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 ANTHOLOGIE de la CRUAUTE

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rotko
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MessageSujet: Re: Les animaux victimes de la guerre   Mar 26 Oct 2004 - 14:09

Aristarque a écrit:
un cheval blessé .[...]nous nous sentons remués comme par une agonie humaine, devant ce bel animal debout et pantelant, qui est en train de mourir,

Le passage cité par Aristarque me rappelle d'autres textes, de Zola notamment.

Ainsi dans "Germinal", la mort du cheval qui, inlassablement, tourne en rond au fond de la mine. cf dernière partie chapitre V.

Dans la "bête humaine", l'accident de la Locomotive (la Lison) présente un curieux parallèle entre deux agonies : la locomotive "cheval vapeur", et le cheval qui a entrainé le déraillement au passage à niveau.

"Les roues en l'air, semblable à une cavale monstrueuse, décousue par quelque formidable coup de corne, la Lison montrait ses bielles tordues, ses cylindres cassés [..], toute une affreuse plaie baillant en plein air, par où l'âùe continuait de sortir, avec un fracas d'enragé desespoir. Justement, près d'elle, le cheval qui n'était pas mort, gisait lui aussi, les deux pieds de devant emportés, perdant également ses entrailles par une déchirure de son ventre. A sa tête droite, raidie dans un spasme d'atroce douleur, on le voyait râler, d'un hennissmement terrible, dont rien n'arrivait à l'oreille, au milieu du tonnerre de la machine agonisante.

Emile Zola, La bête humaine, chapitre X.
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Aristarque

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MessageSujet: Lucien Bodard et la Vallée des roses   Jeu 11 Nov 2004 - 0:13

Yi, n’est qu’une jeune fille de la bonne noblesse mandchoue. Elle s’est formé une âme implacable et acharnée, totalement dénuée de préjugés et de scrupules, sachant que la réussite ne vient que de la dureté de la dissimulation et de la duplicité. Son rêve ? : Devenir la concubine de l’Empereur régnant, de le subjuguer et gouverner sur 500 millions de chinois. Comme l’a fait, plus de mille ans auparavant la princesse Wou-chei, la plus belle, la plus terrible et la plus cruelle…qu’elle a pris pour modèle.
<< Cette princesse, à la suite de la défaveur de son père qui avait été mis à mort, avait elle même été réduite à la plus misérable condition : on l’avait enfermée à vie, tête rasée dans un couvent bouddhique.
Or il arriva que l’Empereur Kao-tsong se rendit en pèlerinage en ce saint lieu. Là, il aperçut la nonne sans cheveux. Elle lui plût suffisamment pour qu’il l’emmenât compléter son harem.. Wou-chei s’insinua dans ses faveurs…et s’empara complètement du cœur du Saint Homme….Comme elle avait accouché d’une fillette, l’Impératrice était venue très gracieusement féliciter la mère et l’enfant. Wou-chei profita de cette visite pour supprimer de ses mains son propre bébé dans des conditions si perfides que les apparences accusèrent l’Impératrice de ce meurtre.
L’Empereur entra dans son Grand Courroux. Il disgracia ignominieusement l’Impératrice et prit comme Impératrice Wou-chei elle-même qui pour sa joie fit couper les mains et les pieds de la déchue puis la garda vivante dans une auge à cochon, comme une truie, et alla chaque jour la nourrir d’ordures, exigeant que celle-ci se soulève elle-même un peu et grogne de reconnaissance. Le reste de la vie de Wou-chei fut tout aussi splendide. Elle fit tuer, dans des supplices imaginés par elle, tous les dignitaires de la Cour qui avaient osé prendre parti contre elle dans les temps incertains d’où elle sortit comme le soleil des nuages . Elle se réjouissait des grimaces de la mort. Au moindre soupçon elle sévissait, allant jusqu’à menacer son Impérial Epoux : « Vous mourrez si jamais vous essayez de me rabaisser »……..>>
L’histoire de Yi que Lucien BODARD nous raconte, d’une manière réaliste et torride , parfois agrémentée d’un érotisme à la limite de l’indécence, dans son roman « La Vallée des Roses » éditions Grasset, est inspirée de la vie de Tseu-Hi (1834-1908) Impératrice de Chine de 1870 jusqu’à sa mort.
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Aristarque

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MessageSujet: L'agonie d'une Ile   Jeu 2 Déc 2004 - 0:19

