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 Atelier des MALADROITS, GLANONS/GLANEZ

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Tryskel
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MessageSujet: Atelier des MALADROITS, GLANONS/GLANEZ   Sam 12 Avr 2014 - 17:06


"Les Maladroits" c'est une compagnie de théâtre qui travaille surtout avec des objets à partir desquels ils improvisent sur un canevas.
Ils sont jeunes et un peu barrés, mais sympas!

Avec le " Dernier Spectateur" l'atelier d'écriture auquel je participe, ils ont mis au point un projet:
" GLANONS, GLANEZ"

Glanons/Glanez c'est une collection d'objets trouvés dans la rue, des objets de petite taille qui tiennent dans la main. ce sont des objets perdus par certains, et récupérés par d'autres; ce ne sont pas des déchets, mais ce sont des petites trouvailles, des découvertes du quotidien, des puits de mémoire qui provoquent notre imaginaire.
Une étape de cette collection sera d'expérimenter un temps de partage aux formes multiples: installation, ateliers d'écriture, photographie et publication.
Glanons/ Glanez s'apparente à un laboratoire, à un work in progress et derrière cette expérimentation, nous voyons la possibilité de garder une spontanéité au gré des rencontres. Si Glanons/ Glanez a un début, ce projet n'a pas de fin. la collection pourra s'étendre sur plusieurs années, le nombre de collectionneurs n'a pas de limite..."


Le projet m'a paru sympa et original, j'ai donc suivi l'atelier Jeudi de la semaine dernière, il fallait écrire à propos des objets qu'on nous imposait ou qu'on choisissait. Et pour l'atelier de Jeudi 17 Avril, on nous a demandé de choisir trois objet, et de raconter une histoire à partir de ces objets.

J'ai choisi une carte postale "folklorique" représentant deux enfants en costume bigouden, une pièce de bijou en plastique, et une carte bancaire.

Voilà l'Histoire:

11/04/14
GLANEZ/ GLANONS
HISTOIRE AVEC TROIS OBJETS
IL ETAIT DEUX PETITS BRETONS




« - Dis Yannick, tu ne crois pas qu’on a l’air un peu ridicule ?
- Mais pourquoi Soisik ?
- Ca fait folklore pour touristes.
- Mais dans les fêtes, ils sont tous habillés comme ça, c’est le costume de nos parents.
- De nos grands parents plutôt, et ils ne s’habillaient pas de cette façon tous les jours, c’était l’habit de fête.
Et, attention de ne pas l’abîmer surtout, on ne pas jouer avec ça sur le dos, j’ai peur que ma coiffe tombe !
- Mais, que veux- tu faire ?
- Aller au calvaire là, derrière nous, j’ai un secret à te dire.
Tu te souviens de la « Chasse au Trésor » organisée Dimanche dernier ?
- Oui, même qu’on a perdu à cause de ce gros gourmand de Fanjik qui préféraient se goinfrer de mûres plutôt que chercher le trésor.
- C’est pas grave, de toute façon, qu’est ce qu’on gagnait ? Un « panier garni de produits du terroir », c’est bon pour les touristes ! Moi, j’ai trouvé quelque chose !
- C’est quoi ?
- Un objet magique, je crois qu’il appartient à une fée, si je lui rends, elle exaucera un vœu pour me remercier, tu crois ?
- Si tu me le montre, je montrerais ce que moi j’ai trouvé !
- C’est magique aussi ?
- Je crois, je crois même que je sais à quoi ça sert. »

Les enfants s’assoient au pied du calvaire. Soisik sort de la poche de son tablier un pendentif dont l’anneau est cassé. Une pierre rose sertie dans un filigrane en argent.

- Tu vois, c’est forcément un bijou de fée, peut être qu’elle est triste de l’avoir perdu, peut être c’est une enfant fée qui s’est fait disputer par sa maman pour ça.
- Tu crois que les mamans fées grondent leurs enfants ?
- Pourquoi pas, ils doivent bien faire des bêtises, comme nous, tous les enfants font des bêtises !
- Et comment tu veux lui rendre ?
- Il faut trouver l’entrée de leur grotte, une porte de l’Autre Monde. Mais je ne sais pas où c’est, les anciens disent qu’on en trouve au pied d’un vieux chêne ou sur la falaise.
- Mais, on n’a pas le droit d’aller sur la falaise, c’est dangereux.
- Pas avec les fées, elles ne nous laisseraient pas arriver mal. Et toi, c’est quoi ce que tu as trouvé ?
- Ca va peut être nous aider pour trouver les fées. »
Yannick sort de sa poche un rectangle de plastique doré.

- Tu vois, c’est tout en or, avec des signes, si c’était la clef pour aller chez les fées ?
- Ca une clef ?
- Mais oui, dans les séries télé, ils ouvrent plein de portes avec ça, des portes que tout le monde peut pas ouvrir, derrière y’a des trucs secrets.
- Les fées ont pas la télé !
- Qu’est que t’en sais, tu n’es jamais allée chez les fées !
- Toi non plus, et je te répète que les fées n’ont pas la télé et que ça c’est pas une clef ! Je veux pas avoir l’air idiot quand on rencontrera les fées. »

Les enfants se lèvent, ils hésitent sur la direction à prendre, quand ils entendent un rire. Un rire qui semble ne venir de nulle part, porté par la brise.

- Qui c’est ? On se moque de nous ! Montre-toi »
Crie Yannick qui veut avoir l’air brave devant son amie.
Un korrigan sort d’un trou sous le calvaire.
« Je ne me moque pas. Nous sommes de joyeux drilles nous les korrigans, c’est tout, et vous m’amusez avec vos disputes.
Tu es un vrai korrigan ? » Demande Soisik un peu craintive.
- Korrigan de père en fils depuis que le monde est monde. Fais- moi voir ce bijou. »
Soisik est méfiante, s’il allait lui prendre et se donner tout le mérite de la rendre à la fée ?
« N’ai pas peur, je veux juste voir, je connais bien les bijoux de fée, c’est nous qui les fabriquons, avec les nains. Et toi, fais- moi voir cette clef.
- Elle dit que c’est pas une clef, et si elle est en or, tu vas la garder !
- De l’or, mais nous en avons à ne plus que savoir en faire. Vous êtes rigolos les gosses, vous parlez de fées, de trésor, de l’Autre Monde, et quand vous avez la chance de rencontrer quelqu’un du petit Peuple, vous avez peur. Ca prouve que ce que vos anciens racontent, ce n’est pas seulement des histoires. Vous venez ou pas ?
- Venir, où ?
- Mais chez les fées, petite, c’est bien là que tu voulais aller non ?
- Non, enfin oui, mais c’est loin ? Parce nos mamans vont s’inquiéter si on ne rentre pas avant la nuit.
- Ne craignez rien, vous serez rentés pour le dîner, et toi Yannick, tu ne rateras pas ta série.
- Comment tu sais que je regarde une série, vous n’avez pas la télé !
- Tu crois qu’on n’est pas modernes dans l’Autre Monde ? »

Après quelques hésitations, les enfants suivent le korrigan jusqu’à un dolmen. Le korrigan siffle trois notes, et une porte se découpe dans la paroi de pierre.

- Hé bien, entrez, vous attendez quoi ?
- C’est que…
- Les enfants ne croiraient plus à la magie ? Vous parlez, vous parlez, mais quand il fut agir, vous voulez fuir.
- Non mais…
- La porte ne va rester ouverte encore longtemps, vous venez ou vous rentrez chez vous sans savoir ! »
Soisik entre la première, pas très rassurée, mais elle se dit que se serait trop bête de reculer, si vraiment elle allait voir une fée pour de vrai. Yannick suit, il se convainc que sa clef va lui permettre de dévoiler un trésor.
Alors qu’ils s’attendaient à un décor somptueux digne d’un château de conte de fées, ils pénètrent dans une grande pièce qui ressemble à celles de leurs maisons.
Yannick, pas peu fier, désigne à Soisik une grande télévision posée sur un bahut sculpté.

- « Je te l’avais bien dit, ils ont la télé »

Soisik est un peu dépité, elle n’imaginait pas du tout une demeure de fée aussi banale. Et la femme qui entre ne fait que conforter sa déception.
Elle paraît l’âge de sa mère, porte un jean et un débardeur, une chaîne nue autour du cou.

« - Hé bien que m’amènes tu là Erwan ?
- La fillette dit qu’elle a trouvé un pendentif, que c’est surement celui d’une fée, elle voulait le rapporter, mais elle ne savait pas comment, puisque les humains ne savent plus nous trouver.
- Veux- tu bien me monter ce bijou mon enfant, quel est ton nom ?
- Soisik, madame, et lui c’est mon ami Yannick, il a une clef, enfin, il dit que c’est une clef.
- Et tu ne le crois pas ?
- Non, c’est pas comme ça une clef.
- Nous allons voir. »

Les enfants sortent les objets de leur poche. Ils les posent délicatement sur une table que Soisik trouve très ordinaire pour une table de fée, elle devrait au moins être en marbre au lieu de bois blanc.

« - Voyons, voyons…
C’est bien un pendentif de fée, mais il n’est pas à moi, si ma chaîne est nue, c’est que j’attends celui que les korrigans me fabriquent, mais ils sont capricieux, c’est très long.
- Tu nous a donné un dessin compliqué, c’est plus difficile. Et à qui serait ce pendentif ?
- A ma cousine, qui est navrée de l’avoir perdu, c’est un cadeau de son fiancé.
- Et ça, ce n’est pas une clef, Yannick, enfin, pas une clef de chez nous.
- Je sais, c’est une carte bancaire, mais j’ai voulu faire comme si, à cause d’elle avec son « bijou de fée », c’est vraiment un bijou de fée ?
- C’est un bijou, de fée, de femmes, nous sommes aussi coquette que les humaines. Mais je sais que vous devez renter. Erwan va vous reconduire. Revenez Mercredi, vous n’avez pas école ce jour là, nous goûterons ensemble, vous verrez ma cousine qui vous remerciera personnellement, et peut être y aura-t-il quelques surprises. »

La fée pose un baiser sur leurs joues :
« A Mercredi, et surtout… »
Les enfants terminent la phrase pour elle :
« Nous n’en parlerons à personne, les grands ne comprendraient pas.
- Non, ils ont perdu la clef qui conduit vers nous. »


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Tryskel
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MessageSujet: Re: Atelier des MALADROITS, GLANONS/GLANEZ   Mar 24 Juin 2014 - 15:02

La consigne:
A partir de quatre objets, écrire un texte sur un personnage médiatique, on devait choisir une posture, j'ai pris celle du journaliste.

18/04/2014

VENTE AUX ENCHERES





Article de MENHIR ECLAIR,  
Hebdomadaire régional breton.

   Le 15 Avril 2014, l’Assemblée Nationale proposait une vente aux enchères d’objets personnels appartenant ou ayant appartenu à des personnalités remarquables de l’Assemblée.

   Le Lot 29, présente 4 objets :

- Un mini harmonica
- Une Carte Bleue Visa
- Un cadenas marque Whale
- Un badge « Semences paysannes.org » portant l’inscription : « La biodiversité, ça se cultive aussi ».




   Ces objets appartiennent à Théophraste Le Turlue, député de Landerneau, qui goûte aujourd’hui une retraite bien mérité.
Le nom de Théophraste le Turlue ne vous dit rien chers lecteurs ?
Ce n’est nullement étonnant, car cet homme qui voua une grande partie de sa vie à la représentation et la défense de son Finistère natal, n’est pas connu sous son nom d’état civil.

   Né en 1934, dans le village de Saint Aber, Théophraste se rend compte rapidement que le nom, et surtout le prénom qu’il a reçus sont difficiles à porter, surtout lorsque qu’on souhaite faire une carrière politique.
Le prénom est celui que l’ainé des garçons de la famille reçoit traditionnellement depuis le premier Le Turlue, qui fut élu maire de Saint Aber en 1834, un siècle avant sa naissance.
Le jeune homme a longuement réfléchi afin de se choisir un prénom et un patronyme qui sonnent moins Troisième République des notables.
Ayant appris au catéchisme que « Théo » veut dire Dieu, il raccourcit son prénom. Il sera « Théo », mais Théo comment ?
Il ne s’agit pas de compromettre son avenir en reniant totalement son nom de famille, mais celui-ci fleure vraiment trop sa province.
Il commence par prendre conseil de ses proches, mais se lasse rapidement des propositions telles que : « Théo Parfum, Théo Bonendroit, Théo Courant, voire Théo Jasmin».
Le préfixe « Le » est une marque bretonne, il doit le conserver. Mais « Le » quoi ?
Sa grand-mère maternelle était une demoiselle Kalenek. Il le transforme en Kalonek (le vaillant, le généreux) ».
Et c’est Théo Le Kalonek qui est reçu avec mention très bien au barreau de Quimper en 1959. Il a 25 ans, et une grande ambition.
Et c’est lui que vous connaissez, il a laissé entre autres la « Loi Le Kalonek »
Tout naturellement, lorsque son père décède en 1966, il lui succède comme premier magistrat de Saint Aber.
Un tremplin pour être élu à l’échelon national, échelon auquel aucun Le Turlue avant lui n’a pu accéder.
Il lui faut d’abord faire ses preuves, pour donner à Saint Aber une notoriété.
Il a 32 ans, officie dans un cabinet d’avocats spécialisé dans les transactions de terres agricoles.
Lorsque le remembrement est décidé, il s’arrange pour que les propriétaires de saint Aber soient les mieux servis.
Il ouvre sur les terres familiales la première porcherie industrielle.
Pour lui, la paysannerie à la papa, c’est  fini. L’évolution de l’agriculture sous l’impulsion de l’Europe lui donne raison.
Porcheries, poulaillers, il encourage leurs implantations, sa position au sein du cabinet d’avocats, position qu’il conforte en épousant la petite fille de son fondateur, l’y aide grandement.

    Ce succès lui ouvre les portes d’élections à plus grande échelle, d’abord Conseiller Général en 1970, il se présente aux Législatives suivantes, où il est battu de justesse.
Mais la chance lui sourit, son vainqueur décède brutalement après deux ans d’exercice, dans un accident de la route, ouvrant ainsi une élection partielle que Théo Le Kalonek remporte.

    Le député finistérien est un homme de convictions, mais il sait les adapter aux contingences. Cette souplesse ; il sera toujours « non inscrit » afin de n’avoir pas à se plier aux exigences d’un parti, lui permet de passer sans anicroche tous les changements de gouvernements. Il est réélu sans défaut jusqu’en 2004, âgé de 70 ans, il laisse son siège à son fils cadet, l’ainé ayant choisi d’être médecin en Afrique.
Une fierté pour la famille que ce désintéressement. Après l’indispensable passage à Médecins Sans Frontière qui conforte un CV et lui a fait découvrir l’Afrique, le docteur Le Kalonek a ouvert une clinique de soins esthétiques, où des personnalités du monde entier viennent se faire relooker dans un cadre paradisiaque, à quelques kilomètres du Kilimandjaro.

   Nous n’avons pu rencontrer Théo Le Kalonek en personne, il navigue actuellement en Mer des Caraïbes, sur son yacht. Mais il a nous a proposé une vidéo conférence pour répondre à nos questions.
Avec son aimable autorisation, nous livrons à nos lecteurs les réponses de Théo le Kalonek.

    « Je remercie Menhir Eclair, l’hebdomadaire de référence du Finistère dont je suis toujours un fidèle lecteur, abonné de la première heure, et dont j’ai facilité le lancement en barrant la route à son concurrent « Dolmen Rapide » qui a du cesser sa parution après deux ans d’existence. Ainsi, le journal fondé par mon beau frère a connu un succès mérité.
Je suis heureux de voir que je ne suis pas oublié.

    Les quelques objets que je lègue modestement à L’Assemblée pour cette vente au profit des élus nécessiteux, ont joué chacun à leur manière un rôle important dans ma vie.


Le Cadenas ?

    En tant que maire de Saint Aber, j’avais autorisé un promoteur à construire une résidence de vacances sur un terrain que ma famille avait vendu à la commune.
« Agriculture et Tourisme sont les deux mamelles du développement de Saint Aber », un slogan qui sonnait bien.
En tant que député du Finistère j’ai fait voter une loi interdisant certaines constructions sur le littoral. Le promoteur avait déjà bien engagé les travaux, il n’avait pas les reins assez solides pour revoir son projet, la commune l’a racheté, pour le revendre à son tour à mon frère.
Aujourd’hui c’est une affaire qui marche bien.
Vous allez me demander ce que vient faire le cadenas dans cette affaire. Il a servi à fermer le bureau de vente, pour interdire au promoteur en faillite de venir récupérer le matériel entreposé et les dossiers du projet, le tribunal l’avait condamné, j’étais dans mon droit, et le droit ça me connaît.
Je l’ai choisi bien gros pour marquer le symbole de la reprise de ses intérêts par la commune. Il a longtemps été exposé dans une vitrine à la mairie.
A titre privé, j’ai racheté pour un quart de sa valeur ce yacht au promoteur. Je suis très fier du Sea Breizh, comme vous pouvez le constater, il est équipé du dernier cri des technologies de communication, ce qui me permet tout en navigant de demeurer au fait des affaires.

L’Harmonica ?

    Alors que je n’étais pas encore entré officiellement en politique, mon père m’a demandé un service. L’école publique et l’école privée, catholique, nous sommes en Bretagne, organisait leurs kermesses respectives le même jour. Comme maire, mon père se devait d’y paraître, mais il ne pouvait se partager. Il a décidé d’aller à l’école privée, les parents des enfants étant ses plus gros électeurs, et m’a demandé de la représenter à l’école publique. J’ai joué à la « Roue Tourne » et j’ai gagné un porte clef, l’anneau à été égaré, mais j’ai conservé l’harmonica qui y était accroché.
Vous me direz que c’est un lot bien modeste, mais la commune n’avait pas de gros moyens à l’époque, deux écoles pèsent dans un budget. Nous fournissions à l’école publique la prestation légale exigée, sans plus.
L’école privée offrait des séjours en Thalassothérapie qui commençait à se développer. La femme du directeur dirigeait un de ces centres.
Un souvenir émouvant de ma première prestation publique comme héritier présomptif de la mairie.

Le Badge ?

   Ca vous étonne que j’aie pu porter un badge « La biodiversité ça se cultive aussi » alors que j’étais plutôt partisan de l’agriculture et l’élevage intensifs ?
Il ne faut pas être borné, j’ai senti que les choses évoluaient. Des associations cherchaient un lieu pour tenir un salon sur le thème de la biodiversité et l’agriculture biologique, je leur ai offert l’espace sur un champ communal.
J’ai fait un bien beau discours (que vous pouvez trouver sur mon site). « Il ne faut pas insulter l’avenir, » et j’avais raison, Saint Aber a été la première commune de Bretagne à pratiquer une culture respectueuse de la terre. Tout en conservant les porcheries et poulaillers à grande échelle qui ont fait sa prospérité. Les associations concernées m’ont offert ce badge en remerciement.
Tout doit être considéré, ni comme avocat, ni comme maire puis député, je ne me suis laisser enfermer, les perspectives sont multiples si on sait poser un regard ouvert sur les propositions.
Saint Aber y a gagné des visiteurs intéressés par ce choix écologique. Vente et séjour à la Ferme, restaurant produits du terroir, fête d’antan… Car la culture des nos anciens est aussi à préserver, d’autant que les Festivals et autres manifestations culturelles attirent du monde. Des visiteurs, mais aussi des entrepreneurs qui se mettent à leur service.
Ma sœur et son mari ont été les pionniers de la formule à Saint Aber, aujourd’hui ils gèrent une vingtaine d’établissements de ce type en France.
Ma famille a toujours été à la pointe, et a entrainé la commune dans ses entreprises pour le plus grand bonheur de Saint Aber.
J’ai aussi, comme député, fait voter des lois pour protéger et développer l’agrobiologie.
Le Kalonek sur tous les fronts du progrès !

La Carte Bleue ?

    Bleue comme la mer qui y figure, Banque Populaire, je n’étais pas de ceux qui confient leur revenu à la Suisse. Rien à cacher, Le Kalonek, transparence et légalité. Jamais on n’a pu m’accrocher la moindre casserole. J’ai toujours agi dans l’intérêt commun, et si celui-ci rejoignait mes intérêts particuliers et ceux de ma famille, ce n’était que juste récompense de mon dévouement à la cause publique.
Je n’ai jamais voulu frimer avec une carte Gold ou Platinium comme certains élus qui n’ont pas compris que la modestie est un atout. Nous sommes les élus du peuple, soyons populaires !
Aujourd’hui j’ai un compte aux Caïmans et une carte Américain Express Diamant, mais je suis retiré des affaires publiques.

    Comme je vous l’ai dit au début de cet entretien, je suis toujours resté modeste, attentif aux intérêts de ma commune, de mon département, de la France…
Attentif aux évolutions, il ne faut pas barrer des possibilités. Je donne quelques conseils quand on me sollicite.
Je souhaite que ces humbles choses soient vendues au meilleur prix pour subvenir aux besoins d’élus malchanceux, soit ils ont fâché leur électorat, qui ne les a pas reconduit, soit ils ont oublié les préceptes élémentaires de précautions et se sont fait prendre la main dans des manœuvres contestables, soit ils se sont laissé entraîner dans des conflits d’intérêts. Entre nous, il est fort heureux que cette notion de Conflit d’Intérêts n’ait pas été appliquée avec rigueur lorsque j’étais en place.

   Je vous remercie de m’avoir sollicité. Vous saluerez vos lecteurs de ma part, peut être se souviennent-ils du vieux Théo ?

    J’oubliais, le conseil municipal de Saint Aber vient de voter l’érection d’une statue à mon effigie sur le champ de foire. J’espère avoir l’occasion de vous rencontrer, directement cette fois, le jour de l’inauguration. »


   Le lot 29 a été attribué pour la somme de 15 000€ à un enchérisseur qui a voulu demeurer anonyme.

    La statue sera inaugurée le 10 octobre 2014 date anniversaire de Théo Le Kalonek. Le détail des manifestations afférentes sera publié dans Menhir Eclair sitôt que le programme définitif nous aura été communiqué.
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