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 Témoignages directs

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rizlabo
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MessageSujet: Témoignages directs   Sam 20 Oct 2012 - 13:12

Fait une enquête, et interviewé à distance ma très agée tante (qui habite au Canada) et bien, pas de mouton noir dans ma famille, au contraire elle comporte un authentique résistant, nationaliste qui avait fait la guerre de '14 et en avait gardé une solide dent contre les "boches". Réception de parachutages, sabotages, transmissions, renseignements bref le grand jeu.
Ce qui m'a frappé c'est que les femmes de ma famille avaient la tâche épuisante, journalière de procurer du ravitaillement ce qui était très long, très compliqué, coûteux. Un jour, elle n'avait pas assez d'argent et la salope de fermière lui a versé du lait sur les pieds !! Egalement, toutes les femmes se confectionnèrent des robes en toile de parachute et aussi une autre avec les couleurs nationales, mais pas en toile de parachute impossible à teinter. Ma mère m'a raconté la joie quand ils ont vu les Sherman arrivé sur une des berges de l'Ourthe, une rivière qui coule dans son village natal à Esneux.
Un des bouchers du village se réjouissait en disant : "Moi je ne mourrais jamais de faim au moins". Le pauvre, c'est pourtant ce qui lui est arrivé car il fut déporté dans un camp de concentration.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Témoignages directs   Ven 2 Nov 2012 - 13:36

De ma cousine Mady
coucou,

Je complète la deuxième partie de ton récit par les réponses et mises au point de tante Marcelle:


Les Guillaume ont vécu à Poulseur jusqu'en 1943, puis à Esneux, route de Liège, jusqu'en 1951 (puis Fontin et Montfort jusqu'en 1954).
Bon-Papa: aveuglé sans doute par sa haine viscérale des ''rouches'', il avait eu des sympathies rexistes dans les années 30, mais s'en était déjà distancié avant la guerre, quand il a compris la vraie nature du mouvement. Pendant la WWI, il était menuisier chez un maître-menuisier dans le Condroz. Ce n'est que dans les années 20 qu'il devint électricien, après des cours du soir. Pendant la 2e guerre il a effectivement travaillé comme électricien dans des carrières de la vallée de l'Ourthe (ce n'est qu'après la guerre qu'il a travaillé comme contrôleur-qualité aux Conduites d'Eau à Angleur). Peut-être alors a-t-il, comme beaucoup des ses collègues, distraitement égaré une pince ou deux aux abords d'un transformateur, mais sans que cela relève d'un sabotage planifié et organisé. Il ne faisait partie d'aucun réseau. En revanche, le héros de la famille fut son frère Florent: résistant de la première heure à Seny, il a pris d'énormes risques et sa famille aussi. Il était organisateur d'un réseau dont faisait aussi partie une cousine bruxelloise de Bonne-Maman (dénoncée, elle est morte en camp de déportés). Florent organisait les parachutages nocturnes, trouvait des cachettes, du ravitaillement et des faux papiers pour les patriotes et les clandestins (dont ton papa). Il a été dénoncé plusieurs fois, mais a toujours réussi à se sauver avant les rafles grâce à des complicités dans les administrations locales. Maman vivait en grande partie chez eux à cette époque et dit qu'ils ont eu chaud plus d'une fois.
Bonne-Maman: comme Tante Olga et toutes les mères de famille de l'époque, elle se décarcassait pour trouver de quoi nourrir les siens en ces temps de pénurie (Savais-tu qu'ils avaient encore des tickets de rationnement jusqu'en 47? Ci-joint: 2 photos de maman avec la fameuse Miss Parr et ta maman, en 47, à 9 jours de ma naissance: elle n'a pas l'air très enceinte!). Trouver de la bouffe était un job à temps plein. Les requins du marché noir s'en donnaient à coeur joie. Maman a fait des centaines de km en véo pour ramener des patates, un peu de farine ou un oeuf. Elle m'a raconté qu'en 42, hiver sibérien, elle allait en vélo à Seny pour avoir un peu de lait et des oeufs pour sa soeur mourante; comme elle n'avait que de la menue monnaie pour payer, la fille du fermier lui a ri au nez, a renversé le lait sur le seuil Fou furieux, puis lui a claqué la porte au nez. Pour Bonne-Maman, ce furent des années horribles: son fils disparu, puis STO en Allemagne, puis clandestin; et surtout leur fille morte de méningite en 42, dans d'atroces douleurs (qqs mois avant que ne se répande l'utilisation de la pénicilline qui aurait pu la sauver...). Après ça, elle n'a plus jamais été la même, comme indifférente au monde. Ainsi, pendant les bombardements de l'offensive von Runstedt en 44, elle refusait de s'abriter dans la cave, route de Liège; elle préférait rester à l'étage avec les soldats américains qu'ils hébergeaient.
Maman: au début de la guerre, elle travaillait comme femme de chambre logée à Cointe chez les Van Hoegarde (propriétaires de Cockerill). En 42, à la mort de sa soeur, elle est revenue vivre à Esneux sur les conseils du Dr Troisfontaines qui craignait que le coeur fragile de Bonne-Maman ne lâche. Elle a alors fait des petits boulots (entretien, couture) pour des familles aux alentours d'Esneux. Elle était aussi très souvent à Seny, où Parrain Florent lui confiait de menues missions, comme aller porter en vélo aux clandestins de Petitvoir du courrier et des timbres de ravitaillement qu'elle cachait dans ses souliers; quand les patrouilles allemandes les interceptaient sur la route, Léna les embobinait par des sourires et elles passaient sans encombre. Malgré les risques, elle ne s'est jamais considérée comme une héroîne, ni même une résistante: tout le monde faisait pareil, dit-elle.
Ta maman: pendant la guerre, elle faisait ses études de couture (à Jemelle? Ellemelle? Liège?, toujours est-il qu'elle prenait le train tous les jours avec les jeunes de son âge et c'est ainsi qu'elle a rencontré ton papa, un peu après la guerre). Si elle a transporté des armes dans son sac, elle n'en a rien dit à maman, ni à l'époque ni plus tard. La robe en parachute: toutes les filles qui cousaient s'étaient en effet entichées de la toile de parachute, partout en Europe libérée (ci-joint photo de maman au baptême de Michèle, avec la blouse en parachute qu'elle s'était faite à la fin de la guerre). Ta maman aussi s'était fait une robe en parachute, mais la robe aux 3 couleurs du drapeau belge dont tu parles était probablement une autre robe d'un autre tissu: le nylon des parachutes de l'époque était notoirement impossible à teindre; de nos jours on peut teindre le fil dans la masse, avant de le tisser et de coudre les parachutes.
Le père Jacob: il gérait bien une caisse de recettes quotidiennes, mais en tant que chef de gare, pas de bureau de poste.
René: maman te laisse le soin de l'interviewer en personne, car il est le mieux placé pour te répondre et en ce qui le concerne elle a, disons, du mal à faire coincider ton récit avec ses propres souvenirs.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Témoignages directs   Ven 2 Nov 2012 - 13:37