L’AGONIE d’une ILE : d’après le récit de G.Blond dans son roman « Le Pacifique. »

1722 : Le capitaine Roggeveen et ses trois voiliers hollandais, en provenance du Chili, accostent sur une île. Sur la pente de la côte on voit quelques énormes statues debout, énormes. Fait singulier, les compas des navires se sont mis à osciller anormalement, tournant parfois d’un quart de cercle, redevenant calmes, puis recommençant. Des sauvages montent à bord. Pour eux, comme pour ceux que Magellan à découvert sur l’île de Guam, tout ce qui n’est pas tabou est permis, et rien n’est tabou à bord du navire. Alors ces hommes simples rapinent. Pour les punir, les marins tirent et tuent….C’était l’après-midi du dimanche de Pâques…l’île gardera ce nom.
1774 Arrive James Cook l’anglais. Les Pascuans, fils et petits-fils de ceux qui ont accueilli les hollandais, se montrent à bord, aussi peu respectueux des biens d’autrui
Ils s’emparent de quelques vêtements et chapeaux de marins. Mêmes causes, mêmes effets : des coups de feu et encore des morts. Et la réputation que les Pascuans sont des voleurs.
1776 : La Pérouse célèbre marin français accoste, reçoit des visiteurs, constate les mêmes larcins, mais ne sévit nullement. Il fait distribuer des plantes, des graines, des volailles et des chèvres. Les indigènes ont voulu que son nom soit donné à la baie où mouillent ses navires.
1805 : Des chasseurs de phoques américains, à bord de la goélette « La Nancy », après avoir décidé qu’ils n’avaient pas assez de main-d’œuvre, enlèvent douze hommes et dix femmes violées au préalable. Il les enchaînent à bord et mettent à la voile. Trois jours plus tard on détache les prisonniers. D’un seul bond, tous les malheureux sautent par dessus bord et s’éloignent à la nage. Préférant la mort à l’esclavage.
1811 : « Le Pindos » américain lui aussi, envoie des canots faire de l’eau et des légumes frais. « Et des femmes pour autant qu’il y a des marins » crie le capitaine. Après une orgie qui dura toute la nuit, on renvoie les femmes. A la nage. Et le second lieutenant, un dénommé Waden, prend son fusil et commence à tirer sur les nageuses. C’est une fine gâchette. Des têtes aux longues chevelures sombres disparaissaient pour ne plus reparaître. A bord, les chasseurs de baleines se tordaient de rire.
1862, le 12 décembre : Six navires péruviens mouillent en baie d’Hanga Roa. Les six navires appartiennent à des négriers venus « recruter » des bras, pour les mines de guano de Chincha au Pérou. Quatre-vingts hommes armés d’emparent d’un millier de Pascuans sans défense. Ils se débarrassent des femmes et des enfants à coups de crosse et à coups de fusil. Ce crime contre l’humanité, lorsqu’il fut dévoilé, fut dénoncé par la France et l’Angleterre auprès des autorités péruviennes. Quand l’ordre de délivrer les captifs arriva, quatre-vingt pour cent étaient morts à la tâche ou sous le fouet des tortionnaires. Pendant la traversée de retour, sur cent rapatriés, quatre-vingt cinq moururent de la variole . Que les rescapés apportèrent en cadeau sur leur île. En quelques mois la moitié de la population périt sans aucune assistance médicale.
A ses beaux jours l’île de Pâques avait compté 5.000 habitants. Après le drame et l’épidémie elle en comptait 600.
1904 : La population de l’île se décomptait ainsi : 47.000 moutons, 1.000 bovidés, 1.000 chevaux, 50 militaires chiliens et 1.000 pascuans. Qui n’ont pas le droit de quitter l’île et d’y circuler en toute liberté….. Pour ne pas déranger les moutons…… Mais ces Pascuans ont hérité de la réputation de leurs ancêtres. « Méfiez vous, ils ne pensent qu’à voler, disent les autorités locales aux rares visiteurs »…..
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Aristarque

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MessageSujet: Justice cruelle....   Jeu 23 Déc 2004 - 0:03

