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 La fanfarolo

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: La fanfarolo   Lun 5 Nov 2012 - 11:08



Comme j'ai la flemme d'écrire une nouvelle nouvelle, je me suis dit : pourquoi ne pas en adapter une au cinéma ? En effet, ce format d'écriture permet le scénario d'un court-métrage. Bien entendu, dans un premier temps, je vous préviens tout de suite, je n'ai pas la prétention de réaliser entièrement un film, vu que je n'ai pas de caméra. Non, seulement, l'idée qui me plaît est de transformer une nouvelle en story-board. Évidemment, les plus grincheux d'entre vous me diront que je ne sais pas non plus comment c'est foutu un story-board. Et là, je ne pourrai que leur donner raison. Seulement, s'il fallait commencer par tout savoir pour faire quelque chose, on ne ferait jamais rien. Donc, ce sera un story-board à la façon Vic.
Ensuite, j'ai remarqué qu'à la différence d'une nouvelle, un film ne se fabrique pas tout seul. C'est une œuvre collective. Il y a un gars comme moi avec un siège marqué réalisateur dans le dos qui cherche plus ou moins à diriger et toute une équipe de spécialistes dont vous voyez défiler les noms sur le générique de fin.
Donc, je vais avoir besoin des remarques judicieuses de directeurs photos, de peintres, d'éclairagistes, de musiciens, d'historiens, de dessinateurs, d'acteurs, de décorateurs, de monteurs, etc...
Aussi, pour tous les ceux qui voudraient voir apparaître leur nom à la fin d'un film dont j'ignore encore complètement s'il verra le jour dans une salle obscure, je leur signale qu'au bas de cette page, il existe un onglet « répondre au sujet » permettant d'éditer des post pertinents au fur et mesure que ce fil se développera.

Tout le monde peut participer à ce fil vu que c'est entièrement gratuit et qu'il n'y a absolument rien à gagner.

La Fanfarlo est l'unique nouvelle écrite par Charles Baudelaire. Elle fut publiée pour la première fois en janvier 1847 alors qu'il n'avait que vingt six ans. Ce texte est (dixit ses nombreux savants) en grande partie autobiographique. L'enjeu de mon film est donc de se servir de cette nouvelle dont j'aimerais respecté au mieux le texte, pour plonger mon public dans l'ambiance du Paris artistique de cette époque et suivre le personnage principal, clone de son auteur, dans ses pérégrinations amoureuses.

Le story board consistera en une série de posts signé Vic. Chaque post décrira une scène découpé en plusieurs plans. Le post devra donc être le plus précis possible sur les mouvements de la caméra, les décors, les jeux d'acteurs, la bande-son. A la suite de chaque post, vous serez amenés à réagir aux moyens de critiques, de conseils et autres idées lumineuses visant à parfaire mon ébauche. Cela permettra alors soit l'édition d'un post corrigé, soit le passage à la scène suivante.
Bien entendu, à la fin de l'aventure d'écriture, (si on y arrive), le montage n'interdira pas de jouer avec tous ces éléments, avec des ciseaux et de la colle.

Donc, je mets ici le texte de Baudelaire pour les ceux qui veulent directement approfondir la question, mais vous n'êtes non plus tous obligés de le lire tout de suite. Vous pourrez ainsi découvrir l'histoire à travers le story-board. La consigne est que vous vous investissiez dans ce jeu que si ça vous plaît. Il n'est pas interdit de demeurer simple spectateur-lecteur.

http://baudelaire.litteratura.com/fanfarlo.php
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Lun 5 Nov 2012 - 11:13

Scène 1

1 plan sur lequel s'affiche le générique.
Une palette de couleur sur laquelle s'active le pinceau d'un peintre cherchant la bonne nuance.
Générique : La fanfarolo, puis le nom des principaux acteurs.

