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 LA PHOTO(graphie)-THERAPIE

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K.ROLL

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MessageSujet: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Sam 3 Déc 2011 - 13:04

Il m'aura fallu plusieurs années de pratique et d'approches pour donner un nom à ce que je pratiquais déjà au travers de l'échange humain , du regard et de la photographie.
Il aura fallu qu'une "technique" voit le jour dans le monde de la photographie, une nouvelle tendance que les photographes s'arrachaient pour mieux vendre leurs services mais... .
Je me suis donc penchée sur tout ça. J'ai essayé de comprendre les démarches de mes confrères sur la région... de savoir ce qu'ils entendaient par là, ce qu'ils impliquaient dans cette démarche autant de la part du model /client que de leur part.
Qui vivait quoi comment ? A quoi cela devait-il servir ? Est-ce que les prestations qui étaient proposées à prix d'or étaient bien réalistes ? efficaces ? justes ?
J'ai aussi beaucoup analysé mon rapport avec l'autre, celui de l'autre avec moi et des résultats.
Ce qu'il en est ressorti depuis mon avis c'est que la photo(graphie) -thérapie ce n'est pas tout et n'importe quoi. Les confusions qu'il peut y avoir sont nombreuses , beaucoup s'en servent, les dégâts peuvent l'être aussi car en ce lieu précisément "la photo / l'image" devient un formidable outil qui peut apporter et aider ... comme il peut faire énormément de dégâts.

Un p'tit coup de projecteur depuis l'analyse que j'en ai faite mais que je crois honnête au travers de l'article que j'ai rédigé et que je conseillais aux gens qui souhaitaient entreprendre cette démarche sur leur image.

" Quel est donc ce nouveau mot en vogue chez les photographes ?

Je vais tenter de m’appliquer au mieux pour vous expliquer quelle est cette méthode, de définir au mieux son but et les règles qui doivent la guider pour réellement être efficace dans sa vraie mission.

Pour commencer, cette photographie-thérapy ne doit pas être confondue avec la photothérapie (thérapie basée sur le traitement de certaines maladies par l’action de la lumière).

La photographie-thérapy est une vraie démarche vers la prise en compte du bien être apporté à une personne par le fait d’être photographiée et de se voir renvoyer sa propre image dans un but de valorisation de l’être.
Beaucoup de personnes ont un regard négatif de l’image qu’ils renvoient, beaucoup se sentent dévalorisées et de plus en plus de personnes souhaitent donc mener une action sur leur image.
Cela peut intervenir aussi bien dans le cadre personnel se sentir capable, oser aller vers de simples envies ou des projets qui les tiennent à cœur de mener à bien … que dans le cadre professionnel : un chef d’entreprise, un cadre qui dirige une équipe doit valoriser son image « humaine », son image « positive » ou encore les commerciaux et vendeurs pour qui l’estime de soi renforce la confiance et l’assurance dans son travail.

En effet, il n’est pas simple de démontrer que tout un chacun est un peu responsable de l’image qu’il montre à autrui. Pourtant, hormis les personnes ayant professionnellement une relation avec l’image (artistes, modèles etc …), le commun des mortels n’est pas conscient de l’image qu’il donne à percevoir à autrui. Ce qui explique que très souvent des personnes sont mal à l’aise devant l’objectif photographique.

L’objectif est dans ce cas perçu comme un regard extérieur introspectif, qui les amène à se sentir dans l’obligation de poser ou de s’imposer une contenance. Au-delà de la réflexion sur le fait que chacun a sa beauté qu’il convient de sublimer, c’est parfois la réalisation de fantasmes rejetés par notre société, que ces prises de vue concourent à la libération, comme un désir d’exhibitionnisme que chacun peut éprouver. La photographie et la mise en scène, parfois, peuvent donc permettre d’être ce que l’on ne peut pas être et que l’on aimerait … . C’est un moment de liberté d’expression, un besoin d’évacuer parfois.

La photographie-thérapy permet donc le mieux être par l’obtention d’une meilleure image de soi. C’est une vraie méthode conduisant à préparer psychologiquement et physiquement le modèle, pour l’amener à une réconciliation de l’être et de son image. Aider toute personne à s’aimer et à se plaire sur le papier glacé, c’est aussi lui apporter l’assurance, c’est l’aider à s’aimer et à se plaire. Elle permet de vaincre les doutes, les inhibitions qui permettent l’épanouissement d’une personne en tant que « je ». Elle apporte du bien être en découvrant une belle image de soi au travers d’un vrai regard.