Ceux de 14 par Maurice Genevoix

Sous Verdun, au repos à l'arrière, le lieutenant Genevoix accueille trois ses soldats qui reviennent après avoir fait soigner leurs blessures. Il raconte dans son livre "Sous Verdunr".
<< Les trois hommes se présentent à moi, me rendent compte qu'ils rejoignent à la date du jour.....Mais je m'aperçois qu'ils ont les yeux gonflés, le visage blême et creux, et que Baurain et Raynaud portent encore à la main, un pansement sordide...."Voyons Vauthier, dis-moi tout ce qui s'est passé ?"
<< Alors, à phrases précipitées, haletantes, avec des gestes de colère et des sanglots secs qui jaillissent de sa poitrine sans qu'il puisse les réprimer, mon soldat me raconte leurr sinistre aventure: " Croyez-vous que c'est malheureux, dites, mon lieutenant? Treize jours qu'on est blessés et pas guéris, et renvoyés au feu comme ça, moi avec mon bras qui rend de l'humeur encore, et Beaurain avec son doigt qui pourrit!..
...On s'est retrouvé au poste de secours. On nous évacue; bon. On arrive à Bar-le-Duc; bon...Et c'est là mon lieutenant, c'est là...Des majors, voilà qu'ils disent qu'on n'a pas de billet signé de notre chef de section, comme quoi c'est des balles boches qui nous ont fait çà...Et qu'ils disent encore qu'on l'a fait exprès, qu'on est des mutilés volontaires, et des mauvais soldats, et des lâches. Hein mon lieutenant?
Et ils nous ont fait passer au Conseil, avec d'autres en tas, qu'il y avait là dedans des pas grand-chose, nous avec....C''est des gendarmes qui nous ont conduits. Et ils nous avaient mis les menottes, à nos mains qui saignaient; je le jure qu'on nous a mis les menottes!...
Moi, je voulais causer d'abord, nous défendre. J'ai parlé de vous, du capitaine; j'ai dit qu'on demande, qu'on n'avait quà demander et qu'on saurait. Pourquoi qu'on n'a rien demandé ?...
Et puis j'ai bien vu qu'il valait mieux se taire, parce que la colère venait et que j'aurais dit des mots qu'il fallait pas. Est-ce qu'ils y étaient, eux, cette nuit-là, à la pluie, au vent, qu'on n'y voyait pas seulement à la longueur du bras ? Qui c'est qui nous avait dit qu'il fallait un billet signé ? Dites mon lieutenant, qu c'est?...Et ils nous ont répondu que nous aurions du le savoir ; et ils nous ont collé un an de prison, à tous, les bons et les mauvais....Un an de prison ! Est-ce pas, Beaurain, est-ce pas Raynaud, que nous avons un an de prison?...>>








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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Jeu 23 Déc 2004 - 18:05

Vas-tu au cine, Aristarque ? as tu vu la chambre des officiers ou un long dimanche ? (voir le forum ciné). Je sais c'est pas des films de noel...
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Aristarque

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Sam 25 Déc 2004 - 0:44

Il y a bien longtemps que je ne vais plus au ciné. Sauf lorsque le dernier de mes petits-fils m’amène voir le dernier Harry Potter, une fois tous les deux ans je crois….Je ne reste au courant de l’actualité cinématographique que lorsque les nouveaux films passent à la télé avec un long temps de retard.
Pour moi, rien ne remplace un bon livre. Il est rare que son adaptation en images me donne satisfaction lorsque cela se produit. Sauf pour la S.F. qui a su tirer le meilleur parti des fameux « effets spéciaux ».
Des films « de guerre », il y en a eu, et il y en aura encore beaucoup. « Le Jour le plus Long » ou « Paris brûle t’il » sont très bons à regarder. Mais je n’oublierai jamais la profonde émotion qu’avait soulevé, parmi les adultes qui m’entouraient, la sortie du film « A l’Ouest rien de nouveau » d’Erich Maria Remarque, pendant les années trente. C’était la révélation visuelle, en noir et blanc, sans aucune concession, des souffrances tant morales que physiques, endurées par les soldats allemands pendant la Grande Guerre, encore présente dans tous les esprits…..Puis vint l’admirable film « Les Croix de Bois » de Roland Dorgelès…. Pour rappeler que dans les tranchées françaises, misères, souffrances et morts avaient aussi duré quatre longues années. Et prélevé un lourd tribut. C’est un vibrant plaidoyer pour une paix durable, afin de ne plus revoir ces poignantes images panoramiques de la fin, montrant à l’infini, les immenses alignements de « croix de bois » symboles de tant de vies sacrifiées.
Ces films je ne manque jamais de les revoir quand ils passent à le télé. Les livres, je ne les ai lus que bien plus tard. Pour découvrir deux grands romanciers qui resteront dans la mémoire de ceux qui les ont lus.
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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mer 5 Jan 2005 - 15:35

CRUAUTES DANS LA BIBLE.

