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 Evoluer

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MBS

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MessageSujet: Evoluer   Lun 22 Mai 2017 - 14:45

Ce billet doit beaucoup à une discussion avec une collègue d’Histoire-Géographie qui doit avoir sensiblement le même âge que moi (nous sommes les deux vieux de l’équipe) et une autre collègue dont j’ai été un des formateurs quand elle était stagiaire. Elle doit aussi beaucoup à ces questions que je ne cesse de me poser sur moi-même et mon travail (non par nombrilisme, disons-le tout de suite mais parce que, en bonne victime du syndrome de l’imposteur, je suis tout le temps en train de me demander où j’ai bien pu faillir).

Plantons le décor. Vendredi, 15 heures. Salle des profs. Il y a là ceux qui ont fini leurs cours et se préparent à partir et ceux qui attendent, heure de trou oblige, ces cours maudits qui mettent fin à la semaine.
La collègue m’interpelle.
- Tu en es où avec les Terminales S ? Tu vas finir ?...
Sacrée inquiétude à moins d’un moins du bac et un peu plus de 15 jours du départ, de la fuite devrait-on dire plutôt, des élèves.
Je réponds que ça va être très juste.
Intervient alors la plus jeune collègue qui est en fait la plus ancienne dans l’établissement.
- Vous vous souvenez de ce que je disais en début d’année ? Ici, le temps passe plus vite.
Et c’est vrai. Il y a dans ce lycée de nombreuses activités (intéressantes par ailleurs) qui font sauter des heures de cours. Un point que j’ai essayé de prendre en compte mais qui s’est imposé encore plus douloureusement que prévu. Jamais je ne me suis retrouvé dans une telle situation d’urgence… Quand je pense que l’année dernière, j’avais pu faire une semaine d’entrainements à la carte…
- Moi je ne vais finir qu’en leur donnant des photocopies.
Je ne peux qu’approuver… Sauf que… je ne me contente pas de donner des photocopies, il y a toujours quand même un travail autour de ça. Ce qui ne semble pas être la perspective de mes collègues, plus adeptes du cours filé comme ça et chacun se débrouille.
- De toutes façons, dit l’une, l’Afrique ça fait deux ans qu’elle tombe, elle ne tombera pas.
Je me permets de faire remarquer que l’Afrique, come la Russie, sont étrangement des sujets dont la fréquence est plus importante que d’autres (je me souviens de la carto sur la Russie deux années de suite… la deuxième c’était l’année où ma fiflle passait le bac et, sur les conseils de sa prof, elle avait fait l’impasse sur la Russie).
- Mais comment tu fais toi ?
C’est toujours gênant une question comme ça. Cela vous met sur une sorte de piédestal que vous savez ne pas mériter. Mais d’un autre côté, il y a une demande si spontanée (et quasi désespérée) que vous ne pouvez que répondre sous peine de vous sentir responsable de non-assistance à collègue en danger. Alors, j’explique une activité. Pas la plus extrême. Donner le cours rédigé, proposer quelques croquis tirés de manuels aux élèves et leur demander de produire en deux heures leur propre croquis sur l’Afrique (oui, le truc qui ne tombera pas).
Et là la collègue de laisser tomber cette phrase qui est à l’origine de ce billet.
- Oui mais toi, tu sais faire des trucs nouveaux…
Ce n’est pas en fait la réponse exacte mot pour mot (elle a peut-être parlé d’innover) mais le sens est bien celui-là. Et il m’a aussitôt renvoyé à cette contestation : la crainte de beaucoup de collègues de sortir de ce qu’ils ont appris, souvent en début de carrière, pour expérimenter autre chose. Et c’est bien de cette difficulté à évoluer que je voudrais parler ici (oui, c’est à peine la fin de l’introduction… Si vous voulez aller vous servir à boire, c’est le moment de le faire).