Ce n’est donc pas son image qui change mais son regard sur soi. Le photographe qui la pratique ne pourra donc pas parler de technique "en particulier" car l’appareil photographique n’est pas dans ce cas l’outil permettant à réaliser cette mission. Nous parlerons alors du regard du photographe celui-là même aura ces qualités de percevoir l’émotion mais également de la transmettre. Il s’agit donc d’une technique qui ne peut être pratiquée que de façon unique et personnelle dépendant des qualités humaines de celui qui la pratique.

Accepter son image en apprenant à porter ce regard sur soi, ne veut pas dire faire de la belle image. Quand je dis cela, je précise alors ma pensée et j’explique qu’il ne s’agit pas de leurrer ou conforter le regard de l’individu mais bel et bien le faire accepter lui tel qu’il est. On peut dans certains cas pousser le travail de l’image sur de la retouche, il n’est pas difficile d’effacer les imperfections, de fabriquer du "beau" (je n’aime pas ce mot) pour SATISFAIRE sa propre estime. Cela peut faire partie d’une autre démarche personnelle souhaitée mais dans ce cas précis je ne l’entends pas comme constructive pour créer l’équilibre recherché tel que le prévoit réellement la photographie-thérapy.

Nous pourrions dans ce cas alors voir des graphistes ou des retoucheurs proposer de vous transformer en "star" par l’image crée et transformée sous ce terme nouveau et vendeur qu’est "la photographie-thérapy" ! Dans mon idée, ce travail "visuel" s’apparenterait beaucoup plus à du "morphing" plus qu’à un réel travail sur l’individu et l’estime qui est une démarche plus "INTÉRIEURE à l’être ".
Une fois le "Beau" cliché réalisé qu’en est-il réellement de son rapport à l’image, lorsqu’il est à nouveau renvoyé à sa propre réalité ??? .

Il n’est pas rare de voir des photographes mettre en avant "le milieu" "l’atmosphère" d’un studio photographie pour ce "service".
Dans ce cas précis, il est important de dire que cette ambiance n’est pas "la source" même de la photographie-thérapy. Elle peut faire partie des "outils" qui favorisent ou non "la condition" de l’individu.
Même, si évidemment, l’individu se retrouve face à des émotions nouvelles que peuvent apporter les conditions d’un studio photographique, il ne faut pas confondre cette "découverte émotionnelle" comme étant un chemin actif sur le travail de son image.
N’importe quel individu peut vivre comme étant une "aventure" cette rencontre en studio, mais en aucun cas il ne faudra la confondre avec "ce" travail sur le regard et son image.
La plus grande attention est donc portée sur « SA » personne, son « JE », son « MOI » profond et son propre regard et non à l’image qu’il faudrait lui fabriquer . Même si cette pratique peut effectivement conforter "un besoin" il ne peut être considéré comme de la photographie-thérapy et je serais plus à même d’alerter sur cette technique qui peut atteindre une certaine fragilité et avoir un impact sur l’individu que nous ne serions pas à même , en tant que photographe, d’analyser, de maîtriser et contrôler.

Passion pour les valeurs humaines, douceur et attention et tout à la fois beaucoup de professionnalisme sont nécessaires pour mener à bien cette aventure photographique qui dépasse le simple clic et clac. La photographie-thérapy nécessite de se dévoiler. Il est absolument nécessaire de créer un climat de confiance propice à l’intimité d’une séance. Mais là aussi, il ne faut rien généraliser et c’est par l’écoute attentive et beaucoup de sensibilité que le photographe peut capter et traduire ce que chacun éprouve et cela sans faire intervenir les notions de temps qui seront nécessaires pour chacun des individus (il faut parfois des jours pour pouvoir arriver à un début de résultat et aucun photographe ne peut être à même d’affirmer que la mission sera pleinement remplie au bout de X heures prévues dans un forfait unique.

La Photographie-Thérapy est conçue comme un ensemble intégré de techniques flexibles, plutôt que comme des directives fixes basées sur un modèle théorique. Elle implique l’interaction des individus avec leurs constructions visuelles uniques de la réalité (la photographie devenant un verbe actif qu’un nom passif/réfléchi), ces techniques peuvent être particulièrement efficaces avec les personnes pour qui la communication verbale est physiquement limitée, socialement marginalisée, ou selon une situation inappropriée à cause d’une mécompréhension des indices non-verbaux.

Cette thérapie par l’image communique , elle est un langage adapté au regard et à l’interprétation de chaque individu: ce n’est pas une technique "objet" que tous les photographes peuvent réellement saisir. Elle aide l’individu à examiner consciemment et réintégrer par la suite de façon cognitive, les intuitions déclenchées par les photos, dans le but de mieux comprendre et d’améliorer leur vie. Nous pouvons dire qu’elle devient un langage universel dès l’instant où chacun adaptera son regard , utilisera ses propres « codes » de compréhension.