2 La caméra suit le pinceau qui va déposer une touche de couleur à l'angle inférieur droit d'un tableau.

3 Zoom arrière qui accompagnant le retrait du pinceau nous fait peu à peu découvrir l’entièreté du tableau. La musique aux tuileries 1862 de Manet.



4 le texte démarre tandis que la caméra zoome sur le personnage situé de dos à droite derrière les deux femmes aux chapeaux bleus.

SAMUEL CRAMER, qui signa autrefois du nom de Manuela de Monteverde quelques
folies romantiques, – dans le bon temps du Romantisme, – est le produit
contradictoire d’un blême Allemand et d’une brune Chilienne. Ajoutez à cette
double origine une éducation française et une civilisation littéraire, vous serez moins
surpris, – sinon satisfait et édifié, – des complications bizarres de ce caractère. Samuel
a le front pur et noble, les yeux brillants comme des gouttes de café, le nez taquin et
railleur, les lèvres impudentes et sensuelles, le menton carré et despote, la chevelure
prétentieusement raphaélesque. – C’est à la fois un grand fainéant, un ambitieux triste, et
un illustre malheureux ; car il n’a guère eu dans sa vie que des moitiés d’idées.


Au fur et à mesure du zoom, le tableau fait place à un plan animé. Les personnages peints deviennent les acteurs du film. Samuel Cramer semble y discuter avec Manet (qui parle de plus en plus nettement face à la caméra) et Théophile Gautier.

On a compris lors de ce dernier plan que Manet est le narrateur de l'histoire. Mais il en est aussi le peintre. Le prochain plan le prouve avec un zoom arrière d'un rai de soleil vers les feuillages qui en atténue la lumière puis leurs jeux d'ombre sur le visage de Samuel. Le zoom descend jusqu'à un plan américain.

Texte
Le soleil de la paresse, qui resplendit sans cesse au dedans de lui, lui vaporise et lui mange cette
moitié de génie dont le ciel l’a doué. Parmi tous ces demi-grands hommes que j’ai connus
dans cette terrible vie parisienne, Samuel fut, plus que tout autre, l’homme des belles
œuvres ratées ; – créature maladive et fantastique, dont la poésie brille bien plus dans
sa personne que dans ses œuvres, et qui, vers une heure du matin, entre l’éblouissement
d’un feu de charbon de terre et le tic tac d’une horloge, m’est toujours apparu comme le
Dieu de l’impuissance, – Dieu moderne et hermaphrodite, – impuissance si colossale et
si énorme qu’elle en est épique !


Durant ce texte, Samuel a tourné le dos à la caméra et s'éloigne à travers la foule.

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filo

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Lun 5 Nov 2012 - 13:19

Bel et ambitieux défi que celui-ci !
La mise en scène (et costumes) sera délicate pour la scène tirée du tableau.
Pour le texte, je suppose que tu envisages une voix off ? Qui se transforme en ce qui dit Manet donc (le barbu ? Gautier et Manet étaient tous les deux barbus). Mais pourtant les deux personnages donnent l'impression d'être les interlocuteurs de celui de dos (Cramer) ; l'un des deux devrait donc à un moment faire abstraction des deux autres pour parler à la caméra ? Comme une sorte de caméo en abyme ? Ou bien il attendrait que les deux autres se soient éloignés pour parler au spectateur ?

Au fait les deux femmes et donc les trois personnages derrière elles ne sont pas à droite mais à gauche du tableau.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Lun 5 Nov 2012 - 15:40

filo a écrit:
ambitieux ... délicate .

Pour l'instant, il ne faut surtout pas se préoccuper des problèmes techniques. On rêve.

Sur internet, les historiens ne sont pas d'accord sur qui est qui dans ce tableau. J'ai donc choisi une version : voici donc le zoom sur les trois hommes qui discutent (de gauche à droite quand on les regarde) Gautier, Manet, Cramer alias Baudelaire.