'ai eu l'occasion d'interviewer oncle René ce 01/11/2012
Jusqu'en 42-43 il mène une scolarité normale. Lui et ses copains font partie de patrouilles anti marché noir en sous-traitance de leur père, mais c'est peu sérieux et à au moins une occasion font la fête dans une ferme à Amostrenne au point qu'un de leur copain est ivre mort et il faut le ramener en brouette ! Il bricola force clefs à la lime pour les allemands en convalescence au château Lavaux, ceux-ci venait en convalescence pour des séjours de courte durée (deux semaines) et oubliaient très souvent de rendre les clés.Puis, devant les pertes énormes de la Werhmacht à Stalingrad et à Koursk, les ouvriers allemands spécialistes sont à leur tour mobilisés et la force de travail est requise dans les territoires occupés via le Service du travail obligatoire (STO). René se fait ramasser et est affecté durant deux ans et demi à une usine de moteurs à Aix-la-Chapelle (moteurs de chars et de sous-marins). Il se fait des amis dont Walter un vieux communiste qui échappe à la répression et au Volksturm (mobilisation même des hommes âgés). Un autre contremaître sera un amis qu'il reverra après la guerre. Il améliore encore l'ordinaire en cultivant du tabac et se livre au troc. Tout se passe bien, les allemands sont correctes et le ravitaillement excellent, les loisirs variés, ils fréquentent des allemandes dans leurs sorties quoique ce soit mal vu à la fois par les allemands et les alliés. Cependant aucune nouvelle de sa famille pendant toute cette période (je me demande pour quelle raison). Il dit qu'il était même bien mieux que s'il était resté à Esneux. A la libération fin '44 il est affecté comme agent de liaison dans l'administration d'un camp de prisonnières ukrainiennes. Jamais il ne discutait de la situation militaire et politique, mais lorsque les ukrainiennes chantaient, ils comprenaient qu'elles célébraient une victoire soviétique. Il ignore comment elles étaient informées, elles qui étaient absolument isolées. Il participa à la défense passive puisque ces villes furent presqu'entièrement détruites, son job consistait à recouvrir de sable les incendies au phospore, il a vu des cadavres brûlés et ce n'était pas joli.
Le 6 juin 44 c'est Walter qui lui annonça le débarquement à 10.30. Celui-ci était content car cela annonçait la fin de la guerre ce que de nombreux allemands souhaitaient à tout prix. Il fut rapatrié dans des circonstances difficiles étant donné la pénurie de transports. Arrivé à Jemelle trop tard pour la liaison avec Liège il partit sur Bruxelles ou il fut interrogé soigneusement par la sûreté qui traquait les collaborateurs. Il n'avait ni papiers d'identité ni argent. Il prit le tram pour la gare de chemin de fer mais un percepteur pointilleux lui réclama le prix d'un ticket, alors qu'il n'avait pas le moindre argent. Les autres voyageurs le dévisageaient curieusement, habillé d'une combinaison de parachutiste. Mais quand ils entendirent qu'il avait été STO, les gens se mirent à le soutenir. Puis, une dame lui demanda si il connaissait XY, d'Esneux. Oui bien sûr, c'est un copain et il se mit à détailler. Le percepteur le laissa finalement monter. Arrivé à Esneux, il se rendit sur la Place Jean d'Ardenne dans la boucherie Gillon car il avait peur de connaitre de mauvaises nouvelles de ses parents, surtout qu'il avait appris que des bombardements avaient eu lieu sur le barrage juste en face de la maison. L'épouse de Jules Gillon attendait le retour de son mari, mais il ne devait pas revenir, lui qui disait "moi au moins je ne mourrais pas de faim" était mort de malnutrition. Rassuré, il se rendit chez ses parents avec la joie que l'on devine mais il ne put jamais expliquer à sa mère ce détour craintif, elle ne comprenait pas et ne comprit jamais. Il s'engagea dans l'armée et fut affecté à la section belge de la RAF, il vécut à près de Newmarket chez Miss Parr, une charmante vieille demoiselle institutrice chez laquelle je séjournai en 1968 avec mon ami Michel Finck, une région de haras, spectacle magnifique que ces chevaux de course à l'entraînement à l'aube. Les recrues étaient versés dans trois vagues de réserve de pilotes d'avion à destination du Canada, mais la fin de la guerre mit fin à ce projet, même la première vague ne partit pas.
En définitive, il dit être content d'avoir vécu ces évènements historiques et cultiva la mémoire par de nombreuses visites. En déplacement à Munich, il se lia avec un allemand, prototype aryen grand, athlétique, blond avec une raie centrale qui lui fit visiter les coulisses de la ville et notamment la fameux brasserie ou le cauchemar hitlérien commença. Celui-ci déclara : les allemands ont fait des cochonneries mais je reste national-socialiste.
A ma remarque qu'il avait eu beaucoup de chance et qu'il n'avait pas vécu la même période que le reste de la famille, il en convint avec cette réserve que d'autres que lui ont eu cette chance. Difficile évidemment de chiffrer, mais le fait est à noter on en parle jamais et c'est sans doute ces cas qui permettent de dire que ce ne fut pas un cauchemar absolu, quand même.
Voici donc la fin de mon exploration dans le temps, grand merci à Tante Marcelle, Mady et Oncle René pour tous ces éclaircissements qui répondent un peu à cette question de ma génération et la suivante (Charlotte me demande régulièrement ce que j'aurais fait).
Il reste juste un détail à charge de PA : retrouver cette fameuse photo de papa en pompier à Berlin !!!
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MessageSujet: Re: Témoignages directs   Ven 9 Nov 2012 - 2:40