Comprendre tout cela c’est déjà changer son regard et « VOTRE REGARD SUR VOTRE IMAGE PEUT TOUT CHANGER ! »

Bien évident avis aux photographes, la "PHOTO-THERAPIE" est une marque déposée à l’INPI !

K.ROLL "

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Romane
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Sam 3 Déc 2011 - 15:23

Excellent, ce nouveau sujet, merci de l'avoir lancé, belle photographe !

L'image de soi pose souvent problème : entre le trop et l'insuffisant, l'à côté de la plaque aussi, il y a de quoi faire. Image intérieure ou extérieure... pfiou ! Et puis l'impact du regard des autres. La soumission involontaire des regards à une certaine mode. Les refus du regard.

Tout cela est un peu chaotique dans mon esprit au réveil, mais ça bouscule. Quand j'aurai fait le clair j'aurai sans doute des questions à poser, par ici !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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JoK
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Sam 3 Déc 2011 - 15:33

En lisant cet article, tu comprendras certainement mieux...

http://culturevisuelle.org/parergon/archives/1306

AngeR
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filo

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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Sam 3 Déc 2011 - 17:42

Je n'avais jamais entendu parler de la photo-thérapie ou photographie-therapy et à fortiori d'une vogue à ce sujet.
C'est intéressant ! En serais-tu l'instigatrice ?
Je me posais quelques questions :
S'agit-il de poses uniquement, ou aussi de clichés pris sans poser (plus naturels et authentiques) ? A moins que le fait justement de poser entre à escient dans le processus ?
S'agit-il de portraits de visages ? Ou plus ? Jusqu'à où ça peut aller, si on joue sur une certaine forme d'exhibitionnisme ? Y a-t-il des limites ?
Est-ce que cette technique a été "validée" ou au moins commentée par des psys ? Ne faut-il pas avoir quelques notions de cet ordre pour prétendre proposer une thérapie basée sur un substrat aussi délicatement psychologique ?
Le fait pour le modèle/patient d'obtenir ses photos suffit-il au déclic psychologique attendu ? Ou la démarche, la séance de pose, l'attente, l'apprêtement, etc sont-ils aussi importants?
Les résultats ne sont-il pas difficiles à constater, voire impossible à évaluer ensuite ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Sam 3 Déc 2011 - 23:46

@ jok


mdr mdr mdr mais.... à mon sens ils disent vrai sur les cheminements qu'on peut avoir ou encore sur les codes que ça interpellent. C'est un domaine qui m’intéresse beaucoup !
Il n'y a qu'à voir tiens... comment est travaillée l'image pour les publicités... il y a un vrai travail et une vraie étude sur la communication, ce qui interpelle, ce qui soumet tel ou tel message, sur les réflexes de l'oeil (on place tel ou tel chose à tel endroit de la pub ou d'une page parce qu'on sait que le l'oeil dans ses réflexes inconscients réagira à ci ou ça, à telle couleur ou pas.... ).
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 1:31

filo a écrit:
Je n'avais jamais entendu parler de la photo-thérapie ou photographie-therapy et à fortiori d'une vogue à ce sujet.
C'est intéressant ! En serais-tu l'instigatrice ?
Je me posais quelques questions :
S'agit-il de poses uniquement, ou aussi de clichés pris sans poser (plus naturels et authentiques) ? A moins que le fait justement de poser entre à escient dans le processus ?
S'agit-il de portraits de visages ? Ou plus ? Jusqu'à où ça peut aller, si on joue sur une certaine forme d'exhibitionnisme ? Y a-t-il des limites ?
Est-ce que cette technique a été "validée" ou au moins commentée par des psys ? Ne faut-il pas avoir quelques notions de cet ordre pour prétendre proposer une thérapie basée sur un substrat aussi délicatement psychologique ?
Le fait pour le modèle/patient d'obtenir ses photos suffit-il au déclic psychologique attendu ? Ou la démarche, la séance de pose, l'attente, l'apprêtement, etc sont-ils aussi importants?
Les résultats ne sont-il pas difficiles à constater, voire impossible à évaluer ensuite ?


Il me semble que ça fait plusieurs voir pas mal d'années que ça existe.Je n'ai pas poussé ma recherche jusque là ou dans ce sens.
Dans tous les cas, je crois que ça a tout d'abord permis à des photographes comme moi de s'expliquer un échange très particulier avec les modèles qui a des effets visibles sur la personne. C'est très varié mais il y a un effet très positif à divers niveaux.

