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 Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)

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Romane
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MessageSujet: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Dim 20 Mai 2012 - 18:51

Le pire dans tout ça, est que personne ne peut l'ignorer. Déjà avant ce genre de films, mais admettons... mais après, c'est impossible.

En plusieurs parties, le film de Coline Serreau : Solutions locales pour un désordre global

http://www.dailymotion.com/video/xhtyus_solutions-locales-pour-un-desordre-global-part1_people

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Romane
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Lun 21 Mai 2012 - 0:49

L'entretien avec Coline Serreau est rudement sensé aussi.


Comme elle, j'ai remarqué que depuis les quatre coins du monde, tous avancent les mêmes constats, les mêmes propos, les mêmes solutions, et ils ont raison.
Et en fait, la révolution n'est vraiment pas compliquée à mettre en place. Quitte à galérer deux ans pour retrouver un équilibre, ça vaudrait mille fois la peine.

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filo

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Lun 21 Mai 2012 - 3:32

Il y a celui-ci aussi :



À la sixième minute elle évoque un organisme de résistance sans le nommer, qu'il est important de citer ici :
il s'agit de KOKOPELLI, une association résistante aux activités illégales, mais indispensable pour espérer sortir de ce système pourri.
Hélas, leur combat paraît perdu d'avance.
Témoignage :



À mon avis, cette lutte est l'un des deux enjeux les plus importants de notre époque pour la société humaine (l'autre étant d'éradiquer le pouvoir des banques).

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Romane
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mar 22 Mai 2012 - 12:50

Je recherchais leur nom (il me semble que Vilain en a parlé quelque part, je ne retrouve plus où). J'ajoute leur site ici.

http://kokopelli-semences.fr/qsn/presentation_de_kokopelli

C'est à eux que je compte acheter les graines à venir pour le jardin que nous sommes en train de mettre en place.

Evidemment qu'ils font l'objet de toutes les attaques possibles et que tout sera fait pour les écrabouiller. Mais j'espère bien que la résistance ne s'arrêtera pas là. Elle est légitime.

Un avocat ne peut-il pas plaider, en se servant des textes de lois, pour la légitimité du B. A. BA de la vie ?