(Si je suis psychomotricien, c'est qu'à mon âge je confonds toujours la gauche et la droite, merci Filo! Mais ce n'était pas la peine de le faire remarquer à tout le monde.)

Quand les trois hommes discutent, on n'entend pas trop ce qu'ils se disent. On est encore trop éloigné. Mais lorsque la caméra avance, celui du milieu la voit et du coup commence (ou fait suite à la voix off( à nous raconter l'histoire, comme en apparté. Les deux autres disparaissent soit floutés dans le tableau soit que la caméra, continuant à zoomer, les ignore. Ce n'est que dans le troisième plan qu'elle pivote du ciel et suit le personnage de de droite s'éloigner vers la droite, de dos.

Il faut des dessins dans un story-board ?

C'est quoi un caméo en abyme ?
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filo

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 4:22

Les meilleurs story-boards sont ceux faits en dessins, mais non ce n'est ni courant ni obligé.
Un caméo est l'apparition, dans un film ou une pièce de théâtre, de l'auteur ou du réalisateur (ou par extension d'une personnalité) parmi les acteurs pour interpréter un rôle de l'histoire. Si des éléments de son histoire personnelle sont inclus dans l'histoire fictive racontée, on peut parler d'une mise en abyme.
Voir ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Caméo

J'ai bien pigé la façon dont tu vois le début et la transition, non seulement de l'image mais aussi du texte. C'est de plus en plus intéressant.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 11:03

Bon. Je vois que j'ai des lecteurs, mais à part Filo, merci Filo, pas encore énormément de collaborateurs. Pour ceux qui connaissent un peu Vic, c'est assez normal; dans quelle histoire veut-il encore nous embarquer? Faut rester prudent. Mais pour les autres, les nouvelles comme Lilou, faut pas avoir peur. Je recherche deux actrices de 25-30 ans. Une un peu olé-olé et l'autre plus sage mais avec des états d'âme. Aussi, une script. Pour me calculer la longueur de mes plans et de mes scènes parce qu'au bout d'un moment, je sens que je ne vais plus savoir ou j'en suis. Un(e) dessinateur serait pas mal non plus pour transformé mais posts en B.D. Ca serait plus visuel. Il n'est pas interdit de penser à la musique, même si c'est un peu tôt...

Scène 2

Texte

Comment vous mettre au fait, et vous faire voir bien clair dans cette nature
ténébreuse, bariolée de vifs éclairs, – paresseuse et entreprenante à la fois, – féconde en
desseins difficiles et en risibles avortements – esprit chez qui le paradoxe prenait souvent
les proportions de la naïveté, et dont l’imagination était aussi vaste que la solitude et la
paresse absolues ? – Un des travers les plus naturels de Samuel était de se considérer
comme l’égal de ceux qu’il avait su admirer ; après une lecture passionnée d’un beau
livre, sa conclusion involontaire était : « Voilà qui est assez beau pour être de moi ! » – et
de là à penser : « C’est donc de moi », il n’y a que l’espace d’un tiret.

Dans le monde actuel, ce genre de caractère est plus fréquent qu’on ne le pense ; les
rues, les promenades publiques, les estaminets et tous les asiles de la flânerie fourmillent
d’êtres de cette espèce. Ils s’identifient si bien avec le nouveau modèle, qu’ils ne sont pas
éloignés de croire qu’ils l’ont inventé. – Les voilà aujourd’hui déchiffrant péniblement
les pages mystiques de Plotin ou de Porphyre ; demain ils admireront comme Crébillon
le fils a bien exprimé le côté volage et français de leur caractère. Hier ils s’entretenaient
familièrement avec Jérôme Cardan ; les voici maintenant jouant avec Sterne ou se
vautrant avec Rabelais dans toutes les goinfreries de l’hyperbole. Ils sont d’ailleurs
si heureux dans chacune de leurs métamorphoses, qu’ils n’en veulent pas le moins
du monde à tous ces beaux génies de les avoir devancés dans l’estime de la postérité.
– Naïve et respectable impudence ! Tel était le pauvre Samuel.