Pétard, c'est génial, tes interviews et les réponses obtenues.
Perso, j'aurais aimé avoir un dictaphone ou n'importe quoi sous la main pour enregistrer mon père (que tu connais, donc), lorsqu'au printemps dernier il nous a raconté toute sa vie, et notamment pour ce qui nous intéresse ici, l'époque de la seconde guerre mondiale. Je promets de lui redemander des détails, et cette fois de noter. Peut-être demain si nous en avons le temps.
Parce que le temps passe, et bientôt il n'y aura plus de voix directe pour raconter...

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MessageSujet: Re: Témoignages directs   Ven 9 Nov 2012 - 2:51

Par ailleurs, je vais creuser dans les jours à venir ceci ; Gé a fortuitement rencontré une certaine Sylvie Durbec, du côté de Rennes. Cette dame venait précisément de sortir un recueil de poésies écrites lors d'une résidence à Douadic, soit un patelin non loin de Montbron. Durant son séjour, elle a du sillonner la région proche, et compulser des archives et interrogé des gens, car elle a notamment écrit sur le Camp de Douadic.

Gé m'a offert ce recueil, les poésies sont fameuses, le langage poétique de Sylvie Durbec me cause bien.
Intrigués par ce camp dont je n'avais moi-même jamais entendu parler, nous avons décidé d'interroger mon père, et même d'aller voir sur place la stèle.
Il ne reste pas grand chose, vraiment, de ce que fut ce camp :

Citation :
Douadic. Aujourd'hui, les prairies brennouses ont retrouvé leur quiétude. Pourtant, entre 1942 et 1944, elles jouèrent un rôle dans le dispositif d'extermination voulu par les Nazis.

Dès le début de la guerre, le camp de Douadic a été conçu pour accueillir les prisonniers allemands. Mais à partir de l'été 1942, le régime de Vichy procède à des rafles de personnes d'obédience juive (10.000 en zone libre et 20.000 en zone occupée). Celles qui sont arrêtées dans l'Indre et dans les parties situées en zone non occupée des départements de l'Indre-et-Loire, du Cher et de la Vienne sont internées à Douadic avant d'être livrées aux Allemands. Pour ce faire, les convois partent ensuite au camp de Nexon (Haute-Vienne), puis gagnent Drancy et enfin Auschwitz. Le camp de Douadic connaît à nouveau un « pic d'activité » lors des nouvelles rafles dont est victime l'Indre en février 1943 et avril 1944. Environ 325 des 500 Indriens déportés ne reviendront jamais.
Depuis 1940 et jusqu'en 1944, ce lieu sert également de centre d'accueil géré par le Service social des étrangers. À l'approche de la Libération, le camp permet ensuite le stockage de matériel clandestin pour la Résistance. Puis, il accueillera des prisonniers allemands, gardés par des FFI, avant de devenir centre départemental d'internement pour les collaborateurs du régime de Vichy. Finalement, les baraques seront vendues aux enchères et les huit hectares du camp seront restitués à leur propriétaire. En 2007, La nasse, film documentaire réalisé par Jacques Merlaud et Philippe Barlet, retrace l'histoire du camp.
La stèle se situe sur la Route départementale 17, sur la droite, quelques centaines de mètres avant d'arriver dans le centre-bourg de Douadic, en provenance de Mézières.
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MessageSujet: Re: Témoignages directs   Ven 9 Nov 2012 - 10:28

Jamais entendu parler de ce camp.
Pour les interviews, j'ai bien du procéder par écrit vu que ma tante vit à Montréal. C'est sa fille (donc ma cousine) qui a transcrit vu le grand âge de ma tante (90 ans ! mais en pleine forme ou peu s'en faut).
Pour mon oncle, environ deux heures de conversation ouverte, pas de notes.
Je crois que quand on a déjà pas mal lu ou entendu parler de cette période, tout se raccroche assez facilement (sauf peut-être les lieux et les dates exactes), il suffit donc de se lancer sans matos excessif.
Bonne chasse
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