L’exemple de ma collègue me semble révélateur de ces situations nombreuses dans nos établissements. De la maternelle jusqu’à l’université. Quand on dit que les professeurs sont réfractaires au changement et font tout pour l’empêcher (syndicats en action, grèves, pourrissement des réformes etc…), c’est sans doute exact mais pas forcément pour les raisons qu’on avance dans l’opinion publique. Ce n’est pas là l’action de feignasses bien décidées à garder pendant 15 ans leurs cours en dépit des réformes (bon, il y en a mais ils sont très minoritaires), il s’agit bien plutôt de personnes qui ont peur. Peur de se rater, peur de mal faire leur métier en sortant des sentiers connus et balisés, peur de perdre aussi le contrôle d’une classe en cas d’échec (vieille problématique autour du numérique en particulier). Comment leur en vouloir ? Et comment surtout s’imaginer leur donner des leçons de « perfection » sous prétexte que, oui, on innove ? Car nous avons tous nos zones d’ombre, nos refus plus ou moins motivés. Dans mon cas, et même si cela n’a rien à voir avec l’enseignement, c’est la « nouvelle » façon de mettre le clignotant sur les ronds-points ; j’ai remarqué ce que faisaient les bus, les auto-écoles mais cela me semble si stupide que je me refuse à les imiter. Voilà un exemple de cette impossibilité, presque maladive, de se forcer à aller vers quelque chose qu’on ne connait pas ou en quoi on ne croit pas. C’est cela le fatalisme de ma collègue, sa conviction qu’elle ne peut pas changer, qu’elle ne peut plus changer…
« A mon âge… »
Ces simples trois mots tiennent lieu à la fois d’excuse et de justification fataliste. Si moi, qui ne dois pas être loin de son âge, je bouge les tables, je fais faire des activités différentes, je joue avec les possibilités offertes par mon site web, c’est – à ses yeux – parce que je suis différent des autres, de tous les autres. Parce que j’ai toujours fait ça… Bref, je suis d’une autre espèce de prof en somme. Ce qui est évidemment faux. Je peste contre mes copies, je râle quand les horaires des conseils de classe tombent, je touche aussi le même salaire à la fin du mois (puisque grille d’échelons identique pour tous). En fait, en y réfléchissant, la différence se fait sur sa propre nature (artistique et créatrice dans mon cas) mais aussi sur le hasard des rencontres (et là, la personnalité d’un tuteur pédagogique est fondamentale). Il faut avoir appris à oser pour avoir envie d’évoluer, de faire évoluer sa façon de travailler… Et cela, l’institution dans toute sa splendeur séculaire n’y prépare pas, n’y encourage pas… Enfin, en apparence… Parce que bien évidemment, quand vient l’inspecteur, on cherche à se replier sur des basiques, des types de cours dont on estime que c’est ceux que nos IPR attendent. Et, osons le dire, ils se font souvent ch… avec ces cours basiques… qui sont les plus nombreux. Pour un formateur, une récompense agréable c’est de se faire dire par un inspecteur qu’il a vu un cours dans lequel l’enseignant.e s’était emparé.e des apports de la formation pour proposer autre chose. Mais ne nous y trompons pas, le risque le jour d’inspection reste quelque chose qui sidère les collègues : « Quoi ?! Tu fais cours en salle info pour ton inspection ? ».
Alors, comment peut-on faire pour dépasser la peur, la conjurer comme dirait Patrick Boucheron ?
C’est toute la question de la formation qui, quand on y réfléchit, est de même nature que la problématique de l’enseignement à nos élèves. Faire passer quelque chose à une personne, l’ancrer en lui/elle pour lui permettre de le réutiliser efficacement… le tout en peu de temps et au milieu d’un groupe trop chargé. Pour faire évoluer les pratiques de ma collègue, il me faudrait du temps pour instiller de la confiance. La faire venir dans ma classe, lui montrer que cela fonctionne, l’accompagner éventuellement quand elle teste quelque chose (j’ai déjà fait ça avec mes stagiaires et ça marche du feu de Dieu ces cours où il y a deux profs qui entraînent dans une sorte de ping-pong toute la classe). Ce n’est pas en une journée sur une thématique bien précise qu’on peut faire bouger. Surtout si le formateur est une personne qu’on ne reverra pas… Et même quand il laisse ses coordonnées ou donne des moyens de le contacter, il ne se passe pas grand-chose. On a pu construire quelque chose sur un ou deux jours de formation mais cela résiste difficilement à l’absence et au retour dans les habitudes. Au mieux, le/la collègue formé.e donnera votre nom autour de lui/d’elle et vous verrez l’année prochaine un autre prof du même établissement venir à votre stage.
Quelle solution alors ?... Difficile en fait d’en proposer une en disant que c’est la panacée. Tandis que j’écris ces lignes, ça discute sur Twitter autour de la formation des enseignants et les avis sont terriblement tranchés entre ceux qui veulent un système de choix libre par l’enseignant et ceux qui pensent qu’il faut une forme de contrainte (plus ou moins légère). Ce que j’ai pu observer au cours de ma dizaine d’années comme formateur, c’est qu’on retrouve globalement toujours les mêmes : « J’étais venue à votre stage sur la ville il y a 3 ans… ». Peut-être faut-il user des deux ? Faire confiance à la volonté de formation des enseignants mais repérer ceux qui n’en usent pas réellement… Et encore ! Je suis le premier à ne plus aller en formation depuis des années (parce que lors de mon dernier stage j’ai eu l’impression de ne rien apprendre et je me suis retrouvé sans le vouloir dans une position de troisième formateur). Si on me balançait par la volonté de l’Inspection régionale dans une formation sur « Enseigner la Chine des Han », je ne suis pas certain que j’y irais le cœur léger (il faut savoir que je fais un gros blocage depuis le lycée sur la Chine… ça s’est calmé mais bon).
L’échelle locale peut apparaître plus pertinente : le bassin, voire l’établissement. Un déplacement plus court permettrait peut-être à ceux qui hésitent à traverser une moitié d’académie pour 5h30 à 6h de formation, d’y aller plus volontiers. On s’y retrouverait aussi entre personnes de connaissance… Mais là encore, du conditionnel. Avec ma partenaire attitrée de formation, nous avons proposé en 2008 une formation aux collègues de mon établissement sur le numérique (comme on ne disait pas encore à l’époque) à l’occasion de la « livraison » d’une salle info dédiée… Résultat des courses, ceux qui étaient intéressés ont plongé, ceux qui étaient trop près de la retraite ont fait de l’obstruction.
La véritable solution est peut-être davantage entre les mains de l’institution. En maintenant les professeurs dans une situation de sales gamins incompétents (situation que ceux-ci intègrent aussi en retour, même si c’est pour la réfuter) on ne libère pas la volonté d’évoluer. Le professeur n’est pas du tout encouragé à essayer autre chose, il a trop peur de se tromper et d’échouer (ce qui est là encore, soit dit en passant, l’attitude habituelle de l’élève). Je prendrais comme exemple un domaine qui m’est cher, celui de la cartographie. Entre chercher à produire un croquis pertinent et bien fait et reprendre celui qu’on trouve dans un manuel, la décision est vite prise par l’enseignant. Pour lui, le bon croquis c’est celui d’un manuel (j’ai démontré dans un autre billet, un peu trop virulent je le crains, toutes les imperfections pourtant de ces croquis). Là encore, mes élèves étaient dans cette optique-là : « Mais qu’est-ce qui se passe si on ne fait pas la bonne carte ? Qu’est-ce qui se passe si notre carte est fausse ? ». C’est bien là la problématique du professeur face à la nouveauté : il va partir du principe qu’il ne sait pas faire et, ne sachant pas faire, il va renoncer à faire autrement. J’ai démontré à mes élèves que se tromper dans l’exercice n’était pas grave… D’abord parce que ce n’était qu’un exercice (et pas le Bac) et, ensuite, parce qu’ils avaient la possibilité de me demander ce que je pensais de leur travail. La probabilité qu’ils fassent une mauvaise carte était limitée (et, je dirais même, plus limitée que s’ils repompaient certains croquis de manuels).
Faire accepter d’évoluer passe d’abord par un dédramatisation des choses et par un accompagnement institutionnel. Cela peut-il s’envisager ? Mon côté pessimiste dira que non et ce quels que soient les changements à venir avec un nouveau ministre. On peut difficilement faire évoluer les représentations d’un groupe aussi pénétré d’une culture professionnelle que les professeurs… On peut difficilement attendre de nos autorités qu’elles débloquent à tout va des crédits pour multiplier les formations… quand bien même elles les confieraient à des officines privées).
Je crains fort de devoir accompagner encore pendant des années ma collègue dans sa sempiternelle déploraison sur son incapacité à évoluer.

