Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 21 novembre 2016

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MBS

avatar

Nombre de messages : 8164
Age : 54
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: 21 novembre 2016   Mar 22 Nov 2016 - 1:10


Dès le début, je l’ai senti bizarre ce lundi. Ok, je traine depuis 15 jours cette grosse entorse au poignet et la crève depuis 5 jours. Ok, je fais des nuits dont l’organisation temporelle est en totale contradiction avec tous les canons d’un repos réussi… Mais là quand même, arriver au lycée, m’installer devant l’ordinateur de la salle (j’ai trois mots de passe différents pour pouvoir être en mesure de bosser) et ne pas sentir cette espèce de feeling magique qui fait que la fatigue s’en va, que les douleurs s’éteignent, que l’énergie arrive. J’étais tellement dans une espèce de coton pesant et irritant que je me suis dit qu’il fallait que je remplisse les appréciations de ma deuxième classe de Seconde de crainte de ne pas être en état de le faire le soir.
Du coup, je n’ai pas ouvert ma porte comme d’habitude à 8 heures moins le quart. Pas bien grave, me direz-vous puisqu’aucun élève ne se présente encore avant la sonnerie ! Sauf que là, quand j’ai ouvert la porte, je me suis retrouvé face à la proviseure-adjointe qui se préparait à frapper. Poignée d’attelles puisqu’elle aussi en porte une (mais moins grosse que la mienne, na na nère !!!).
- Est-ce que vous êtes libre dans la matinée ? On voudrait vous voir avec madame la proviseure à propos de vos secondes.
Il se trouve que j’ai un trou de 9h à 10h. Donc, je dis que je viendrai à 9h. Je sais déjà de quoi on va me parler… De la stagiaire de maths. Elle a envoyé un mail pendant le week-end où elle signalait que des élèves s’étaient amusés à éteindre des ordinateurs à distance pendant un TP en salle informatique. Et de penser, et pas la première fois du week-end, qu’il faut vraiment être inconscient pour faire ce genre d’âneries puériles deux jours avant le conseil de classe.
Le cours de seconde se passe nickel, les élèves arrivent à se passionner pour Cneius Julius Agricola, citoyen romain… Et puis vient 9 heures et je file vers les bureaux de l’administration. Je crois que je vais bien attendre 20-25 minutes dans le couloir devant la porte du secrétariat. L’administration (on me reprendra plus tard dans la journée en me disant qu’il faut dire « direction ») tricéphale du lycée est en réunion. Lorsque j’entre enfin, on me serre la main (enfin, l’attelle). La proviseure s’étonne que j’ai ça à la main parce que justement samedi, elle a glissé dans son jardin, qu’elle a dû partir aux urgences, qu’on lui en a posé une mais qu’elle a pu l’enlever. Je ne me permets pas de faire remarquer que j’ai l’attelle depuis 10 jours et que c’est la troisième fois qu’elle la remarque… et encore moins que si je l’ai toujours c’est parce que j’ai enfreint les consignes médicales pour pouvoir corriger des copies et remplir des bulletins à temps. Heureusement que je ne le fais pas parce que, sans transition, l’orage s’abat. Il n’est pas question de la bidouillerie informatique de mes élèves mais de la réunion parents-profs de début septembre lorsque les parents s’en sont pris à la stagiaire de maths. Elle m’explique que ce n’est pas normal qu’elle n’ait appris ça que la semaine dernière au cours d’une réunion avec les stagiaires, que la stagiaire de maths est traumatisée, qu’elle a pensé à démissionner et que franchement c’est grave… et que vous croyez qu’on est là pour quoi ici, pour faire les emplois du temps ?... pour vous permettre de faire du théâtre d’impro (ça reviendra deux fois). Et là, elle lâche que de ma part, c’est une « faute professionnelle » de ne pas avoir prévenu de l’incident. Et qu’est-ce que je peux répondre à part reconnaître que c’est vrai ?!... Mais c’est