vous allez être amené à enseigner au troupeau humain, qu’il lui est interdit de sortir des limites terrestres. Votre mission sera extrêmement importante, et l’esprit chargé de vous former et vous informer, ne pouvait être que de la classe 5.


- Donc, vous en êtes très fière ?


- Si j’étais redevenue entièrement une humaine, peut être en serais-je fière, mais au stade de l’esprit pur, ces sortes de sentiments n’ont plus cours.


- Puis-je savoir, qui vous a confié cette mission, autrement dit, existe-t-il un chef ?


- L’Esprit Suprême n’est pas parmi nous. Il faut que vous le sachiez : Nous ignorons beaucoup de choses. Toutes nos décisions sont prises par la classe 5, collectivement, après discussions, puis, c’est celui qui, pour vous, s’appelle François, qui assure les relations avec l’Esprit Suprême


- Une fois que vous êtes dans la classe 5, y restez-vous indéfiniment ?


- Il n’est pas indispensable que vous connaissiez la réponse à cette question pour remplir votre mission.


Il y avait donc des limites, au delà desquelles, j’étais en territoire interdit. On ne pouvait tout me dire. Mais après tout, il n’y avait rien d’anormal à cela. Je ne suis qu’un être humain, et l’on m’avait déjà initié à beaucoup de secrets.

(A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Dim 24 Juil 2011 - 20:48

Très curieux.
Le dernier épisode est passé à mon essai, ce soir.
Toutes les phrases bizarres des épisodes précédents ont disparu. Ils réapparaissent dans celui d'aujourd'hui. ????? Pas très grave.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Dim 24 Juil 2011 - 21:18

C'est Jok qui a réparé ton premier post, aristée. Wink

-Clique sur "répondre"
-Regarde les icônes juste au-dessus du cadre qui s'ouvre. Le dernier représente A/A (le premier plus petit que le deuxième). Clique dessus avant de coller ton texte.
- Reclique dessus une fois ton texte collé.
- Avant de cliquer sur "envoyer", fais d'abord "prévisualiser" de sorte de peaufiner ta mise en page avant d'envoyer définitivement.

Tu peux retourner sur ton dernier post en cliquant sur "éditer", puis tu peux tout effacer et recommencer l'opération comme je viens de te l'expliquer.

Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Dim 24 Juil 2011 - 21:27

aristée a écrit:
Très curieux.
Le dernier épisode est passé à mon essai, ce soir.
Toutes les phrases bizarres des épisodes précédents ont disparu. Ils réapparaissent dans celui d'aujourd'hui. ????? Pas très grave.

Si tes messages précédents ressemblent au dernier, c'est que quelqu'un est intervenu. Ils ne sont pas légions, ceux qui le peuvent.
Pour le cas où tu copies à partir de Word (ou autre traitement de texte) tu disposes d'un bouton te permettant d'enlever les informations de mise en page.
Voire un bouton sous forme d'icône, pour basculer de mode d'édition.
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MessageSujet: MERCI   Dim 24 Juil 2011 - 23:21

Merci amis pour tous vos conseils. Mais pour ceux qui ne me connaissent pas, je dois avouer mon ignorance crasse en informatique. Par ailleurs, compte tenu de mon âge avancé, je ne peux escompter une amélioration dans l'avenir, bien au contraire.
Quoiqu'il en soit, je verrai demain matin si je suis capable de suivre les precriptions de notre Docteur Romane, pour parvenir à la guérison de forme de mes textes
Dormez bien.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Dim 24 Juil 2011 - 23:26

aristée a écrit:
Merci amis pour tous vos conseils. Mais pour ceux qui ne me connaissent pas, je dois avouer mon ignorance crasse en informatique. Par ailleurs, compte tenu de mon âge avancé, je ne peux escompter une amélioration dans l'avenir, bien au contraire.
Quoiqu'il en soit, je verrai demain matin si je suis capable de suivre les precriptions de notre Docteur Romane, pour parvenir à la guérison de forme de mes textes
Dormez bien.