La grande colère de Moïse.

Revenu du Sinaï, Moïse découvre que son peuple sacrifie au culte du veau d'or, et déclare :

" Ainsi parle Yahvé, le Dieu d'Israël : ceignez chacun votre épée sur votre hanche, allez et venez dans le camp, de porte en porte, et tuez qui son frère, qui son ami, qui son proche. [...] Les fils de Lévi firent ce que Moïse avait dit, et du peuple, il tomba ce jour-là environ trois mille hommes" (Exode 32, 27 sq).

Voilà l'Etat théocratique : le chef religieux qui a le pouvoir politique refuse la liberté de culte.


Vengeance contre l'ennemi babylonien.

"Fille de Babel, qui dois périr/ heureux qui te revaudra les maux que tu nous valus/ heureux qui saisira et brisera tes petits contre les rocs". Psaumes 137, 8 et 9.

Poème virulent incitant aux crimes de guerre sur les populations.

Interprétations de ces textes par Bernard Lhang in Francoise Héritier, De la violence, Editions Odile Jacob.
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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mer 5 Jan 2005 - 15:35

Dans l'exemple de Moïse,"tuez qui son frère, qui son ami, qui son proche. [...] Les fils de Lévi firent ce que Moïse avait dit, et du peuple, il tomba ce jour-là environ trois mille hommes" (Exode 32, 27 sq).

Bernard Lhang historien des religions voit à la fois un récit d'enseignement (on dirait de propagande) avec la volonté clairement affirmée de définir un monothéisme exclusif là où la règle générale des religions était le polythéisme.
Un tel texte trouvera son prolongement dans le Deutéronome, sorte de précis d'une législation exclusiviste intransigeante, avec le recours à la lapidation Deutéronome 17,2 à 7, la mise à mort, Deutéronome 13, 7 à 12, l'appel au saccage des villes ennemies, Deutéronome 13, 13 à 19)
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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mer 5 Jan 2005 - 15:36

Quant aux Psaumes,
1 "Heureux qui saisira et brisera tes petits contre les rocs". Psaumes 137, 8 et 9.
2 "Le fidèle se réjouira de voir la revanche de Dieu sur les méchants et d epatauger dans leur sang"" (Psaume 58, 11).
Il s'agirait d'une poésie d'imprécation. On appréciera les différentes justifications données par les commentateurs : on s'en prend au péché plus qu'aux pécheurs, il s'agit d'allégories, de figures de style, de combat spirituel etc... C'est un régal de "mauvaise foi" (pas pu résister à ce jeu de mots !)
Bernhard Lhang voit dans ce livre des Psaumes rédigé vers 200 avant notre ère, "un témoignage d'un judaïsme agressif et messianique engagé dans la politique, courant qui aboutirait, finalement à la fondation de l'Etat d'Israël moderne, fondation aussi violente que sanglante".

Les précisions que je donne ne sont pas un étalage de pédanterie, mais la transcription des propos de cet historien des religions dans sa contribution au séminaire de Francoise Héritier au Collège de France entre janvier et mars 1995.
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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Jeu 6 Jan 2005 - 14:52

Agressivité, cruauté et réinsertion.
.
En 20 pages, Maurice Bloch décrit la manière dont les Zafimaniry de Madagascar - population par ailleurs paisible, suscitent, puis canalisent et maîtrisent l'agressivité des jeunes. Dès l'enfance, on entraîne les garçons à des exercices de cruauté - poursuites, mutilations, vis-à-vis des animaux (Ceux-ci font les frais de cette éducation "virile" ! ) pour qu'ils deviennent d'excellents chasseurs, sans état d'âme. Puis à l'adolescence, on les pousse à des actes délictueux, notamment sous l'emprise de l'alcool, facteur essentiel de la trangression.

