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 INFINITIVE

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Infinitive

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MessageSujet: INFINITIVE   Lun 17 Oct 2011 - 11:20

"Compte de la tendresse ordinaire" n°1

Valériane

Valériane :

- Tu m'entends Valériane, tu restes dans la voiture de Monsieur Jacques, mais tu ne touches à rien !! À rien !!
Valériane hoche la tête, sa maman est encore grondeuse. Elle n'aime pas cette voix qu'elle a avec elle. Pas du tout la même que celle qu'elle prend avec Nanou. Peut-être que dans une famille, les mamans ont une voix par enfant. Une voix qui arrive dans son ventre en même temps que le bébé. Et plus le bébé est beau et plus la voix est douce. Valériane n'était pas un beau bébé. Cela, elle le sait. Maman le lui a dit. "Il faut couper tes cheveux, ils ne sont pas jolis"." Cache donc tes genoux, ils sont laids"." Tu as de bien vilaines dents ma pauvre fille"...
Pourquoi ma pauvre fille ? Parce que moins on est jolie, moins on est riche ?
Valériane ne sait pas. Alors, comme elle n'est pas très jolie, du coup, elle est pauvre alors elle s'applique.
À faire comme il faut. Tout comme il faut. Ne jamais rentrer dans la chambre de maman pour y faire un câlin dans le lit, bien ranger ses affaires, rire souvent pour montrer comme elle est de bonne humeur. Ne pas désobéir.
Donc aujourd'hui rester dans la voiture et ne rien toucher.
Mais il y a ce petit bonhomme en plastique bleu, tout rond, tout rigolo. Il est attaché au rétroviseur avec une ventouse. Maman a vu le regard de Valériane.
- Je t'interdis de toucher au petit bonhomme Antar !! Tu as compris ?!
Valériane a compris, maman claque la portière et disparaît dans l'escalier de pierres. Valériane a compris alors elle le caresse des yeux, le petit bonhomme, elle le frôle de son cœur et lui parle de ses rêves. Il semble très attentif, il a même arrêté de gigoter au bout de sa petite chaîne. Il semble bien qu'il écoute ce que lui murmure la petite, mais comme il n'entend pas très bien, la ventouse se décolle et il tombe. Tout seul, tout droit dans le cendrier débordant de mégots sales.
Valériane sent son cœur qui s'arrête. Maman va revenir, elle l'accusera. Elle se faufile entre les deux sièges avant et de sa petite main maladroite essaie de recoller le bonhomme bleu. Il résiste, c'est qu'il ne veut pas, pense Valériane, il ne veut plus être accroché comme un saucisson. Il pleure sans doute d'être seul lui aussi. Ils se chuchotent tous les deux les plus belles promesses, elle ne l'abandonnera jamais. Maman est arrivée discrètement. (Sournoisement pense le bonhomme bleu)
elle gifle Valériane, la gifle numéro trois d'aujourd'hui.
- Tu es vraiment, vraiment méchante ! Une très vilaine petite fille !
Monsieur Jacques est avec elle.
- Ce n'est rien, oh vraiment, ce n'est pas grave ! Il te plaît Valériane ? Alors, garde le !
Maman a enfoui le petit bonhomme dans son grand sac. Valériane ne pipe pas mot. Elle attend. Sur l'autoroute, maman a ouvert la vitre et a jeté le petit bonhomme par la fenêtre. Valériane l'a vu passé, elle l'a entendu crier. Elle croise dans le rétroviseur les yeux de maman, ses yeux noirs. Elle ne pleure pas. Elle a juste le cœur au bord des mots.
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Romane
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Lun 17 Oct 2011 - 13:42

En guise d'entrée en matière, je dois dire que tu fais fort. Tant en poésie qu'ici, ça vrille le coeur.
Cette histoire ici me rappelle des situations réelles dont j'ai été témoin assez éloigné (les petiots étaient d'une famille d'un village où j'allais en vacances). Bref. Ton descriptif est assez minutieux pour être totalement réaliste.

