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 le fou du royaume d'hiver (nouvelle en construction)

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jeffjoubert



Nombre de messages : 30
Date d'inscription : 09/08/2011

MessageSujet: le fou du royaume d'hiver (nouvelle en construction)   Sam 13 Aoû 2011 - 9:01

Le fou du royaume d'hiver

Au bout du monde là où commence l'aventure, le soleil s'étiole.

Noctambule et insomniaque, Yvons Kerbraz de nature iconoclaste, celui que les gens dévisageaient, l'arriéré de la bourgade, comme ils disent, vivait le jour dans une chimère de fin gourmet. Sa fantasmagorie le laissait libre d'imaginer une autre vie que celle des monstres envahisseurs de ses nuits nacrées, Trolls, sylphes, Elfes qui l'attaquaient de front et sur le fond de sa mémoire. Ses êtres malsains et méchants le poursuivaient jusqu'au levant et ainsi pour sortir des ténèbres, cet imbécile heureux, dernier d'une famille de sept enfants, surnommé depuis tous les jours qui se créent «  l'idiot du village » rêvait de se réincarner en sorbet, fraise, figue, citron, gingembre tout en peuplant sa chambre de ses maux doux dodu. Pour lui un nuage de lait dans le café était un voile de vapeur. Loin de l'envelopper d'une circonférence d'étoile, il se paraît d'une robe d'indifférence et mangeait beaucoup, jamais affaiblie, ce jeune dinosaure avalait une baguette, de la confiture, des tartines de beurre, du miel, et marchait aussi vite qu'une goélette au près.

D'où venait-il d'une île sans verdure ?

Ouessant. Une île au ponant, sans poney mais en compagnie de meute de mouton sur un bloc de granit, une non archipel, depuis sa naissance ce jeune Kerbraz se trouvait dans ses balades calfeutré dans un bourg ou poussait plus fort qu'une tempête un puissant quand dira t-on l'ignorant, ne sachant pas compter, Yvons ne suivait pas le cours des valeurs de la bourse, simplement il voyageait sur un courant d'air et voyait des rochers pâtissiers, des gelée au raisin que cet humain cueillaient à la vigne de ses illusions. Pas un bar en ligne, nulle citronnade ou verveine, une navigation virtuel, ce fou n'était pas sanguinaire, juste un peu extra et tellement ordinaire.

Face à lui la Manche, l'atlantique et cet amas de cailloux galactiques, qui devenaient des soufflés en banane les jours de suroît, lui qui s'inventait des couleurs : du bleu de sienne, des vert de Terre, du jaune amer, portant fièrement son amie, une rainette, paisiblement posée sur sa solide épaule qui croassait en pleine lune et son métier de marin de basse mer ne l'aidait pas à sortir de son affaire. Celle de ne pas se faire comprendre pourquoi on le révolvérisait du regard ainsi lui Yvons ne songeait qu'aux Charlottes en robe des cendres. Et puisque ce jeune homme se trouvait le seul dans ce cas là, né saint têtant le sein de sa maman pas hypocondriaque pour un sou, pas de psychose, de névrose, de schizophrénie, juste l'idée d'être chef d'un restaurant sucré/salé.

L'iode, il connaissait dans le passage du four entre le Conquet et le phare de ce nom de champion du piano, il traînait son hameçon à la recherche du poisson, pas de truite, trop de sel, mais des dauphins, des phoques, des mammifères marrant et des oiseaux palmés, fou de bassan, la sterne cette fameuse hirondelle qui protège son nid bec et palmes, goélands majestueux et mouettes aussi crieuses que reine de l'Océan et absolument flamboyante si dégoulinant de bonne santé, « presqu'elles sont des saintetés » se disait-il dans un mauvais français.

Ce, jour là, il promenait son charme sur le versant ouest, celui qui donne sur le rail où le train des bateaux de marchands passent. La manche, sans manchots, et si dangereuse pour les faibles voiliers de plaisance qui avancent entre quatre et sept noeuds que parfois tel des poireaux artificiels et ignorant les lois du ciel, ils s'égorgent sous la poupe ou la proue d'un cargo du couchant et coulent.