Bien entendu, les jeunes tombent dans l'excès, et les adultes les jugent alors, leur infligeant de très fortes amendes. Pour s'acquitter de leurs dettes envers la société, les délinquants quittent la tribu plusieurs mois, pour devenir par exemple bûcherons, puis ils reviennent, avec les sommes dues pour l'achat de plusieurs boeufs, ou de multiples bouteilles de rhum. Leur réintégration dans la société donne lieu à des festivités collectives, et les jeunes têtes brûlées deviennent ainsi des adultes toniques et responsables.

in Francoise Héritier, De la violence, Editions Odile Jacob. pp 201-222.
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rotko
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Ven 7 Jan 2005 - 15:12

Violence et cruauté.

D'après Véronique Nahoum-Grappe,in "L'usage politique de la cruauté."
in Francoise Héritier, de la violence, Odile Jacob.


La violence, rationelle, vise un ennemi, et pour des raisons légales ou non, justes ou non, poursuit un but précis : sa destruction, ou sa sujétion.

En revanche, la cruauté, surenchère gratuite et irrationnelle de la violence, plus que la destruction physique de l'adversaire, cherche un avilissement de la victime à ses propres yeux. Elle se donne en spectacle et instaure une politique de terreur. Cette terreur remplace le consentement, et dans "l épuration ethnique" serbe, il s'agissait, notamment par une politique de viols, de rompre l'arbre de filiation du père, du mari, du fils. On voulait aussi rompre les liens traditionnels en forçant des proches à être les spectateurs, voire les agents, des brutalités commises.

La cruauté est toujours exercée par le plus fort qui se sent dans l'impunité vis à vis des plus faibles : femmes, enfants, vieillards, personnes vulnérables, voire les animaux de la maison.

La pénétrante analyse de Véronique Nahoum-Grappe montre aussi la signification du saccage des tombes et des injures racistes qui visent les géniteurs.
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Aristarque

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Sam 8 Jan 2005 - 0:37

Rotko a écrit CRUAUTES DANS LA BIBLE.

La grande colère de Moïse.


La « grande colère de Moïse » a été punie par Yahweh qui lui a interdit d’entrer en Canaan « Ce beau pays, un pays de torrents, de sources et eaux profondes…… »
« Yahweh s’irrita contre Moïse et dit : Toi non plus tu n’y entreras pas, Caleb le verra et « Josué, fils de Nun, ton serviteur, y entrera…Rends le fort car c’est lui qui mettra Israël « en possession de ce pays » Deut. I /36-39
Josué ne faisait pas dans la dentelle lui non plus. En tant que conquérant à la demande de Yahweh et avec son aide inconditionnelle, il en fit la preuve lors de la prise de Jericho
« Au septième jour, ils se levèrent dès l’aube et firent le tour de la ville sept fois (…) « alors le peuple poussa le cri de guerre. On sonna de la trompe, et dès que le peuple entendit « le son de la trompe, il poussa une immense clameur : le rempart s’effondra et le peuple grimpa « dans la ville, chacun devant-soi, et ils la prirent et ils vouèrent par anathème, par le fil de « l’épée (le herem), tout ce qui était dans la ville hommes et femmes, adolescents et vieillards, « boeus, brebis et ânes (…) Ils incendièrent la ville et tout ce qui s’y trouvait sauf l’argent, l’or et « tous les objets de bronze et de fer qu’ils remirent au trésor de la maison de Yahweh (…) « Josué fit prononcer devant Yahweh le serment suivant : « Maudit soit l’homme qui se lèvera et « qui rebâtira cette ville !. Qu’au prix de son aîné il la fonde –et qu’au prix de son dernier-né il en « pose les portes » Josué VI / 15 à 27……. »

Même processus pour la ville voisine de Haï..
« Lorsque Israël eut achevé de tuer tous les habitants de Haï, en rse campagne, dans le désert « où ils avaient engagé la poursuite, et que tous, jusqu’au dernier, furent tombés sur le tranchant « de l’épée, tout Israël revint à Haï et la passa au fil de l’épée. Le total de ceux qui tombèrent ce « jour-là, hommes, femmes et enfants, fut de douze mille, tous gens d’Haï. Josué VII /24 à 29 »

