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Marie-Ange

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MessageSujet: Découvertes récentes   Mer 20 Avr 2005 - 9:37

Des tissus cellulaires de Tyranosaure on été récemment découverts, voir le sujet sur Protection de la Nature : http://liensutiles.forumactif.com/viewtopic.forum?t=6107


Dernière édition par le Mer 20 Avr 2005 - 9:42, édité 1 fois
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Mer 20 Avr 2005 - 9:39

Ceci est un article, je préfère vous le présenter tel quel :

Découverte des restes de deux amphibiens fossiles


PARIS (AFP), le 13-04-2005

Les restes de deux amphibiens inconnus aux allures de crocodiles, vieux de 250 millions d'années et trouvés en plein désert du Niger, témoignent de l'existence, à cette époque reculée, d'une faune et d'un environnement insoupçonnés dans cette partie du monde, annonce une équipe scientifique internationale dans la revue Nature de jeudi.

En effet, indiquent les chercheurs dirigés par Christian Sidor, du New York College of Osteopathic Medicine, à Old Westbury, et ses collègues, la mise au jour des crânes de ces animaux a révélé l'existence, dans cette région, d'une faune endémique (inexistante ailleurs) du Permien supérieur.

Pendant le Permien, les continents actuels formaient un bloc unique, la Pangée. Le climat était alors marqué par une alternance de saisons chaudes et humides, notamment dans les zones équatoriales. L’immense calotte glaciaire, formée dans l’hémisphère austral à la fin de l'ère précédente (le Carbonifère) et au début du Permien, se met à fondre, ce qui entraîne une transgression marine et un réchauffement global.

Les fossiles des deux amphibiens stégocéphales (à la tête munie de plaques osseuses), qui ont reçu les noms scientifiques de "Nigerpeton ricqlesi" et de "Saharastega moradiensis", ont été extraits des couches géologiques de Moradi, à une vingtaine de kilomètres d'Arlit.

Le crâne du premier est celui d'un amphibien ressemblant à celui d'un crocodile au museau allongé, de 3 mètres de long environ.

"L'animal possédait vraisemblablement le même mode de vie que les crocodiles actuels", explique à l'AFP l'un des auteurs de l'article, Jean-Sébastien Steyer (CNRS/Muséum national d'histoire naturelle, Paris). "Ses yeux placés au-dessus de la tête, un peu comme un périscope, lui permettaient sans doute de guetter ses proies, à l'instar des crocodiles, à quelques centimètres sous la surface de l'eau ou enfoui dans la vase."

Le Saharastega, quant à lui, était doté d'un museau plus arrondi et sa taille est estimée à 2 mètres. Avec une mosaïque de caractères anatomiques à la fois primitifs et évolués, il est plus difficile à classer, reconnaît le paléontologue français. Ses yeux en position très latéralisée montrent peut-être qu'il était moins aquatique que le Nigerpeton.

Ces découvertes s'ajoutent à la mise au jour de restes squelettiques quasi complets de deux reptiles. Le premier, cuirassé, trapu et cornu, est un paréiasaure de 4 mètres de long. L'espèce de ce prédécesseur et cousin des dinosaures a été décrite récemment. Le deuxième reptile, un captorhinomorphe, d’environ 3 mètres de long, possède un crâne plat et triangulaire et des dents en forme de râpe.

Apparemment, aucun autre tétrapode ne vivait alors dans la région, ce qui pourrait signifier, soulignent les auteurs de l'étude, que ces terres hébergeaient, au cours de cette partie de l'ère primaire, une faune endémique bien particulière, très différente du monde animal des régions plus tempérées du monde, l'Afrique australe par exemple.

"La faune de Moradi, résume Jean-Sébastien Steyer, présente l'originalité d'inclure des amphibiens carnivores et des reptiles herbivores. Ces animaux suggèrent plutôt un climat sec. Ils évoluaient dans un environnement sub-désertique, telle qu'une grande plaine continentale traversée de cours d'eau en cours d’assèchement. Au Permien supérieur, le climat de la Pangée était donc moins homogène que l'on ne pensait. Tout cela ouvre une fenêtre nouvelle sur l'évolution de la vie avant l'apparition des dinosaures."
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Mer 20 Avr 2005 - 9:42

Encore un artice, de quelques jours de plus que le précédent, qui nous touchent directement nous humains :

Toumaï, la plus ancienne espèce connue d'hominidé


PARIS (AFP), le 06-04-2005

Toumaï, âgé de sept millions d'années, est bien la plus ancienne espèce connue d'hominidé, a affirmé mercredi le professeur Michel Brunet, qui a détaillé devant la presse les nouvelles données permettant de le confirmer et qui font l'objet de deux publications dans la revue Nature jeudi.