Non, lui Yvons il passait volatile ombre dans une brume passagère emportant comme unique bagage son délire de plaire aux cigognes qu'il devinait sans vergogne, et se demandaient quelque fois en croisant les couples d'oiseaux migrateurs où se trouvaient leurs nids d'amour. Absorbé dans ses pensées de sorbet, un gnome tomba de son pied d'estal, une petit bonhomme rond de moins d'un pouce, une petite bête, le simplet marcha dessus quand soudain l'envie lui reprit de s'allonger dans l'herbe rasée, brûlée, une risée lui souleva une mèche bleue, quand commença les démangeaisons, une formication l'alerta mais quelque chose d'étrange en ce temps de brouillard où seul le halo du bon dieu subsistait rendait étrange ce paysage familier.

_ Hops, vous pourriez faire attention dit une grosse voix venu d'outre-tombe !
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jeffjoubert



Nombre de messages : 30
Date d'inscription : 09/08/2011

MessageSujet: la suite   Lun 15 Aoû 2011 - 10:50

Le fou du royaume d'hiver

Au bout du monde là où commence l'aventure, le soleil s'étiole.

Noctambule et insomniaque, Yvons Kerbraz de nature iconoclaste, celui que les gens dévisageaient, l'arriéré de la bourgade, comme ils disent, vivait le jour dans une chimère de fin gourmet. Sa fantasmagorie le laissait libre d'imaginer une autre vie que celle des monstres envahisseurs de ses nuits nacrées, Trolls, sylphes, Elfes qui l'attaquaient de front et sur le fond de sa mémoire. Ses êtres malsains et méchants le poursuivaient jusqu'au levant et ainsi pour sortir des ténèbres, cet imbécile heureux, dernier d'une famille de sept enfants, surnommé depuis tous les jours qui se créent «  l'idiot du village » rêvait de se réincarner en sorbet, fraise, figue, citron, gingembre tout en peuplant sa chambre de ses maux doux dodu. Pour lui un nuage de lait dans le café était un voile de vapeur. Loin de l'envelopper d'une circonférence d'étoile, il se paraît d'une robe d'indifférence et mangeait beaucoup, jamais affaiblie, ce jeune dinosaure avalait une baguette, de la confiture, des tartines de beurre, du miel, et marchait aussi vite qu'une goélette au près.

D'où venait-il d'une île sans verdure ?

Ouessant. Une île au ponant, sans poney mais en compagnie de meute de mouton sur un bloc de granit, une non archipel, depuis sa naissance ce jeune Kerbraz se trouvait dans ses balades calfeutré dans un bourg ou poussait plus fort qu'une tempête un puissant quand dira t-on l'ignorant, ne sachant pas compter, Yvons ne suivait pas le cours des valeurs de la bourse, simplement il voyageait sur un courant d'air et voyait des rochers pâtissiers, des gelée au raisin que cet humain cueillaient à la vigne de ses illusions. Pas un bar en ligne, nulle citronnade ou verveine, une navigation virtuel, ce fou n'était pas sanguinaire, juste un peu extra et tellement ordinaire.

Face à lui la Manche, l'atlantique et cet amas de cailloux galactiques, qui devenaient des soufflés en banane les jours de suroît, lui qui s'inventait des couleurs : du bleu de sienne, des vert de Terre, du jaune amer, portant fièrement son amie, une rainette, paisiblement posée sur sa solide épaule qui croassait en pleine lune et son métier de marin de basse mer ne l'aidait pas à sortir de son affaire. Celle de ne pas se faire comprendre pourquoi on le révolvérisait du regard ainsi lui Yvons ne songeait qu'aux Charlottes en robe des cendres. Et puisque ce jeune homme se trouvait le seul dans ce cas là, né saint têtant le sein de sa maman pas hypocondriaque pour un sou, pas de psychose, de névrose, de schizophrénie, juste l'idée d'être chef d'un restaurant sucré/salé.

L'iode, il connaissait dans le passage du four entre le Conquet et le phare de ce nom de champion du piano, il traînait son hameçon à la recherche du poisson, pas de truite, trop de sel, mais des dauphins, des phoques, des mammifères marrant et des oiseaux palmés, fou de bassan, la sterne cette fameuse hirondelle qui protège son nid bec et palmes, goélands majestueux et mouettes aussi crieuses que reine de l'Océan et absolument flamboyante si dégoulinant de bonne santé, « presqu'elles sont des saintetés » se disait-il dans un mauvais français.

Ce, jour là, il promenait son charme sur le versant ouest, celui qui donne sur le rail où le train des bateaux de marchands passent. La manche, sans manchots, et si dangereuse pour les faibles voiliers de plaisance qui avancent entre quatre et sept noeuds que parfois tel des poireaux artificiels et ignorant les lois du ciel, ils s'égorgent sous la poupe ou la proue d'un cargo du couchant et coulent.

