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 Comment je suis devenu un fantôme, de Marie de Latude

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Marie-Ange

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MessageSujet: Comment je suis devenu un fantôme, de Marie de Latude   Jeu 28 Avr 2005 - 11:24

Comment je suis devenu un fantôme, de Marie de Latude, éditions Milan Poche Junior, collection fantastique.

Ce qui nous est conté là est une belle mais triste histoire. Elle m’a captivée. Oui, nous pouvons aller sans mal jusqu’à « captivée ».

François Sagramor a 12 ans. C’est un garçon qui n’a connu de la vie que les malheurs.
Il n’a aucun ami à l’école, son nez étant une invite à la moquerie. Pour se venger, il a prit l’habitude de trouver pour chacun un détail dont il peut se moquer à son tour et donc retourner l’affront. Ainsi, il a gagné une relative paix, mais aucun copain.
Lorsqu’il rentre à la maison, c’est pour retrouver ses parents, du moins les personnes qu’ils pensent être ses parents, car nous apprendront - et François un peu plus tard - que les Sagramor ne sont pas ses vrais parents. Et s’ils l’étaient, ils ne le seraient que biologiquement, car d’eux, François n’a jamais reçu d’amour, que des coups, et un bien « moche » et unique cadeau : pour ses 4 ans, ils lui ont dit qu’à présent il allait dormir au fond du jardin, dans un cabanon insalubre, peuplé d’insectes et squatté par des chats errants qui transformèrent ses nuits en cauchemars bruyants. François pense que ses parents ne l’aiment pas à cause de son nez, il l’a long, eux courts, mais il découvrira avec la vérité que cela n’a rien a voir avec son nez.

Un jour, un jeudi 7, jour que François n’oubliera pas de si tôt car c’est le jour où sa vie bascule, au retour de l’école, alors qu’il vient encore d’entendre que si cela ne coûtait pas si cher, il aurait été placé depuis longtemps en pension pour être débarrassé de lui - ce qui l’aurait sans doute soulagé -, alors qu’il sait qu’il va encore se faire battre, qu’il dise ou non quelque chose, qu’il fasse ou non quelque chose, car les Sagramor ont toujours une bonne excuse pour frapper, et s’ils n’en ont ils cognent plus encore car cela les énerve de ne pas avoir de raison de le faire, François en a assez, il craque : « Je préfère mourir plutôt que de rester un jour de plus dans cette maison horrible qui sent mauvais, avec des parents horribles et qui sentent mauvais aux aussi ! ». Il est le premier étonné de son audace, habituellement il attend que les coups commencent à pleuvoir, puis qu’ils cessent.
Les Sagramor, d’abord incrédule, se reprenne et prépare un correction dont François se souviendra, lui qui a osé se rebeller. Tandis que Gérard Sagramor le maintient contre la table de la cuisine, Odette Sagramor, le frappe avec une poêle a frire. François bouge, les omoplates étaient visées, c’est la nuque qui reçoit le choc. Le noir se fait, une sensation de bien être, de paix, de légèrereté, une absence de douleur, envahissent François. Il ouvre les yeux. Il voit les Sagramor inquiets, pas pour lui mais pour eux : s’il ne revient pas à lui, ils devront appeler un médecin, et s’ils appellent un médecin ils auront des ennuis. Et puis François se voit lui, inerte, livide, les yeux clos. Et là, il comprend, ce que les Sagramor n’ont pas encore compris : il est mort ! Il est mort et il est devenu un fantôme. Une nouvelle vie pour lui commence, une vie qu’il n’a pas l’intention de manquer.
Ses pas le guident vers une maison abandonnée, surnommée « le château », prétendument hantée. Mais hantée, elle l’est vraiment, car il s’agit là d’une école de fantôme, et tout être vivant qui y entre en est prestement chassé.
Pour entrer dans cette école, il faut que avoir moins de 15 ans le jour de sa mort, ou que le Conseil des Anciens ai jugé que vous aviez subit un préjudice de votre vivant qui justifia que vous ayez une seconde chance. François entre dans ces deux catégories. Il faut ensuite passer un examen d’entrer, pour cela il faut connaître le règlement des fantômes novices (élèves fantômes) par cœur et pouvoir répondre à des questions diverses. 7 échecs à l’examen et vous devenez des « morts-vivants » morts mais pas fantômes. Une faute grave peut vous faire renvoyer de l’école, et direction les « morts-vivants » ; ceux qui ne peuvent même pas prétendre à passer l’examen d’entrée au château vont directement parmi les morts-vivants. François n’ pas l’intention d’échouer, il n’a pas eu de première chance dans sa vie, il ne manquera pas celle de sa mort.
Dans cette école, il va faire la connaissance de Jacquou Mille-Morceaux, il avait 13 ans en 1642, grimpé en haut d’un arbre de plus de 15 m, il en est tombé et s’est tout démembré. Il y a aussi Soude-Caustique qui s’est empoisonnée en se trompant de bouteille, et Gaston-La-Tasse qui s’est noyé en 1936. Il y a également Raplapla qui a reçu un bloc de ciment sur la tête et Passoire qui a pris une balle dans la tête à l’école lorsque deux adolescents ont pris leurs camarades de classes et leurs enseignants pour des cibles vivantes. Ces Novices vont devenir ses premiers amis, de vrais amis sur qui il peut compter, et il va en avoir bien besoin.
Un grand nombre de morts-vivants font partis d’une ligue d’assassins dont le but est de « vampiriser » les fantômes et de leur voler leurs pouvoirs (déplacement d’objets, passage au travers des murs…). En principe, les morts-vivants ne s’attaquent pas aux fantômes avant que ceux-ci ai reçus leurs premiers pouvoirs, après avoir été reçu à l’examen d’entrée de l’école. Mais, un mort-vivant a décidé de s’en prendre à François, avant même qu’il ne soit devenu Novice, et il est prêt à utiliser tout les moyens possibles pour parvenir à vampiriser François. Ce fait étrange, ajouté à cela que Vieux-Débris, Ancien, membre du conseil et doyen de l’école, s’intéresse fort à François, font de ce petit fantôme qui n’a pas de surnom car pour un fantôme il est bien banal (pas de trou dans la tête, pas de membre qui se balade seul…) un fantôme bien particulier, un fantôme « à protéger », et ses nouveaux amis ne vont pas le laisser tomber, au contraire.
François va donc découvrir, avec l’aide des fantômes novices, ce que Vieux-Débris sait de lui mais qu’il lui cache : que les Sagramor ne sont pas ses vrais parents, qu’ils l’ont enlevé bébé par vengeance, à cause d’une histoire qui remonte à des générations et des générations, une histoire dont la véritable famille de François ne se souvient même plus, mais que les Sagramor n’ont pas oublié. Ils ont donc enlevé l’enfant pour se venger en le maltraitant. François va découvrir également qui sont ses vrais parents et surtout qui est ce mort-vivant qui le pourchasse aussi assidûment et pourquoi… et bien d’autres choses encore…

François Sagramor, c’est Harry Potter chez les fantômes ! La même ambiance, de la magie (ici les tours de passe-passe des fantômes), du mystère, des secrets, des non-dits…. Un régale.
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