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 Maniaco-dépression

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rizlabo
Saigneur des Grands Crus


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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 13:33

Oui effectivement, une seule fois. Cette crise est due au médicament que je prenais, la Nardelzine (Phénelzine, c'est la molécule), pourtant à faible dose, la dose plancher. Cette crise est survenue très lentement, très progessivement puis s'est installée et emballée. Donc, j'étais légèrement euphorique de juillet à décembre, puis déclenchement insidieux, ça monte pendant 5 semaines, puis début de la perte de contrôle et ensuite déconnage plein pot pendant 5 semaines, et enfin une seule semaine pour inverser complètement la maladie et très profond abattement avec angoisses, je suis principalement atteint de dépression anxieuse. Le seul avantage est que je flippe tant et constamment que je me bats pour me soigner. Je connais plusieurs personnes qui sont simplement indolentes mais ça ne cadre pas avec leur vie antérieure, souvent très active. Généralement il y a un évènement déclencheur pour les deux types de crise mais ce n'est pas obligatoirement vrai. Donc, deux tendances, certains m'étiquettent maniaco-dépressif car ils disent qu'une seule crise suffit, d'autres disent qu'une crise sous médicaments ne compte pas. Mais même ceux-là, devant la constance de mes symptômes dépressifs ont fini par me cataloguer unipolaire. En langage moderne, on parle plutôt de troubles de l'humeur, ce qui fait l'économie d'une classification parfois hasardeuse, il y a des cas limites et multiformes. Je sais que c'est rare, mais certaines personnes présentent les deux troubles à la fois avec de l'exaltation puis de la dépression, passant sans cesse de l'un à l'autre, ces cas se présentant souvent chez les personnes plus âgées. J'espère ainsi avoir répondu le plus complètement possible à ta question.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 13:40

Je voudrais tout de même rassurer mes lecteurs, s'il échet, les accès de manie pour spectaculaires qu'ils soient, ne sont pas dangereux, ils sont bien moins spectaculaires qu'une crise d'épilepsie, quand on est pas habitué, c'est extrêmement impressionnant. Et aussi et surtout, je n'ai vraiment pas eu de chance avec les médicaments, je présente une forme dite résistante, ce qui ne veut pas dire invincible. J'ai eu raison de m'accrocher envers et contre tout, de m'armer de patience et encore de patience pour finir par vaincre. Parfois, j'ai l'impression d'avoir gagné une guerre en ayant payé le prix, beaucoup de pertes, de ruines, de temps perdu surtout, il reste à reconstruire avec les briquaillons, mais on oublie très vite, presque instantanément, pour se jeter dans une vie infiniment plus confortable, heureuse et riche.
Le gros danger d'une dépression c'est évidemment le suicide, hélas, je pense qu'une personne sur 10 ou plus finit pas se suicider avec souvent plusieurs tentatives. Chaque fois que je lis dans les faits divers que quelqu'un a mis fin à ses jours, j'enrage en pensant que si un médecin habile était rentré dans la danse, ça ne se serait pas produit. Cependant, un ami aujourd'hui décédé (d'autres maladies graves), pourtant bien moins malade que moi avait des pulsions suicidaires irrépressibles à des moments inattendus, et voulait se jeter par exemple d'un pont en se précipitant hors de son véhicule. Son psy lui avait donné un médicament, j'ignore lequel pour couper net cette envie, et ça marchait apparemment.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 13:45

Je connais deux cas, trois femmes, des proches, qui ont parfois ce que l'on appelle des crises hypo-maniaques, c'est à dire relativement faibles. Deux d'entre elles se mettent à chanter, danser, faire la fofolle, jouer en tout sens avec le chat, c'est un peu irritant, il faut bien le dire, impossible de les faire taire, mais ça passe assez vite, disons que la crise dure une trentaine de minutes. Une autre m'a avoué récemment (elle ne prend aucun médicament, étiquettée maniaco-dep, mais je soupçonne du plus grave, du genre psychose paranoiaque faible) que parfois elle se sentait complètement euphorique pendant plusieurs jours. Je lui ais conseillé la prudence, un psy m'a dit un jour que l'hypomanie était le miracle, la récompense des troubles de l'humeur et c'est vrai que c'est extrêmement agréable, l'eutonie, la joie de vivre, etc...
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 14:17