De nouveaux restes fossilisés attribués à Toumaï (Sahelantropus tchadensis), ainsi que la reconstruction en 3 D du crâne découvert par l'équipe du professeur Brunet en 2001, indiquent qu'il est proche du dernier ancêtre commun aux chimpanzés et aux humains, et qu'il représente "la plus ancienne espèce connue du rameau humain".

Le crâne de Toumaï avait été mis au jour à l'ouest de la vallée du Rift dans le Djourab tchadien en 2002 par Michel Brunet, qui l'avait présenté comme le doyen de l'humanité, ce que d'autres paléontologues ont mis en doute, le considérant plutôt comme un ancêtre du gorille.

Six fossiles étaient jusqu'à ce jour attribués à Toumaï : un crâne, deux fragments de mâchoire inférieure, ainsi que trois dents. Aujourd'hui, Michel Brunet et ses collègues de la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Poitiers (centre-ouest) annoncent avoir décrit deux mandibules et une prémolaire supérieure.

"Ces éléments de la tête osseuse et des dents permettent d'envisager une taille de 105-120 cm, soit une taille proche de celle du chimpanzé commun (Pan troglodytes). Mais Toumaï ne ressemble ni à un chimpanzé ni à un gorille", fait valoir le chercheur.

"Ce que vous voyez ici et qui fait la Une de Nature, est un modèle en argile du premier visage de l'Humanité, dont le moulage a été réalisé à partir du crâne reconstitué virtuellement", a affirmé le chercheur.

La reconstitution électronique en 3D du crâne a été effectuée selon deux protocoles indépendants, l'un purement géométrique, l'autre utilisant les contraintes anatomiques existantes chez les crânes de primates: singes, grands singes et hominidés.

"L'analyse morphométrique de la reconstruction finale montre que Toumaï se range dans le groupe des hominidés et non dans celui des grands singes", selon le Pr Brunet, pour qui Toumaï présente "une mosaïque originale de caractères primitifs et dérivés" qui le distingue à la fois des grands singes africains actuels (gorilles et chimpanzés), mais aussi de tous les autres genres d'hominidés fossiles décrits jusqu'à ce jour.

"On a trouvé chez Toumaï une dizaine de caractères dérivés qui n'appartiennent qu'au rameau humain", comme la forme des dents, l'orientation nucale, l'épaisseur de l'émail dentaire, les canines, souligne Michel Brunet, qui met au défi ses détracteurs de produire "un seul caractère dérivé commun à Toumaï et au gorille ou au chimpanzé".

"Tous les éléments que l'on peut observer sur ce crâne sont indicateurs de bipédie, mais il faut être prudent, car il y a une ambiguïté: il y a plusieurs types de bipédie. Même si je serais surpris qu'on arrive à la conclusion que Toumaï n'était pas bipède, je n'imagine pas qu'il marchait comme moi aujourd'hui", explique le chercheur.

"Qu'y a-t-il eu avant Toumaï? Je n'en sais rien, et c'est pourquoi je veux étendre des recherches et aller en Libye", a conclu le chercheur qui, après avoir rencontré le colonel Mouammar Khadafi, a été l'instigateur d'un accord entre les universités de Poitiers et Tripoli pour travailler dans ce pays.
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Lun 25 Avr 2005 - 10:03