surtout une déstabilisation profonde : j’ai merdé dans le boulot… On fait tous des conneries, on rate des cours, on dit des mots qu’on ne doit pas forcément dire… Mais là, en ne disant rien, j’ai mis en danger la vie professionnelle d’une jeune collègue (au parcours particulier car, brillante, elle était surexploitée dans une boite privée et avait abordé l’enseignement avec passion), voire peut-être même plus (sait-on jamais ?). En rajouter dans les excuses ne servirait à rien, c’est un monologue. Elle est fâchée, elle est en colère, ce n’est pas de la solidarité… En fait, ce n’est plus tard que je me rendrais compte que dans ma tête, j’ai toujours pensé que l’administration avait été mise au courant de l’incident. Parce que, en tant que tuteur, je me serai précipité pour la mettre au courant si c’était arrivé à un/une de mes stagiaires.
Je ressors de là sonné… Et, même plus. Parce qu’avant que je m’en aille, la proviseure trouve sur son ordinateur le mail de la stagiaire quant au bidouillage de vendredi dernier. Donc, là, décision est prise de faire une descente incendiaire dans la classe pendant le cours de math à 15 heures.
- Vous n’avez pas cours ?
- Non…
- Eh bien, vous viendrez avec nous.
Ce que je vois, c’est que mon temps de préparation de conseil de classe du soir se rétrécit. J’avais prévu de réaliser mes dossiers élèves avec bulletins, fiches d’information de début d’année, fiche bilan du premier trimestre. Avant, il y a cependant deux séances d’EMC en salle informatique. Je n’ai pas envie, je me sens sale, affreusement humilié. J’ai fait dire d’un personnage dans un bouquin qu’elle a une « putain de fierté » ; ça me correspond. Je suis trop perfectionniste pour admettre d’avoir failli… Et surtout au détriment de quelqu’un que j’apprécie, qui semble avoir confiance en moi à en juger par ses mails. Je me traine au second étage par ces grands escaliers de bois verticaux et à claire-voie que je déteste. Et là, arrivé devant la porte, plus de clé !... Donc, le trousseau avec clé du lycée, de la maison, de la boite aux lettres… Et unique évidemment… Dieu merci, le vertige m’évite d’avoir la tentation de basculer dans le vide.
Avec la crève que je traine, c’est sûr que j’ai perdu le trousseau en sortant mon paquet de kleenex (je rappelle qu’à cause de l’attelle et de la douleur toujours présente, je ne peux plus glisser ma main que dans une seule poche… La gauche… qui, en conséquence, est surchargée.). Par acquis de conscience, je décide de retourner vers ma salle occupée de 8h à 9h (elle est à l’autre bout du lycée sinon ce n’est pas drôle). Et là, miracle ! La clé est sur la porte ! Il n’y avait pas de cours après moi et personne n’a dû remarquer ces clés qui étaient restées là. Je me dis que c’est une petite embellie.
Refaire le chemin en sens inverse. Il est déjà l’heure du cours de 10h. Les élèves arrivent, les deux heures se passent bien (c’est pourtant la TS qui me casse les pieds le jeudi) mais ça ne réussit pas à m’apaiser. D’autant qu’une élève, redoublante, m’apporte sa copie de bac d’HG pour me demander mon avis et que je constate qu’elle a pris 3 sur 12 en compo avec un contenu exact, certes un peu court mais dans lequel tous les attendus des consignes de correction étaient évoqués. J’ai bien là la preuve que j’attendais depuis juin…. D’autant, et elle le reconnait elle-même, que sa carte était nulle… et elle y a eu 6 sur 8…
Remâchant tout ça, je file à ma voiture à midi pour aller manger. Avant tout, je passe un coup de téléphone à mon toubib. Initialement, la demande de rendez-vous portait sur le poignet toujours douloureux, sur mes nuits étranges et sur ma crève. Là, je me sens prêt à lui demander de m’arrêter longtemps… Le temps même que je trouve un autre boulot. J’ai vraiment l’impression que je ne vais plus faire ce boulot. J’ai fait une faute professionnelle, putain !!! Je me contente de prendre rendez-vous pour demain midi, après mes cours. De toutes les manières, je ne peux pas aller le voir aujourd’hui… Mais si ça ne va pas, je suis bien décidé à ne pas aller bosser mardi avant le rendez-vous. J’ai trop honte !...