Je me rappelle avoir eu une crise hypomaniaque à la suite d'un choc émotif. Explications. J'avais été pris dans un bagarre dans un café concert, et je me suis mangé un direct qui m'a mis KO, je suis tombé raide sur le dos et je me suis cogné la nuque sur le sol. Après quelques secondes, je me suis relevé et je suis rentré chez moi sans soucis, même pas de cocard, lol. Le lendemain, par prudence, j'ai téléphoné à un médecin qui m'a checké : étourdissements ? Vomissements ? Maux de têtes, raideurs ? Rien de tout ça. Au bout de quatre jours, j'ai commencé à avoir très mal aux sinus, et on me soigna à coup d'antibiotiques pendant trois semaines, rien à faire. J'avais pris la précaution de raconter mon accident, mais ça n'a pas éveiller le moindre soupçon. Notez que je m'efforce toujours d'être précis, complet, clair et succinct dans mes exposés face aux médecins, il ne faut rien négliger, même des détails au départ sans importance. J'ai raconté cette histoire à une demi-douzaines de médecins généralistes et spécialistes, rien, pas d'éveil, pas de soupçons. Un jour après-midi j'avais rendez-vous avec mon psychiatre (en Belgique, ce sont des neuropsychiatres pour la plupart, il n'y pas, sauf récemment, de nettes scissions entre les neuros et les psys), mais je me sentis fort mal, dans ce gros hopital régional, une usine. Heureusement, je connaissais une dame pensionnée, une ex-belle mère (mdr je les collectionne comme un collier) avec qui je m'entendais fort bien (je m'entends toujours avec ces vieilles poules, je sais comment les prendre, et elle m'aiment bien) et je puis me calmer un peu. J'ai donc pris le taureau par les cornes, et rassemblant mes forces, je me suis présenté aux urgences, qui ont fait les examens d'usage, y compris une radio. Et bien, ils ne trouvaient rien, et j'ai fait l'opération trois fois, me représentant au bout de quelques minutes. A la troisième fois, ils se décidèrent à me faire un scanner, et la, à peine trois minutes après l'examen, deux infirmiers accoururent, m'installèrent sur un brancard et me menèrent en courant en salle d'op neuro, car j'avais un hématome sudural, cad une bosse qui poussait sur le cerveau, heureusement sans épanchement. A l'annonce qu'on allait me trépaner, crise hypomaniaque, j'ai fauché le portable d'un infirmier, téléphoné à ma soeur solide dont j'ai parlé pour lui demander... de venir tout casser, lol, tellement j'étais en colère. Puis je me suis calmé en me souvenant que cette opération était très ancienne puisqu'on a retrouvé des crânes d'égyptiens trépanés datant de plusieurs milliers d'années (3000 ? ). Pas d'anesthésie, rien, ce n'est pas douloureux, la jeune et sympathique neurochirurgienne me fora le crâne au vilebrequin manuel et je lui demandais, pour rire, très détendu, qui chez d'elle ou son mari pendant les cadres. Mais au moment ou la mêche perça, un bruit gigantesque à l'intérieur du crâne, très désagréable. Drain et immobilité aux soins intensifs trois semaines sans bouger car risque d'infection mortelle. J'ai passé mon temps à faire des noeuds marins en copiant ceux qui étaient imprimés sur mon t-shirt, beaucoup d'ennui, pas de télé, pas de radio, pas de lecture, de rares visites, bref la merde. Ensuite, 15 jours de repos en salle normale. Seulement, mon frère m'avait passé une k7 d'un humoriste très connu en Belgique, et j'ai rigolé presque tout la nuit avec mes écouteurs, dérangeant sans le vouloir d'autres patients gravement atteints genre tumeurs du cerveau et évidemment anormalement irritables. Je me suis confondu en excuses, rien à faire, le ton monta et puis j'ai explosé en disant que j'avais présenté mes plates excuses, et basta quoi merde à la fin. Un infirmier, alerté, pigea la situation et on me mit dans une chambre, seul, sans supplément de prix s'il vous plait.
A ma sortie de l'hopital, je projetais de rejoindre ma campagne qui séjournait en vacances près des plages merveilleuses de la côte belge, à mon avis les plus belles d'Europe, mais vu mon excitation je fus fort mal reçu, et en plus j'avais négligé de prendre beaucoup de choses, carte d'identité, cartes bancaires, trois fois rien dans mes bagages et ce fut une monstre complication pour me loger, m'habiller, manger et me distraire. Cette nuit la, je fus atteint d'une crise étrange et flippante, j'ai marché en hurlant toute la nuit sur les plages et dans l'eau, avec des attaques de pensées incessantes et fuyantes. Au petit matin, j'avais apparemment vidé l'abcès et tout rentra dans l'ordre, jamais plus je n'ai eu de crise de ce genre, j'ignore le pourquoi du comment. A ma rentrée à Liège, il y eut une gigantesque fête annuelle très courue, une foire aux asbl (les assocs , associations sans but lucratif) et je pris contact avec un skipper qui avait besoin d'un équipier convoyeur. Finalement l'affaire se conclut et j'eus un merveilleux voyage avec une jaguar des mers de huit mètres, mais nous étions en sous nombre (seulement trois) et nous nous sommes mangés des tempêtes de tous les diables, le golfe de gascogne, ça craint en automne, le voyage se fit de lorient au paradis sur terre qu'est madère, mais ceci est une autre histoire.
Après 5 mois, je sentais que je flanchais et je repris contact avec le doc, erreur car c'était fort tard et j'aurais du le consulter régulièrement , je me croyais guéri de cette chiennerie mais je ne savais pas encore à quel point cette vérolerie est sournoise. Il me dit alors qu'il soupçonne une crise maniaque franche en arguant de cette aventure maritime. Cependant, je lui avançais que je connais bien la navigation que je comptais un bon millier d'heures de dériveurs, plusieurs centaines en planche à voile et deux croisières sur des petits croiseurs ou je fis office de skipper en second (commandement du deuxième bateau) avec grand succés, j'étais un marin de confiance, de l'avis de mes équipages Je n'ai d'ailleurs jamais chaviré en dériveur, au point que mon frère avec qui je faisais équipe disait qu'à nous deux on formait une parfaite équipe, moi pour le dessus et lui pour le dessous, il chavirait souvent.
Je me suis entraîné avec le programme de l'équipe de france de dériveur, et je sais barré dans absolument toutes les positions, avec un bandeau sur les yeux, couché à l'envers face contre terre, entre autres, pas moyen de faire mieux, Bad)
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 14:23