Un os fossilisé, datant d'il y a 70 millions d'années, d'une dizaine de centimètres, découvert au printemps 2004, vient d'être identifié : il s'agit d'un fragment de mâchoire de coelacanthe d'eau douce. Une découverte pour moi qui pensait que ces poissons étaient exclusivement marins. Bien que j'ai un léger doute sur "eau douce", n'y aurait-il pas une erreur ? On peut se poser cette question en lisant cet extrait de l'article : "Il a été trouvé sur un site qui, à la période à laquelle vécut ce poisson (le Crétacé supérieur), faisait partie d'une grande île correspondant, en gros, à la France et la péninsule ibérique d'aujourd'hui, baignée, avec d'autres terres de la future Europe, par les eaux d'une grande mer, la Téthys." Ce n'est pas sallée la mer ? Mais le reste de l'artile semble bien confirmer qu'il s'agissait bien d'eau douce : "Il s'agit d'une pièce d'autant plus importante, soulignent les auteurs de l'article, qu'elle correspond au plus "jeune" fossile de ce type en Europe, voire dans le monde, trouvé à ce jour. En effet, aucun coelacanthe n'a été trouvé dans les sédiments plus récents et, pendant le siècle qui a suivi sa description, en 1839, par le "père" de la paléontologie des poissons, Louis Agassiz, on estimait que ce groupe avait disparu pour de bon.
A partir de 1938, cependant, des coelacanthes ont été capturés vivants au large des côtes d'Afrique du Sud, puis, à partir des années 1950, aux Comores et enfin, en 1997, en Indonésie.
Pendant longtemps, en se fondant sur ses nageoires lobées à l'allure de pattes, on présentait le coelacanthe comme l'ultime représentant d'un groupe ancestral ayant donné naissance, après une "sortie des eaux", aux vertébrés terrestres. Même si les étiquettes de "fossile vivant", voire de "chaînon manquant", étaient fausses, les coelacanthes se sont révélés être des poissons à la biologie très intéressante.
"Les coelacanthes sont apparus à l'ère primaire, il y a 380 millions d'années environ, explique Lionel Cavin à l'AFP, en commentant l'article. Ils deviennent assez communs dans les mers du début de l'ère secondaire, puis leur nombre décroît. Il y a quelque 70 millions d'années, leurs derniers représentants fossiles, exception faite d'un coelacanthe marin d'Amérique du nord, ne sont connus que dans des gisements d'origine fluviale d'Afrique du nord et de Madagascar".
Une lignée particulière a en effet évolué dans les eaux douces des continents du sud qui étaient encore réunis, au début de l'ère secondaire, au sein d'un des supercontinents anciens, le Gondwana (dont la dislocation a abouti à la formation de l'Afrique, de l'Amérique du sud, de l'Antarctique, de l'Australie et de l'Inde, l'Amérique du nord et l'Eurasie étant issues de la Laurasie).
Des détails présents sur l'os de Cruzy (ornementation sur sa surface, disposition d'un canal sensoriel...) et la nature des sédiments (argiles et sables d'origine fluviale), souligne le chercheur, "montrent clairement que ce coelacanthe appartient à cette lignée d'eau douce des continents du sud."
Des découvertes de dinosaures et d'autres vertébrés avaient déjà suggéré que des chapelets d'îles avaient pu exister dans cette immense "Méditerranée" ancienne que fut la Téthys et qu'ils avaient pu permettre des passages d'animaux terrestres ou d'eau douce entre l'Afrique et l'Europe. Le coelacanthe de Cruzy a pu être l'un d'eux."
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Lun 25 Avr 2005 - 10:06

Un autre article :