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gérard hocquet

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mar 22 Mai 2012 - 21:55

Je connais bien cette association, elle participe depuis 10 ans à notre salon bio du coin.
Ils n'ont pas tout pour eux : d'accord, leur éthique et leur projet par rapport aux semences est génial et contribue largement au maintien de la biodiversité.
Leur problème est de se la jouer assez perso et familial, ce qui ne les a pas mis en situation de faire unité avec d'autres structures comme Germinance et autres pour faire du lobbing et essayer de contrecarrer l'action d'autres semenciers auprès des pouvoirs publics et de l'Europe pour les empêcher de tourner en rond.
Il faut savoir que la semence d'une variété de n'importe quel légume doit être agréée pour être mise sur le marché, qu'il faut au semencier pouvoir prouver une reproduction à l'identique sur dix ans de ladite variété de légume et payer très cher le droit de le faire. Si le semencier, comme Kokopelli a 100 variétés de tomates à vendre, il lui faut faire cent fois la démarche et donc payer cent fois, ce qui le met, lui comme d'autres dans l'impossibilité de continuer à distribuer ses semences.
Ainsi, les gros semenciers multinationaux comme Monsanto, entre autres, ont fait un lobbing fou pour leur barrer la route et se permettre,eux, de rendre les professionnels et particuliers dépendants de leurs produits, allant jusqu'à rendre leurs graines irreproductibles par ceux-ci, ce qui nous oblige, chaque année, à racheter leurs produits et nous interdit d'utiliser les semences récoltées sous peine de poursuites.
C'est ce qu'on appelle un monopole sur le vivant, une propriété sur le vivant...pour l'instant végétal ; et le pouvoir pour ces multinationales de limiter le nombre de variétés à leur guise : c'est déjà le cas pour les blés depuis les années cinquante de manière à faciliter la panification industrielle. C'est le cas aussi pour les cépages.
Pour tout comprendre, il faut savoir que jusqu'à la dernière guerre mondiale, une partie de la noblesse du métier de paysan consistait à récolter et sélectionner les variétés de graines adaptées à son terroir. Avec l'industrialisation du pain, la mécanisation à l'américaine et l'agrandissement des surfaces agricoles (donc regroupement des terres au profit de grands propriétaires et disparition programmée de la petite paysannerie), il a été question d'adapter le sol aux variétés proposées en faisant un lien direct et exclusif entre la plante et son besoin de nourriture, en négligeant la vie du sol et en employant massivement les engrais chimiques et autres pesticides, insecticides. Le produit de tout ça en France, c'est la disparition en 20 ans de trois millions de paysans et d'actifs ruraux (et combien y a-t-il de chômeurs aujourd'hui ? Trois millions au moins, bizarre, non ?), la pollution de l'eau souterraine et l'obligation de traitement de celle-ci, enfin tous les problèmes de santé liés aux pesticides présents dans notre nourriture de supermarché.
Ces méthodes étaient soi-disant adaptées à la résolution de la faim dans le monde par une productivité optimisée.
En fait, non seulement elles ne règlent rien à ce problème, mais ne font qu'enrichir chimistes et semenciers multinationaux ( les mêmes qui produisent les médicaments pour nous soigner des désordres occasionnés et le traitement de l'eau).
Mon engagement dans les réseaux alternatifs agricoles, favorables à un retour à une agriculture paysanne qui peut être productrice de nombreux emplois, non polluante et respectueuse de l'environnement, de la vie du sol et du maintien indispensable de la biodiversité, et qui en plus se donne comme objectif la souveraineté alimentaire locale et l'animation de la vie dans les territoires ruraux, me met régulièrement en confrontation avec le syndicat dominant de l'agriculture et avec les chambres consulaires. Depuis l'année dernière, il semble que, suite au Grenelle de l'environnement, un vent de bon sens les anime et leur fait vanter désormais "une agriculture écologiquement intensive" reprenant quasi mot pour mot les méthodes de l'agriculture biologique. Mais il y a trente ans de travail pour sortir de la situation actuelle et comme leur visée est toujours le profit, la marge, on peut se demander comment ils vont évoluer sans de nouveau saigner le tissu paysan.
Pour finir (j'aurais encore bien des choses à dire sur l'installation des paysans et sur la transmission des exploitations après leur retraite), il est difficile de comprendre le problème particulier de Kokopelli sans le remettre dans ce contexte historique et international.
On en est pas sorti : le monde de la finance mondiale est aussi à spéculer sur les prochaines récoltes.
Je veux bien essayer de répondre à des questions sur ce sujet que je côtoie au quotidien.
Pour Ro : Jean a publié un lien sur Kokopelli dans facebook.
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filo

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 2:56

Gérard, pour le Jubilé et ton atelier, pourrais-tu faire en sorte de promouvoir cette action d'une manière ou d'une autre, et en tout cas d'éveiller les consciences ? Ce serait bien.

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gérard hocquet

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 8:47

oui, je compte le faire modestement dans mon intervention sur le jardinage naturel.
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Romane
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 12:40

Il est évident que pour lutter contre le phénomène pot de terre contre pot de fer, Kokopelli et autres auraient intérêt à fédérer leurs efforts et obtenir un poids suffisant pour mettre mal les multinationales.
Je pense aussi à tous ces gens expatriés de leur village vers les villes, qui n'en peuvent plus du rythme sur lequel ils doivent tenter de survivre nerveusement. On voit bien des mouvements inverses se produire, des retours à la nature. S'ils ne sont pas encouragés dans la démarche de tourner le dos aux multinationales, évidemment qu'ils retombent dans le système pervers. Il faudrait au contraire les encourager et qu'ils aient pour réflexe un vrai retour à la nature naturelle. Je suis certaine que beaucoup apprécieraient.
Maintenant, les mailles du filet se rétrécissent ; plus tu habites en ville et plus tu te fonds dans la facilité de la consommation tous azimuts, moins tu as envie d'en sortir, par impression d'un zapping de confort. C'est qu'il faut avoir la tête bien sur les épaules, pour piger que le vrai confort n'est peut-être pas sur les rayons des magasins, mais en attente au bout des doigts....

Les jeunes ne veulent pas reprendre les exploitations agricoles derrière leurs parents ? Ben tu m'étonnes ! Dans ces conditions, non, évidemment. Si c'est pour se faire saigner pour des prunes polluées, je comprends.

J'ai une question : qui décide de la tournure des exploitations, de l'emploi des pesticides et de la procédure d'achat des semences ? L'agriculteur seul ? Une fédération obligatoire ? Une municipalité ?