Fort honnête homme de naissance et quelque peu gredin par passe-temps,
– comédien par tempérament, – il jouait pour lui-même et à huis clos d’incomparables
tragédies, ou, pour mieux dire, tragi-comédies. Se sentait-il effleuré et chatouillé par
la gaieté, il fallait se le bien constater, et notre homme s’exerçait à rire aux éclats. Une
larme lui germait-elle dans le coin de l’oeil à quelque souvenir, il allait à sa glace se
regarder pleurer. Si quelque fille, dans un accès de jalousie brutale et puérile, lui faisait
une égratignure avec une aiguille ou un canif, Samuel se glorifiait en lui-même d’un
couup de couteau ; et quand il devait quelques misérables vingt mille francs, il s’écriait
joyeusement : « Quel triste et lamentable sort que celui d’un génie harcelé par un million
de dettes ! »

D’ailleurs gardez-vous de croire qu’il fût incapable de connaître les sentiments
vrais, et que la passion ne fit qu’effleurer son épiderme. Il eût vendu ses chemises
pour un homme qu’il connaissait à peine, et qu’à l’inspection du front et de la main il
avait institué hier son ami intime. Il apportait dans les choses de l’esprit et de l’âme la
contemplation oisive des natures germaniques, – dans les choses de la passion l’ardeur
rapide et volage de sa mère, – et dans la pratique de la vie tous les travers de la vanité
française. Il se fût battu en duel pour un auteur ou un artiste mort depuis deux siècles.
Comme il avait été dévot avec fureur, il était athée avec passion. Il était à la fois tous
les artistes qu’il avait étudiés et tous les livres qu’il avait lus, et cependant, en dépit de
cette faculté comédienne, il restait profondément original. Il était toujours le doux, le
fantasque, le paresseux, le terrible, le savant, l’ignorant, le débraillé, le coquet Samuel
Cramer, la romantique Manuela de Monteverde. Il raffolait d’un ami comme d’une
femme, aimait une femme comme un camarade. Il possédait la logique de tous les bons
sentiments et la science de toutes les roueries, et néanmoins il n’a jamais réussi à rien,
parce qu’il croyait trop à l’impossible. – Quoi d’étonnant ? il était toujours en train de le
concevoir.


La scène 2 est composé de deux longs travellings qui vont nous sortir du Jardin des tuileries porte sud-est (où était dépeinte de façon assez statique la première scène introductive), à travers les rues de Paris, et en direction du Jardin du Luxembourg. C'est un travelling endiablé, caméra sur l'épaule, le cadreur courant après le jeune Cramer qui file vers sa destinée. Bien sûr, le kilométrage que je leur impose ne tient pas dans le temps, il y aura besoin de coupures reliées par des fondus enchaînés pour donner encore plus une impression de vitesse. De temps en temps apparaît dans le cadre, la tête essoufflée du narrateur qui cherche à nous raconter notre héros sans trop se faire distancer.
« Comment vous mettre au fait », on voit bien que le narrateur ne pourra que nous résumer tout ce qu'il sait du personnage qu'il veut nous raconter.  On démarre tout en zigzaguant parmi tous les passants-figurants « nature ténébreuse, bariolée de vifs éclairs […] et la paresse absolue. »

Puis, on profite d'un moment de nonchalance de notre héros devant un étal de bouquiniste pour le rattraper. Seulement, Samuel ne lit pas les bouquins, la caméra ne peut que défiler rapidement sur les couvertures cartonnées : il y a là du Victor Hugo et toutes sortes de romantiques désormais dépassés: « Un des travers […] d'un tiret ».
Il faut se faire une raison, l'oiseau nous a à nouveau distancé. Manet et la caméra vont donc continuer le travelling de façon plus calme. Du coup, on distingue mieux Paris et ses parisiens fourmillant eux aussi dans tous les sens: « Du monde actuel, ce genre de caractère...estime de la postérité »
On retrouve tout à coup Samuel dont la course a été momentanément stoppée par la grosse échoppe d'un bouqiniste-libraire. Il est enfin là devant nous, de pied, de profil, absorbé par la contemplation dont on ne sait quel livre exposé en devanture.
Naïve et respectable impudence ! Tel était le pauvre Samuel !