Et tout en mangeant, je continue à ruminer. Je vais aussi arrêter le théâtre d’impro… Puisque, visiblement, on me ramène juste à ça… Ou plus exactement, je suis supposé penser que le rôle de la « direction » c’est d’ « offrir » ça aux enseignants (« offrir » étant un verbe gonflé puisqu’on paye, via l’Amicale, la comédienne qui intervient). Plus de boulot, plus de passion, mais il y a quand même cette journée de dingue à finir… Et mes dossiers élèves à finir de mettre en forme. Je cherche un endroit tranquille. Comme d’hab, les salles de travail de la salle des profs sont blindées. Je décide donc de retourner dans la salle informatique du second étage que je sais libre toute l’après-midi. Là, petite anecdote (signifiante ?), j’ai une sorte de vertige dans l’escalier entre premier et deuxième étage et je me rattrape de justesse à la rampe avant de m’écrouler…
Tout va bien…
Et si, lecteur/lectrice, il n’en va pas de même pour toi, ne va pas plus loin parce que c’est loin d’être fini…
Je prépare mes fameux dossiers (d’habitude j’ai des codes couleurs de sous-chemises qui traduisent la manière dont je perçois le parcours à venir des élèves durant l’année… Là, je me refuse à faire ça des fois qu’on me dirait que c’était une forme de tri quelconque… On mesure donc dans quel état je me trouve). Heureusement que sur Twitter, il y a un échange avec Sophie Dulucq qui apporte des mots qui font du bien (c’est quand même fou comme les mots sont plus efficaces quand ils viennent de gens bien). En attendant la suite, je fais un passage dans le bureau de la CPE à qui j’amène l’argent pour les photos de classe et qui en profite pour me demander mon avis sur ma seconde avant le conseil. Elle est un peu plus chaleureuse quand même que la proviseure, voit bien que je ne suis pas bien du tout. Ensuite, je dois me traîner pour consulter quelques dossiers scolaires de mes élèves (données non communiquées dans leurs fiches de début d’année)… Oui, ma seconde (enfin, ses dossiers) est au dernier étage du bas et il n’y a pas de place pour s’installer et consulter ; je suis donc assis par terre.
Le programme du cœur d’après-midi est une sorte de triptyque : remontage de bretelles dans la classe ; réunion programmée d’urgence avec les représentants des parents ; conseil de classe. Nouvelle attente debout dans le couloir (ah oui, tiens, j’ai mal au dos ce soir… je me demande bien pourquoi). Et on n’en finit pas de partir. La CPE repart vers son bureau, la proviseure me dit de prendre de l’avance. Quand finalement, nous nous retrouvons, elle brandit un papier : « j’ai les noms de ceux qui éteignent les ordinateurs à distance ».
Arrivée dans la classe de math. Deux coups frappés à la porte puis entrée. Pas assez forts les coups car même la prof n’a pas entendu et continue à écrire au tableau. Evidemment, la classe ne sait pas quoi faire. Ca se lève mais pas assez vite. Première soufflante.
- Je vais ressortir et vous allez vous comporter comme on doit se comporter quand quelqu’un de la direction entre en classe.