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MessageSujet: Re: Evoluer   Mer 24 Mai 2017 - 20:59

Pardon, je fais diversion en bifurquant un peu du sens de ton post. Trys remettra vite les choses en place quand elle te répondra ;-)

Ça me fait drôle de lire cette publication empreinte du mouvement du monde du travail.
Je relève : Jamais je ne me suis retrouvé dans une telle situation d’urgence

Je comprends de plus en plus pourquoi je suis tombée, quand je lis ce mouvement, ces peurs, ces contraintes, ces attentes, ce devoir, ce poids.
Parce que ce que tu racontes là peut s'adapter à tant d'autres secteurs professionnels. Il suffirait de changer quelques mots, et ça ferait l'affaire.
Je n'ai plus envie de détailler. Et puis je l'ai assez fait dans mes textes de théâtre (heureusement que je les avais, ceux-là, car il m'était impossible de tout garder pour moi, j'aurais implosé bien avant l'an dernier). Je n'ai plus envie de détailler, car rien que de devoir chercher les bons mots pour exprimer sans trahir, me replonge dans un état de fébrilité nocive.

Alors aujourd'hui, je peux simplement te dire et vous dire à quel point je compatis.
Te dire et vous dire de penser aussi à ne pas vous mettre en danger, car de toute manière la boîte ne tombera pas, les gosses auront d'autres profs, les usines tourneront quand même, les chefs se gargariseront toujours, et vous serez remplacé sans même un mot de remerciement.
Alors cool, les potes, cool !

Cool, l'ami. C'est ce que je te souhaite de toute mon amitié Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MBS

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MessageSujet: Re: Evoluer   Jeu 25 Mai 2017 - 13:15

Muchas gracias, señora...

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MessageSujet: Re: Evoluer   Jeu 25 Mai 2017 - 15:35

"Mais comment tu fais?" Question moult fois entendue, ben... je sais pas...
Ce que je sais c'est que je ne fais pas ce que m'a appris la "formation". La mienne pourrait appartenir à un passé lointain, mais hélas, il semble que ça n'a guère justement "évolué" depuis que j'ai quitté les bancs de l'école pour profs.
La peur de sortir des clous, de perdre le contrôle, d'innover... "Moi je pourrais pas", pourquoi?
Il y a bien sûr la question de la personnalité du prof, ceux qui osent, ceux qui restent dans le confort des instructions officielles, ceux qui font le minimum syndical... Il y a la classe, une classe a aussi une personnalité, les parents, les collègues (pas souvent gentils ou simplement ouverts), la hiérarchie... Il y a ceux qui voudraient bien, mais...

Je crois qu'il faut empoigner la matière, la pétrir, la malaxer, je répète qu'il n'y a jamais UN plan parfait, un "Modèle" à répliquer, et c'est pourtant ce que recherchent, consciemment ou pas les élèves et les enseignants. Sauf que c'est pas comme ça que ça marche, tu ne feras pas ce que je fais automatiquement, tu peux t'inspirer c'est tout, pour ça tu dois oser te lancer.
Pour se lancer sans vraiment de filet, il faut bien maîtriser la discipline, la posséder à fond. Le fond demeure, c'est la façon de labourer qui change. Par quel bout je prends le fil? Nos collègues nous croient très sûrs de nous, c'est pas vrai, mais on les dément pas parce qu'avouer qu'on marche sur des oeufs serait encore plus les déstabiliser et passer pour quelqu'un qui s'aventure sans savoir où il va, mauvais pour l'image AngeR

Ma position aujourd'hui est plus confortable, mais je touche vraiment du doigt les craintes des élèves, qui ne sont faciles à cerner quand on en a plus de 30 devant soi. Là, je m'adapte, avec chacun, j'évolue et j'innove en permanence. La peur de mal faire, de ne pas faire ce qu'il faut, ce qui est attendu par l'examinateur. j'ai une élève, en français, pour le Bac 1ère, elle pige au quart de tour un texte, elle a l'intuition, mais pour l'oral, elle commence par "Je vais pas y arriver".
Pareil pour les profs, "Si je sors du cadre, qu'est ce qui va se passer, où je vais?"
Et dire que la séculaire et sacro sainte Institution n'encourage pas évolution et innovation, c'est un euphémisme. Enfin pas tout à fait, l'Institution aime l'innovation, mais en un seul exemplaire, bien encadré, bien léché, et si ça marche ici, c'est imposé comme modèle, donc ce n'est plus de l'innovation. Nous en avions discuté en formation de ces innovations capturées qui se sclérosent vite, et ne marchent pas partout, parce que "l'innovant" fait avec le terrain, le sien.

Bon, ceci n'apporte guère d'eau rafraîchissante au moulin de MBS, "autre espèce de prof", tu n'as pas à prendre en charge les angoisses de tes collègues, tu as assez des tiennes. Parce que, oui, on marche sur un fil...
Et je crois pas que le nouveau ministre qui semble aimer innover pour son compte soit prêt à lâcher la bride aux profs en ce domaine, bien au contraire. Il faudrait lui expliquer que l'enseignement c'est pas une science, même s'il existe des Sciences de l'Education, c'est une expérimentation permanente, non formatable, non reproductible telle quelle par tout un chacun aux 6 coins de l'Hexagone. Il faudrait davantage faire confiance aux profs, mais c'est mal barré, on les infantilise (oh, le souvenir des années d'Ecole Normale affraid ) et avec la volonté très sarkoziste de "donner plus de pouvoir aux chefs d'établissements sur la pratique pédagogique" on court à la pétrification...
Bon courage Messire l'Auteur, c'est la dernière ligne droite...
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MessageSujet: Re: Evoluer   Ven 26 Mai 2017 - 7:11

Comme tu dis...

Et pour que ça roule, je vais passer mon week-end à Lourdes... Drôle d'idée certes... Mais ce week-end, madame SNCF fait des travaux partout et l'axe Toulouse-Bayonne était le seul praticable...

Donc, en cas de miracle dans l'Education Nationale, on saura d'où il vient.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Evoluer   Ven 26 Mai 2017 - 14:26

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MessageSujet: Re: Evoluer   

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