Non, lui Yvons il passait volatile ombre dans une brume passagère emportant comme unique bagage son délire de plaire aux cigognes qu'il devinait sans vergogne, et se demandaient quelque fois en croisant les couples d'oiseaux migrateurs où se trouvaient leurs nids d'amour. Absorbé dans ses pensées de sorbet, un gnome tomba de son pied d'estal, une petit bonhomme rond de moins d'un pouce, une petite bête, le simplet marcha dessus quand soudain l'envie lui reprit de s'allonger dans l'herbe rasée, brûlée, une risée lui souleva une mèche bleue, quand commença les démangeaisons, une formication l'alerta mais quelque chose d'étrange en ce temps de brouillard où seul le halo du bon dieu subsistait rendait étrange ce paysage familier.

_ Hops, vous pourriez faire attention dit une grosse voix venu d'outre-tombe !

Yvons, en nippes, regarda en l'air, l'ozone, le trou et admira la flopée de nuages, quelques cyrus et pas d'altostratus ce stradivarius de l'atmosphère, pas plus que des fractocumulus ou des cumulos-nimbus qui lâchaient une larme grise. D'où provenait ce son caverneux qui le sortait de son songe ?

Pendant le même laps de temps, Xérus qui descendait du ciel, un gnome, solide, s'accrocha à sa sandale, et quand le simplet pour plaire reprit sa marche en avant, la puce maléfique fit des magnifiques pas de six lieue, car il était grand ce jeune garçon, et dans la lande bretonne personne ne s'étonnait plus de ses longues virée entre le phare du Créac'h et le Stiff, ce noir et blanc, qui diffuse sa lumière pour alerter les promeneurs de l'Iroise, et l'autre rouge, repeint chrême qui annonçait le terrible Fromveur courant froid qui laissait aux apprentis sorcier des frissons dans le dos, en passant sans penser entre lui et Kéréon, ce phare de pierre granité.

Xérus, le vieux petit bonhomme, sans âge précis, ne connaissait, ni sa mère, ni son père encore moins sa date de naissance, il haletait face à l'effort de monter sur cet énorme pied, mais dans sa tête confuse il n'avait pas l'intention de lâcher sa proie, ce sanglier, ce taureau, cette viande fraîche, il en croqua un morceau mais la corne de la peau d'yvons était si ferme qu'il se cassa une dent de lait. Lui qui aimait tant lécher le sanguinaire se résolu à battre la campagne sans autre herbe que celle brûlée par l'astre moellon, le soleil, et dit toujours en colère :

_ Helo, tu vas où espèce de cornemuse, tu ne m'amuses pas ?

Le jeune marin entendait cette puissance qui provenait de nulle part, le ciel se couvrait de brume, de morceaux de pluie, et il chanta « Recouvrance » puis sans prévenir le jeune homme eut une envie pressante puis il alla se soulager derrière un ours, pas la Grande ours, ni au Nord, mais à l'Est de ses idées, une roche. Il avait un coup de pompe, et se demandait ce que cette voix était venu faire dans son paisible univers, urinant vilement sur un genêt qui ne demandait pas d'eau de cet odeur là, mais des regards. Yvons aime la nature aussi, il se méfiait pas de l'effet corrosif de sa potion magique lui qui ne mange pas de viande, ni d'oeufs, ni végétarien, ni végétalien simplement allergique à tout autre condiment que les fruits, les légumes, et les poissons de rivières, de bras de mer comme les abers ou encore de haute-mer, thon, sirènes, je rigole comme sa sève nuisible circulait dans les veines du petit déjeuner de ce massif jaunâtre, aux ajoncs clair et sans adjonction de mystère. Mécréant, il n'avait pas lu la bible. Au grand damne de ses dames qui ne comprenaient pas la leçon de « zizi » mon serpent à plume, histoire d'Eve au levant et d'Adam se couchant, trêve de digression. Yvons avait un gnome sur sa chaussure le temps virait au beau, baromètre mille treize hpa anticyclone, sur cet île, loin des villes, vils, et Yvons, ce vilain garçon ne faisait pas plus attention à Xérus sur son talon d'Achille qu'aux quelques milliards de milliards de fourmis dans l'écosystème, il rêvait debout, assis allongé à point c'est tout.
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