Hé bien, on est deux dans ce cas ! (je parle de nullité informatique tong )
J'espère pouvoir te lire à nouveau bientôt.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Lun 25 Juil 2011 - 0:07

blue note a écrit:
aristée a écrit:
Merci amis pour tous vos conseils. Mais pour ceux qui ne me connaissent pas, je dois avouer mon ignorance crasse en informatique. Par ailleurs, compte tenu de mon âge avancé, je ne peux escompter une amélioration dans l'avenir, bien au contraire.
Quoiqu'il en soit, je verrai demain matin si je suis capable de suivre les precriptions de notre Docteur Romane, pour parvenir à la guérison de forme de mes textes
Dormez bien.

Hé bien, on est deux dans ce cas ! (je parle de nullité informatique tong )
J'espère pouvoir te lire à nouveau bientôt.

Tu es vieille aussi hein ? tong
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Lun 25 Juil 2011 - 9:03

Sans avoir fait un geste, je me suis trouvé en un lieu curieux. C’était une salle, sans meuble évidemment puisqu’il n’y a que mon appartement qui semblait en comporter. Je ne voyais personne, à l’exception d’Anna, tout en ayant la sensation de présences multiples autour de moi. De plus, l’air était sillonné de brefs traits de lumières multicolores.
- Je vais devancer votre question, me dit Anna, en souriant. Il y a autour de nous des millions d’esprits, et les éclairs lumineux que vous voyez sont des idées émises avec trop de véhémence par certains esprits.
- De quoi parlent-ils ?
- De vous, précisément. Et de moi. Il semble que je me sois montrée, et que je me montre, trop humaine avec vous.
- Demandez à celui qui vous attaque le plus violemment d’apparaitre, et je vais lui dire deux mots, dis-je en prenant un air déterminé.
Je n’avais pas fini ma phrase, qu’une forme humaine se dessina devant moi. C’était un homme encore jeune, blond avec des yeux bleus, qui me fixaient, sans expression, comme ceux de François. Anna m’expliqua qu’il ne parlait pas le Français, étant allemand, mais qu’elle capterait ses pensées et me les transmettrait.
« Il dit, qu’il n’a rien à vous reprocher à vous, et qu’il estime même qu’en vous désignant, le choix a été judicieux. Mais il me met en garde, moi, contre ma tendance, à la suite de mes nombreux voyages sur terre, à revenir presque entièrement à ma sensibilité humaine ».

- Ne lui traduisez pas ce que je vais vous dire, mais au fond, il craint que vous ne soyez amoureuse de moi, comme moi, et vous le savez, je le suis de vous.
- Je n’ai pas besoin de le lui traduire. Vos propos se sont inscrits dans votre esprit, et il a pu les lire. Il pense que vous avez vu juste, et comme des sentiments ne peuvent exister entre un esprit et un humain…..
- Alors vous pouvez lui répondre, qu’il a en partie tort, car je suis bel et bien amoureux de vous.
Avec un petit air triste, qui m’a fait penser qu’elle le regrettait, Anna me demanda de raisonner. Elle n’était pas complètement humaine, et allait redevenir pur esprit dès mon départ. Alors il valait mieux concentrer mes pensées sur tout ce qui allait constituer ma mission sur terre.
Je ne répondis pas à sa remarque, mais je dis à Anna mon désir de retourner dans ma chambre. Elle n’y voyait aucun inconvénient, car je n’avais rien à apprendre, dans cette réunion.
Arrivés « chez moi », j’invitais Anna à venir dans ma salle de séjour. Nous nous sommes installés dans deux fauteuils, et après un moment de silence, je lui dis :
- J’ai appris beaucoup de choses, qui en fin de compte sont assez compréhensibles pour un esprit humain. Il n’y a qu’une chose qui me chiffonne : J’avais, une quasi certitude, qui vient de voler en éclat.
- Pour une fois, me répondit Anna, c’est moi qui vais vous écouter.
- Voyez-vous, depuis très longtemps, les hommes ont estimé que matière et esprit étaient de natures différentes. En ce qui me concerne, j’étais persuadé, au contraire, qu’il n’y avait pas de différence de nature entre la matière et l’esprit, mais simplement des stades de développement différents.
J’avais la conviction, que tout était matière, et qu’il y avait trois stades d’évolution : Le domaine physique, le domaine physiologique généré par des combinaisons physico-chimiques, et le domaine psychique qui est la matière la plus complexe, la plus évoluée, la plus performante.
Ce qui me faisait penser que le psychique, donc l’esprit, était également de la matière, c’était qu’une lésion de la matière cervicale, entrainait des modifications des raisonnements, des sentiments, et des comportements. Ces relations concomitantes, entre des lésions de la matière, et des modifications de l’esprit, prouvaient, à mon avis, que matière et esprit ne faisaient qu’un.
J’étais donc, foncièrement, déterministe. Je ne croyais pas à la liberté, au libre arbitre. J’estimais que ceux qui croyaient, que les êtres humains, étaient dotés d’un libre arbitre leur permettant de choisir les décisions qu’ils prenaient, étaient dans l’erreur.
Nous n’avons pas conscience de tous nos éléments de déterminations, puisque dans ces derniers, il y a ceux qui ressortent du subconscient. En résumé, je pensais que l’on se croyait libre, parce que l’on ignorait les causes complexes de nos actions, alors que toutes nos actions sont déterminées par la totalité de nos éléments matériels complexes, et en grande partie inconnus de nous, parce que situés dans notre subconscient.