L'idée de ce précédent et rapide plan-séquence est d'introduire la nouvelle façon de peindre. Le paysage défile et nous n'en apercevons que des impressions. C'est que nous sommes désormais au tout début de l'impressionnisme qui cherche à se démarquer du romantisme. Très bientôt, on peindra des trains et Nadar fera des photos animées.

Nous traversons la Seine par le pont des saints pères, actuel pont du carroussel. La course de Samuel est moins rapide mais tout aussi fantasque. On le suit de dos dans ses pitreries qui l'amusent lui plus que les passants que l'on croise. Une fille courroucée du fait qu'elle s'est fait poser un lapin, puis un rentier qui fait se retourner Samuel sur:
Quel triste et lamentable sort que celui d’un génie harcelé par un million
de dettes !

La main de Manet retient le caméraman. Le narrateur veut attirer notre attention sur une chose précise juste devant un mendiant.
Gardez-vous[...]un homme qu'il ne connaissait à peine.
La caméra repart, la voix de Manet la rattrape, on distingue Notre-Dame au loin.
Dévot avec fureur […] athée avec passion.
On suit encore un peu Samuel jusqu'au trois quart du pont, puis on le laisse disparaître Rive Gauche rue des saints pères sur : Quoi d'étonnant[...]concevoir.
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Romane
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 13:22

Je confirme qu'il y a des lecteurs. De là à collaborer, il faudra pour ma part :
- que je retrouve mes esprits (je ne suis pas encore revenue d'un long long voyage loin loin)
- que je sois sûre de pouvoir être à la hauteur (il n'y a rien de pire qu'une intervention-sabotage-involontaire, pour couper court)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 15:45

Cette déambulation dans Paris d'aujourd'hui et parmi les piétons modernes mais aussi et surtout dans la circulation automobile risque d'être énormément anachronique, non ?

Quant à la prise de vue, l'idéal serait de disposer d'une steady-cam, instrument bizarroïde qui sert à tenir la caméra lors de déplacements, ces derniers étant amortis à l'image par un système de régulation en contrepoids. J'avais pu m'en faire prêter une lorsque j'ai dirigé le tournage de mon court-métrage "Le glas des insoumis".

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 17:41

la folie créatrice ne te guette plus, elle t'a rattrapé!
Même si la musique n'est pas encore d'actualité, j'y ressens bien dès la première séquence la valse de la symphonie fantastique (2eme mouvement) de Berlioz jusqu'à l'ouverture du champ sur les Tuileries.
Pour la déambulation : Borodine, les danses Polovtsiennes?
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 18:28

filo a écrit:
Cette déambulation dans Paris d'aujourd'hui et parmi les piétons modernes mais aussi et surtout dans la circulation automobile risque d'être énormément anachronique, non ?

Quant à la prise de vue, l'idéal serait de disposer d'une steady-cam, instrument bizarroïde qui sert à tenir la caméra lors de déplacements, ces derniers étant amortis à l'image par un système de régulation en contrepoids. J'avais pu m'en faire prêter une lorsque j'ai dirigé le tournage de mon court-métrage "Le glas des insoumis".

J'avais imaginé une déambulation dans le Paris de l'époque. D'où le pont des Saints Pères qui n'existe plus. Avec des personnages-figurants costumés avec des habits d'époque. Tant que je n'ai pas de chef décorateur,rien ne me contraint. Du coup, j'ai revu avec bonheur ta video que j'avais déja vue. Comme tu as déja tourné, tu penses à ce qui est réalisable. Et c'est vrai que tes plans avec la steady-cam qui te suit de dos, c'est ça que je voudrais, mais sur tout le parcours. La camera court après Samuel, elle ne le devance pas, ni ne le regarde passer.