"Les grands singes fossiles africains sortent de l'ombre
Quelques dents isolées trouvées au Kenya, vieilles respectivement de 12 et 6 millions d'années environ, soulèvent le voile sur le passé des chimpanzés et des gorilles, les deux "cousins" africains de l'homme dont l'origine reste largement méconnue.
Ces fossiles, expliquent Martin Pickford, du Collège de France, et Brigitte Senut, du Muséum national d'histoire naturelle à Paris, dans une étude publiée récemment dans la revue japonaise "Anthropological Science", suggèrent aussi que la séparation entre l'homme et son plus proche cousin, le chimpanzé, est intervenue plus tôt qu'on ne le pensait, il y a 13 millions d'années.
Alors que des milliers de fossiles ont été attribués aux ancêtres de l'homme, les pièces décrites comme étant associées à l'évolution des grands singes sont rarissimes. Face à cette absence, certains scientifiques se sont demandé si les ancêtres de ces derniers n'étaient pas venus d'Eurasie, où les fossiles de ce type, mais plus anciens, ne sont pas très exceptionnels.
Pour la première fois, Martin Pickford et Brigitte Senut décrivent quatre dents trouvées sur deux sites kényans, qui présentent, indiquent-ils, "des affinités morphologiques et métriques" avec les deux anthropoïdes actuels.
La première dent a été extraite des couches de la formation géologique de Ngorora et est datée de 12,5 millions d'années (Miocène moyen), les trois autres, de 5,9 millions d'années (Miocène supérieur), proviennent de la formation de Lukeino.
La molaire inférieure droite trouvée à Ngorora ressemble à celles du chimpanzé. Pour les deux paléontologues, l'âge du fossile suggère que la séparation entre les grands singes et les hominidés est intervenue "plusieurs millions d'années plus tôt qu'estimé par de nombreux chercheurs".
La plupart des biologistes moléculaires situent en effet la dichotomie homme-chimpanzé à moins de six millions d'années. La dent de Ngorora plaide au contraire en faveur de ceux qui la plaçaient déjà à une période beaucoup plus ancienne (13,5 millions d'années).
Les premiers représentants - vieux de 6 à 7 millions d'années - de la lignée qui a conduit à l'homme ont donc déjà pu côtoyer les premiers pré-chimpanzés bien diversifiés, de même que les pré-gorilles, eux-mêmes séparés des ancêtres des chimpanzés depuis 17 à 18 millions d'années.
Le site de Lukeino, quant à lui, a livré deux molaires et une incisive de grande taille, attribuées précisément à un pré-gorille. "Ces dents, explique à l'AFP Martin Pickford, ont été trouvées dans les couches qui nous ont livré également un hominidé, Orrorin. Ainsi, pour la première fois, les grands singes quadrupèdes et les hominidés bipèdes sont signalés dans les mêmes couches géologiques en intime association."
Cette découverte dément par ailleurs les vieilles hypothèses selon lesquelles l'homme est un enfant exclusif de la savane. Les indications obtenues sur le paléo-environnement révèlent que, tout comme les grands singes, ces humains archaïques ont vécu, du moins à cette période, dans une forêt assez humide.
"Ce n'est qu'un début, commente le paléontologue, mais nous disposons enfin de traces de grands singes en Afrique dans les niveaux géologiques de moins de 8 millions d'années. Malgré l'échantillon fossile restreint pour les périodes plus récentes, nous avons la première preuve de leur présence en Afrique orientale, il y a six millions d'années. Les chimpanzés et les gorilles ont donc évolué sur place et n'y sont donc pas venus d'ailleurs, comme on l'a parfois laissé entendre."


oui je sais normalement il ne faut pas faire de copier-coller d'article, mais difficile de résumer ce genre de chose.
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Dim 12 Juin 2005 - 17:04

Je sais c'est pas bien, je sais je recommance, mais comment voulez-vous écrire ça autrement, tout est dit la dedans, alors comment faire pour réécrire ça :




Un fossile complet d'un crocodile qui a existé il y a 90 millions d'années a été présenté mercredi à Rio comme l'une des découvertes les plus importantes et rares de la paléontologie brésilienne en raison de son bon état de conservation.
Le fossile du crocodile Baurusuchus salgadoensis, de la période du Crétacé, a été trouvé il y a 15 ans dans la commune de General Salgado, à l'ouest de l'Etat de Sao Paulo, mais a dû passer par un long processus de préparation et d'assemblage des pièces.
Le reptile qui mesurait 3,5 mètres de long et pesait 400 kilos a été reproduit à l'échelle naturelle et présenté par les paléontologues à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).
La rareté de la découverte se doit au fait que le squelette retrouvé avait les os complets et en parfait état de conservation, avec la tête, les mandibules et les dents intactes. Il a été découvert dans une zone où ont été retrouvés d'autres fossiles similaires et considérée comme le plus grand ensemble de fossiles de crocodiles découvert en Amérique latine.
"Il s'agit d'un fossile très bien préservé et avec la tête entière, ce qu'il est très rare de trouver", a souligné Pedro Henrique Nobre du département de Géologie de l'UFRJ.
A la différence des crocodiles connus aujourd'hui qui préfèrent des zones abondantes en eau, le Baurusuchus salgadoensis a vécu dans des régions de climat sec avec des zones humides. La position de ses narines permet de savoir qu'il ne restait pas très longtemps sous l'eau, a précisé M. Nobre.
Le Baurusuchus salgadoensis appartient à la même famille de reptiles que celle déjà trouvée en Argentine, en Afrique et dans la région de l'Inde et du Pakistan, qui avait un climat similaire avant la division de la terre, il y a 150 millions d'années.



