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 ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS

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Tryskel
Miserere mei
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MessageSujet: ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS   Sam 22 Oct 2011 - 20:57

J'aime bien savoir d'où viennent ces mots et expressions qu'on emploie tous les jours, ils sont une origine (souvent discutée) une histoire, s'ils sont anciens, ils ont évolués avec le temps, parfois perdu leur sens originel...

J'ai fouillé dans LU, mais si j'ai croisé des fils consacrés à l'origine des expressions, proverbes ... je n'en ai point vu qui s'interessaient uniquement à l'étymologie, à l'histoire des mots.
Certes il y a l'incomparable et incontournable Lexicatif de Vic,mais comme le rappelle le maître des lieux: celui ci ne répertorie et n'explique que les mots employés par les poètes lutiens!

Il advient justement que Vic nous convie d'ici à la Noël à " PLANCHER" sur " A Chacun son Cap Horn", invitation au voyage que je compte honorer.

"Plancher" signifie, rédiger un texte, une dissertation, un dossier, un mémoire.
Quel rapport entre l'écriture et le sol boisé de nos demeures? Questionneuse impénitente, je me le suis souvent demandé.

Il apparaît que le terme viendrait des pratiques de la Franc Maçonnerie, au cours de la tenue d'une Loge, un frère présente le résultat de ses recherches sur un thème donné, présentation qui est nommée: "Planche", en réfèrence au travail des menuisiers, la Confrérie des Francs Maçons étant issue à l'origine des métiers du bâtiment.
Cette étymologie est bien sûr contestée...

On peut ratacher le mot à la planchette sur laquelle on écrivait jadis, recouverte de cire dans l'Antiquité, elle servait de brouillon et s'effaçait aisément, la cire malléable pouvant être réutilisée souvente fois.
Par la suite, les escholiers du moyen Age n'ayant pas de table, la planchette devint support pour les feuilles de parchemin ou de papier...

Et nous, à présent, planchons allégrement sur les thèmes divers et variés qui nous sont proposés céant!


Dernière édition par Tryskel le Dim 23 Oct 2011 - 14:53, édité 1 fois
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zoé sporadic
Jasmine calamardesque
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MessageSujet: Re: ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS   Dim 23 Oct 2011 - 1:51

Tryskel a écrit:
J'aime bien savoir d'où viennent ces mots et expressions qu'on emploie tous les jours, ils sont une origine (souvent discutée) une histoire, s'ils sont anciens, ils ont évolués avec le temps, parfois perdu leur sens originel...

chinois
Ce travail est quasiment inutile pour les es latinistes/hellénistes, les bienheureux !
C'est vrai que la recherche mange un peu de temps, mais elle permet souvent de recadrer ses idées, et, il me semble que c'est encore là faire oeuvre d'historienne ! Wink Quant à Vic, je trouve ses investigations aussi subjectives que passionnantes, il reste un conteur avant tout !
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Tryskel
Miserere mei
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MessageSujet: Re: ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS   Dim 23 Oct 2011 - 17:49

Cette question, nonobstant la richesse inventive de l'Argot, je me la posais depuis des lustres.

Recherches...
Comme souvent nombreux sites, lequel m'apporte les réponses les plus satisfaisantes?
"M'apporte" c'est subjectif, je pioche dans ce qui me paraît convenir, à quoi? A l'idée que j'avais, souvent vague, parfois pas d'idée...

Il ya toujours une réponse qui vous attend quelque part, et une foultitude de questions découlant de la réponse!



Bonjour,

Pourquoi utilise t'on des noms de poisson (morue, maquereau) pour les gens de mauvaise vie ?

Merci



Réponse du service Guichet du Savoir

Définitions et tentatives d'explication (quand cela est possible) du glissement de sens des mots recherchés, par le Dictionnaire historique de la langue française :

Morue n.f. : est peut-être issu (1260) d'un type antérieur aux premiers textes molus ou morlus, composé du celtique mor (->mer) et de l'ancien français luz, lus "brochet". A l'appui de cette hypothèse, on cite généralement le diminutif moruel attesté sous la forme muluel (1140) ; cependant, l'exemple de moluel donné comme antérieur (1036) est très postérieur : il est tiré du cartulaire de Saint Vaast d'Arras publié d'après une copie du XVIe siècle. P. Guiraud propose plutôt de faire de morue un emprunt au provençal morrude "grondin", de mourrut "lippu" issu de moure "museau".
Morue est un grand poisson de mer du genre gade faisant l'objet d'une pêche intensive pour sa chair et pour l'huile de foie de morue, employée en thérapeutique et comme fortifiant.
Au XIXe siècle (1849), sans autre explication que la métaphore animale appliquée à des noms de poissons, peut-être par les injures des Halles, le mot désigne une femme de mauvaise vie, avant de devenir un terme très injurieux adressé à une femme, sans contenu précis.


Maquereau n. m., apparu sous la forme makerel (1140) devenue maquereau (1400), est d'origine incertaine. Traditionnellement, on y voit un emploi figuré de maquereau, ce poisson ayant, pour rôle, selon une croyance populaire qui ne semble toutefois attestée qu'à partir du XIXe s., ce qui rend cette étymologie bien douteuse, de rapprocher les harengs mâles des harengs femelles qu'il accompagne durant leurs migrations. Selon P. Guiraud, le mot se rattacherait plutôt à la famille de maquer, macher (-> mâcher) «frapper, contusionner» d'où «marquer de taches», le maquereau étant un poisson tacheté. Mais les dérivés de makk- au sens de «meurtrir» n'apparaissent en français qu'au XVe s. (bien que le provençal les connaisse vers 1200).
Le mot désigne un poisson de mer au dos tacheté.

Maquereau, elle n., au féminin makerele et au masculin maquereaus (v. 1278), est un emprunt au moyen néerlandais makelâre «courtier, intermédiaire», également attesté en Flandre et en picard dans les textes français de la fin du XIIIe s. ( 1270, à Saint-Omer au sens de «courtier»). Ce verbe est dérivé de makeln «trafiquer», de maken «faire», correspondant à l'anglais to make (->maquiller).
En français, le mot désigne le tenancier d'une maison de tolérance, puis celui qui vit de l'argent des prostituées. Il est devenu vulgaire comme ses synonymes (barbeau, etc.), par rapport au mot savant proxénète et à souteneur, usuel et plus neutre. C'est aussi un terme d'injure vague, quelquefois avec la valeur d'«entremetteur» (v. 1700).
Le féminin "maquerelle" (dont la forme a été refaite récemment sur maquereau) est employée vulgairement comme juron sous la forme rnacarelle, du
provençal macarello (de l'ancien provençal macarela, XVe
Mac n. m.. abréviation argotique (1835) pour maquereau, s'applique surtout au type social. Il s'est répandu dans l'usage familier, à la différence du féminin maqua (fin XVIIIe s. Restif) et a produit "maquer" (1883) "prostituer", surtout dans se maquer et être maqué (1889), quelquefois "être marié" (maqué avec quelqu'un) et au figuré "être inséparable".

Un site que j'ai placé dans mes favoris!
http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?s=d1593f3eccfe5fb0f8fbf32ddb3c16b4&showtopic=28030



Proxénéte:

Du grec: pro= pour et xénos= étranger

Le terme a glissé de sens depuis l'Antiquité où il désignait dans une cité le citoyen chargé de recevoir les étrangers (ceux qui n'appartenaient pas à la cité), le "proxénéte" était responsable de l'accueil et de la bonne conduite des étrangers durant leur séjour, il en répondait sur sa personne et ses biens.
Autant dire que ça se bouculait pas au portillon pour assumer cette charge, et quand les volontaires manquent, on en désigne!


Et tant qu'on est dans les poissons, pourquoi appelle t-on un coiffeur un "merlan"? Poisson dont le regard passe pour totalement inexpressif quand il est frit? mdr
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filo

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MessageSujet: Re: ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS   Dim 23 Oct 2011 - 19:46

Moi qui croyait juste que c'est parce que ça pue... Ange

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
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MessageSujet: Re: ETYMOLOGIE, HISTOIRE DES MOTS   

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