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 Au delà de l'ombre, au delà la mémoire

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Tryskel
Miserere mei
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Date d'inscription : 25/09/2007

MessageSujet: Au delà de l'ombre, au delà la mémoire   Ven 30 Mar 2012 - 16:36

Phrase départ de l'atelier la semaine dernière, je ne suis pas safistaite de mon texte (le n° I), je le dis.
On me demande sur la même base d'écrire chaque jour un texte en 10mn/1/4 d'heure, sans relire les précédents. que je n'entre aps assez dans l'abstraction, qu'il vous que je trouve un rythme sans obligatoirement rechercher un sens...
J'ai fait bien sagement mes devoirs.

Circonstance atténuante quand même la semaine dernière: deux textes sur des points de départ différents en 1/2heure, ça fait court! AngeR
Faut pas bousculer le tryskel, sinon il s'emmêle les spirales mdr


24/03/12

AU DELA DE L’OMBRE, AU DELA LA MEMOIRE


Mots :
Ecraser, Energie, Curiosité, Luminosité, Tentacules, Perpétuer, Contribuera, Longtemps, Immédiat, Serpent, Inexorable, Ennemi, Magique, Noblesse, Royaume, Bambou, Rose.

Eléments :
Latitude- Longitude- Ici- Ailleurs

Clefs :
Soleil- Pluie- Hiroshima- Bagdad


I)


Il erre dans le labyrinthe aux murs de bambous.
Il ne sait plus depuis combien de temps il dépense son énergie, non pour fuir, mais pour trouver le centre.
Centre d’où émane une attirante luminosité.
Il sait qu’il doit l’atteindre car au-delà de l’ombre dans laquelle il est plongé depuis longtemps, au-delà la mémoire lui reviendra.

Des lambeaux d’images passent devant ses yeux, est ce vraiment des souvenirs ou le délitement inexorable qui contribue à lui voler la mémoire de ce qu’il était.
Des serpents rampent sur les murs, mais il n’a pas peur. Il est au-delà, par quel artifice est-il encore vivant ?
Est-il vraiment encore vivant ? Brûlé de soleil, délavé de pluie, happé par les tentacules du délire…

Existe-t-il ailleurs que dans son esprit ce royaume dans lequel il cultivait pour la noblesse un jardin de roses magiques offertes voici des millénaires par un calife de Bagdad ?
Tout était si beau, si harmonieux…

Puis un jour funeste l’ennemi a déferlé, ensanglantant sur son passage la douceur de ces latitudes. Pillant, tuant, emportant les plus vigoureux vers d’autres longitudes où se perpétue l’esclavage.

Il tombe à genoux, il n’en peut plus, trouvera t-il jamais le centre, au-delà de l’ombre, au-delà, la mémoire ?


II)

Au-delà de l’ombre est la lumière, au-delà la mémoire l’oubli.
Quels sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? L’oubli est –il si bienheureux que j’irais boire l’eau verte du Léthé ?
Pourquoi dépenser tant d’énergie à se souvenir que la rose a des épines ? Pourquoi est ce qu’on lui attribue toute la noblesse, reine au royaume des fleurs ?
Je préfère la luminosité d’une marguerite des champs, plus simple, plus sincère.
Mais me direz vous : les fleurs ne sont ni sincères ni insincères, elles sont, ça ne pense pas une fleur.
Bien sûr, mais ce sont les humains qui leur prêtent des sentiments au lieu de les regarder être des fleurs, de se réjouir dans l’immédiat qu’elles contribuent longtemps encore à la beauté du monde.

Ici l’ombre, latitudes extrêmes, 40ème rugissants, 50ème hurlants, 60ème mugissants, extrêmes…
Ailleurs le soleil, la rose devient bleue dans le rêve magique du Voleur de Bagdad.

III)

« Excuse moi serpent, as-tu vu le soleil, peut être est-il tombé derrière les bambous ? J’ai peur du noir, au-delà de l’ombre, au-delà la mémoire, j’ai peur que la mienne se dissolve.

- Le soleil, je l’ai avalé. Ne t’inquiète pas, je vais le rendre. C’est comme ça, le cycle inexorable se perpétue. Quand décline la luminosité, j’avale le soleil, c’est la nuit. Mais j’ai latitude de le laisser aller, c’est le jour.

- Alors c’est toi qui fais la pluie et le beau temps ?