Je n'en suis pas l'instigatrice, non.
je ne vais pouvoir te répondre qu'au travers de mon expérience. Ce que j'en ai saisi en tous cas.

A mon sens, il est simplement impossible de vendre ce procédé sous forme de prestation shouting qui comprendrait tel ou tel genre de clichés, tant d'heures etc... je suis très septique sur les prestations qui prétendent que pour (au pif) 550 euros et une heure tu peux avoir une séance de photographie-thérapie avec tous ses bénéfices.

Les problèmes sont très différents, le rapport que chacun peut avoir avec son image n'est pas le même, ni les envies et il n'y a pas de formules universelles, bien au contraire.

Déjà, je pense que pour ce genre d'échange, la personne doit pouvoir apprécier le travail , le style du photographe. Parce qu'au départ, la chose la plus importante à construire et à installer c'est la confiance.
Quand ces personnes regardent ces photos, ton travail les place automatiquement face à leurs envies, leurs limites, leurs complexes.
Je pense que le fait d'être une femme m'apporte une certaine facilité dans l'échange et dans cette confiance . D'après ce que m'auront expliqué plusieurs modèles femmes c'était plus difficile d'envisager de se dévoiler face à un homme photographe (dévoiler intérieurement déjà).
Ici dans ma région en tous cas , très peu d'homme savent regarder et photographier une femme. C'est très souvent très limite du vulgaire, j'en suis parfois à me demander où se placent les notions de respect par rapport à ce regard. Souvent, les photographes veulent disposer de leurs modèles. Ils leurs imposent telle ou telle pose, telle ou telle scénario. J'ai souvent des commentaires de photographes hommes qui ne se retenaient pas pour écrire "c'est nul ! elle nous montre pas ses seins ! "
Je ne fonctionne déjà pas comme ça. Je ne sais jamais d'avance à quoi ressemblera un shouting avec un modèle, les gens m'inspirent par ce qu'ils sont et je sais qu'ils n'auront qu'à être eux-mêmes pour que l'aventure commence. C'est le modèle qui me guide le plus souvent, quand je sens qu'il a envie de réaliser telle ou telle chose.

Pour en revenir au point de départ, dans ce cadre particulier, où la personne me fait parvenir cette demande précisément, je sais que le temps n'est plus à compter.
Je commence par discuter avec la personne. J'écoute ce qu'elle me raconte , comment elle me parlera de son rapport avec l'image, pourquoi elle a horreur qu'on la prenne en photo et pourquoi elle aimerait. De quel problème part-on nous et où voulons-nous arriver. Quand je dis arriver , je ne parle pas du cliché en lui-même mais bel et bien du processus qu'il faudra entamer pour qu'un vrai travail en soi s'effectue : la réconciliation.

QUand les gens parlent, c'est très étonnant tout ce qu'ils peuvent raconter, c'est étonnant de découvrir tout ce qui peut générer un malaise de l'être avec son image. Une cliente m'aura parlé de la réflexion d'une grand-mère sur son physique, une autre des horribles clichés... et puis elle ne se trouve jamais belle de toutes façons.... d'autres parlent d'assurance, de pas à franchir.... .
J'étudie leurs réactions, j'observe leurs gestes. Tout parle et indique, c'est une piste à suivre : un poing serré, une main qui persiste à cacher un endroit, les mimiques que chacun peut avoir... je leur montre des photos que j'ai fait, ils m'en montrent, ils me disent celles qu'ils aiment , celles qu'ils aimeraient faire, m'expliquent pourquoi sans trop y croire , comme si pour eux c'était impossible.

Avec tout ça tu as appris à regarder cette personne, à saisir sa morphologie, son physique, les angles à travailler, le regard, la forme du visage... la nature de ce qu'elle est... ses goûts... tu apprends à respirer ses couleurs, sa sensibilité ... . C'est long mais j'ai eu la preuve que sans tout cela tu ne peux pas concrètement apporter quelque chose de constructif à long terme.

Je ne peux rien prévoir à l'avance , je ne cadre pas ces shoutings et cela d'aucune façon. Je suis là pour accompagner une personne et lui apporter un outil "l'image".

Nous décidons ensemble si tout doit se dérouler à l'extérieur ou l'intérieur (en studio). J'ai remarqué que les gens préfèrent commencer par le studio. C'est plus intime, il n'y a pas cette peur d'être vu. Ce n'est que sur d'autres séances que les gens décident d'aller sur l'extérieur mais à ce stade, je sais , que ma mission est accomplie et en quelque sorte ils sont près à affronter "le monde".