_____________________________


Une "salamandre" de sept mètres, vieille de plusieurs centaines de millions d'années et qui pourrait avoir été le plus grand amphibien de tous les temps, a été identifiée grâce au réexamen d'un fossile conservé au Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, révèle le "Bulletin de la Société géologique de France" dans son dernier numéro.
Le paléontologue Jean-Sébastien Steyer (CNRS/Muséum) et son collègue sud-africain Ross Damiani (université du Witwatersrand, à Johannesburg) ont eu l'idée de revoir un fragment de mâchoire d'amphibien géant du groupe des stégocéphales trouvé au Lesotho et, soulignent-ils, "rapidement" attribué, il y a une trentaine d'années, à un amphibien au corps trapu, le capitosaure.
La nouvelle étude de ce fossile, surtout de ses dents, a révélé, écrivent les deux auteurs, qu'il s'agit d'un représentant d'un autre clade (embranchement) des stégocéphales, celui des temnospondyles.
Ces amphibiens, qui présentaient une riche variété de formes faisant penser aux salamandres ou aux crocodiles, ont vécu sur tous les continents, du Carbonifère inférieur (il y a 340 millions d'années) au Crétacé inférieur (- 120 millions d'années). Le fossile originaire du site d'Alwinskop, près de Quthing (sud-ouest du Lesotho), qui fait partie des collections du Muséum depuis 1970, remonte à une période située entre le Trias supérieur et le Jurassique inférieur, il y a quelque 200 millions d'années.
Sa nouvelle classification lui donne un intérêt tout aussi neuf. "Après comparaison, calcul de proportions et reconstitution, cet unique temnospondyle correspond à un des amphibiens (...) les plus grands connus au monde", résument les scientifiques.
En effet, comparé à la taille du crâne (70 centimètres de large) de l'espèce connue la mieux préservée, "Siderops kehli", du Jurassique inférieur d'Australie, de 2,7 mètres au total de long au moins, le spécimen d'Afrique australe, avec une tête de 1,7 mètre de large, devait atteindre la longueur record de quelque sept mètres.
Le plus grand amphibien décrit jusqu'à présent était "Mastodonsaurus giganteus", de six mètres de long. La plus grande espèce vivante, la salamandre géante de Chine (ou salamandre du père David), atteint 1,8 mètre.
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Lun 1 Aoû 2005 - 16:06

A la fois découverte récente et pas récente : en effet les embryons de dinosaures dont il est question dans cet article ont été découverts il y a 30 ans déjà, mais ils n'ont été datés que récemment. Voici l'article :

<Deux embryons de dinosaure vieux de 190 millions d'années découverts il y a moins de 30 ans en Afrique du Sud, ont été identifiés comme les plus anciens jamais retrouvés au monde.

"Nous avons découvert les plus vieux embryons de dinosaure du monde qui datent d'environ 190 millions d'années", a annoncé vendredi à Johannesbourg, Mike Raath, conservateur de l'Université de Witwatersrand au cours d'une conférence de presse.

"C'est aussi le plus vieil embryon d'animal terrestre jamais découvert", a-t-il ajouté, précisant que le plus ancien connu à ce jour datait de 90 millions d'années.

Les deux embryons avaient été trouvés dans les années 1970 dans la province du Free State (centre) par le professeur sud-africain James Kitching, décédé en 2003.

Faisant partie d'un groupe de sept oeufs découverts dans le parc national du Golden Gate Highlands, sur le chantier d'une route en construction, ils étaient depuis demeurés sur des étagères de l'université de Witwatersrand à Johannesbourg, en attendant de pouvoir être examinés par un expert.

"A l'époque de la découverte, personne en Afrique du Sud n'avait l'expérience ou la capacité de les analyser, en raison de la finesse des os embryonnaires et de leur position incurvée dans les oeufs", a expliqué Mike Raath.


Mais en janvier 2000, le professeur canadien Robert Reisz de l'université de Toronto emprunte les oeufs pour analyse et son assistante Diana Scott met alors en évidence les caractéristiques des embryons découverts.