Phénomène étrange et presque inexplicable, j'étais devenu nyctalope ! Hé oui, je voyais clair dans l'obscurité profonde, juste besoin d'un minuscule halo.
Mais plus fort, ceci. Je suis malentendant, en ce sens que j'entends mal les fréquences aigues avec une perte de l'ordre de 30%, ce qui est assez sérieux. Habituellement je porte des prothèses tout à fait efficaces, et j'entends parfaitement, exactement selon mon âge (par parenthèse, beaucoup à dire pour les nombreuses personnes qui hésitent et tergiversent à en porter, c'est ridicule, pas cher, et ça délivre, mais c'est un autre fil).
Et donc, très curieux, je me passais de prothèses et j'étais devenu même hyper entendant !! Bizarre, non ? Cet effet cessa immédiatement avec la fin de la crise, mon entourage avait constaté dument la chose, très étonnés car cette relative surdité est de naissance et impossible à opérer, c'est le nerf qui est atteint. J'aurais du passer des tests assez objectifs pour en avoir le coeur net mais au fond pas grande importance
Bon je crois que j'en ai à peu près fini, il me reste probablement quelques anecdotes, ça va me reviendre.
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kate100fin
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 14:30

J'ai connu aussi des dépressifs qui finissaient par passer à l'acte et non a défaut d'avoir résisté et chercher des solutions, c'est extrêmement dur d'être un témoin impuissant. Le fait que tu penses qu'il puisse y avoir des solutions est vraiment encourageant.
Merci en tout cas pour ton témoignage, cela apporte beaucoup, à toi aussi j'espère et bravo pour ton courage... tchin
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Romane
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:14

Vraiment intéressant, grâce aux détails sur lesquels tu ne lésines pas. Du coup, ce truc sort du brouillard et devient compréhensible pour ceux qui n'ont jamais vécu ça, mais aussi et sans doute surtout pour ceux qui sont témoin d'un proche atteint de la même chose. Car ce doit être déstabilisant pour l'entourage. Or, les accompagnants devraient aussi être soutenus, et au moins comprendre quel type de mal ronge leur proche.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:14