Une idée de déco: le pont mais photographié dans le mauvais sens:


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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 18:55

Mihou a écrit:
Même si la musique n'est pas encore d'actualité, j'y ressens bien dès la première séquence la valse de la symphonie fantastique (2eme mouvement) de Berlioz jusqu'à l'ouverture du champ sur les Tuileries.

Pour la déambulation : Borodine, les danses Polovtsiennes?

Berlioz: je prends les 2,30 premières minutes de http://www.youtube.com/watch?v=TQChEwJHVEU
D'après Wikipedia , Borodine ne serait venu à Paris que vers 1858, mais face à ta gentillesse, je ne vais pas chipoter pour 11 ans . Cet air russe est quand même passablement parisien. Va pour Borodine

Surtout que cette musique sera placé sous la voix off.



Bon, ben, ça avance pas mal ...
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filo

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 22:41

Heu, si tu comptes faire déambuler des figurants costumés devant de grands posters du vieux Paris, j'ai peur que ça fasse très kitch !
Car pour tourner en vrai dans le vrai Paris, il reste très très peu de rues sans élément modernes. Il reste les effets spéciaux, mais ça ça coûte le prix d'une maison pour une scène.

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mar 6 Nov 2012 - 22:57

Romane a écrit:
Je confirme qu'il y a des lecteurs. De là à collaborer, il faudra pour ma part :
- que je retrouve mes esprits (je ne suis pas encore revenue d'un long long voyage loin loin)
-
que je sois sûre de pouvoir être à la hauteur (il n'y a rien de pire
qu'une intervention-sabotage-involontaire, pour couper court)
Idem.
En plus de la pertinence qui va peut-être me causer souci et du temps que je n'ai point trop - mais l'idée m'intéresse bien, si je peux je me plongerais dans la lecture - ah, aussi, inutile de préciser que je ne correspondrais pas à ton désir d'actrices - j'suis désolée..
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Mihou
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 2:19

Piano Borodine, je l'ai associé à ton texte sans penser à l'époque précise.... je cherche aussi dans César Franck un air qui me trotte!
c'est passionnant, ton projet!
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 11:34

kate100fin a écrit:
- ah, aussi, inutile de préciser que je ne correspondrais pas à ton désir d'actrices - j'suis désolée..

Pourquoi???????
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kate100fin
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 11:40

Citation :
Je recherche deux actrices de 25-30 ans. Une un peu olé-olé et l'autre plus sage mais avec des états d'âme
Heu-...
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JoK
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 12:28

kate100fin a écrit:
Citation :
Je recherche deux actrices de 25-30 ans. Une un peu olé-olé et l'autre plus sage mais avec des états d'âme
Heu-...

Il te répondra "on a toujours besoin d'une nana méchante dans un film..." Ange
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 15:26

kate100fin a écrit:
Citation :
Je recherche deux actrices de 25-30 ans. Une un peu olé-olé et l'autre plus sage mais avec des états d'âme
Heu-...

Non, je t'assure. Tu as pile poil le profil. Là où mon projet est un petit peu parti de travers, c'est du fait des posts à Filo. Je ne lui en veux absolument pas, il est comme tout le monde, il veut aider et y met sa meilleure volonté. Donc, il nous apporte son expérience cinématographique. C'est à dire qu'il calcule déja comment mon rêve serait réalisable. Et dans le cinéma, si nous n'avions pas de technicien, et ben, ce ne serait même plus la peine d'en parler. Or, pour l'instant, je le redis pour Filo, nous n'en sommes qu'à la phase de l'adaptation d'une nouvelle écrite en 1847 par un certain Baudelaire C en vue d'une nouvelle écriture en 2012. Avec les techniques de 2012. Toutes les techniques de 2012.