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filo

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 17:22

Non, c'est Rockefeller. C'est eux qui sont à l'origine de cette saloperie de "révolution verte".
Pour plus d'infos sur ce thème précis, lire mon article "Le nouvel ordre mondial", sur le numéro 6 du Dazibao du Chaos : http://chaosdazibao.hautetfort.com/list/dazibao-du-c-h-a-o-s/dazibao-6-janvier-2012.html

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gérard hocquet

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 17:34

En principe, ça devrait être l'agriculteur qui décide. Mais avec ce système de dépendance dont j'ai parlé (gros endettement à cause du matériel, facilité de travail avec les méthodes chimiques, suivi des consignes et des incitations du système dominant par les primes qui favorisent les cultures mangeuses de chimie, etc.), les agriculteurs n'ont plus depuis longtemps leur autonomie de décision.
Bien souvent, ils sont en souffrance de devoir appliquer des méthodes contraires au bon sens, mais on ne leur laisse pas le choix et ils n'ont pas le choix pour des raisons de survie.
Ceux qui choisissent d'être autonomes rencontrent les pires difficultés pour s'installer déjà, puis pour vivre dignement de leur travail, car leur système d'exploitation est beaucoup moins aidé.
Pourtant, en Bretagne, on voit fleurir les petites exploitations bio, par exemple l'installation de paysans boulangers qui cultivent leurs blés (anciens souvent) et produisent du pain. Par exemple encore des maraîchers sur de petites surfaces qui s'organisent en Groupement d'intérêt économique et s'organisent entre eux pour leur distribution. Mais cette agriculture paysanne dont j'ai parlé plus haut, malgré toutes les valeurs citoyennes et de bon sens revendiquées et développées, a du mal à trouver et garder une place face au système dominant.
C'est simple à comprendre : les élus des chambres consulaires d'agriculture sont majoritairement issus de la FNSEA et toutes les décisions sont prises à l'encontre de l'agriculture paysanne. Si cette dernière tient, c'est grâce à la demande de consommateurs de plus en plus exigeants sur la qualité des produits et grâce à un engagement militant très fort.
Je vous assure que c'est un combat de tous les jours et sur tous les fronts.
Il y a maintenant de nombreux élus qui ont pris conscience du problème et en particulier ceux des grandes agglomérations qui ont le souci que leurs marchés urbains soient fournis en produits de qualité et aussi le souci de préserver la qualité de l'eau pour leurs habitants.
L'autre problème est que ce ne sont pas les politiques qui décident de l'affectation des terres agricoles, mais la SAFER, un organisme où siègent aussi en majorité des élus du syndicat dominant.
En Ille et Vilaine, le département (Conseil Général) a décidé il y a cinq ans de préempter des terres pour pouvoir décider à qui il les cède en fonction de la qualité des méthodes employées par l'exploitant. De plus en plus de villes et de communautés de Communes font pareil, mais cela reste marginal.
Moi j'estime que désormais, en fonction de l'importance de l'eau, de la qualité de nourriture dûe aux citoyens et du maintien essentiel de la biodiversité (exemple des abeilles)et de l'environnement, l'affectation des terres devrait être une affaire d'Etat et non plus une affaire privée.
Pour être tout à fait juste, de gros efforts ont été faits par l'agriculture conventionnelle, sous la pression de Bruxelles et du Grenelle pour diminuer les intrans chimiques et la quantité d'azote rendue aux sols. Mais tant que le fil conducteur est le profit, ça ne peut pas être le bon sens et la raison qui mènent le monde. C'est vrai dans tous les secteurs économiques. Ce qui est nouveau depuis deux ou trois ans, c'est que la spéculation se même des marchés agricoles mondiaux en spéculant sur les récoltes futures et non plus seulement sur les stocks existant.
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Romane
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 22:24

Ton article est très juste, filo. Le constat est le même que celui du film de Coline Serreau rassemblant des témoignages (tous identiques) d'agriculteurs éparpillés sur le globe.

Maintenant, si je passe au commentaire de Gé, nous voyons à quel point la résistance est difficile. Je suis convaincue pour ma part, comme tu le dis à un moment, que les clients partie prenante (donc militants actifs) sont l'aide la plus précieuse pour l'instant, apportée à ces petits agriculteurs qui tentent une percée encore trop faible. Je pense bien sur aux AMAP, notamment, mais aussi à ces producteurs qui vendent directement depuis chez eux. J'ai regardé dans ma région, par exemple, il y en a pas mal : fruits, légumes, produits laitiers, pain, viandes, etc. Il suffit alors de se rendre sur place et de faire le plein, sans passer par la case grandes surfaces & co. Je constate que les gens se regroupent, par exemple, pour permettre l'achat groupé plus aisé pour ceux qui consomment moins parce qu'ils sont seuls, par rapport aux familles plus nombreuses.