Je trouve le truc ridicule dans mon cas mais, bon, je suis le mouvement. On ressort, on referme la porte et on re-rentre. La classe se lève, se rassoit et le grand déballage commence. Rien de ce qui est dit n’est inexact : la collègue est légitime pour faire ses cours ; c’est aux élèves de respecter les règles de vie en communauté ; si la collègue démissionne, il n’y a plus de profs de maths dans l’académie etc… Mais bon, là, elle dit carrément ce que la collègue ne voulait pas qu’il se dise, à savoir qu’elle était prof stagiaire. Je trouve ça un peu maladroit. A foncer bille en tête, on bouscule plus que l’obstacle… Et du coup, tout est prétexte à remarques : la position un peu avachie d’un élève ; le petit rire (forcément nerveux) d’une autre élève quand un troisième est le seul à répondre à une question adressée à la cantonade. A chaque fois, coup d’oeil vers la prof de maths et moi : « celui-là, il est comment ? » ; « celle-là, qui ne s’est pas levée assez vite ? ». On en arrive même à un imbroglio final lorsque les deux élèves pris dans l’affaire des ordis éteints à distance sont invités à sortir en même temps que la proviseure demande à ceux qui veulent travailler dans des conditions correctes de se lever… Personne ne se lève ; ils croyaient que se lever correspondait à refuser de travailler… Au programme pour la suite, convocation tous les vendredis des délégués dans le bureau de la proviseure ; intervention inopinée de la CPE dans la classe pendant les cours de maths.
Avant de sortir, je glisse à la stagiaire de maths que j’ai besoin de lui parler de tout ça…
- Avant le conseil ?
- Ok.
Je n’imagine pas que je vais la revoir plus tôt que prévu.
Sur les deux élèves repérés par leurs identifiants informatiques, il y a E, l’élève en roue libre depuis le début de l’année, celui qui nous préoccupe et qu’on voudrait bien aider à croire un peu en lui. Mais là, je me dis que ça va être compliqué pour lui ; il a été question d’exclusion… Sans précision de durée certes, mais ce n’est pas ainsi qu’on va le ramener dans le droit chemin me semble-t-il. L’autre, P.-A., j’ai du mal à y croire… C’est une sorte de gentil ludion, très poli, un peu en difficulté mais qui s’accroche. En voyant les noms sur le papier de la proviseure, j’avais osé dire que, lui, ça m’étonnait. Evidemment, on m’avait fait remarquer en retour qu’on avait les identifiants, donc que…
Et bien évidemment, P.-A. finit par avouer que ce n’était pas lui qui était que le fameux ordinateur qui lançait des routines d’arrêt mais un autre de ses camarades. Voilà comment je me trouve renvoyé dans la salle de maths, sorte de super AED, pour récupérer L. un troisième élève, tout aussi tranquille en apparence que P.-A. dont il est régulièrement le voisin. La nième traversée du lycée d’un bout à l’autre me parait interminable ; je ne veux pas ouvrir la bouche de peur de dire un truc qui pourrait influencer les choses. L. me suit et le fait qu’il ne dise rien prouve qu’effectivement il a quelques chose à se reprocher. Effectivement, mis en présence de la proviseure, du chef des travaux et du responsable informatique du lycée, il avoue qu’il bidouillait… mais lui, dit-il, il installait au contraire des systèmes pour empêcher l’arrêt intempestif des ordis. Une sorte de war game en plein TP de math… Effarant.
Les trois seront exclus mercredi matin, devront recopier la charte informatique enfreinte et s’engager dès leur retour à ce qu’il n’y ait plus de problème sous peine d’une exclusion de 8 jours.
Restent maintenant les parents. On a dix minutes de retard sur le planning. Elles attendent. Une responsable d’une fédération et une mère d’élève de la classe. Au départ, elles sont sereines. Elles en sont encore sur la réunion tenue il y a quelques jours avec la proviseure-adjointe pour trouver des solutions aux difficultés des élèves dans leurs cours de maths. Tout s’était bien passée, des améliorations avaient été décidées. Et, comme pour moi, le matin-même, ça leur tombe dessus. Que l’attitude des parents est inqualifiable ! Et qu’un stagiaire s’est suicidé l’année dernière !... Réponse de la mère de la classe « Mais on ne savait pas qu’on ne pouvait pas poser des questions sur les profs ?! ». Ca me parait terriblement maladroit comme défense, mais c’est tout ce qu’elle a face aux mêmes arguments qui reviennent inlassablement. Fâchée ! En colère ! Ecoeurée ! On n’ignore rien des sentiments de la proviseure… Et quand la mère de famille rappelle la réunion harmonieuse du début du mois, elle ne se rend pas compte qu’elle ne fait encore qu’une fois que voir le problème côté des enfants et pas côté de l’enseignante que cette situation a largement traumatisée.