Je me réjouis de te lire, Infinitive !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Lun 17 Oct 2011 - 23:02

C'est un très beau texte.
Malgré toutes ces années à m'occuper des petiots en danger, je n'ai jamais compris la cruauté des parents. Ca me dépasse. Ce que tu décris, par ailleurs, est très réaliste et très bien observé.
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Mar 18 Oct 2011 - 8:28

Bonjour,
Merci d'aimer...
il s'agit de l'extrait d'un recueil de très brèves nouvelles les "Comptes de la tendresse ordinaire".
Ou les atteintes de tous les jours faites aux enfants. Inconsciemment ou non...
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Infinitive

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MessageSujet: [b]"Jacadi à dit : Ouvrez les yeux !" ou "Faisons taire les enfants !"[/b]   Mer 19 Oct 2011 - 7:00

Bonjour matinal...

Je vous poste une série de textes courts, qui seront cette année, mis en scène et joués par des enfants de 8 à 11 ans.
chacun débute par :

Jacadi a dit : les yeux fermés !

et se clôture par :

Jacadi à dit : Ouvrez les yeux ! Ouvrez les yeux !!!



SOHRAB


Sohrab a 7 ans. Elle vit dans une montagne afghane avec son père, sa mère et son frère.
Là-bas, le ciel semble être marié avec la terre, les roches sont chaudes et douces sous les pieds.
Sohrab est une petite fille heureuse. Son père est calme, sa mère est tendre.
Elle ne voit pas beaucoup son frère, il est au village, à trois heures de marche sur les sentiers caillouteux.
Il habite chez l’oncle Emal. Il vit là-bas parce que c’est plus près de l’école.
Quand il revient le dimanche, fatigué de la longue marche, ils s’assoient tous les deux sur la grande roche qui surplombe la vallée, il sort de dessous sa djellaba un gros cahier bleu.
Et il lui lit les mots. Il lui lit l’espoir et l’avenir.
Et Sohrab rêve, elle rêve d’une vie ou qu’elle apprendrait à lire ou elle deviendrait docteur, ou elle habiterait en ville là,
elle pourrait peut-être marcher derrière un homme, les yeux baissés, mais en lisant le nom des étiquettes sur les marchés.
Sohrab songe à un cahier bleu qu’elle pourrait remplir de tous ses rêves. Demain son frère Daoud repart.

Il va apprendre le nom des étoiles.


LENITA


Je suis Lénita, et mon amie Ysabelli n’est pas venue ce matin au marché. Rafael dit qu’elle est perdue.
Je ne crois pas. Ysabelli connait la favéla comme sa poche, elle vit derrière le mausolée depuis deux ans.
Elle connait les heures des policiers. Elle sait quand il faut se cacher dans les trous des murs.
Elle sait se méfier des hommes étrangers qui veulent lui donner la main. Elle sait qu’il ne faut pas toucher à la colle.
Elle a 5 ans ! Elle est grande. Elle sait se débrouiller. Elle a vu disparaitre Alessandro. Elle sait mon petit ange, qu’il faut fouiller les poubelles des restaurants quand la nuit est là.
Pas avant. Qu’il faut les fouiller en même temps que les rats.

Ysabelli n’est pas venue. Elle est perdue, on ne la reverra plus.


JUSTINE

Maman pleure dans la cuisine. Il est rentré. Il a renversé le plat du poulet et cassé l’assiette de Jules.
Je me suis cachée derrière le canapé pour ne pas qu’il me trouve. J’ai fermé mes yeux, bouché mes oreilles très fort avec mes poings serrés.
J’espère qu’il va s’endormir et m’oublier. J’espère qu’il va repartir au café.
J’espère que maman va nous emmener, très loin, très loin de la maison.
J’espère mais maman est venue me chercher. Elle m’a grondée. Papa est fatigué. Il ira mieux demain. Sur la jambe de Jules, j’ai vu la trace.
J’ai vu le bleu qui montait sous son pyjama. Jules ne pleure pas. Moi si.
Le lendemain papa est revenu. Il avait acheté une voiture télécommandée pour Jules et une poupée pour moi.

Je me suis enfermée dans la salle de bain et je l’ai tapée la poupée, tapée ! Tapée ! Elle est cassée.