En fait, je suis peut-être encore trop rêveuse, mais je pense qu'à force de répéter les alertes, à force de ténacité, peut-être le groupe des militants actifs pourrait se renforcer.
J'ignorais que certaines villes tendent vers la qualité pour leurs commerces alimentaires, pour l'eau et ainsi de suite. C'est une bonne chose, non ? Car en fait, si les villes s'y mettent, un grand nombre de population est intéressé, donc susceptible d'apporter un renfort.

Autre chose. Le film fait état du trio : terre, forêt, animaux. Je prends donc conscience de l'importance de la présence animale (somme toutes évidente) pour aider à la vie de la terre. Et de la forêt (merci Gé pour le cours magistral que tu m'as donné il y a peu à ce sujet, qui m'a complètement scotchée par cette logique bienveillante de la nature pour la nature, et que je n'oublierai pas désormais). Mais pour cela, il faut vivre à la campagne, posséder des animaux, des terres, des forêts. Ils disaient dans le film que les agriculteurs pourraient cumuler un travail en extérieur et l'exploitation de leur terre. J'en connais qui le font, c'est assez hard, deux journées en une ! Peut-être si des chaînes d'aide pouvaient se créer et se répandre, je veux dire par là : si plusieurs se relevaient les manches pour une cause collective, alors nous verrions naître une percée plus percutante. Bien que je me doute de la difficulté. C'est que les autres, en face, auront l'oeil mauvais et feront tout pour mettre des bâtons dans les roues.

N'empêche, avec leur production intensive, la famine aussi, s'est intensifiée. Alors...

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 22:44

Ne crois pas, Ro, que cela ne concerne que les gens habitants à la campagne. De plus en plus dans les villes, au pied des immeubles se créent des jardins partagés où se tisse en même temps du lien social.
Sur France Culture, ils disaient aussi que la tendance est à végétaliser les toits des immeubles (cela existe beaucoup à New York paraît-il) et figure-toi qu'on pourrait nourrir des villes entières en cultivant sur les toits. Il y a même un américain qui a projeté de faire pâturer des vaches sur les toits des hypermarchés. Et je crois avoir entendu aussi qu'il existe à New York un building avec des jardins à chaque étage.
Cela pose bien sûr la question de revoir la solidité des structures immobilières car on ne fait pas porter 30 ou 50 cm de terre à un toit prévu pour ne porter qu'une toiture relativement légère.
Concernant les grosses agglomérations d'Europe, 17 d'entre elles ont créé un mouvement pour réfléchir à leur aménagement territorial en tenant compte des surfaces à préserver pour la production alimentaire et de la question de l'approvisionnement en eau. On compte Rennes, Lille et l'Ile de France au moins pour notre pays, mais je n'ai pas toutes les métropoles concernées en tête.
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 22:53

Citation :
France Culture
Laughing

Oui, tu m'as parlé de ces vaches sur plusieurs niveaux, souviens-toi. Et puis entre temps, j'ai aussi trouvé des photos (impossible de retrouver le site, je n'ai pas eu le réflexe de le mettre dans mes favoris, ça va demander du temps pour le retrouver parce que j'ai fait beaucoup de recherches ces derniers temps, et donc, les méandres du Net......) où l'on voit des toits entièrement consacrés à la végétation, et pas que pour faire joli, je parle bien des jardins.

Mais dis donc, cette info de FC est excellente, car effectivement cela pourrait continuer à se répandre !

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 23:06

Oui, je t'en ai parlé, mais comme d'une blague pour régler le problème de l'élevage intensif. Je n'imaginais pas que quelqu'un l'avait projeté pour de vrai.
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Romane
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mer 23 Mai 2012 - 23:37

Oui, je me souviens. Pourtant, l'idée n'est pas bête. Enfin si quand même, parce que l'espace ne manque pas, de plain pied !

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Sam 14 Juil 2012 - 12:35

Newsletter du jour :

Citation :
La Biodiversité sacrifiée sur l'autel de la productivité
La Cour de Justice de l'Union Européenne désavoue Kokopelli et son avocat général


La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd'hui dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !
Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations…

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

[1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2

[2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.

Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.

Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.

Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

Association Kokopelli
131 Impasse des Palmiers
P.I.S.T Oasis
30319 ALES CEDEX
FRANCE

Décision
: http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=125002&pageIndex=0&doclang=FR&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=36859

Conclusions : http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=118143&pageIndex=0&doclang=FR&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=120580

Estimations de la FAO : http://www.fao.org/docrep/007/y5609e/y5609e02.htm#TopOfPage

Site GNIS
: http://www.gnis.fr/index/action/page/id/10/title/Representer-le-secteur-semences-et-dialoguer-avec-la-societe

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mar 31 Juil 2012 - 17:24

Cette histoire de terre meurtrie m'a taraudée jusqu'à ce que je trouve la solution, au moins pour le peu de ce que je possède et qui ne représente pas grand chose aux yeux du monde, mais qui contribue en mode goutte d'eau dans l'océan, à un meilleur. Grâce à mon ami Gabriel à qui j'en ai parlé, et comme je ne suis pas cultivatrice et encore moins sur place pour gérer, la solution est simple : demander au cultivateur de cesser sa méthode et semer du foin.

Il a été prévenu hier soir pour ce qui concerne mes quatre champs. Il s'est donc contenté de broyer les restes des tiges de colza, et ne touchera plus à ces espaces.
A moi, maintenant, de trouver la personne qui sera intéressée par la récolte des balles de foin, ce qui ne devrait pas poser de problème. Pour 100 euros, les champs sont parés pour une dizaine d'années, la terre au repos, il faut compter trois ans pour qu'elle digère et expulse les pesticides poison qui lui ont été infligés. Ensuite, elle retrouvera sa beauté intérieure et ne sera plus jamais malmenée, au moins pendant que je vivrai.
Le cultivateur s'est lamenté. C'est une bonne terre, dit-il. Justement. Prenons-en soin.

Top départ pour un nouveau départ. OUF. Je me sens mieux.

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Dim 5 Aoû 2012 - 23:33

"Semer du foin", c'est bizarre ton histoire. Le foin, c'est un fourrage qui est fait de diverses herbes séchées, c'est quoi ce que tu vas faire planter ? De la luzerne ? (entre autre, la luzerne c'est super bon pour nourrir les lapins, il y a plein d'oméga 3 fameuses pour le coeur).
Mais c'est une solution formidable en tous cas, chapeau bas. Et tu pourras peut être remettre des ruches ?
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Dim 5 Aoû 2012 - 23:36

Les ruches, ce n'est pas pour aujourd'hui. Il faudrait que j'apprenne à m'en occuper, et franchement je ne vois pas quand ni comment je pourrais m'y prendre. Il faudrait que mon père transmette son savoir-faire à quelqu'un de confiance, et peut-être, mais alors peut-être seulement, j'envisagerais de remettre les ruches dans le petit bois d'acacias. Pas avant.

Quand je pense à tout ce qu'on perd, à chaque fois qu'un Ancien décline puis disparaît....

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Jeu 23 Aoû 2012 - 2:31


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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Jeu 30 Aoû 2012 - 1:13

Kokopelli interpelle Hollande à propos de la condamnation dont elle a fait l'objet. Je vois aussi des villes rebelles, appuyées par leur maire. Ah, il serait temps que ça bouge !
http://www.legrandsoir.info/condamnation-de-kokopelli-rene-balme-s-adresse-a-francois-hollande.html

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Jeu 30 Aoû 2012 - 23:12

Excellent. J'espère qu'il y aura une réponse positive. Ca ferait mauvais genre sinon.
Ca m'a bien fait marrer, aussi, le Sarkophage...

Serais-je donc aussi receleuse ? Parce que j'ai acheté et planté des graines de soucis Kokopelli cette année dans le jardin. Et j'en ai offert autour de moi, surtout des variétés potagères pour les gens qui ont un jardin et pas trop de ressources. Dealeuse ? Mince, je suis mal barrée, là.
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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Mar 4 Sep 2012 - 16:08

Honteux, écoeurant, révoltant.

Citation :
Rien ne va plus pour les agriculteurs, les jardiniers et les artisans semenciers. Vendre ou échanger des semences de variétés anciennes, libres de droit de propriété et reproductibles est devenu quasi mission impossible. L’association Kokopelli en fait aujourd’hui les frais. Un récent arrêt de la Cour de justice européenne consacre le monopole de l’industrie semencière sur les plantes. La réforme en cours de la réglementation des semences n’augure rien de bon pour l’autonomie des paysans et la liberté de planter.
Elle a commis plus de 3 400 infractions. Et a été condamnée à payer une amende de 17 130 euros. Le nom de cette dangereuse contrevenante ? Kokopelli. Une association, dont le siège est à Alès (Gard), qui commercialise 1700 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales. Toutes les semences de Kokopelli sont libres de droit de propriété et reproductibles. Ce qui donne la possibilité de conserver une partie des semences de sa récolte pour les ressemer l’année suivante. L’association contribue à faire vivre la biodiversité agricole. Elle est pourtant considérée aujourd’hui comme hors-la-loi par les juridictions française et européenne. Son délit ? Vendre des semences de variétés non inscrites au catalogue officiel. Et ne pas avoir indiqué clairement leur destination exclusivement non commerciale (usage amateur, conservation ou recherche).