Mon projet est parti après mon article sur le dernier film de Tim Burton http://liensutiles.forumactif.com/t22337-frankenweenie. Imaginez-vous que ce gars (Tim Burton) a mon âge à un an près. En 1982, il sort un court métrage d'animation stop motion de 7 minutes environ (visible sur le fil cité plus haut) dans lequel il adapte sa lecture du poème le Corbeau de Edgar Poe et traduit pour nous par qui vous savez, exactement là http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Corbeau_(traduit_par_Charles_Baudelaire). Et après, tranquille comme Baptiste, en 2012, il nous en sort un chef d'oeuvre.
Et ben figurez vous que votre serviteur, en 1982 réalisait également son premier court métrage en stop motion en 3 minutes 37 sur un scénario qu'il avait écrit lui-même, sans le moindre auteur a adapter. Malheureusement, je ne retrouve pas la bande dans mes archives sinon, je vous la montrerais aussitôt. L'histoire, c'était des ouvriers qui travaillaient à construire une route. Malheureusement, avec leurs engins, ils déterrèrent une bombe de la dernière guerre. Tout explosa et ce fut la fin. La construction de ce film m'occupa tout un été. Ce film avait était fait en collaboration avec mon petit cousin Nicolas qui avait 10 ans et de quelques autres de ses copains. Nicolas, gâté par sa mère, possédait toute une collection de play-mobils et moi je venais d'hériter de la caméra super-huit de mon nouveau beau-père. Vous avouerez à me lire aujourd'hui que mon scénario était un peu creux. Malgré cela, je reste assez fier du résultat. Alors quand j'ai vu Tim Burton ressortir ses conneries de sa jeunesse pour en faire un chef d'oeuvre, je me suis dit: pourquoi pas moi. Je vous accorde qu'il a tous les studio Walt Disney à ses pieds. Et alors? Moi j'ai bien le forum Lu.

Donc, puisque comme moi, ma chère Kate, tu as tout juste 26 ans, tu es parfaite pour le rôle. Tu choisis juste entre la olé olé et la sage à états d'âme. On ne sait pas encore si tu auras l'honneur de jouer dans un film classique ou dans un film d'animation (on aimerait alors connaître ta marionnette), mais, au risque de me répéter, je rappelle le cadre: nous sommes ici sur un fil : jeu d'écriture. Ni plus ni moins. Il ne s'agirait pas de mettre la charrue avant les boeufs.

Tourner sans le moindre scénario! Quand j'y pense ... fallait quand même être con...
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 15:37

Samuel, un soir, eut l’idée de sortir ; le temps était beau et parfumé. – Il avait, selon
son goût naturel pour l’excessif, des habitudes de réclusion et de dissipation également
violentes et prolongées, et depuis longtemps il était resté fidèle au logis. La paresse
maternelle, la fainéantise créole qui coulait dans ses veines, l’empêchait de souffrir du
désordre de sa chambre, de son linge et de ses cheveux encrassés et emmêlés à l’excès.
Il se peigna, se lava, sut en quelques minutes retrouver le costume et l’aplomb des gens
chez qui l’élégance est chose journalière ; puis il ouvrit la fenêtre. – Un jour chaud et
doré se précipita dans le cabinet poudreux. Samuel admira comme le printemps était
venu vite en quelques jours et sans crier gare. Un air tiède et imprégné de bonnes odeurs
lui ouvrit les narines, – dont une partie étant montée au cerveau, le remplit de revêrie
et de désirs, et l’autre lui remua libertinement le coeur, l’estomac et le foie. – Il souffla
résolument ses deux bougies dont l’une palpitait encore sur un volume de Swedenborg,
et l’autre s’éteignait sur un de ces livres honteux dont la lecture n’est profitable qu’aux
esprits possédés d’un goût immodéré de la vérité.