La seule consigne que je donne c'est " tu prends les vêtements que tu veux. Ceux que tu aimes, ce que tu aimes mais que tu n'oses jamais porter si tu veux... tu peux amener tout ce que tu veux, bijoux , chapeaux, manteaux chaussures... c'est toi qui choisi et décide ! Et s'il y a des valises entières eh bien ça ne me gêne pas...".

Les gens arrivent effectivement avec des tonnes de fringues et d'accessoires.... de tous les genres, de tous les styles.... ils ont l'envie et c'est ça qu'il faut savoir préserver.

Quand ils arrivent , je les mets à l'aise. Nous nous connaissons déjà, j'en sais déjà beaucoup sur eux ce qu'ils m'ont dit et ce que j'ai perçu et deviné.

Je leur montre le matériel, je leur explique à quoi ça sert.

Le shouting commence. Les 3/4 du temps les gens sont très couverts. Gros pull, pas spécialement coiffé ou maquillé pour l'occas. Je sais qu'iln'attende pas une mise en scène mais un vrai échange. Tout ça m'arrange. Nous parlons beaucoup pendant que l'appareil fait son travail : le bruit, l'oeil de l'objectif. Ils ne les connaissaient pas encore ! Tiens !

Il peut se passer des heures et des heures avant que le modèle arrive enfin à se poser, se détendre, s'habituer à tout ça, finisse par oublier le bruit de l'appareil. Moi ? je leur parle , nous parlons, nous rigolons... les tous premiers clichés ne sont pas ceux que je garderais. On y voit souvent tous les blocages de la personnes. Mais c'est contradictoirement le moment où tu dois être très attentif. En parlant et en rigolant, les gestes naturels de la personne, ses regards, ses vrais sourires se glissent de temps à autres... une seconde oubliée... et là tu as le vrai naturel de la personne... l'intime.
Et puis à un moment, tu sens que tout se relâche, la personne commence à vivre l'échange sans se sentir "visée". C'est la phase où j'arrive à prendre les clichés les plus naturels... je les montre... "regarde ! C'est toi ! Est-ce que tu te reconnais ?". Et en général les personnes se plaisent et se reconnaissent. Ils regardent longuement comme s'ils se découvraient un nouveau visage. ça me fait souvent sourire parce que je sens déjà le bon et beaucoup d'émotions.

Petit à petit, les pas se franchissent, les tenues défilent. La personne s'amuse. C'est elle qui me guide et je la laisse faire. Il y a des portraits, il ya des prises entières.... tout dépend des positions, des jeux que la personne decide. AU bout d'un moment, quand je sens que je peux apporter plus, qu'on peut exploiter "cette liberté".... je propose telle ou telle pose... je les coiffe ou recoiffe... parfois je les maquille.

Et tout continue à avancer, la personne avance. La personne se découvre, elle s'aventure... et ce qu'elle voit des clichés la rassure et l'encourage. Là une étape importante arrive. Nous y sommes.... elle aurait toujours aimé oser si ou ça.... nous parlons en même temps que le shouting continue. Je mets à disposition tout ce qui peut nos permettre d'avancer.

A présent avec moi ils savent.... ils savent qu'ils peuvent... mon regard et mon travail leur plait... tout se déroule bien , ils vivent leur aventure "unique"... ils se libèrent et toi derrière ton objectif tu vois leurs ailes pousser.

Très souvent, cette femme qui est arrivée avec son pull trop grand et son jean finit par me demander de faire du nu ou des séries en lingerie fine. Je sais alors qu'elle veut se sentir femme, c'est l'image qu'elle veut d'elle là à cet instant.
Je ne fais pas de nu pornographique, je fais du nu à fleur de peau "voir sans voir" . Je ne pousse rien , je tourne autour d'elel et il n'y a rien que je ne lui prendrais qu'elle ne veuille pas montrer ou dévoiler.

Quand je pense que le but est atteint et que nous avons fait le tour de ce qui était important, le shouting prend fin en accord commun.

Nous regardons vite fait les photos, en général, je n'ai que des réactions positives et jen'ai qu'à regarder leurs yeux et leur visage pour savoir que oui ! Je les ai aidé !

Nous échangeons ensuite par voie de mails . A mesure que j'avance les retouches de base et les ajustements , je les fais parvenir. Certains s'en satisferont d'autres au contraire demandent des retouches plus poussées : embellissement de la peau, mise en valeur de ci ou ça... ils semble que certaines personnes aient ce besoin de voir un jour leur image " sublimée". Si dans le cadre de nos échanges cela me semble partir d'un sentiment légitime et salvateur, j'entame alors une autre approche. Celle qui me permettra de savoir si cela peut avoir un effet ou pas sur la "réalité de la personne " , si cela peut renverser le processus ou pas. Et si je suis rassurée, j'y vais pas paliers car personne n'attend la même chose.

En dehors de cette démarche particulière, j'ai constaté des changements positifs chez mes modèles. Et cela de tout âge.
Le plus récurrent est le fait d'oser ce qu'on n'oserait pas dans la vie courante, les gens ne se testent pas sous le regard des gens qui les entourent. Se voir dans un miroir au travers de son regard et se voir au travers du regard de quelqu'un d'autre ce n'est pas la même chose, ça n'apporte pas la même chose. On s'amuse avec les coiffures, les maquillages, les vêtements, les styles et les gens se découvrent autrement. Je leur permet cela et je le sais. J'ai d'ailleurs un nombre incalculable de cartons remplis d'accessoires, de chapeaux, de vêtements de toutes formes , de toutes tailles, de divers coloris.... tout est à leur disposition.
A ce niveau je parle souvent d'effet de relooking.

Mes plus longs shouting (je parle de prise de photos) auront duré 2 jours complets, du matin au soir. La pause repas est le où l'on se pose, on fait le bilan, on se donne des idées... et les envies naissent.

Bien au-delà de tout ce que j'aurais pu espérer, l'une de ces démarches avec la fille d'un couple d'amis a fini en thérapie de groupe et familiale. La jeune fille avait besoin de cette démarche pour elle, mais aussi pour le regard de ses parents. Nous avons discuté tous ensemble, puis j'ai discuté aussi avec ses parents... et tout a été bénéfique pour tous.
Je prends souvent de ses nouvelles, ses parents m'en donnent aussi. Elle s'est libérée depuis cette aventure, elle n'est plus la même. Elle a pris conscience de beaucoup de choses, elle est épanouie et elle vit.

Quand je présentais cette prestation, je ne la présentai que sous forme de nombre de séances, dont les entretiens compris dedans, avec une limite d'une demie journée maximum. Le nombre de séances à prévoir était à évaluer... par les deux parties.Malgré tout , je n'ai jamais fait payer ces séances. D'une part parce que souvent tout cela se passait sans que j'en ai au début vraiment conscience, d'autres parts, parce qu'il s'agissait de gens que je connaissais de près ou de loin... et que j'avais du mal face à un "aide-moi" à dire "paye moi !".

Je sais , et c'est difficile à admettre mais je me comprends dans ça, que je ne peux pas faire ce genre d'expérience avec tout le monde. Je veux dire qu'il faut vraiment que je sente que quelque chose d'humain peut passer, me toucher.... me sensibilité... mettre mes sens en éveil.

J'explique dans mon article les découvertes qu'il ne faut pas confondre.... et saisir pour vendre ce genre de prestation.

(je vais boire un verre d'eau.... j'ai krop parlé beaucoup moa !) mdr



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Romane
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 4:36

Filo a posé les questions que je n'ai pas été fichue d'énoncer, je m'en réjouis. Là aussi je me mets ce fil de côté pour demain, chouette !!

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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filo

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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 6:55

Hé bien ! à lire ta description du processus, je m'aperçois que j'en faisais déjà moi-même, tel un M. Jourdain, sans appeler cela de la photo-thérapie !
À la différence que toi tu le proposes donc comme une prestation axée non pas sur la photo d'art, mais sur l'aspect thérapeutique.

Si je puis me permettre, voici comment j'en suis venu là :
Depuis quelques temps déjà, j'assiste quelques personnes, sans prétendre faire de "thérapie", mais on va dire une forme de coaching psychologique. Ce sont des dialogues, et souvent en maïeutique. Mais la photo n'entre pas en jeu. Cela reste plus ou moins secret et sans prétention professionnelle, mais j'ai de bons retours.
Parallèlement à ça, j'ai des modèles que j'ai aidées à débloquer par la photo, oui, certainement, mais sans que cela soit le but et donc la prestation.
Car en effet lorsqu'on a quelqu'un qui n'a jamais posé pour un photographe, voire ne s'est jamais vu en photo (ces gens-là sont de plus en plus rares néanmoins) — et comme tu le dis, ce sont en général des femmes — il faut "apprivoiser", rassurer le modèle, discuter beaucoup. J'ai eu l'occasion maintes fois d'expérimenter un tel rapport avec des modèles, dont certaines n'acceptaient pas l'image qu'elles rendaient, se prétendaient anti-photogéniques, moches, etc, et qui ensuite et progressivement ont eu une espèce de révélation, et n'ont plus hésité à poser, et même à accepter de figurer dans des séries destinées à des expos, même de nus. L'une notamment, qui refusait au départ d'être prise en photo (jusqu'à pouvoir arracher un appareil des mains de son utilisateur si on s'y risquait), a fini par poser nue, et ensuite à devenir modèle elle-même de ses propres créations vestimentaires ! Cela ne s'est pas réglé en deux jours toutefois.
Il s'est passé pratiquement la même chose pour ma dernière modèle en date, mais nous étions en relation, ce qui a aidé évidemment au processus, notamment par la confiance inhérente au fait d'être ensemble (Gentiane, pour ceux qui la connaissent).