Depuis 1949, pour pouvoir être commercialisées, toutes les espèces ou variétés végétales doivent obligatoirement être inscrites au « catalogue officiel des espèces ou variétés ». Pour y figurer, elles doivent remplir plusieurs critères, évalués par un comité composé de représentants du ministère de l’Agriculture, de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et de représentants des semenciers. Pour les espèces potagères, les conditions d’inscription sont au nombre de trois : la « distinction », l’« homogénéité », et la « stabilité ». La variété proposée au catalogue doit être distincte des variétés existantes, donc nouvelle. Elle doit être « homogène », c’est-à-dire que les plantes d’une même variété doivent toutes être identiques. Enfin, la variété doit être stable génétiquement, ne pas évoluer au gré de ses reproductions ou multiplications.

Des semences standardisées pour l’industrie

Pourquoi les variétés commercialisées par Kokopelli ne sont-elles pas inscrites au catalogue officiel ? Selon l’avocate de l’association Blanche Magarinos-Rey, « ce catalogue pose des conditions incompatibles avec les caractéristiques mêmes des variétés vendues par l’association ». C’est l’homogénéité qui pose le plus de problèmes à l’association. « La base génétique de ces variétés est très large, car elles sont le fruit de nombreux croisements entre individus, explique-t-elle. Cela leur confère une capacité d’adaptation et d’évolution au fil du temps et selon les terroirs. Cela signifie également que ces variétés ne sont pas définitivement "fixées". » Leur stabilité, au sens de la réglementation, n’est donc pas assurée. Les plants et les fruits issus des reproductions et multiplications ne sont pas tous exactement les mêmes. Les tarifs d’inscription au catalogue sont également prohibitifs. « 500 euros en moyenne pour chaque variété, précise l’avocate de Kokopelli, sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d’examens obligatoires. »

Alors que la diversité biologique est fondamentale pour affronter la crise alimentaire, le catalogue officiel se révèle être un facteur de réduction de la biodiversité. Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques, estime le Réseau semences paysannes. « Il n’y a que dans les lois dictées par les lobbies industriels qu’on peut prétendre les rendre homogènes et stables ; dans la vraie vie, cela revient à les interdire. »

Rude bataille judiciaire

En 2005, Kokopelli est assignée devant les tribunaux par la société Graines Baumaux, près de Nancy, pour « concurrence déloyale ». L’entreprise prétend que l’activité de Kokopelli, dont les semences ne sont pas inscrites au catalogue officiel à la différence des siennes, lui causerait un préjudice. Le procès, favorable en première instance à Baumaux (janvier 2008), est actuellement en appel au tribunal de Nancy. En février 2011, Kokopelli obtient de la cour d’appel une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

La Cour de justice européenne doit répondre à une question : les directives européennes sur le commerce des semences potagères sont-elles bien compatibles avec les principes fondamentaux qui régissent le droit européen comme la préservation de la biodiversité, le libre-échange ou la liberté d’entreprise ? Le 19 janvier dernier, l’avocate générale, Juliane Kokott, rend publiques ses conclusions. Elle donne raison à Kokopelli (lire notre article). La disposition qui interdit de commercialiser des semences d’une variété dont il n’est pas établi qu’elle est distincte, stable et suffisamment homogène, est jugée invalide. « Pour bon nombre de "variétés anciennes", ces preuves ne peuvent pas être apportées », constate l’avocate générale. Elle demande donc aux juges européens de se positionner pour déterminer si cette restriction aux échanges de semences sont vraiment justifiés.