Cet épisode de la conquête sanglante de la « Terre Promise » aux temps bibliques a été raconté d ‘admirable façon par Frank G. Slaughter dans son roman « La Rose de Jericho » paru en 1956 aux Presses de la Cité. Le récit s’appuie sur la traduction de l’Ancien Testament et déroule une passionnante interprétation des amours de Rahab la prostituée à qui « Josué laissa la vie sauve, ainsi qu ‘à sa famille, parce qu’elle avait caché les émissaires envoyés par Israël pour reconnaître Jéricho (avant la bataille)….. »
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MessageSujet: Espionnage et cruauté   Sam 19 Fév 2005 - 1:23

Opération MINCEMEAT
Comment faire quitter son pays (URSS) à un transfuge, rouage important du KBG, prêt à trahir, pour la bonne cause, sa patrie? Il ne veut pas se séparer de son épouse et de sa fillette de quatre ans. Il faut aussi éviter que ses "employeurs" aient le moindre soupçon qui risquerait de tarir la source des information.
Une solution macabre est envisagée par la CIA : les faire passer pour morts dans un incendie. Encore faut-il trouver trois cadavres adéquats, à substituer aux fugitifs. Peu importe qu'ils aient péri dans le même terrible accident ou qu'ils soient de la même famille. Seuls impératifs: un homme accusant la trentaine, une femme d'à peu près le même âge, et une fillette d'environ quatre ans.
Dès qu'ils sont trouvés (l'homme en Angleterre et la femme et la fillette aux USA), il faut les "préparer" pour qu'ils soient identifiables. Cruauté métaphysique bien qu'il s'agisse de cadavres:
<<Il fut constaté, sans grande surprise, que le visage de l'enfant ne correspondait pas avec la photo. Il en était de même de la femme adulte, même si la masse corporelle et la silhouette convenaient à peu près. L'incendie et les gaz toxiques qui avaient mis fin à ses jours lui avaient laissé le visage quasiment intact. Tant et si bien que l'un comme l'autre allaient devoir être totalement défigurés pour être utilisables dans le cadre de l'opération "Beatrix"
<<C e qui fut fait à l'aide de chalumeaux à propane.(...) Puis les deux hommes enfilèrent leur combinaison isolante avant d'allumer les chalumeaux et d'en applique impitoyablement la flamme sur la tête des deux victimes. Comme la couleur des cheveux ne correspondait ni pour l'une ni pour l'autre, ceux-ci furent brûlés en premier. Puis les torches vinrent lécher les visages.(...)
<<L'homme chargé de la petite marmonna dans sa barbe une brève prière pour le salut de son âme (...) Ce qui restait n'était que de la chair froide, sans plus de valeur pour son propriétaire initial (...) C'est quand l'oeil gauche de la petite explosa sous la pression des gaz que son involontaire persécuteur dut se détourner pour vomir. Mais il fallait que ce soit fait. Les yeux n'étaient pas de la bonne couleur..
<< Les mains et les pieds devaient être également carbonisés ; puis les deux corps furent soumis à un examen scrupuleux pour y repérer tatouages, cicatrices ou autres traits caractéristiques, mais sans résultat, pas même une cicatrice d'appendicectomie....>>

Extrait du roman "Red Rabbit" de Tom Clancy deux gros volumes chez Albin Michel
décevant par ailleurs par la platitude du récit qui ne ressemble en rien au style habituel d'un écrivain qui nous avait habitué à mieux avec " A la poursuite d'Octobre Rouge" ou "Le Cardinal du Kremlin", voire "Sur ordre" ou "Dette d'honneur".
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Aristarque

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Jeu 16 Juin 2005 - 23:34

L'Inquisition espagnole au 15ème siècle décrite par Stephen Marlowe.Extrait du roman
"Christophe Colomb..Mémoires" Editions Seuil.