Il faut y croire dur comme fer, ne jamais flancher, il est absolument certain, croix de bois croix de fer qu'un traitement approprié existe, mais il faut parfois tâtonner, j'ai une amie, c'est presque une patiente, des mois que je lui téléphone tous les jours, son malheur est qu'elle a des effets secondaires qui lui font renoncer et donc, changement de médocs, mais comme il faut chaque fois de 6 à 8 semaines, puis augmentation des doses, encore une quinzaine, ça semble très long.
Ne pas hésiter à prendre des anxyolitiques, certaines personnes deviennent accros mais je n'en ai jamais rencontré, perso j'y ai renoncé plusieurs fois et arrêté d'un coup car plus nécessaire. Donc, encore une fois, s'accrocher avec les ongles, les dents, se ménager un maximum de confort, se chauffer constamment et agréablement, essayer de s'alimenter sainement et régulièrement, essayer de bien dormir (le premier symptôme d'alerte, tiens, trop peu ou trop de sommeil), la TV, des revues et des bouquins très simples, si possible de la musique douce, de la musique classique, j'utilisais un passage magnifique de The Mission, de Morricone pour m'apaiser et m'endormir, je n'ai encore rien trouvé de mieux.
Le yoga, pourquoi pas, de la musique hypnotique, peut-être un peu de marihuana
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:31

Le problème des proches est très compliqué car ils sont largement impuissants. Je pense qu'il est bon, comme je l'ai fait, qu'ils participent de temps à autres aux consultations psys, de poser leurs questions, de donner leur avis et de décrire symptômes et actions (ou inaction), bref d'être la mémoire du patient
De plus, l'entourage est important dans la mesure ou le malade glisse souvent soit vers un mieux soit vers un mal sans en être conscient pendant 15 jours 3 semaines, important d'avertir le patient pour qu'il puisse s'armer
Je ne pense pas qu'il existe d'organisations spécifiques, comme par exemple les AA ou il existe les ALANON et aussi les ALATEEN, pour les proches adultes et ados.
Au fait, un point de chute très utile : les Emotifs Anonymes. Non spécialisés dans la dépression mais il y en a une forte minorité. En plus il y a souvent des 13 èmes, c'est à dire, par dérision envers les 12 étapes, une rencontre amoureuse. J'ai d'ailleurs eu une forte liaison avec une dame rencontrée la-bas pendant 7 ans.
Comme nous sommes en froid, je ne sais d'ailleurs pas trop pourquoi, je m'impose de ne plus aller à ces réunions pour éviter de la gêner, la dernière fois ce fut la cata, elle se montra agressive à mon égard et puis fondit en larmes. Il existe bien sûr d'autres réunions mais je n'en ressent pas le besoin.
Ce groupe cependant me semble avoir une doctrine copié-collé avec le système des AA, ça ne me parait pas entièrement judicieux. C'est au fond un programme de thérapie de groupe classique, la pression du groupe permet de progresser. Une chose me gêne énormément, et je ne suis pas le seul dans les anonymes (il en existe pour le jeu, le sexe, les outre-mangeurs, les drogue), c'est la constante référence à Dieu, ou bien à une hypothétique "Puissance Supérieure".
Je trouve que si on s'appuie principalement sur cette force, la théorie est bancale. Mais rien à faire, c'est un pilier, et on vous serine que vous pouvez fort bien invoquer votre puissance vitale. J'ai voulu un jour m'atteler à transformer leurs textes, ça fait tout de même des centaines de (petites pages), j'en ai conclu très vite que c'était impossible tant ce concept est partout.
L'autre problème est que les souffrances morales, affectives, psychologiques et psychiatriques sont fort différentes. On se retrouve dès lors dans un groupe (généralement de 8 à 15 personnes) fort disparate.
Par contre, ce qui a d'agréable après un temps d'adaptation, ce sont les rites immuables de la prière (une invocation sympathique au "24 heurs à la fois" mais avec "Mon dieu" de trop, lol , un diktat quant à la façon de s'exprimer, on ne peut jamais attaquer quelqu'un mais on peut le soutenir en puisant exclusivement dans sa propre expérience. Enfin, le rythme immuable : prière, lecture de deux textes avec échanges, prise de parole et discussion si quelqu'un ressent une urgence. Break puis tour de table. Le tout dure environ trois heures, puis un pot pour ceux qui le désirent, et éventuellement, ... un treizième de derrière les fagots
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:38

Il existe aussi un autre groupe mais fort peu connu et peu actif, je vais tacher de savoir spécialisé pour les maniacos-dépressifs.