La biodiversité sacrifiée sur l’autel de la productivité

Malheureusement pour Kokopelli, le 12 juillet 2012, les juges européens décident de ne pas suivre les conclusions de l’avocate générale. Pour la Cour de justice, l’établissement de règles unifiées est la garantie « d’assurer une productivité accrue (…) conformément aux objectifs de la politique agricole commune ». [1]

Extrait de l’arrêt page 14

Par cet arrêt, la cour consacre « le paradigme productiviste », dénonce Kokopelli, au détriment de la commercialisation des semences de variétés anciennes. « Ces semences [standardisées] sont incapables de s’adapter à l’amplification des changements climatiques, pointe le Réseau semences paysannes dans un communiqué. Elles imposent toujours plus d’engrais et de pesticides chimiques qui nous empoisonnent, détruisent l’environnement et la biodiversité sauvage et font apparaître des pathogènes toujours plus virulents. »

Une cour de justice sous influence des lobbies semenciers ?

Dans les 20 pages de son arrêt, la cour qualifie à deux reprises les semences anciennes de « potentiellement nuisibles ». Rien n’est dit en revanche sur les semences enrobées de pesticides Cruiser ou Gaucho, inscrites au catalogue. Faut-il y voir le résultat des pressions de certains lobbies semenciers ? Ceux-ci ont pris soin, durant la procédure, de faire connaître à la cour leur désaccord avec l’avis de l’avocate générale.

C’est le cas notamment d’European Seed Association (ESA), très active dans les couloirs de Bruxelles pour affaiblir la directive européenne sur l’étiquetage des semences OGM. Elle a fait parvenir un courrier aux juges en février 2012 pour exprimer « ses préoccupations socio-économiques » [2]. L’ESA s’est également empressée de publier un communiqué suite à l’arrêt pour marquer sa totale convergence de vues avec la Cour européenne de justice…

Un autre catalogue pour les variétés anciennes ?

Autre possibilité, expliquent les juges européens dans l’arrêt : Kokopelli pourrait inscrire ses semences anciennes dans un catalogue annexe, pour les variétés dites « de conservation ». Une proposition qui n’est pas jugée satisfaisante : ce registre reste limité aux variétés anciennes produites à de très faibles volumes et obéissant là encore aux critères d’homogénéité et de stabilité. « Il faut également faire la démonstration que la variété est menacée d’érosion génétique, ce qui n’est pas une mince affaire », ajoute l’avocate de Kokopelli. « En deux ans et demi d’existence de ce nouveau catalogue, moins de dix variétés françaises y ont été enregistrées : n’est-ce pas la preuve de son échec ? », interroge le Réseau semences paysannes.

Le dossier revient maintenant devant la cour d’appel de Nancy. L’appréciation des juges européens n’augure rien de bon pour Kokopelli. La société Graines Baumaux demande à ce que l’association soit condamnée à lui payer 100 000 euros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes ses activités. « L’étau se resserre, s’inquiète l’avocate de Kokopelli. Cette jurisprudence européenne qui vous dit que l’objectif d’une productivité accrue justifie tout y compris la dégradation de la biodiversité, est un mauvais signe pour les développements futurs de la législation. »

« Celui qui détient les graines contrôle les peuples »

Bruxelles travaille actuellement sur une réforme générale de la législation sur le commerce des semences. Un cycle de consultation des opérateurs concernés est ouvert, mais les associations de sauvegarde de la biodiversité n’ont pas été invitées à la table des négociations. « Dans la nouvelle proposition de la Commission, c’est l’Office européen des brevets qui sera chargé d’inscrire les variétés. Avant, cela relevait des organismes nationaux rattachés au ministère de l’Agriculture, pointe l’avocate de Kokopelli. En clair, la législation organise le monopole des variétés protégées par des droits de propriété. » La concentration des pouvoirs entre les mains de la commission européenne et de l’Office européen des brevets confirme la perte de compétence des États et la disparition de toute gestion locale des semences au profit des détenteurs de titres de propriété industrielle. « Celui qui détient les graines contrôle les peuples », dénonce Dominique Guillet, président de Kokopelli.

Aujourd’hui, dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence [3]. Face à une industrie semencière toute-puissante, la résistance s’organise aux côtés de Kokopelli. Des associations comme les Croqueurs de carottes promettent de continuer de vendre des semences de variétés traditionnelles refusées ou non inscrites au catalogue. « D’abord parce qu’elles donnent entière satisfaction aux jardiniers, aux maraîchers et à leurs clients, précisent les Croqueurs. En outre, parce que les directives européennes autorisent encore cette commercialisation tant qu’elle ne vise "qu’une exploitation non commerciale" comme le jardinage pour l’autoconsommation. » Mais les projets de réforme en cours menacent de supprimer ce dernier espace de liberté. Au sein du collectif Semons la biodiversité, plusieurs associations mènent campagne pour une loi de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers à utiliser, échanger, vendre et protéger leurs semences. L’autonomie des paysans et le maintien de la biodiversité sont en jeu.

Sophie Chapelle

http://www.bastamag.net/article2555.html

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Jeu 6 Sep 2012 - 14:27

Citation :
Avec le changement climatique et la multiplication des événements extrêmes qui l'accompagnent (sécheresses, inondations et ouragans), les prix des aliments de base pourraient doubler dans les vingt prochaines années (par rapport à 2010), prévient l'organisation Oxfam dans un rapport publié mercredi 5 septembre 2012.

Oxfam juge que les effets du réchauffement sont "sous-estimés" car "les changements à évolution lente des températures moyennes et des schémas de précipitations", globalement défavorables à l'agriculture, se doubleront de "pertes de cultures causées par des événements météorologiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses".

LE PRIX DU MAÏS POURRAIT GRIMPER DE 140 %

En 2030, estime l'ONG, le risque accru de sécheresse, semblable à celle qui sévit depuis juin notamment aux Etats-Unis – la plus grave depuis un demi-siècle – pourrait ainsi faire grimper le prix du maïs de "140 % par rapport au prix moyen des denrées alimentaires" à cette date. "Cette hausse s'ajoutera à la hausse déjà inévitable des prix des denrées alimentaires envisagée avec le changement climatique", a insisté Clara Jamart, responsable des questions d'agriculture et d'alimentation d'Oxfam.

En Afrique australe, "sécheresses et inondations pourraient faire augmenter de 120 % le prix à la consommation du maïs et d'autres céréales secondaires", montre encore l'étude. Rapporté au prix actuel, le sac de 25 kilos de farine de maïs (ration minimale d'une famille pour deux semaines) passerait de 18 à 40 dollars.

L'étude – "La Terre se réchauffe, les prix flambent" (titre original : "Extreme Weather, Extreme Prices") – se fonde sur les travaux de l'Institute of Development Studies de l'université du Sussex (Grande-Bretagne) effectués pour le compte d'Oxfam.

Les chercheurs ont modélisé les scénarios d'événements extrêmes sur l'Afrique sub-saharienne et chacune des principales régions exportatrices du monde pour le riz, le maïs et le blé, afin d'estimer l'impact possible en 2030 sur les prix à l'export et les marchés intérieurs. À l'exportation, les prix du maïs augmenteraient de 177 %, ceux du blé de 120 %, ceux du riz raffiné de 107 %.

LES PLUS PAUVRES PAIERONT LE PRIX FORT

En outre, "la modélisation suggère qu'un ou plusieurs événements climatiques extrêmes survenus en une seule année pourraient donner lieu à des flambées des prix d'une ampleur comparable à vingt années de hausse des prix sur le long terme", relèvent les auteurs. Ce sont "les populations les plus pauvres qui paieront cette flambée au prix fort : quand un ménage français consacre en moyenne 15 % de son budget à se nourrir, au Sahel cette part peut aller jusqu'à 50 ou 75 %", relève Clara Jamart.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, mandaté par l'ONU) prévoit une augmentation des températures de 2,5 °C à 5 °C d'ici à la fin du siècle, accompagnée d'"événements climatiques extrêmes sans précédent". En dépit de ses engagements, la communauté internationale ne parvient pas à juguler les émissions de CO2, responsables du réchauffement de l'atmosphère.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/05/rechauffement-climatique-le-prix-des-aliments-de-base-pourrait-doubler-d-ici-vingt-ans_1755698_3244.html

En résumé, tout le monde le sait, personne de fait rien. On continue à polluer, à faire crever la terre, à asservir les agriculteurs, à prendre tout le monde en otage.
Dans vingt ans, c'est demain. Nous sommes déjà bien ficelés, mais dans vingt ans, ce sera pire. Entre temps, des systèmes auront été mis en place pour verrouiller ce qui ne l'est pas encore, n'est-ce pas. Il n'y a aucune raison pour que ça change, puisque les alertes ont beau être diffusées, ça ne bouge pas d'un pouce.

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MessageSujet: Re: Agriculture => Nourriture => Pourriture (du système)   Ven 7 Sep 2012 - 12:40

La déforestation en Amazonie, et ses conséquences. Continuons, continuons. Plus forte la destruction, plus rapide la catastrophe.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/06/la-deforestation-menace-l-amazonie-de-secheresses-repetees_1756577_3244.html




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