L’existence, ici, de purs esprits, sans support matériel, démontrent que j’étais dans l’erreur. Je suis donc un peu déphasé.
- Votre raisonnement n’était pas ridicule, mais ce sont vos conclusions qui étaient fausses.
C’est vrai qu’une lésion cérébrale, entraine chez les humains, des modifications du comportement, des facultés intellectuelles, des sentiments mais la matière cervicale n’est que le support de l’esprit. Ce support étant affecté, l’esprit est modifié.
Je vais vous donner un exemple. Vous avez une table, et un vase. Ce sont deux objets différents et indépendants, d’accord ? Posez le vase sur la table. Cette dernière deviendra le support du vase. Si, pour une raison quelconque, la table devient bancale, le vase va tomber, et peut être s’ébrécher. Vous ne pouvez soutenir que parce que la table et le vase ont subi des dommages concomitants, c’est qu’ils sont de même nature.
C’est pourtant ce que vous faites en disant qu’une atteinte physique du cerveau, s’accompagne de troubles caractériels et autres, et qu’en conséquence, ils sont de même nature. Convaincu ?
- J’ai en quelques heures, plus appris que durant toute ma vie. Merci, Anna, c’est beaucoup à vous que je le dois.
- Oh non ! Je ne suis que le moyen qui a été désigné pour faire ce que tout autre esprit aurait pu vous enseigner. Mais je vois que vos yeux se ferment. Vous avez sommeil, allez dormir un peu.
- Il est vrai que j’ai sommeil. C’est d’ailleurs curieux car j’ai l’impression que mes périodes de veille sont très courtes. Pourtant, sur terre, des expériences hors le temps ont été effectuées et il avait été démontré que le cycle normal d’activité chez l’homme était à peu près le double du cycle solaire.
- Gardez vous d’essayer de rechercher des comparaisons entre la terre et ici. Vous n’arriveriez qu’à de fausses conclusions.
Anna a pris congé, et je suis allé me coucher, pour m’endormir immédiatement, comme si j’avais eu durant ma période de veille, à effectuer des travaux harassants.
(A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Lun 25 Juil 2011 - 9:09

Merci Professeur Romane. Grâce à vos lumineuses instructions, ça marche.
En revanche, j'ai voulu réparer le texte d'hier. j'ai donc cliqué sur éditer, et mon texte est sorti tel que je l'avais mis, c'est à dire sans les ajouts incompréhensibles. Mais peu importe, il suffit de faire abstraction de ces ajouts intempestifs, et cela reste lisible.
Je retourne sur ma curieuse planète.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Lun 25 Juil 2011 - 23:24