---C"est la zone d'échauffement, expliqua frère Virgile
Dans la fumée sulfureuse dansaient les flammes d'un grand âtre ouvert; c'était presque un spectacle joyeux....jusqu'au moment où j'aperçus les trois tables et les trois objets qui y étaient attachés, emmaillotés de gris, à l'exception de leurs pieds nus, qu'un apprenti enduisait généreusement d'huile, tandis que l'on rapprochait progressivement les tables des flammes dansantes. Bientôt l'huile commençait à frire, puis la chair des pieds, mais comme les objets étaient bâillonnés, leur voix couvrait à peine le ronronnement de feu et lorsque le médecin de service avait obtenu la dose cde carbonisation adéquate et disait "Suspendez", il se faisait entendre sans peine.
Un mot sur le verbe suspendre: les règles de l'Inquisition interdisaient de torturer un objet plus d'une fois. Autrement dit si l'on mettait fin à une torture, on ne pouvait légalement la recommencer. C'est pour cette raison que les séances n'étaient pas arrêtées, mais suspendues. Suspendues, on pouvait les reprendre n'importe quand, même pendant des années.
L’estrapade est la technique la plus bruyante. Non pas parce que la poulie elle même (d’où l’objet se balance, poignets entravés dans le dos) est en mauvais état, mais parce que les poids de fer de plus en plus lourds sont attachés aux chevilles de l’objet, et lorsque la poulie le lâche d’une hauteur considérable, les poids heurtent le sol avant l’objet et font un bruit épouvantable.
Le chevalet est une sorte de table sur laquelle l’objet est attaché à des supports qui ressemblent un peu à une échelle. Il y a deux méthodes de persuasion possibles. D’abord les nombreuses courroies liant tête, bras, torse et jambes peuvent être resserrées, ce qui est source d’inconfort. Ensuite les côtés de la table, souvent garnis de petites pointes émoussées, peuvent être relevés et rapprochés, autre source d’inconfort pour l’objet….
L’objet est souvent soumis à la question de l’eau pendant qu’i est sur le chevalet.(…) On a vu certains objets avaler (de force), huit ou même neuf brocs d’eau avant de manifester des symptômes de noyade…avant que le médecin de service ne suspende les opérations pour sonder le désir qu’aurait l’objet de se confesser……
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Deliege

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Dim 19 Juin 2005 - 13:23

Extrait de Pleine lune de Munoz Molina
" ... dans quels labyrinthes vont s'égarer les sentiments des hommes et des femmes, en vertu de quelle loi se convertissent - ils alternativement en anges et en exécuteurs, en bourreaux et en victimes les uns des autres, régulièrement, sans apprentissage ni repos, sans que leur serve de rien l'expérience de la douleur ni que les décourage jamais complétement la répétition de l'échec"
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Otranto



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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Dim 26 Juin 2005 - 0:17

J'ai visité par hasard le musée de la torture à Prague. Je dis"par hasard" et je ne mens pas, mais quelle importance !
Les plus féroces rafinement, à composante surtout sexuelle dirigée vers le corps de la femme, étaient le fruit de nos bourreaux de l'inquisition.
Le malheur, Deliege, c'est que les religions se concurrencent dans l'horreur et que la nôtre a fait très fort.
Depuis la nuit des temps les fous de Dieu inventent l'horreur.

Tu me manquais Deliege ! Sincèrement heureux de t'avoir retrouvé !
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Dim 26 Juin 2005 - 0:33

C'est un sujet sur lequel je répugne à débattre. Je traduis énormément de choses en images d'une impressionnante réalité dans ma tête. Il m'est arrivé à ce point de "voir" ces images de torture, que je me suis trouvée mal. Donc j'évite.
L'avilissement d'un être par la torture est insoutenable pour moi.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Aristarque

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Lun 27 Juin 2005 - 23:13

Romane écrit:" C'est un sujet (la cruauté) sur lequel je répugne à débattre......"

Pourtant en littérature, dans pratiquement tous les genres et chez le plus grand nombre de romanciers, la cruauté est évoquée, quand elle n'est pas sadiquement exploitée. C'est un sujet "porteur".
Dans une encyclopédie que j'ai consultée, j'ai relevé pas moins de 150 rubriques contenant le mot cruauté!...Pour autant d'écrivains!..Connus et même célèbres...
De la Bible avec Caïn, jusqu'à nos contemporains, en passant par la Comtesse de Ségur qui dépeint "la violence des adultes, la cruauté des enfants le disputant à la nostalgie d'un paradis bucolique"....l
Le Marquis de Sade, dont "les romans se présentent souvent comme une succession de tableaux d'une cruauté presque insoutenable" Charlie Chaplin, avec le personnage de Charlot, décrit " avec une extrême cruauté, la Société américaine du début du 20ème siècle".....
Sacha Guitry en fait de même "avec les moeurs bourgeoises et les rapports de classe".....
Sans oublier Flaubert "qui fasciné par la beauté et la cruauté des grands faits guerriers et de mythes anciens, souhaite "faire vrai" tout en se permettant toutes les fantaisies sur les sujets traités"....Sans oublier non plus Hugo, Merimée, Malaparte, Bordage etc..etc.. J'en passe et des meilleurs!......