- Ca n’a rien à voir. Tu parles du temps qu’il fait, moi de celui qui passe. Ici comme ailleurs l’homme calcule, mesure, prédit le temps, et le temps passe ou se fait depuis si longtemps, depuis avant que l’homme soit homme inventant pour l’immédiat des royaumes, se targuant de noblesse alors qu’il est si petit.
Parce que je rampe il m’a désigné « Ennemi » celui qu’il faut écraser, et il en dépense de l’énergie, sans voir que l’ennemi est en lui.
Ce n’est pas moi qui lui ait soufflé de fabriquer la bombe qui a détruit Hiroshima, pas moi qui ait fait de Bagdad la magique des Milles et une Nuits, un amas de gravas.
Je n’ai pas de tentacules,
Ils lui font peur les tentacules, tout ce qui en porte lui répugne. Le Kraken, quelle belle invention ! »

IV)

Au-delà l’ombre, au-delà du miroir
Regarder ailleurs, tisser une trame de latitudes/ longitudes, lointaines, forcément lointaines, tout ce qui est loin est meilleur. La misère est supportable tant qu’elle sévit sous le soleil.
Pour les autres !
Au-delà la mémoire reconstruit sans cesse, efface Hiroshima et rêve des délices de Bagdad sous le règne bienfaisant d’Haroun Al Rachid le noble et pieux calife.
Ailleurs, toujours ailleurs, depuis longtemps ici n’intéresse personne.

Depuis longtemps on guette l’ennemi, il y a toujours un ennemi, pourquoi ?
Pourquoi épointer des bambous pour les planter dans une fosse où pour faire bonne mesure, on y jette des serpents venimeux ? Pour se protéger, de quoi, de qui ?
Il n’y a pas de formule magique…

Au-delà la mémoire a le parfum des roses.


V)

Au-delà l’ombre.

Quelle énergie gaspillée pour écraser la luminosité.
La rose dépérit sans soleil.
Au-delà la mémoire, ici, immédiate cherche la formule magique pour anéantir le serpent de la réalité. Ailleurs, lointaine portant ses désirs vers d’autres latitudes. Perpétuant les rêves, contribuant à réécrire l’Histoire en légendes.
Mais quand la noblesse contribue à la décadence, les royaumes s’effondrent dans un fracas inexorable.
L’ennemi est intérieur.
Les tentacules du désespoir étouffent la curiosité.
Les bambous se dessèchent quand la pluie est absente. Et le panda erre longtemps pour trouver un peu de fraîcheur.


VI)


Au-delà l’ombre, les bambous frappent sur le tronc de l’arbre couché. Musique énergie, perpétue longtemps le chant du monde.
Au-delà la mémoire, écrite au calame, hiéroglyphes rouges et ocre tracent les signes magiques qui contribuent à écrire l’Histoire.
Histoire du monde, histoire vécue.
Dans l’immédiat cherchant sous les longitudes du rêve les roses de Bagdad, on trouve le cauchemar de la latitude Hiroshima.
Toujours mêlées l’horreur et la beauté, toujours soleil et pluie, alternance arc en ciel…

Ici comme ailleurs, le malheur n’est pas l’inexorable destin écrasant l’être.

Regarder à l’horizon, la luminosité scintille, espérance…

VII)


Au-delà l’ombre, le serpent s’enroule autour de la tige de la rose.
Il cherche à la séduire au-delà la mémoire.
« Te souviens-tu du Petit Prince ? On dit que je l’ai tué, c’est faux, c’est lui qui me l’a demandé, c’était le moyen inexorable pour regagner sa planète, te retrouver. Il parlait beaucoup de toi tu sais.
De ta beauté, de ta noblesse, même si au fond tu es une chipie épineuse. Il craignait que soleil et pluie ne t’abîment, que tu t’ennuies en son absence, que tu lui en veuilles d’être parti, que des ennemis ne t’assaillent.

Mais il avait besoin de découvrir ailleurs de nouvelles latitudes, longitudes au delà de la luminosité des étoiles. Il croyait rentrer facilement, il ne pensait pas être absent si longtemps.

Je sais qu’on dit beaucoup de mal de moi, j’ai mauvaise réputation, j’aurais tenté Eve. Mais elle n’avait pas besoin de moi pour faire des bêtises avec son mollasson d’Adam qui perpétuait des ragots à mon sujet.
J’ai juste contribué à son retour immédiat, vers toi, avec son mouton dans sa boîte, avec ses rêves magiques plein les yeux.
Le Petit Prince d’un minuscule royaume…


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