Vieille, je ne crois pas, vieille c'est beaucoup dans la tête. Je suis à peu près en bonne santé, je danse à tout va, peut être en années je ne suis plus jeune, mais pour le reste, je ne suis certainement pas vieille, non tong
Et d'aristée, je ne dirai pas non plus qu'elle est vieille. Juste qu'elle a une jolie maturité d'écriture.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Mar 26 Juil 2011 - 0:12

HuHu en apparté, très chère ; aristée est un homme, enfin je crois !! Ange
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Mar 26 Juil 2011 - 0:13

Ah bon ! hé bien je ne savais pas, pardon monsieur aristée (mais alors, ce -e- il fait quoi ?).
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Mar 26 Juil 2011 - 0:16

Ça a pitetre à voir avec le héros de la mythologie grecque, je sais pas.
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Mar 26 Juil 2011 - 0:20

Vouich, Aristée est un monsieur, je confirme. Peut-être même le doyen de LU.

Contente de t'avoir dépanné, m'sieur ! Tu as bien rattrapé le coup !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Dernière édition par Romane le Mar 26 Juil 2011 - 0:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après le dernier jour   Mar 26 Juil 2011 - 0:28

Le monsieur des abeilles ? Pffff, je crois que j'ai complétement zappé ce -e depuis que je le connais tong
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aristée
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Mar 26 Juil 2011 - 9:57

CHAPITRE 5


L’habitude avait été prise. Dès
mon réveil, dont elle était avertie je ne sais comment, Anna venait frapper à
ma porte, et nous prenions notre repas ensemble.


J’ai assisté, en comptant la première dont
j’ai parlé, à cinq réunions d’esprits. Je ne voyais personne, je n’entendais
pas les esprits communiquer entre eux, en revanche, Anna me faisait part des
sujets de conversation. N’attendez pas que je vous en parle. Plus la catégorie
d’esprit montait, moins je comprenais ne serait-ce que le sujet du débat. Les
esprits de stade un et deux, devaient s’exprimer avec une certaine véhémence
puisque des éclairs lumineux striaient l’espace dans lequel nous étions. Mais
avec les plus évolués, à partir du troisième stade, les esprits, sans doute
plus maitres d’eux, devaient échanger leurs idées avec plus de pondération, et
pour moi, c’était comme s’il ne se passait rien.


Mon séjour se poursuivait, sans qu’aucune
indication ne m’ait été donnée sur sa durée. A vrai dire, je n’étais pas
pressé, et je savais parfaitement pourquoi. Mon attachement pour Anna
grandissait de plus en plus, et ma crainte principale était que les Esprits
dirigeants, mettent fin à cette période si agréable pour moi.


Depuis mon arrivée, je n’avais pas revu
François. Un matin, après avoir frappé à ma porte, Anna me dit que nous serions
trois durant notre repas, bien que le troisième convive ne puisse pas
s’alimenter, puisqu’il s’agissait de François, qui cependant prendrait une
forme humaine, pour ne pas me troubler durant nos échanges.


Après avoir pris ma douche et m’être habillé,
j’ai retrouvé Anna, déjà attablée, et François debout, tel que je l’avais vu
pour la première fois. En les voyant, côte à côte, je constatais la différence
entre eux. François avait le regard mort, et il avait raison, quand il m’avait
dit que par rapport à un humain, il lui manquait la chaleur de la vie. . Je ne
pouvais mieux dire : C’était exactement cela.


J’avoue que je n’étais pas très
heureux de le revoir, car, j’en été persuadé, cela signifiait que mon séjour
touchait à sa fin.


Mais aucune de mes pensées ne
pouvait lui échapper, car il me dit que mon séjour allait se poursuivre encore
un peu et que le moment était venu de me fournir les preuves qui me
permettraient d’être crédible auprès des terriens.


Impatient par tempérament, je lui demandai
quelles sortes de preuves pourraient convaincre mes contemporains de la réalité
de mon vertigineux voyage, et de la fiabilité des renseignements que je rapportais.


