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 La fin d'un monde

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Tryskel
Miserere mei
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MessageSujet: La fin d'un monde   Mer 6 Jan 2016 - 2:30

"Tu vis la fin d'un monde" ainsi parla mon fils en 2008, avant de s'envoler pour le Viet Nam, où il pensait trouver un monde meilleur.

Ne pas confondre "Fin d'un monde" et "Fin du Monde" laquelle induit une quelconque apocalypse naturelle ou de source humaine qui fera exploser notre planète ou y détruira toute forme de vie, ou... mais en supposant toujours que quelques spécimens survivront et reconstruirons "Le Monde".
La "Fin d'un monde" est d'un autre ordre. L'historienne en a vu finir bien des "mondes", ces empires qui naissaient, se développaient aux dépends de leurs voisins proches ou lointains (les lointains  devenant proches par les conquêtes de territoires), grandissaient jusqu'à une "apogée" qui annonçait in fine leur décadence. Une courbe mathématique, en cloche, ça grimpe et ça dégringole, ainsi en va t-il des humaines sociétés...
Mais... Suivre, confortablement installée dans la chaleur d'une bibliothèque, ou sur le terrain  admirer les vestiges des mondes disparus est une chose, un régal intellectuel, un plaisir quand il s'agit de Rome que je n'aime pas. Que de spéculations, de controverses, d'hypothèses plus ou moins crédibles ou farfelues n'a pas fait naître "La Chute de l'Empire Romain". Chute dont quelque part l'Occident ne s'est jamais vraiment remis, qui a couru des siècles durant après une reconstruction/ reconstitution de cet Empire, de façon plus ou moins théâtrale et/ou sanglante, toujours nostalgique de cette "Grandeur"...
Et vivre la fin de "SON" monde, c'est différent, très différent.
"Mon Monde" n'était certes pas parfait, mais je l'ai vécu, et j'ai pu y vivre. Vécu parce que c'était comme ça, pas le choix, pu y vivre parce qu'il avait encore quelques possibilités de se construire de se faire une vie choisie. Mon monde issu de deux guerres mondiales, et construit avec les idéaux de la Résistance, de ceux qui y croyaient assez en l'humanité pour avoir donner leur vie: "23 amoureux de vivre à en mourir".
Et ce monde, je le vois se déliter, je le vois succomber sous les coups de boutoir, non de terroristes fanatiques et obtus (pléonasme) assoiffés de sang, oui, ils existent, mais ils ne sont quelque part que les fossoyeurs d'un monde moribond. Moribond parce que les forces vives en ont été sucées par une oligarchie mondialisée, avide de pouvoir et d'argent, moribond parce que plus aucun gouvernant n'a les convictions et le courage de s'opposer à ces forces délétères. On muselle ceux qui essaient (les grecs pour ne citer qu'eux), et on nourrit la pourriture intestine qui finira par ronger ce monde.
Ce monde là n'est pas, n'est plus le mien, le mien a finit d'agoniser, et celui qui le remplace a vraiment, vraiment une sale gueule...

Il me reste mon marécage d'où je rumine les possibles avortés par la faute de ceux qui refusent de partager, qui veulent imposer leur vision à eux, la seule vraie bien sûr. La "Démocratie" oh combien imparfaite est en train de céder le pas à des formes plus ou moins larvées de dictature, voir ce que fait la "Gôche" française aujourd'hui, ce que fait la Pologne (jamais vraiment franchement ouverte dans les mentalités, même si le pays a souffert des siècles de tyrannie externe) la Hongrie, le Danemark, jadis modèle d'ouverture et de démocratie...
Volontairement, je ne cite que des pays d'Europe, il est si facile de dénoncer ce qui se passe à des milliers de kilomètres, ben nan, c'est pas aux antipodes, c'est là, devant chez moi...
Et ça fait mal...

Mais a la peau dure et du fond son marécage, il écoute chanter les oiseaux, danser la mer, et quand il en sort, il aide les salamandres à traverser les routes. Il reste ça de mon monde, il reste ce monde de nature qu'il faut préserver des appétits insatiables... tant qu'il y a de la vie...

Au moins je comprends les réactions de ceux qui dans les siècles passés refusaient de voir leur monde bouleversé, même s'il n'y a pas eut au sens propre de "Bouleversements", les changements se sont faits petit à petit. Juste que là, aujourd'hui, c'est brutal, nous ne vivons plus sous un temps de Dino, lenteur et précaution, nous vivons une violence au quotidien.
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