Scène 3

Dans cette scène on rentre dans l'intérieur de Samuel. Dans son intimité. Ce n'était pas trop le truc de Manet que de peindre des intérieurs. Lui, ce qu'il appréciait c'était à l'époque les scènes d'extérieur, le pleinairisme devenu possible grâce aux nouveaux chevalets pliables et aux tubes de couleurs.
« Il se forma autour de Manet une petite cour. Il allait presque chaque jour aux Tuileries de deux à quatre heures.(...) Baudelaire était là son compagnon habituel. On regardait curieusement ce peintre élégamment vêtu qui disposait sa toile, s'armait de sa palette, et peignait » nous dit Proust.

Le portrait que j'ai trouvé de Baudelaire chez lui est donc signé Courbet en 47-48



L'idée du plan est de partir de ce portrait peint visible jusqu'à : cheveux encrassés et emmêlés à l’excès.

Ensuite la camera tourne vers la fenêtre située en avant de la table afin de pudiquement laisser Samuel à sa toilette et regarder le jour chaud dehors. Il habitait (Baudelaire) alors quai D'anjou sur l'île Saint-Louis. Du coup, on aurait un plan sur la Seine, à l'arrière de Notre-Dame, mais j'ai pas de trouver de photos ou de peintures.
Et vous?
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Romane
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 16:24

Question actrice, je suis dans le rouge fluo des indésirables. Crotte ! J'irai boire une bière en piquant le bouquin de Beaudelaire pour le lire.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 21:14

j'ai ces deux là; si elles peuvent servir...



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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Mer 7 Nov 2012 - 23:51

Si je puis me permettre un humble avis, ce que je peux dire pour l'instant est que je trouve que les textes sont trop longs et trop denses, c'est difficilement compatible avec une mise en image, surtout niveau timing, mais bon, c'est juste une première opinion..
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Jeu 8 Nov 2012 - 0:00

kate100fin a écrit:
Si je puis me permettre un humble avis, ce que je peux dire pour l'instant est que je trouve que les textes sont trop longs et trop denses, c'est difficilement compatible avec une mise en image, surtout niveau timing, mais bon, c'est juste une première opinion..
si j'ai bien compris, en italique nous lisons le "texte fondateur", et ensuite le scénario?
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Jeu 8 Nov 2012 - 1:03

Au risque d'être à côté de la plaque, et comme je pense aussi que les textes sont assez longs, je propose de les scinder en plusieurs séquences plus courtes, marquées par des indications précises de plans.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La fanfarolo   Jeu 8 Nov 2012 - 15:14

kate100fin a écrit:
Si je puis me permettre un humble avis, ce que je peux dire pour l'instant est que je trouve que les textes sont trop longs et trop denses, c'est difficilement compatible avec une mise en image, surtout niveau timing, mais bon, c'est juste une première opinion..

C'est pas faux.

En fait, je me demande si, avant de nous lancer dans le story-board, nous ne devrions pas redécouper le texte et écrire des dialogues. Sinon, on risque de faire de la "narration façon connaissance du monde".

Ce matin, spécialement pour vous, j'ai fait une première ébauche de la scène 1. Les trois plans. Je le redis pour ne choquer personne, c'est une ébauche. Pour voir le rythme, le timing et les mouvements de caméra.
Normalement sur le plan 1, il y a un peu plus de générique qui défile, c'est pour ça que ça peut vous paraître lent.
Ne vous moquez pas du narrateur, en même temps qu'il lisait, il devait cliquer sur tout un tas de bazars.
C'est fait avec un logiciel de diaporama photo qui s'appelle http://www.pcloisirs.eu/photorecit-3.htm Peut-être que ce serait plus simple avec movie maker mais je ne maîtrise ni l'un ni l'autre.
N'oubliez pas que dès le plan 2, théoriquement, la peinture s'anime.

Donc, c'est artisanal... mèche


http://www.youtube.com/watch?v=U28d__hvbSY&feature=youtu.be
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