-
François est là
pour vous le dire, soyez un peu patient, me dit Anna en souriant.


-
Pardonnez-moi, je
ne suis qu’un simple mortel, dis-je en lui rendant son sourire.


-
Anne, dit François, vous avez le cahier et le
stylo ?


Elle se leva, prit dans un
tiroir un cahier d’écolier, un stylo bille, et me les remit.


-
Voilà ce qui va
se passer, continua François. Vous allez recevoir une dizaine d’esprits, fraichement
arrivés ici, et de différentes nationalités. Chacun vous donnera une foule de
renseignements sur sa vie terrestre récente, sa famille, ainsi que des faits
connus d’eux-mêmes et d’une seule autre personne encore vivante.


Après votre retour sur
terre, vous indiquerez que vous avez rencontré tous ces esprits, et les
précisions que vous apporterez sur chacun d’eux, prouvera, même aux yeux des
plus incrédules, que tout ce que vous dites est vrai, et que vous les avez bien
rencontrés.


Donc, dans un premier temps, vous allez
recevoir successivement ces esprits, vous noterez soigneusement tout ce qu’ils
vont vous dire, par le truchement d’Anna, après quoi, je vous reverrai de nouveau.
Vous allez voir le premier immédiatement.


J’étais tellement persuadé que je ne pourrais
en aucun cas apporter la preuve de ce que je vivais au milieu des esprits, que
le système trouvé par François me parut enfantin, puéril, et décevant. J’étais
donc persuadé que l’important pour moi, était désormais de retourner sur terre,
si possible avec Anna, et que ma mission était à l’évidence, vouée à l’échec.


J’avais oublié que François, comme Anna,
lisait dans mes pensées, et avec un sourire, il me dit :


-Lorsque vous aurez réfléchi, vous
conviendrez que cette méthode que vous jugez simpliste, aura les effets
escomptés. Par ailleurs, Anna a définitivement quitté le mode des vivants,
alors, ne vous faites pas d’illusion.


Je n’eus pas le temps de répondre, et
d’ailleurs, je ne vois pas en vérité ce
que j’aurais pu dire.


La silhouette de François
s’estompa peu à peu, pendant qu’un autre personnage apparaissait. C’était un
asiatique, vêtu comme tous ici, quand ils reprenaient forme humaine, d’une
longue toge blanche. C’était un vieillard, les yeux très bridés et plissés,
avec une barbiche blanche.


Anna me dit que c’était Yo Hu.
Qu’il vivait, il y a encore peu, dans un petit village à 30 kilomètres de
Nankin.


Elle m’indiqua que chaque esprit, lui transmettrait des
informations qu’elle traduirait en Français, très lentement, afin de me
permettre de prendre des notes.



Le Chinois donna son lieu de naissance, son domicile au moment
où il quitta la terre, ainsi que des précisions sur ses parents, les dates de
son mariage, et de naissance de ses quatre enfants. Il me parla longuement des
études faites par ses enfants, de leurs goûts culinaires, de leurs occupations
préférées.


Enfin pour parachever sa confession, il
parla d’une circonstance, connue seulement de son cousin Hao Sing et de lui.
Ils avaient 12 ans, lorsque, en plein été, malgré l’interdiction formelle des
parents de Yo Hu, ils étaient allés se baigner dans une rivière dangereuse à
cause de ses trous profonds. Hao Sing s’étant trop éloigné du bord fut prit
dans un tourbillon généré par un trou. Yo Hu eut la présence d’esprit de
ramasser rapidement une branche d’arbre mort, et de la tendre à Hao Sing qui
put l’agripper et se sortir de ce mauvais
pas. Bien sûr, il n’avait pas été question de parler de cette aventure,
puisqu’ils avaient désobéi, et ils étaient deux seulement à la connaitre. Or,
Hao Sing était encore sur terre, et
pourrait en témoigner.