Pour ma part, étant artiste, je n'ai jamais eu de problème pour poser, j'ai été modèle pendant plusieurs années, j'étais d'ailleurs souvent sollicité pour du nu, puis je suis passé derrière l'objectif en 2004. J'ai mis du temps avant d'oser demander à des femmes de me servir de modèles (je ne veux pas travailler avec des professionnelles), et j'ai commencé par du masculin en autoportrait, puis j'ai continué par mes copines successives, et maintenant c'est moi qu'on vient chercher en tant que photographe.

Je viens justement de rencontrer une photographe qui n'a jamais osé poser, qui aimerait que je lui serve de modèle, et je lui ai proposé la même chose en réciproque, et après moult débats et arguments, elle vient d'accepter. Peut-être je vous raconterai...

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K.ROLL

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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 11:21

Ahhh ! Eh bien du coup je n'ai pas besoin de répondre aux questions que j'avais oubliées ! tong Tu peux donc saisir toutes les nuances avec la psyco.

En revanche, ça peut très bien venir en complément avec des séances psy. Je dis ça parce l'une de mes modèles le faisait. Son psy était très curieux par tout ça et le voyait d'un bon oeil. ça ne peut pas être englobé dans la presta d'un psy parce que ce n'est pas reconnu dans le cercle médical.

Je crois néanmoins avoir vu, une fois, un photographe présenter cette prestation avec l'accompagnement et le suivi parallèle (sur place) d'un psy.

Si c'est moi qui en parle , j'en parle plutôt comme une activité loisir. Un moment de détente et de récré.

Tout cela a mérité mon attention, j'adore le cogitage et tout ce qui se relie (dans le domaine de la photographie) à la réflexion : la mémoire consciente et inconsciente de l'oeil (ce qu'on voit, ce qu'on retient, ce qu'on voit sans prendre conscience qu'on voit, ce que l'on fait de ces informations etc...).

J'ai presque eu la chance de pouvoir faire dévier cette prestation dans le domaine de la formation professionnelle de groupe. Presque, parce que tout était prêt, tout avait été présenté et qu'au moment de signer d'assez gros contrats... j'ai du fermer ma boite.
J'avais planché sur une prestation qui se greffait et complétait parfaitement des prestations de formation et coaching.
La photographie me permettait de pouvoir "définir" plus ou moins sensiblement le rapport d'un individu avec son image. Cela comprenait un entretien individuel où l'intérêt était de définir l'individu et son rapport avec son image, l'individu et sa position par rapport à un groupe, une équipe. Ensuite, il y avait une petite séance shouting , qui, bien sûr, confirmait par l'attitude de l'individu face à l'objectif ce qui aurait été analysé à l'entretien. les collègues travaillaient sur les autres aspects de la formation. Après, au travers d'un cadre bien défini par l'espace du studio photo qu'on imagine alors comme un tableau vide à remplir, on invite le groupe à se placer dans le tableau. Et là, il n'est pas difficile de saisir les personnalités de chacun. Certains se mettent de suite en avant, d'autres en retrait, d'autres se cachent... on pousse un peu tout ça... tu proposes une malle remplie d'accessoires, de tenues etc... et tu observes qui va prendre quoi, pourquoi, comment le partage se passe, qui guide les uns et les autres, qui se laisse faire, qui joue le jeu, qui reste discret... et nous recréons à nouveau un tableau : qui jouera la comédie ou pas, qui se prendra au jeu de rôle... etc etc... .
Tout cela apporte largement des éléments d'analyse sur le comportement. En croisant le travail et les analyses de mes collègues nous pouvions ensemble dresser un rapport.
Ce rapport permet, dans le cadre des équipes de commerciaux par exemple, de savoir comment l'équipe fonctionne, de quels éléments humains elle est composée, de voir si des individus se polluent entre eux (inconsciemment) et au bout de tout notre challenge et d'humaniser le regard des "chefs ou directeurs" sur leurs équipes : les aider à prendre conscience qu'on parle d'un individu unique, de ses modes de fonctionnements, et ce qui peut être fait ou pas pour qu'il évolue bien dans son équipe ou dans ses missions.

Un gros organisme d'assurance qui pratique souvent la formation était très intéressé par ma prestation photographique. Ils comptaient l'ajouter à leurs formations, mais ça m'aurait demandé de me déplacer sur toute la France toute l'année.... et là ce n'était pas le bon moment pour ma vie.

Cet aspect là de la formation me ressemble énormément et j'aimais penser qu'on pouvait faire quelque chose d'intéressant. J'ai assisté à des réunions de formateurs, j'ai longuement discuté avec des patrons pour comprendre ce qu'était la formation. Je ne dis pas que tous sont comme ça, mais de façon générale on te dit "oh eh bien ce sont deux jours où ils ne foutent rien ! on les blablatte et puis voilà et après ça tout est pareil, ça ne sert à rien !" et ils en rigolent.
Si "les méthodes"sont certainement bonnes à apprendre, j'ai toujours pensé qu'il fallait d'abord savoir à quel individu on s'adressait, qu'il fallait apporter sa part d'intérêt à l'individu qui devait les appliquer, les apprendre et être capable de s'en servir avec ses outils humains.
Je te brosse le tableau, heing ! tong

Il y a peu je suis un peu sortie de mes gonds ... je ne vais pas te citer tous les exemples mais, il semble que beaucoup de photographes négligent "l'outil image" et tous les impacts qu'il peut y avoir. J'ai appris qu'un photographe qui faisait des photos d'identité se permettait sans prévenir le client de retoucher les photos en quelques secondes et d'effectuer ce qui est à mon sens "du morphing". Il retouche la peau et tout ce qui peut lui sembler être un défaut physique. La cliente je la connais, elle est venue me voir parce qu'elle était choquée par ses photos qu'elle n'a découvertes chez elle que bien après. "c'est moi mais c'est pas moi ! c'est quoi ces photos?"
Maintenant aussi, les photos de classe des enfants sont retouchées, sans qu'on nous demande quoi que ce soit. Je ne l'ai pas encore fait , mais je vais essayer d'en causer deux mots à l'école. Le sphotos individuelles de ma fille sont retouchée de la même façon. Je comprends bien l'idée de départ "adieu les photos où les gamins complexent de ces photos dites horribles avec l'acné et tout ce qui s'en suit...." mais qu'en est-il de l'enfant qu'on sublime et de son rapport avec la réalité ? ce qu'il peut en penser ? en faire dans son rapport avec lui-même" et tout cela bien sûr que sur le seul jugement "du photographe" !

Pas d'accord du tout avec toutes ces pratiques !!!


Dernière édition par K.ROLL le Dim 4 Déc 2011 - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 11:21

Romane a écrit:
Filo a posé les questions que je n'ai pas été fichue d'énoncer, je m'en réjouis. Là aussi je me mets ce fil de côté pour demain, chouette !!


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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Dim 4 Déc 2011 - 18:14

Passionnant fil, et passionnante description de l'approche et de l'apprivoisement. Je me contente de lire, car filo complète le récit de KRoll et suscite la poursuite de l'explication.

N'ayant pas cette approche (par méconnaissance) il m'est difficile d'ajouter quelque chose. Par contre, je pourrais tout à fait représenter le sujet type de la cliente qui voit en son image quelque chose qu'elle n'aime pas : elle-même. Il me prend souvent l'envie de céder aux tendances vestimentaires qui seraient les miennes si j'osais, par exemple, et pas que : maquillage et coiffure. Allez donc savoir pourquoi je ne m'y résous pas ! Moi je pense que le facteur complexes joue le premier rôle aux côtés du facteur regard des autres.

Qu'est-ce que j'aimerais une séance de ce cru avec toi, K !!
Filo, dieu sait si nous nous connaissons depuis longtemps et la qualité de notre lien d'amitié. Mais voilà, tu es un homme, et je parie que j'aurais un paquet de réserves si tu étais de l'autre l'autre côté de l'appareil. On voit tout de suite la force de la première limite de ceux, qui, comme moi, ne sont pas du tout convaincus par leur image, et même... la fuient !

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MessageSujet: Re: LA PHOTO(graphie)-THERAPIE   Lun 5 Déc 2011 - 0:41

Hum oui, j'ai toujours détesté être prise en photo et me suis toujours estimée non photogénique, mais filo m'a persuadée du contraire.
Comme quoi, le regard du photographe a une extrême importance. Il a réussi quelques très belles photos de moi, ça me change des clichés peu flatteurs dont j'avais l'habitude.
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