Conseil de classe dans la foulée. J’ai juste le temps d’échanger quelques mots avec la stagiaire qui est gênée de la tournure prise par les opérations (« je ne voulais pas tout ça ; ça va trop loin »). Je lui demande de bien vouloir m’excuser de ne pas avoir fait remonter l’information, lui expliquant que j’étais persuadé que cela avait été fait et que dans tous nos échanges par mails, je résonnais sur cette base. Et là, elle me dit – y a des crèmes quand même – qu’elle aime bien mes conseils parce qu’elle les trouve moins durs que ceux de sa tutrice… Une goûte de miel sur l’essaim de la journée.
Le conseil commence. La synthèse, c’est la proviseure qui la fait en reprenant tous les événements, annonçant les exclusions, redisant sa détermination à défendre la collègue stagiaire de maths. Sont présents les deux délégués élèves, quelques profs de la classe et deux déléguées parents, dont celle qui était convoquée quelques instants plus tôt. Comme il n’y a que 24 élèves et que pour 19 d’entre eux, ça roule à peu près bien, voire très bien, on finit très vite. Et, là, tombe un compliment sur mes appréciations qui étaient très bien parce que positives et encourageantes pour les élèves. A 9h30, j’étais un fonctionnaire en faute professionnelle. A 17h15, je suis quelqu’un qui a bien mené son conseil de classe… Et à 17h20, je suis celui à qui on dit qu’on va profiter des conseils des terminales pour faire la liste des élèves pouvant être intéressés par la préparation au concours de Sciences-Po… préparation que j’ai proposée d’assurer. Là, j’aurais dû dire un truc pas gentil, je sais… Mais, bon, on fait ce métier pour les élèves et pour les aider. Alors, je la ferme… Et puis je suis « doué » en impro dès qu’il faut partir dans les délires. Dans la vraie vie, les mots ne sortent pas comme ça.
A propos d’impro, je décide d’utiliser l’intervalle entre les deux conseils pour aller saluer notre animatrice et lui montrer mon beau reste de son dernier cours, cette jolie attelle noire sur mon poignet. Court passage pour ne pas déranger les élèves en train de travailler sur une scène et en revenant vers la salle du conseil, je tombe sur les deux mères d’élèves qui trainent encore dans le couloir. Et là, je remarque que celle qui s’est prise la première réunion puis le conseil de classe a complètement craqué et est en larmes. Donc, petite discussion pour essayer de remettre les choses en perspectives, arrondir les angles mais bon. Encore un souci à venir parce que, tout cela va forcément avoir des conséquences. Chez les élèves, chez les parents… Qui va devoir écoper sinon le PP et son équipe de profs (que je ne connais pas bien tous encore mais qui me paraissent au moins sérieux et investis) ?
Last but not the least. J’enchaîne sur le conseil des TS. Il dure un peu plus longtemps que prévu, finissant à 19h07 au lieu de 19h… Et là, tandis que je me rapproche de la proviseure pour lui poser une question, je l’entends lâcher.
- A cause de ce conseil trop long, j’ai raté ma séance de pilate.
Je dirais bien qu’à cause de ces conseils, j’ai raté mon heure trente d’impro qui me tient de bout depuis la rentrée. Mais je suis là pour poser une question. Une question de nouveau qui a besoin d’infos.
- S’il vous plait, au bout de combien de temps, les élèves reçoivent-ils leurs bulletins ? Je pense que certains vont me poser la question.
La proviseure va me répondre, puis se ravise.
- Envoyez un mail à madame X (la proviseure-adjointe), ça permettra de booster les choses parce que c’est toujours un peu long.