J’avais pris, sous la dictée
d’Anna, une vingtaine de pages de notes,
et je pensais finalement, qu’en rapportant sur terre, tant de précisions sur
des personnes de différents pays, avec des faits connus seulement d’un tout
petit nombre, mes assertions, selon lesquelles j’avais rencontré les esprits,
avaient une petite chance d’être crédibles.


Pendant toute la dictée, Anna ne cessait ne me
regarder pour adapter sa traduction, à la vitesse de mon écriture.


L’histoire de la vie de Yo Hu, étant terminée,
j’aurais bien voulu continuer à parler avec lui, par le truchement d’Anna, mais
il me fit dire, que sa mission étant terminée, il ne pouvait s’attarder, car
une réunion de sa classe devait avoir lieu.


Tout comme cela s’était passé
avec François, sa silhouette s’estompa et je me retrouvais seul avec Anna.





-
Je vois que votre
opinion a quelque peu évolué. Vous commencez à croire que votre mission
pourrait être couronnée de succès.


Il est
vraiment très pénible d’être avec une personne qui peut lire absolument toutes
vos pensées, alors que vous ne disposez pas de la même aptitude. Et j’allais le
lui dire, lorsque je réalisais que c’était inutile, puisqu’elle le savait déjà.


Une chose était certaine. Malgré
son regard mort, François m’avait fait une énorme impression. Il émanait de
lui, une force psychique paralysante pour moi, et je pense, pour tout ceux qui
devaient se trouver en face de lui.
Anna, n’avait pas hésité à me révéler qu’elle vivait au XVIIème siècle, et j’en
conclus qu’elle accepterait de me parler de François.


-
Je dois vous
avouer, Anna, que celui qui m’a demandé de l’appeler François, me fait une
impression considérable. Savez-vous à quelle époque il vivait ?


-
Je ne crois pas trahir un secret, en vous
disant qu’il est passé sur terre, avant moi, le siècle précédant le mien.


-
Ici, il semble avoir un rôle important. En
était-il de même quand il était vivant.


-
Oui et non. Il était d’origine italienne, possédait
une intelligence universelle, et un homme qui, lui était un grand chef, lui a
demandé de venir en France, où il pourrait librement poursuivre ses recherches,
son travail, ce qu’il a accepté.


Je ne vous dirai pas quel était son
nom, mais le prénom qu’il a choisi pour
se présenter à vous, était celui de ce grand chef qui l’a aidé à donné libre
court à son esprit inventif.


Je
suis désolée, mais je ne peux vous en dire plus.


Il n’était pas nécessaire qu’elle soit plus
explicite. Je savais maintenant que François n’était autre que l’Esprit de
celui qui sur terre s’appelait Léonard de Vinci, et était venu en France, à la
demande de François 1er.


De son vivant, c’était un savant de tout
premier plan, mais les humains n’étaient pas dirigés par des savants. En
revanche, ici, il était tout à fait normal, parmi les esprits, que celui de
Léonard de Vinci ait une fonction de toute première importance.


J’étais perdu dans mes pensées, lorsque
je réalisais que ces dernières étaient immédiatement connues d’Anna.


Je lui souris, et elle me sourit gentiment à son tour, en me
disant qu’il était temps d’aller me reposer un peu. Elle ajouta qu’après mon
repos, je recevrai un Brésilien qui à son tour, m’apporterait des
renseignements destinés à me rendre crédible auprès des terriens.


Si, pour simplifier, j’appelle « journée »,
la période qui sépare deux sommes, les dépositions durèrent 10 journées alors
que mon absence totale sur terre n’avait durée que deux jours.


Je reçus successivement les
dépositions d’un Chinois, donc, puis d’un Brésilien, d’un Anglais, d’un Turc,
d’un Français (De Bordeaux) d’un Russe, d’un Américain, d’un Japonais, d’un
Sénégalais, et d’un Allemand.


En dehors d’un curriculum très précis, chacun
m’avait raconté, une circonstance exceptionnelle, connue de seulement une ou
deux personnes, encore sur terre, et qui pourraient confirmer que je ne n’avais
pu inventer tous ces détails. Le fait que
j’avais été amené à rencontrer des Esprits, issus d’humains décédés depuis peu,
serait établi d’une façon incontestable. Ma mission ne me paraissait plus
impossible. Oui, je commençais à y croire.


A la fin de mes entrevues avec les dix esprits
de la classe 1, j’avais rempli entièrement 2 cahiers, et la moitié d’un
troisième. Je possédais ainsi, une foule de renseignements,
en provenance des quatre coins de la terre, et qu’aucun humain n’aurait pu
réunir.


Le dernier esprit que j’avais reçu, me dit,
par le truchement d’Anna, avant de me
quitter, qu’après ma période de sommeil, je recevrai la visite de
François, qui assisterait à mon repas.


Ce compte rendu, que
j’écris actuellement, étant appelé à être publié, je ne m’étendrai pas sur mes pensées profondes personnelles. Je me
contenterai de dire qu’un humain, en présence d’une femme très jolie et
intelligente, et ne voyant pratiquement qu’elle, durant toute une période, ne
pouvait rester insensible à son charme.
(A suivre)
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MessageSujet: APRES LE DERNIER JOUR   Mar 26 Juil 2011 - 10:02

Je suis passionné par la vie des abeilles, au point qu'à 48 ans, j'ai volontairement abandonné une situation assez lucrative pour créer une exploitation apicole (et en baver matériellement durant les premières années.)
Aristée était le fils d'Apollon, et c'est lui qui apprit aux humains "la culture des abeilles."
C'est pourquoi, tout naturellement, lorsqu'il a fallu choisir un pseudo j'ai pris celui d'Aristée.
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MessageSujet: Après le dernier jour   Mer 27 Juil 2011 - 9:24

Ce compte rendu, que j’écris actuellement, étant appelé à être publié, je ne m’étendrai pas sur mes pensées profondes personnelles. Je me contenterai de dire qu’un humain, en présence d’une femme très jolie et intelligente, et ne voyant pratiquement qu’elle, durant toute une période, ne pouvait rester insensible à son charme.
CHAPITRE 6
A mon réveil, nous nous sommes retrouvés, Anna et moi, attablés dans la salle à manger, et dégustant ce que je sentais être mon dernier repas parmi les esprits. Certes, je n’avais pas acquis la faculté de lire dans les pensées de ma convive, mais je devinais qu’elle ressentait une certaine tristesse, et je ne pouvais m’empêcher de croire (en tous cas d’espérer) que mon départ proche en était la cause.
Nous arrivions au dessert, et contrairement à nos habitudes, nous n’avions pas prononcé plus de deux ou trois phrases. La silhouette de François se matérialisa peu à peu, et son incarnation terminée (toujours à l’exception de son regard qui restait inexpressif) il me dit que, comme je l’avais deviné, j’arrivais à la fin de mon séjour parmi eux.
- Vous allez maintenant devoir remplir la mission, pour laquelle vous avez été désigné, formé, et informé. Vous allez remonter dans votre avion, sans oublier vos cahiers, bien sûr, et vous allez retourner chez vous.
Pour votre voyage, vous n’avez rien de particulier à faire. Dès que vous serez installé dans votre cockpit, vous serez pris en charge par un faisceau de rayons cosmiques.
- Ah, oui, le nuage bleu ?
- Non. Il n’y aura pas de nuage bleu. Pour votre venue, nous avons tenu à vous éviter un stress inutile. Songez un instant quelle aurait été votre réaction, si, subitement, sans aucune préparation, vous aviez vu défiler à une allure vertigineuse, des planètes, leurs satellites, et des étoiles….Vous seriez peut être devenu fou de terreur. C’est pourquoi nous vous avions entouré d’un voile bleu. Mais pour le retour, ce sera inutile, puisque vous savez désormais qu’il s’agit d’un phénomène normal.
Il faut que vous soyez pénétré de votre mission, et que vous soyez convaincu de son importance ….universelle.
L’esprit Suprême, je vous l’ai dit, est en lutte constante contre une puissance qu’il avait lui-même créée et qui est entrée en dissidence. La Terre, elle, et ses abords, est sous le contrôle absolu de L’Esprit Suprême, mais si vous en sortez, vous risquez de tomber sous la domination de cette force que nous appelons Caliure, et qui s’est donnée pour mission de détruire les créations de l’Esprit Suprême. La capture d’une partie des humains serait pour Caliure d’une importance extrême, car il sait que les esprits humains, affinés dans nos centres sont indispensables pour conserver les vertus créatrices de l’Esprit Suprême.
Lorsque vous serez de retour sur terre, nous ne pourrons plus rien pour vous. Il faudra, qu’avec les éléments que nous vous avons fournis, vous parveniez à convaincre l’humanité toute entière, que vous êtes bien venu chez nous, et que nos prescriptions selon lesquelles, les hommes ne doivent pas s’évader de la terre, doivent être rigoureusement respectées.
A plus tard, car vous nous reviendrez d’une façon normale, après la fin de votre séjour terrestre. Maintenant, j’autorise Anna à vous accompagner jusqu’à votre appareil.
- Merci. Mais vous avez omis un petit détail : Je ne dois plus avoir beaucoup d’essence dans mon appareil.
- Détrompez-vous. Nous n’oublions jamais rien. Votre réservoir contient encore le tiers de sa contenance, ce qui vous est largement suffisant. Je vous l’ai dit, vous serez transporté par un faisceau de rayons cosmiques, et vous serez lâché à environ 100 km de votre point d’atterrissage. Vous avez largement assez d’essence pour arriver chez vous.
- Comment saurai-je à quel moment, je serai en autonomie de vol ?
- Tout simplement, quand vous perdrez de l’altitude. Cela signifiera que vous ne serez plus porté par les rayons cosmiques, et qu’il sera temps de reprendre votre appareil en mains.
Sans même me dire au revoir, ou bonne chance, la silhouette de François disparut, et je me retrouvai seul avec Anna.
- Allons, me dit-elle, il faut y aller. C’est vrai que vous serez seul sur terre pour accomplir votre mission, mais sachez que je ne cesserai de penser à vous et de souhaiter votre réussite.
Mon appartement et les meubles qu’il contenait disparurent et un escalier, éclairé sur cinq mètres devant moi, comme d’habitude, apparut. Anna et moi, nous avons commencé à monter, et après une cinquantaine de marches, nous nous sommes retrouvés « dehors » c'est-à-dire sous la grande voûte.
A quelques mètres de là, mon appareil n’avait pas été déplacé, et m’attendait comme je l’avais laissé.
La pesanteur étant infiniment moindre que sur terre, je n’eus qu’un petit bond à faire, pour me retrouver dans mon cockpit. Je n’avais pas voulu faire trainer nos adieux avec Anna, et je savais qu’elle était d’accord avec moi sur ce point. Après m’être équipé, je n’eus pas à toucher le moindre instrument, pour que mon avion parte, sans me faire subir la moindre pression..
Je n’avais eu aucun « G » à encaisser, ce qui était plus que surprenant si l’on considère l’accélération phénoménale à laquelle j’avais été soumis, en passant de la vitesse 0 à des milliards de kilomètres par heure En fait, j’étais aussi à l’aise que dans un transat sur terre.
Ma vitesse, était si incommensurable, que mon œil avait à peine le temps d’apercevoir grossir des planètes, que déjà elles avaient disparues.
Je n’ai aucune idée du temps que dura ce vol intersidéral, mais je sentis soudain, que je n’étais plus porté, et que mon appareil perdait de l’altitude. Je pris en main mon manche à balai, et je constatai que je survolais la terre.
Tous mes appareils fonctionnaient, et je tentai de prendre contact avec la tour de contrôle de l’aéroport d’Agen, qui, et j’en fus presque surpris, me répondit immédiatement.
Mon extraordinaire voyage se terminait là.
Depuis mon arrivée dans mon appartement, à Agen, j’ai écrit »non stop » durant 10 heures. Je vais me reposer, et demain, je ferai mon plan pour accomplir ma mission.
FIN)
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