MEKDES


Tous les trois jours, nous partons en colonne, comme des fourmis, avec nos jarres sur la tête. Nous allons à la source.
Chercher de l’eau pour le village. Toutes les femmes. Les vieilles et les moins vieilles. Et les filles aussi.
Nous marchons dans la prairie sèche pendant 3 ou 4 heures et autant ensuite pour revenir.
La source est vive cette année. Les nourrissons pourront vivre.
L’an passé, Fatiha ma petite sœur est morte. On l’a enterrée dans la terre rouge et son âme vient me bercer les nuits ou je suis triste.
Ailleurs, dans un autre pays, un enfant reçoit pour son noël un jeu électronique qui coute 250 euros.
250 euros. C’est le prix qu’il faudrait payer pour faire creuser un puits dans le village. Un puits. L’an passé, 12 enfants sont morts et trois vieux aussi.
Un jeu électronique, douze vies d’enfants pour un noël.

Mekdes ne le sait pas, sinon, elle se coucherait là, dans la poussière rouge, pour mourir aussi de cette injustice-là.


KHIM


Je suis heureux ! Je suis heureux parce que je n’ai plus peur, parce que je n’ai plus mal, parce que je n’ai pas faim, parce que je n’ai pas froid.
Je vis depuis deux ans dans un orphelinat à Ambares. C’est une grande ville au Cambodge. Là-bas on a pris soin de moi. On a sauvé ma jambe.
J’habitais dans un village loin dans la vallée. Nous allions en ville avec ma mère et mon père, sur le sentier, la charrette nous secouait comme des arbres sous le vent.
Et puis il y a eu ce grand bruit, une mine, elle a détruit la charrette et puis aussi toute ma vie. L’ambulance m’a emmené dans ce grand orphelinat.
Je suis heureux. Parce que je n’ai plus mal.
La nuit je cherche, dans le noir, les bras de mes parents.
Et parfois, je rêve d’une maman du bout du monde, avec des cheveux d’or et des yeux bleus de ciel,
je rêve qu’elle ouvrira la porte et me tendra les bras, alors je passe mes journées à surveiller la cours, pour que je sois le premier qu’elle verra.

Hier Kedah est parti en France, il était fou de joie.


JONATHAN (sur l'air de "cadet roussel")

Jonathan a des yeux bleus, mais des vêtements bien trop vieux.
Jonathan a pleins de rêves, il rêve surtout d’un beau vélo !
Ah Ah Ah ! Ah Oui vraiment chez Jonathan y’a pas d’argent !!
Chez Jonathan on n’mange pas d’ viande ou alors juste un tout p’tit peu.
On ne mange pas non plus d’ légumes, sauf quand la mère va les voler.
Ah Ah Ah ! Ah Oui vraiment chez Jonathan y’a pas d’argent !!
Jonathan a une maman et un papa qui n’travaille pas.
Jonathan n’connait pas la mer, c’est bien trop loin et bien trop cher.
Ah Ah Ah ! Ah Oui vraiment chez Jonathan y’a pas d’argent !!
Jonathan n’est pas très heureux, cela se voit dedans ses yeux !
Il voudrait être comme les autres, mais il n’ joue pas aux mêmes jeux !
Ah Ah Ah ! Ah Oui vraiment chez Jonathan y’a pas d’argent !!

Ah Ah Ah ! Ah oui vraiment chez Jonathan y’a pas grand-chose !

BAMAKO

Bamako a huit ans, huit ans, mille ans !
Il s’est assis au bord de la route, ses petites jambes ne le porte plus, on dirait deux petites pattes d’oiseaux, deux brindilles sèches.
Il est seul. Depuis longtemps sa petite sœur a arrêté de pleurer. Sa mère l’a déposée dans un agbara coloré, au fond d’un fossé.
Bamako a faim, tellement faim que le riz, la couleur du riz, l’odeur du riz, le gout du riz lui donnerait la nausée.
Dans son ventre creusé, la faim a rétrécit son estomac à la taille d’une noix. Hier, il a mangé une racine. Le poids de la racine dans son corps l’a fait vomir.
Aujourd’hui Bamako s’est assis dans la terre rouge. Il a fermé les yeux et il attend.

Il attend et peut être qu’encore une fois ses jambes comme des brindilles le porteront un peu plus loin.

HAYAT

Petite fille aux cheveux d’or, petite fille aux yeux bleus. Dans ton pays c’est si rare, si rare et si précieux.
Petite Hayat dont le nom signifie bonheur, il faut ranger ta poupée
Hier ton père est rentré l’œil joyeux, il t’a porté dans ses bras et faite tourner, tourner ! Et toi tu riais petite enfant ! Tu riais en semant les notes de ta voix dans le vent !
Ta mère, silencieuse, se taisait.
Petite Hayat dont le nom signifie bonheur, il faut ranger ta poupée
Ton père, l’homme bon, l’homme sage a conclu ce matin un marché, dans la main d’un autre il a tapé.
Petite Hayat dont le nom signifie bonheur, il faut ranger ta poupée
Petite fille, il faut ranger tous tes jouets !
Demain dans tes jolis bras d’enfant, tu porteras peut être un nouveau-né !
Petite fille, demain est jour de fête, demain est jour de liesse ! Tu as onze ans ! Demain tu seras la fierté de l’homme juste, de ton père.

Demain tu vas te marier.


ISSAM


Hier, je jouais au ballon dans la cour en pierres devant la maison.
Hier j’étais un enfant ! Maintenant je suis grand. Pas encore un homme, mais je suis grand !
J’ai dix ans. Les soldats sont venus au village, ils ont parlé sur la place de la fontaine, ils ont parlés aux hommes qui baissaient les yeux.

Ils disaient :

- « Vous les hommes, vous devez venir au combat, vous devez venir avec vos bras, vous devez venir avec vos garçons !
Nous vous donnerons l’uniforme et puis aussi un fusil, regardez les fusils, ils sont beaux et lourds, ce sont des fusils de vainqueurs ! «

Ils disaient :

- « Nous devons chasser la vermine de la montagne, ils ne sont pas de notre race ! Nous devons renvoyez tous ces chiens dans la terre qui les avalera ! »

Ils disaient :

- « Nous donnerons de l’argent à vos femmes, vous serez riches comme jamais, il faut envoyer ces garçons au combat ! Ils sont l’avenir de cette terre ! »

Ils disaient :

« Nous prendrons les fermes de la montagne et nous vous les donnerons ! Vous serez riches ! »

Mon père m’a poussé vers eux. Ils m’ont emmené.
Aujourd’hui je suis soldat, je vais au combat. Je tuerais ces chiens de la montagne, je prendrais leur ferme.
J’espère qu’Anou aura le temps de fuir. Anou mon ami de la montagne, Anou le fils des chiens de la montagne, Anou, mon ami de toujours.
J’espère qu’au bout de mon canon, je ne verrais pas son front brun et doux. J’espère.

Aujourd’hui je suis grand, je ne suis plus un enfant. J’ai dix ans.


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Romane
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Mer 19 Oct 2011 - 13:16

Tes textes sont poétiques et réalistes, les chutes tombent à pic si je puis dire. J'ai beaucoup aimé la manière dont tu amènes chaque brève !

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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Mer 19 Oct 2011 - 18:44

Merci Dame Romane.
Joués par des petits bouchons, tu vas voir le coup de poing dans le coeur...

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Romane
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Mer 19 Oct 2011 - 22:07

Je n'ai aucun mal à imaginer. Les grands messages délivrés par la voix de l'enfance font souvent impact dans le public... Et puis voilà une belle occasion pour expliquer aux enfants que d'autres de leur âge vivent malheureusement des situations tragiques...

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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Jeu 20 Oct 2011 - 0:57

C'est très beau, merci pour ces voyages tendres, terribles et poétiques.
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MessageSujet: Re: INFINITIVE   Jeu 20 Oct 2011 - 9:54

J'ai eu une discussion hier, avaec un parent d'une petite de 9 ans;
" ne penses-tu pas lydie, que ces textes sont un peu tristes et durs pour des enfants de 9/10 ans ?"

J'ai fini par clore la conversation en lui disant simplement que si, des enfants de 0 à 10 ans pouvaient être en situation de VIVRE ces textes, d'autres parmis les plus grands, à l'autre bout du monde pouvaient au moins les énoncer... Il faut savoir tout de même, que ces textes ont été créés suite à un atelier d'écriture avec les mêmes enfants. Je n'ai fait que mettre les mots dans l'ordre. Il s'agissait de leurs idées. De leurs inquiètudes.
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