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 Pas si nouveau, mais nouveau titre !

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cathecrit
Collectionneuse d'éphémère
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MessageSujet: Pas si nouveau, mais nouveau titre !   Mer 4 Sep 2013 - 3:06

Non, pas si nouveau mais beaucoup de choses ont changé dans ce livre.
Il m'a coûté de la sueur et des larmes... des douleurs oui, mais des rencontres, de somptueuses rencontres, des découvertes sur moi et sur les autres... Et puis du bonheur, de la joie, des larmes de joie, du plaisir, celui -entre autres- d'avoir réussi à mettre un point final à ce livre et..............
D'avoir réussi à l'envoyer à notre éditeur d'ici (et du Cercle), j'ai nommé Filo et sa Filosphère !

Donc, nouveau titre que je vous livre ici en avant première

[b]CANCER ASCENDANT OPTIMISTE, [/b
ESSAI RIGOLO PHILOSOPHIQUE

Et voici un petit quelque chose avant de lancer une souscription ici qui vous permettra de découvrir la première et la quatrième de couverture !!!

Extrait du Chapitre 14 :   Cris du Cerveau ………………

Et les nuits sont pires que les jours parce que je suis sensée dormir, mais je ne dors pas beaucoup et on ne veut rien me donner pour dormir (une infirmière du service me dira plus tard que l'on ne peut pas me médiquer plus). Parce que les malades débarquant des urgences arrivent bruyamment dans le service du fait de l'urgence de leur situation médicale. Et du coup, tout le personnel  cavale, hurle de même que le patient qui souffre et se rebiffe parfois. Et avec tout ce contexte, on s'étonne que je ne dorme pas !!! Surréaliste. Vous dormiriez vous ?

J'ai la sensation terrible de ne plus avoir d'identité, malgré les quelques gentillesses du personnel, plutôt prévenant. C'est dur, je me sens déracinée, coupée des miens géographiquement, affectivement. Et le médecin chef du service ne fait rien pour me tranquilliser, au contraire. Chaque fois qu'il fait irruption dans ma chambre, c'est pour me reprocher de ne pas dormir. Il est marrant lui, tout est fait pour que je ne dorme pas, moi qui dors d’habitude dans le noir complet et sans bruit, je suis gâtée.  Et c’est comme ça depuis que je suis dans cette pièce. Je me suis réveillée un soir alors qu’un aide-soignant s’affairait autour de moi, je ne sais pas trop à quoi. Me voyant réveillée, il m’a expliqué qu’il était là pour me laver et c’est ce qu’il a fait de manière consciencieuse et délicate, peut-être parfois un peu trop appuyée car lorsqu’il en est arrivé à l’entre-jambe, c’est devenu un mélange entre caresse et carrément masturbation ! Du coup, moi qui me laissait faire, un peu dans le cirage, je reprends conscience, ouvre les yeux et lui demande d’arrêter. Surprise du type qui me croyait endormie. Je décide de sonner et lui demande de quitter la pièce et de ne jamais revenir sans quoi je raconte pourquoi je ne veux plus de lui. Il sort et c’est une aide-soignante qui vient terminer ma toilette.

Le lendemain j’aurai même droit à une fouille en règle de mon sac par un autre aide-soignant, juste sous mon nez, parce qu’il croit que je dors. Je l’observe quelques minutes pour être sûre de ce qu’il fait puis je m’exclame « Mais vous faites quoi là ? »… Car le type sortait toutes mes affaires en faisant des commentaires du genre « ça c’est moche » ou « pffff du parfum, pour quoi faire ? »… Le type sursaute et me lance « Tiens vous êtes réveillée ? » Et je rétorque « Ah oui, tous les aides-soignants pensent que, comme les patients de ce service roupillent toujours, ils peuvent leur faire tout ce qu’ils veulent ?!?! ». Et le gars range mes affaires en vitesse et sort. Lui non plus ne reviendra pas.  Je suis atterrée par tant de violence passive. Mon sac, c'est tout ce qu'il me reste de personnel bon dieu, ils ne respectent donc rien ? Je voudrais bien les y voir tiens… Bon mais je ne vais pas jusqu'à leur souhaiter de tomber malade. En partant, ce type m'a laissé mon sac à portée de la main et d'un seul coup je repense au flacon de parfum que j'y ai laissé. Les trois ou quatre pschitt que je m'octroie me fichent la joie au cœur !!!

En fait, tout le monde dans le service est habitué à soigner des malades qui dorment la plupart du temps. Et moi qui ne dors presque jamais, je dérange. Excusez-moi de ne pas être dans la norme de vos malades, je vous assure que je ne rêve que de dormir et votre médecin chef le sait, ça fait plusieurs fois que je lui demande de l’aide pour dormir mais il ne sait que me répondre très aimablement « vous, dormez ! On ne vous demande rien d’autre ! ». Ainsi, quand un jour ou deux plus tard, constatant que mes dextro (mesure du taux de sucre dans le sang car, comme je suis diabétique, on vérifie régulièrement ce taux qu’évidement je connais puisqu’en temps normal, c’est moi qui le fait), que mes dextro donc sont mauvaises (3, 65 grammes dans le sang quand la norme moyenne pour un non diabétique avant les repas est environ d’un gramme !), j’ose dire à ce toubib qu’il faudrait qu’une diabétologue me voie. Mais que n’ai-je pas dit là !!! Et j’écope à nouveau d’un
« Mais vous ne pouvez donc pas dormir et nous laisser travailler ? On s’occupe de tout, je vous l’ai déjà dit. » … Surréaliste ! Mais qu’il me donne un p….. de somnifère bon sang ! S’il croit que je fais exprès !! Au sujet de mon diabète je réclame de voir une diabéto depuis la veille et je sais que j’ai raison. La suite des événements me le confirmera…

Au fil du temps dans ce service où je vais rester pas moins de cinq jours, mon moral se dégrade parce qu’il y a un boucan phénoménal (le personnel qui rentre dans la pièce sans frapper, qui parle fort, d'une pièce à l'autre, utilise l'ordi que du coup j'ai en pleine poire, me tripote de partout sans trop prévenir, parce que les toubibs allument souvent l'écran pour voir des radios (encore de la lumière), parce que le matin à huit heure et le soir à vingt heures, j'ai droit au remue-ménage du chassé-croisé des équipes qui partent puis arrivent, se disent bonjour et font claquer les portes, et surtout parce que je suis seule en dehors des visites du personnel médical qui reste assez impersonnel dans ce service et ne s'occupe pas de mon état moral, ce que je trouve anormal car le moral d'un malade fait plus de la moitié de sa guérison. Je n'ai aucun contact avec l'extérieur, je ne dispose pas de la télévision, ni de quoi écouter de la musique (interdit tout ça)… En fait, pour me raccrocher à la vie je n'ai qu'un petit carnet où j'écris des poésies et quelques textes réutilisés pour écrire cette partie de chapitre (l'original étant un peu trop trash)… Du coup, je pleure de plus en plus, je dors de moins en moins et mon inquiétude ne cesse de croître en ce qui concerne mon diabète puisque rien ne change sauf les dextro qui augmentent. Mais tout le monde s'en fout pourvu que j’aie de bons paramètres médicaux de suites opératoires ! En fait, je crois que je n'ai jamais été aussi peu écoutée à l'hôpital que dans ce service au responsable si ignorant de  l'état psychologique des malheureux patients de son service.

Et puis, depuis quatre jours mon cuir chevelu me démange atrocement sous les bandages et comme l'arrière de ma tête porte en permanence sur l'oreiller, c'est insupportable (mais je dois dormir avec ça et sans savoir ce que c'est ! Et vous, vous auriez pu roupiller comme ça ? Bref)  Enfin si,  tout de même, à force de me gratter, j'ai pu sortir des bouts de ce truc qui me rentre dans le cuir chevelu et en demandant l'air de rien ce qui sort du bandage, on me dit qu'il s'agit de mes cheveux tous raides de mon sang séché ! Surprise !! Moi qui croyais avoir le crâne rasé… Du coup, je demande à ce qu'on me lave la tête et d'ailleurs mon bandage est tout défait et on doit me retirer mon drain qui, enfin, ne suinte plus. On amène dans ma "chambre une espèce de baignoire portative et je vais m'y allonger. Une aide-soignante rigolote vient m'aider en papotant et, l'air de rien, ramolli et décolle mes paquets de cheveux. C'est long mais elle finit par y parvenir. Évidemment, j'ai besoin de toucher ma tête et je constate que 4 trous y ont élu domicile, le plus gros étant à l'arrière (c'est de là où sortait le drain). Ça me fait comme pour la fontanelle puisque c'est mou au fond. En fait, le chirurgien m'a rasé le minimum sur et juste autour des 4 incisions. Je trouve ça étrange mais j'ai l'avantage d'avoir gardé mes cheveux. Pour l'instant.

C'est le lendemain matin à quelques heures de quitter ce (rondjudju) de service  (on vient de me l'apprendre, que l'on va me laver les cheveux ainsi que le corps dans une espèce de brancard aux allures de petite baignoire. Chic, je vais enfin retourner dans le bon vieux service B d'avant l'opération, bien plus agréable ! Le moral remonte et j'en ai besoin.

Mais je n'ai pas encore vécu le plus dégradant et c'est pour maintenant. Avant de me
décrasser, j'ai demandé d'aller aux toilettes, mais pas sur le bassin. Comme il n'est pas encore question que je marche, on m'installe sur un fauteuil roulant percé. Et puis on me laisse seule, c'est mieux. Mais à peine le temps de déféquer (ben voui, faut bien à un moment, appeler les choses par leur nom), que le médecin chef de ce service et un autre toubib (peut-être chef du service B mais va savoir, ils ne m'en disent rien bien sûr) font irruption dans cette pièce (nan, c'est pas ma chambre, pas possible) et m'annonce qu'ils vont me poser une série de questions sur mon état de santé. Vu ma situation des plus inconfortables, je demande un cours délai, le temps de sortir de cette chaise, de me nettoyer vite fait et que le personnel fasse disparaître cette chaise et son contenu malodorant. Et de m'excuser de l'odeur…  "Non, ça ne nous dérange pas !" me répond ce médecin chef, à la noix !! Et moi, si ça me dérange affreusement, ça ne te fait rien 'spèce d'abruti égocentrique de toubib à la manque d'humanité ? Ben non, lui il s'en fout. Et je dois répondre à toutes leurs questions, assise sur mon caca puant. Je jure ici que j'apporterai à ce toubib un exemplaire de ce bouquin et lui surlignerai ce passage exprès pour lui et s'il ne fait plus partie du service, ça servira au suivant, j'en suis sûre !!! J'arrive tout de même à remettre le diabète sur le tapis et il me répond que je verrai la diabéto de l'hôpital dans le service B. Parfait me dis-je et maintenant foutez-moi le camp, je dois avoir le derrière tout marqué et je me sens trop mal dans cette position. À tous les toubibs qui liront ce truc, merci de vous mettre à ma place juste trente seconde et de savourer ce moment comme je l'ai supporté… Et de grâce, gardez-le dans un coin de votre crâne surdéveloppé mais souvent si pauvre en psychologie de base  !!! Pitié pour les malades qui abritent une maladie mais aussi un cœur et une dignité. Merci.

Dès que ces deux amputés du bon sens et de l'observation sont repartis, je peux enfin me lever et me nettoyer. À peine rhabillée, les aides soignants font irruption dans ma chambre alors que je n'ai même pas pu me brosser les dents (pas brossées depuis avant l'opération tout de même). On me déclare que je me les brosserai dans ma chambre du service B mais ils ne voudront pas me laisser seule debout ni m'aider à le faire assise dans mon lit. Pas le temps. Finalement, c'est ma gentille voisine de chambre (alors qu'on l'a opérée de la hanche depuis quelques jours) qui me dit :"Je dois marcher, le médecin me l'a dit." Et c'est elle qui va m'apporter mon nécessaire pour me laver les dents (wouaooo ! Que ça fait du bien après 6 jours…) et me le rangera. Je l'ai chaleureusement remerciée de se soucier de moi. Et je la remercie encore ici. Mais c'est vrai que sa fille, Joëlle, et moi avons sympathisé à chacune de ses visites à sa mère. C'est une femme plus qu'ouverte qui a comme moi subit les aléas de la vie et qui se montre particulièrement psychologue et pratique pas mal de médecines douces. Nous échangerons nos coordonnées  et restons depuis en contact.

Voilà encore un avantage qu'offre la maladie : des rencontres, des échanges, une autre expérience de la vie à partager. Et puis un échange de service : je parle avec sa mère, je prends soin d'elle, je l'écoute et lui explique ce que je connais de sa pathologie ou ce qui lui disent les toubibs et elle, elle m'apporte ma brosse à dents, plaisante avec moi et m'écoute. Joëlle et sa mère sont de belles personnes et hormis les visites de mon mari, et bien sûr l'opération, c'est ce qui m'est arrivé de mieux. À noter tout de même, le très bon chirurgien qui m'a opéré et m'a dit, très humblement, qu'il n'était qu'un "mécanicien" qui avait réparé le moteur !
Oui, le moteur est réparé. Mais rien n'est fini car le chirurgien m'a bien sûr annoncé que cette tumeur (de la taille d'un abricot, je le rappelle) est en cours d'analyse afin de vérifier si elle est cancéreuse Encore une fois, me voilà dans l'angoisse de l'incertitude pour quelques semaines…

..............

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