Cette "Anthologie de la cruauté" n'a d'autre but que de faire connaître et comparer, la manière dont les "ténors" de l'écriture romantique ont traité, à travers les siècles, ce sujet "effrayant", porteur parfois de notoriété. Et, pourquoi pas, d'en exorciser les effets.
Pour celles (et ceux) qui sont trop impressionnables, j'ajoute ce conseil de la sagesse boudhiste:
"Les six poussières sont les choses extérieures du corps humain qui sont en contact avec lui : la beauté, le parfum, le son, le toucher, la saveur, l'imagination.
Pour atteindre à l'idéal, l'homme doit secouer la poussière qui adhère à lui."
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Deliege

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Lun 27 Juin 2005 - 23:49

Certes, mais il y a sans aucun doute plus qu'un gouffre entre l'expression disons "civilisée" ou en tout cas codifiée, maîtrisée et contrôlée de l'aggressivité ( telle que tu le relèves dans le genre littéraire) et la crauté en action "physique" qui mord la chair, la déchire et la détruit que ce soit pour soumettre ( la torture) pour édifier ( la peine de mort) ou pour obéir à des pulsions sauvages ( tuer, faire souffrir ) ...
On ne peut pas tout mettre sur le même plan et il n'y a pas d'esthétique possible de la cruauté ( encore moins de justification mystique de celle - ci). La seule chose qui puisse peut - être servir est de la regarder en face telle qu'elle est pleine de sang, de merde, de bave ... pour mieux la combattre.
Pierre
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Deliege

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 0:53

Je précise mon point de vue :
- j'aime lire des thrillers, des romans policiers, voir des films violents ...
- mais je sais que la vraie mort violente, la vraie souffrance physique ne sont jamais belles, ni calmes, ni propres ...
- l'oublier pour faire de la cruauté un objet de spectacle neutre n'est rien moins que monstrueux ...
-c'est à dire que, ce faisant, nous dénions toute humanité à la victime, nous nous manifestons comme radicalement étranger à elle ...
-on peut se sentir une complicité humaine dans l'imperfection et même dans l'horreur , je peux m'identifier au bourreau dans ce que j'ai de pire à partager de condition humaine,
-mais en aucun cas je ne peux regarder une souffrance ou une horreur comme quelque chose de simplement intéressant à regarder ...
Quand au Boudhisme j'ai l'impression qu'on lui fait dire tout et son contraire . En tout cas je ne comprends pas ce que cette phrase veut dire de la cruauté ... Ou plutôt j'ai peur de comprendre ce que signifie cet idéal désincarné ... et finalement si peu humain ...
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Coline



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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 1:46

...Je ne pourrai jamais lire un livre qui appartienne à cette anthologie-là...Cela m'est insupportable....Surtout lorsque c'est un roman...Je ne peux concevoir qu'un auteur utilise ses talents d'écriture pour raconter la cruauté...
Pour la relation de faits véridiques, c'est autre chose...J'ai eu beaucoup de peine à les lire, mais je n'ai pas pu laisser de côté des livres comme "Si c'est un homme" de Primo Levi, "La nuit" d'Elie Wisel ou "La douleur" de Marguerite Duras ...
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Deliege

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 1:51

"Si c'est un homme " est en effet très dur comme tous les récits sur les camps d'extermination ... C'est une lecture désagréable mais utile.
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 2:12

Deliège, tu sais, je vais même jusqu'à penser qu'on ne peut pas se dispenser de lire ce livre....
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Deliege

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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 2:21

C'est bien ce que je pense en effet .
J'en ai lu plusieurs à l'occasion du soixantième anniversaire de la libération des camps.
Terrible mais indispensable pour rester vigilants.
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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 2:32

Sur le même sujet, la Shoah, j'ai fait remonter un fil que j'avais ouvert à propos d'un livre qui m'a beaucoup marquée "Les Lettres de Westerbork" et "Une vie bouleversée" de Etty Hillesum.
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Coline



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MessageSujet: Re: ANTHOLOGIE de la CRUAUTE   Mar 28 Juin 2005 - 2:34

Et sur un autre sujet, toujours cruel, Tchernobyl, je fais remonter un fil que j'avais ouvert sur Svetlana Alexievitch ("La supplication")
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