Il existe aussi un forum très couru, bien documenté, il faut admirer l'admin, elle même dépressif mais stabilisée qui se dévoue depuis des années, seule apparemment, ce forum est très dur attention, il y a des trucs insoutenables, je n'y allais que quand je ne savais plus quoi faire d'autres. Très bonne doc cependant, pointues, des liens.
Le tort que j'ai eu est probablement de ne pas m'inscrire, de me jeter à l'eau et de me faire aider et éventuellement trouver des potes.
Voici : http://www.forum-depression.com/

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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:48

Voici d'ailleurs mes uniques posts,
http://www.forum-depression.com/topic2487.html
Vous constaterez, un peu plus loin, mon enthousiasme, ça datait donc de ma guérison.
A ce propos, il faut absolument que je signale ceci
Phase ok, 6 mois au Remergon, puis rechute
Ensuite, une autre avec j'ai oublié... environ 7 mois, rechute
Une phase ok naturellement (après mon perçage de crane), 5 mois rechute
Nardelzine, 6 mois ok, puis manie, puis rechute gravissime et 7 mois d'hospit, le plus mauvais souvenir de ma vie, qu'est ce que je me suis emmerdé, et jamais de visites, je n'ai jamais compris pourquoi.
Nardelzine, 45 mg, depuis mai 2012, ça nous fait 7 mois, pour une fois, tout, absolument tout semble ok, j'espère que c'est la bonne
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 15:57

C'est un moment très dur, un tournant quand le doc vous dit : vous avez une dépression, vous êtes bipolaire, vous souffrez de troubles de l'humeur me semble bien plus juste et bien moins effrayant. Après quelques jours on s'y fait.
Ensuite, deuxième étape, quand serais-je guéri de cette vérole.
J'ai osé poser cette question bien tard, car pendant 6 ans, aucune médication ne fonctionnait (je suis malade, à la suite d'un choc émotif et physique depuis 1994, sur lequel je reviendrais, ça vaut la peine)
Le doc m'a répondu brutalement croyant bien faire : quel âge avez-vous ? J'ai répondu et il m'a dit : votre espérance de vie en tant qu'homme belge, sédentaire et fumeur, un peu buveur est de tant. Vous serez donc guéri entre des planches en sapin. Glups
J'ai mis du temps à m'y faire, mais surtout cette règle absolue NE JAMAIS ARRETER LES MEDICAMENTS. Sauf évidemment avis du médecin et sauf crise maniaque. Nombre de gens croyant guéri, arrête et au bout d'un temps rechutent immanquablement.
Le problème est que bien souvent, leur ancien médicament ne marche plus, il faut tâtonner pour en trouver d'autres. Exactement ce qui est arrivé à mon amie que j'assiste quotidiennement, elle prenait du Prozac tout ok, se croyant guérie, arrêt, 18 mois après, rechute grave. Nouvelle administration de Prozac, non seulement insuccès mais effets secondaires impossibles à gérer. Et donc une errance de 8 mois déjà, sans résultats. Si elle avait pris la dose syndicale, il y a toutes les chances qu'elle aurait eu la paix toute sa vie. C'est vraiment dommage, et j'accuse la mauvaise pub indigne que l'on fait aux antidépresseurs, c'est parfaitement ridicule, ils ne sont absolument pas toxiques
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:14

Un mot à propos de suicides aux médicaments. Il est impossible de se suicider aux antidépresseurs, sauf avec le mien. Une overdose ou la prise d'aliments non compatibles conduit à une surtension très dangereuse, souvent mortelle. Mais je vois bien qu'en ce qui me concerne je peux me permettre ce que je veux, y compris de gros excès à l'alcool de temps en temps (c'est rare chez moi en cette période, deux fois en 6 mois, je suis devenu très sage)
Très difficile aussi d'y passer avec la plupart des anxyolitiques .Une seule fois, j'en avait si marre que je me suis levé en pleine nuit, j'ai saisi ma boite... et j'ai laissé tomber. Pourquoi ? Hé bien j'avais une dette de comptoir chez un patron de bistro qui est un ami, une dette de 30 euros, ça m'a coupé l'élan. Et depuis, j'ai pris soin de laisser, d'accord avec lui une petite note constante, ma bouée ultime. Jamais plus je n'ai eu besoin de cet expédient, et j'ai définitivement cloturé ce fameux compte.
Il semble cependant qu'une ingestion massive de certains (je ne dirais pas lesquels) peut provoquer le coma et l'arrêt cardiaque, il y a d'autres astuces supplémentaires pour une fin certaine et relativement agréable que je ne dévoilerais pas.
Sauf en MP si c'est nécessaire pour un proche en danger
Bref beaucoup de conditions à réunir pour ne pas se rater, ce qui est heureusement assez rare, on ne compte plus les tentatives ratées.
Tiens, souvenir triste, un soir j'ai rencontré une fille superbe, très intelligente et très belle, une vieille militante féministe encore jeune qui était, je crois bisexuelle, bon bref pas d'importance pour ce qui va suivre.
On se boit quelques solides Scotches au tonneau (c'est délicieux la CTS avec de petits fromages, je ne sais si vous avez ça en France) et puis descente sur une monstrueuse fête annuelle le 15 aout, une beuverie généralisée de 300000 personnes serrées comme harengs. Je ne connais que les fêtes de Bayonne pour faire mieux par oui-dire de Dieu herself
Donc, on se boit des pintes comme tous le monde, et on se met à danser au petites heures jusqu'au matin, je suis assez bon danseur, j'ai de l'entrainement et notamment deux ans de danses folkloriques, excellente formationi quand j'étais jeune, bon bref
Je la ramène chez moi à sa demande, nous passons une nuit réparatrice et chaste, et oui, de toute façon nous étions morts shlasses et le lendemain je la reconduisis chez elle.
Le soir, surprise, elle s'était suicidée, je ne sais plus trop comment, au gaz je crois. Surprise totale, on s'était amusé follement, c'était visible qu'elle était toute à son affaire et me disait qu'elle n'avait jamais dansé comme ça (héhé ma fierté de macho)
Comme elle était assez connue, j'ai appris qu'elle souffrait de dépression depuis longtemps, aggravation par un alcoolisme assez sévère. Elle habitait en couple avec un bien pauvre mec qui avait fait tout ce qu'il avait pu, j'ignore qui c'est on m'a dit qu'il était assez marginal mais sans doute peu importe en espèce
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rizlabo
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:19

Vous avez sans doute remarqué que les faits divers avec assassinat de toute une famille procèdent toujours du même schéma. On tue d'abord les enfants, ensuite le compagnon ou la compagne pour finir par le suicide. Ces désespérés extrêmes considèrent que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue et tuent donc d'abord les enfants par amour, justement, puis le ou la compagne pour finir par se suicider.
La meilleure méthode, ce n'est pas un secret, c'est la méthode violente avec une arme à feu. Encore faut-il s'en procurer, ce n'est pas si facile avec un fusil de chasse pour le pointer sur soi et pousser la gâchette. La méthode qui ne pardonne pas, je me permets de le dire, c'est de pointer une arme dans la bouche vers le haut, le cerveau explose. Trop de gens se ratent malgré tout et restent handicapés à vie avec en plus le drame d'avoir liquidé ceux qui sont le plus cher... Pfuit
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Romane
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:23

Je me souviens très bien de l'ardoise au bar du théâtre, qui t'a retenu de franchir le pas.
Je me souviens aussi qu'il était de plus en plus difficile de trouver des arguments d'accompagnement, le seul valable mais difficile à s'y cramponner, était : il doit bien y avoir un médoc qui va réussir là où tous les traitements ont échoué.
C'était une fouille minutieuse dans les raisonnements, suppositions, espérances, logiques, pour trouver l'argument qui puisse te soutenir un peu.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:44

Donc, résumé fort 1) ne jamais désespérer, la guérison est au bout du tunnel, aussi long soit-il et aussi profondément noir qu'il soit.
2) prendre régulièrement les doses prescrites, à heures fixes, ne jamais changer sauf avis du doc, ne jamais arrêter sauf cas de manie et les prendre sa vie durant

AUCUNE, ABSOLUMENT AUCUNE DEPRESSION N'EST DEFINITIVE ET SANS ESPOIR, IL FAUT PATIENTER LONGUEMENT, PARFOIS DES ANNEES
[u]

Je viens de refaire mes comptes, je suis malade depuis 18 ans, j'ai attendu 6 ans avant le Remergon qui m'a sauvé pendant 6 mois et je n'ai eu que 4 rémissions pour un total de 4 ans et demi. En comptant ces derniers 8 mois, ca fait donc 13 ans et demi d'enfer.
Depuis 1998 je suis reconnu handicapé à plus de 66%, on me fout une paix royale, au début je passais chez le médecin conseil tous les ans, maintenant, plus rien depuis 3 ans. Gros moment quand meme au bout d'un an, une commission de trois médecins a statué, mais ils sont tous très compréhensifs, humains et connaissent bien la maladie. J'ai eu la surprise de constater qu'une dépression est mieux considérée comme handicap qu'un cancer, et oui, car on peu guérir d'un cancer jamais de la dépression (on peut cependant, j'insiste encore avoir une très bonne santé en prenant ses médocs)
J'ai la chance de bénéficier de montants fort substantiels car mon dernier job était assez bien payer, les indemnités sont bien évidemment limitées à 80% du brut mensuel antérieur avec un plafond (à l'époque) de 2000 euros (un tout petit peu plus). Coup de bol total, au moment ou je devais redescendre à 60%, le ministre (pourtant de droite) inventa que les gens qui payaient une pension alimentaire (le vrai nom politiquement correct, c'est une part contributive) de plus de 125 euros (c'est assez peu) étaient considérés comme ayant personne à charge et donc percevait les allocs majorées. Pas de changement donc pour moi, et je touche actuellement un peu plus de 2000 euros, ce qui est une fortune comparé à ce que gagne un salarié non cadre ultra supérieur. Ayant administré 15000 salaires par mois pendant des années, par le biais de l'informatique et la société de software que j'avais fondée, je sais que c'est pas mal du tout. Je signale ce job, car comme je l'expliquerais plus tard, ce fut aussi ma perte

Donc, recommandation, se mettre au plus vite à l'abri non pas au chômage mais à la mutuelle. Ayant été indépendant et donc sans parachute social, j'ai du me manger deux ans d'esclavage salarié pour avoir droit à une protection, c'était atroce, je me levais à 5.00 pour revenir à 21.00 250 kms par jour dans les embouteillages bruxellois bien connu, parfois le WE aussi, ma compagne m'avait quitté avec mes jumeaux de trois ans et me faisait des procès pour me priver de la garde car elle disait que je n'étais pas en état de m'occuper d'eux et je dois bien reconnaitre que c'était assez vrai, sauf qu'il était stupide et anti pédagogique de vouloir m'interdire tout contact.
Un effet collatéral de cette maladie est que cette mère juive continue à m'emmerder encore pas plus tard qu'hier alors qu'il n'y a aucun problème relationnel avec mes jums de 20 ans ma fille et mon fils j'ai la chance d'avoir des jumeaux des deux sexes, ce fut la plus grande joie de ma vie, et encore aujourd'hui je trouve que j'ai une chance exceptionnelle d'avoir touché ce jackpot
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:47

Oui, je ne te remercierai jamais assez de m'avoir soutenu tous ces longs mois, via MSN, notre RV journalier, parfois limité à quelques mots, mais ce fut l'épine dorsale, le rail qui m'a soutenu, un bel exemple.
Nous avons d'ailleurs gardé cette bonne habitude de nous parler un peu presque tous les jours, encore que MSN a un peu veilli et est délaissé au profit de mails, pourquoi pas ?
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Romane
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:50

Tu vois, j'espère avant tout que ton témoignage pourra être repris si par hasard quelqu'un avait à soutenir une personne vivant ce même enfer, parce que quand on arrive au bout des arguments, il en reste un, imparable, que tu viens de donner :

AUCUNE, ABSOLUMENT AUCUNE DEPRESSION N'EST DEFINITIVE ET SANS ESPOIR, IL FAUT PATIENTER LONGUEMENT, PARFOIS DES ANNEES

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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 16:54

Voilà, c'est un drapeau, un slogan à graver dans le marbre. Je prends sans problème tous les paris, pour des sommes importantes, suis certain de gagner des broques à la brouette
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Romane
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 17:11

J'y reviendrai moins speedée, parce que je pense qu'il faut justement aussi parler des personnes qui accompagnent, qu'elles fassent partie du monde médical ou de l'entourage.

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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 17:58

En ai parlé plus haut déjà assez longuement mais on peut approfondir, c'est effectivement très important. J'ai des choses à dire et pas très gentilles sur les docs, y compris les psys, les thérapeutes (quelle horreur) et les graves erreurs de l'entourage, bons sujets, ca va dézinguer...
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 18:04

Thérapie ? Bien sûr, je vous livre ici mes conclusions après de longues années d'expériences et de réflexions et presque rien que des échecs lamentables.
D'abord, le problème du sommeil, bien trop court, haché ou au contraire bien trop long, jamais réparateur. C'est le premier signe de dysfonctionnement, alerte rouge quand ça se prolonge plus de 10 jours. Il y a des sédatifs très efficaces il y en a meme un qui me faisait une effet boeuf, le Staurodorm, un chite pilule et zou. Au début, je me suis meme endormi dans la cuisine, par terre, je m'étais endormi sans m'en rendre compte. Gueule de bois assez garantie le matin, mais ça vaut le coup. Au bout de quelques jours, ne marche plus aussi bien voire pas du tout.
Faire un peu d'exercice, se relaxer, méthode du store vénitien (j'explique après) et musique douce, le must est the mission de morricone.
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 18:06

Voilà la chose, magnifique non, avec un casque c'est géant


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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 18:08

A faire très régulièrement, ce test très connu.

Ne semble pas être aussi pertinent pour les dépressions non anxieuses moyennes, une amie avait des résultats très faibles, très rassurant et pourtant elle était bien malade, très indolente

http://www.deploie-tes-ailes.org/test/depression.php
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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 18:10

Le sommet, percussions subtiles

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MessageSujet: Re: Maniaco-dépression   Sam 1 Déc 2012 - 18:31

Mon premier médecin, une généraliste babacool m'avait suggéré de suivre une psychanalyse.
A proscrire absolument, c'est très nocif car la cure consiste d'abord à déconstruire les défenses d'un malade qui a bien besoin de ce qui reste de son moi pour ne pas sombrer définitivement. A la limite, criminel.
En plus, c'est très couteux, 50 euros si je me rappelle bien, la cure est très longue, des années, tout le monde connait des victimes qui y vont à vie... Bon, chacun son plaisir...
N'empêche suis content d'avoir été à quatre séances pour voir comment ça marche. Quand on joue le jeu, les associations d'idées montent toutes seules, et bien sûr, en premier lieu, papa et maman, c'est l'évidence même, de quoi parler d'autres sinon de l'alpha, hein ?
Bien, je décide alors de consulter un psychologue très connu que j'avais rencontré à 17 ans dans un cadre scolaire et qui m'avait aidé à résoudre spectaculairement en quelques minutes le noeud d'un conflit récurrent avec mon père. Mes parents étaient furieux et menaçaient de lui téléphoner ainsi qu'au directeur, mais devant mon assurance tranquille ils ont renoncé. Les conflits que je provoquais moi-même, comme des monceaux de merdeux d'ados petits mecs ont été en grande partie dépassé, son pointage venait pile poil à point.
Le gars me dit ok, je vais faire un mix avec de l'analyse et du support, mais je veux absolument que vous soldiez clairement votre thérapie avec la madame. Je prends donc rendez-vous et au lieu de m'allonger sur le divan, je me plante bien assis, j'annonce que j'arrête, que je m'en vais immédiatement sans retour et que je désire la dédommager tout de même pour le rendez-vous avorté, à charge pour elle d'être raisonnable. A ma stupéfaction, refus, elle se braque et m'ordonne de l'allonger, refus, discussions, le ton monte, finalement je laisse 500 BEF soit 12,50 euros ce qui me semble très juste pour cinq minutes de travail. Finito, expédié, mais ça fait trois fâchés, elle, moi, et le nouveau psy qui trouve que j'aurais du lui obéir. Pour mémoire, il est impératif, comme c'est pratique de demander un prix très élevé pour une séance, il faut que çà fasse mal au larfeuille. Pourquoi VRAIMENT, j'ai oublié mais je trouve que c'est un peu trop cousu de fil blanc. Il faut savoir que le célèbre Lacan était addict à l'argent et qu'il demandait un fric bête... pour cinq petites minutes. Exagéré et clownesque...http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1553

De cette expérience et de mes lectures, j'en ai conclu que la psychanalyse était probablement la plus grande imposture du 20 ème siècle EN TANT QUE THERAPIE, j'insiste bien, en tant que découvreur de l'inconscient, des pulsions sexuelles, ça me parait valable, à charge d'inventaire mais ça ne m'intéresse plus guère, j'ai eu grand intérêt pendant mes années de fac à Freud, Jung, Lacan, Reich, mais pour moi, terminé
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