Il s'agit d'embryons de Massospondylus carinatus, une espèce répandue en Afrique du Sud et mesurant jusqu'à cinq mètres de long pour les adultes.

"L'identification de ces embryons a permis aux chercheurs de reconstituer en détail la croissance du dinosaure depuis l'oeuf jusqu'à l'âge adulte, une première pour un dinosaure", a déclaré Mike Raath.

La croissance du Massospondylus est caractérisée par une modification importante de son anatomie: quadrupède à la naissance, il devient partiellement bipède à l'âge adulte, contrairement à d'autres animaux qui subissent une évolution contraire.

Le cou croît proportionnellement plus vite que le reste du corps et la croissance de la tête, proéminente à la naissance, ralentit. Le Massospondylus se nourrit de plantes et de termites.

"Ces petits dinosaures n'avaient pas de dents, ce qui nous fait penser qu'ils devaient être nourris par leurs parents", a noté le docteur Raath, ajoutant: "Si cette interprétation est correcte, cela constituerait la plus vieille trace de soin parental".

Mike Raath et Diana Scott font partie d'une équipe de cinq chercheurs dirigée par Robert Reisz, auteurs d'un article décrivant les embryons, publié vendredi dans la revue spécialisée Science.>
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Jeu 1 Déc 2005 - 19:14

Info du jour :


Découverte d'empreintes d'un scorpion préhistorique plus grand qu'un homme


Des empreintes fossiles d'un scorpion d'eau plus grand qu'un homme ont été mises au jour en Ecosse par un géologue dont la découverte est rapportée dans la revue britannique Nature.

Ces traces, selon l'étude réalisée par le Pr Martin Whyte, de l'université de Sheffield (Royaume Uni), appartiennent à un Hibbertopterus, un animal d'1,6 m de long et d'1 m de large, doté de six pattes et ayant vécu il y a 330 millions d'années.

Cette espèce disparue, qui pouvait survivre hors de l'eau, vivait à la même époque que nos ancêtres alors qu'ils se déplaçaient encore à quatre pattes et réalisaient eux-mêmes leurs premiers pas hors de leur environnement aquatique.

La trace mise au jour montre que l'énorme créature se déplaçait sans doute très lentement, par reptation, en se tirant sur ses pattes placées sur la partie antérieure du corps, qu'il faisait des enjambées de 27 cm de long et possédait une queue qui traînait à terre.

Cette empreinte, longue de 6 m, serait la plus grande jamais découverte pour un arthropode (crustacés, insectes...), selon l'auteur de l'article.
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Alf
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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Jeu 1 Déc 2005 - 20:39

Marie-Ange a écrit:
... animal d'1,6 m
Et un petit peu plus...
Marie-Ange a écrit:
six pattes
un hémistiche d'alexandrin..
Marie-Ange a écrit:
survivre hors de l'eau
Dans le vin en somme...
Marie-Ange a écrit:
et possédait une queue...
appellez-moi "Hibbertopalfredterus", le morpion inaquatique...
bon oui... je vais...

puits car je m'incruste assez là où il ne faut pas...
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Marie-Ange

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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Ven 2 Déc 2005 - 10:38

Euh, c'est pas moi qui l'ai écri, c'est un journaliste...

Tu devrais peut-être postuler comme "trouveur de noms", bein oui quoi, avec tous les animaux qui existent ça en fait déjà des noms (noms communs, noms scientifiques, etc...), et comme il en reste encore à découvrir... à force ils vont plus avoir d'idée pour les nommer. La preuve, ils en arrivent même à donner le nom du découvreur faute d'idées !
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Romane
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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Ven 2 Déc 2005 - 15:21

Citation :
Cette empreinte, longue de 6 m, serait la plus grande jamais découverte pour un arthropode (crustacés, insectes...), selon l'auteur de l'article.

Quand on y pense... ce devait être impressionnant, la vie, "avant" ! J'ai du mal à imaginer.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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Alf
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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Ven 2 Déc 2005 - 15:30

Qu'est-ce qui a réduit nos têtes, ô Diplodocus !
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LuluBerlue



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MessageSujet: Re: Découvertes récentes   Ven 2 Déc 2005 - 16:42

Marie-Ange a écrit:
Info du jour :
et possédait une queue qui traînait à terre.

.

Et le kangourou n'existait pas ? Embarassed Embarassed Embarassed
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