Voilà. Récit totalement véridique. Alors rien n’est à prendre dans un sens ou dans l’autre de manière exagérée. Tout le monde a été dans son rôle mais tout le monde est allé au-delà de toute logique dans son comportement. J’aurais pu appeler ça « lycée au bord de la crise de nerfs » mais non, c’était tout simplement un lycée en France, un 21 novembre 2016.

Revenir en haut Aller en bas
http://fiona.toussaint.free.fr
Tryskel
Miserere mei
avatar

Nombre de messages : 9747
Age : 70
Localisation : A l'Ouest d'Avalon
Date d'inscription : 25/09/2007

MessageSujet: Re: 21 novembre 2016   Mar 22 Nov 2016 - 2:40

Mère Trisquelle, un peu inquiète du silence de Messire l'Auteur, s'apprêtait à demander de ses nouvelles par pigeon voyageur, le Ternet de Notre Dame de Celles qui se cachent étant depuis quelque temps espionné par des puissances ténébreuses...
Et l'Abbesse préférée dudit Messire de se rendre compte que lesdites nouvelles ne sont guère réconfortantes...

Je croyais que tu avais changé de bahut parce que ça devenait très pénible dans l'ancien? AngeR
Une journée "ordinaire" en effet, même si peut paraître totalement surréaliste aux non initiés...
Mais pourquoi tu t'occupes d'une stagiaire de maths? Que je sache, c'est pas ta spécialité. Et puis, arrête de culpabiliser, c'est pas ta faute si les élèves foutent la zone!!! Moi, je flanquerais des coups de pied au cul à ces petits connards qui font mumuse avec les ordis (ça prouve qu'ils s'y connaissent un peu d'ailleurs spc )
Mais la "Direction" a d'autres sujets d'intérêt:
" Last but not the least. J’enchaîne sur le conseil des TS. Il dure un peu plus longtemps que prévu, finissant à 19h07 au lieu de 19h… Et là, tandis que je me rapproche de la proviseure pour lui poser une question, je l’entends lâcher.
- A cause de ce conseil trop long, j’ai raté ma séance de pilate.
Je dirais bien qu’à cause de ces conseils, j’ai raté mon heure trente d’impro qui me tient de bout depuis la rentrée. Mais je suis là pour poser une question. Une question de nouveau qui a besoin d’infos.
- S’il vous plait, au bout de combien de temps, les élèves reçoivent-ils leurs bulletins ? Je pense que certains vont me poser la question.
La proviseure va me répondre, puis se ravise.
- Envoyez un mail à madame X (la proviseure-adjointe), ça permettra de booster les choses parce que c’est toujours un peu long.

Voilà. Récit totalement véridique. Alors rien n’est à prendre dans un sens ou dans l’autre de manière exagérée. Tout le monde a été dans son rôle mais tout le monde est allé au-delà de toute logique dans son comportement. J’aurais pu appeler ça « lycée au bord de la crise de nerfs » mais non, c’était tout simplement un lycée en France, un 21 novembre 2016
."

Soigne toi, je dis pas "Arrête toi", parce qu'à moins de tomber en morceaux tu le feras pas, mais si tu craques, ça servira à qui, hein?

Et puis, je te rassure, si la droite passe, les "Chefs d'Etablissement" auront plus de pouvoir sur les profs, ils en rêvent depuis si longtemps, c'est au programme du dernier chouchou de Dimanche! Alors, c'est pas parti pour s'arranger...
Nan, je vais pas en remettre une couche sur ton moral déjà en capilotade, mais au risque de se répéter, Mère Trisquelle affirme que "Ce n'est pas ta faute, tu n'as pas commis une "Faute Professionnelle", pigé??? bisou bisou bisou
Revenir en haut Aller en bas
MBS

avatar

Nombre de messages : 8164
Age : 54
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: 21 novembre 2016   Ven 25 Nov 2016 - 20:48

Merci, ma mère... Vous êtes une mère pour moi...

mdr
Revenir en haut Aller en bas
http://fiona.toussaint.free.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 21 novembre 2016   

Revenir en haut Aller en bas
 
21 novembre 2016
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Gala de catch ICWA à Henin Beaumont le 26 novembre 2016
» Rabastens [81] Exposition 19 et 20 novembre 2016
» UPC Change Day 16 novembre 2016
» Fiches de Lecture du 7 au 13 novembre 2016
» NRJ music awards 2016 - TF1 - 12 novembre 2016

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Présentation & Débats :: Paroles et débats :: Coups de blues-
Sauter vers: