je ne sais plus si je l'ai déjà mis ici ce texte...mais puisqu'on parle de mots, ça s'impose
LES Mô
Les MÔ sont une très ancienne peuplade.
Depuis toujours, ils sont en contact avec les peuples de la région et principalement les Egyptiens. A tel point que leurs histoires, leurs civilisations sont intimement mélées. A.Tonnick découvrit et prouva que cet énigmatique grain de café que l'on retrouve dans toutes les tombes Egyptiennes provenait du pays MÔ. Son rôle, jusqu'à lors inconnu était, selon A.Tonnick de servir de "réceptacle" au Ka.
( Le Ka, comme chacun sait, est une sorte d'esprit qui reste dans la tombe selon les Egyptiens )
En fait, c'est grâce à ce grain de café que le Ka peut continuer à exister, entendre, voir. Selon A.Tonnick:
-" c'est grâce au café que le KA voit."
Les recherches d'A.Tonnick, à défaut de lui faire découvrir un bar, ce qu'il regretta, lui permirent de mettre au jour de nombreux usages des MÔ. Il découvrit que les MÔ aiment le bruit. Les Mô sont une tribu peu connue d'Afrique sub-équatoriale. Grands, beaux, bons, gros pour certains d'entre-eux, les MÔ passent leur temps à ne rien faire selon nos critères occidentaux. Leur seule occupation en dehors des obligations telles que manger, boire, dormir, faire l'Amour et la vaiselle est de faire de l'ART . L'Art, ils le pratiquent sous toutes ses formes. Musique, Danse, Théâtre, Peinture et sculpture, rien ne leur est étranger. Seul le cinéma, peut-être..... Mais peu importe, l'Art est leur raison de vivre. Leurs techniques raffinées quoique primitives leur permettent d'exprimer n'importe quoi. Mais pas n'importe comment. C'est toujours, quelque soit la forme, la technique, la matière utilisée, un cri de protestation. Un " NON" intégral.
L'Art MÔ nie !
Une longue étude effectuée et relatée par Sir Andrew Tonnick, publiée en 1876 par la British London académy of exploration of world over England sous le N°1234567890 nous fait part d'une découverte importante.Ils se réveillent pourrait-on dire en fanfare.
A.Tonnick a pu constater de ses yeux et de ces oreilles, sauf en période de grosse chaleur où il écumait le pays à la vaine recherche d'un bar ouvert, que ce bruit croissait au fur et à mesure que la journée s'écoulait. Tant et si bien qu'arrivé en fin de journée, il était impossible de supporter ce vacarme. Pour résister, les MÔ eux-mêmes devaient se protéger. La nuit venue, ils se mettaient sur la tête une sorte de coiffure enveloppante.
Une journée des MÔ résumée par A.Tonnick lui-même. Il dit page 2698 de son ouvrage. ( publié en 1876 par la British London académy of exploration of world over England sous le N°1234567890 ):
" Les MÔ tôt font du bruit. Les MÔ tard portent un casque"
On ne peut être plus clair !
Sur le plan religieux, une chose est sûre, les MÔ nient l'existance du KA. C'est d'àprès eux une invention des prêtres égyptiens. Pour démonter, cette non-existance du KA, ils tiennent selon A.Tonnick le raisonnement suivant:
Le vivant disent-ils ne peut être constituer que d'un corps et d'une Âme. Le KA, s'il existait ne serait qu'un résidu de l'esprit qui lui va se faire juger par les Dieux
( en ceci, ils ne variaient pas des égyptiens.) . Si l'esprit peut faire un résidu, pourquoi celui-ci ne pourrait-il en produire lui-même un . Le KA.KA en quelque sorte. Les prêtres MÔ le disaient eux-mêmes: " Si nous croyons aux Ka.Ka, nous sommes dans la merde!"
mais n'entrons pas dans les détails et pour résumer:
" L'Art MÔ nie Ka" dit A.Tonnick.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car en 1914, alors que l'on avait d'autres chats à fouetter, un conférencier anglais du nom de Martin vint faire une conférence sur Sir Andrew Tonnick. Cet anglais comme beaucoup de ses congénères avait de grandes dents et un gros défaut de prononciation . La sténographe qui nota la conférence ne maîtrisait elle pas assez bien la langue anglaise ? Ce brave Mr Martin avait-il un accent si épouvantable. Fit-il sa conférence en français? Nous ne le saurons jamais.
Toujours est-il qu'au lieu de: " L'Art Mô nie Ka, dit A.Tonnick".
Dans le texte figure: " L"harmonie, caddie, atomique"
ce qui n'est pas la même chose
Le texte de cette conférence tomba dans l'oubli jusque dans les années 50. Un obscur conseiller de la présidence américaine lut cette phrase et ces conseils transmis au Président eurent les résultats que nous connaissons. Au cours des années de présidence de "IKE" Eisenhower on assista à la fois à la création et au développement des grandes surfaces et à la course aux armements à grande puissance de destruction .
Ce n'est qu'àprès sa retraite ( 1960 où il fût battu par Nixon) qu'IKE trouva curieux que le mot "caddie" fasse partie du vocabulaire des Mô.
Comment, se dit-il, un Mô pourrait-il connaître les supers-marchés ? Comment un Mô pourrait t'il connaître le golf ? Car il ne faut pas ignorer que depuis la colonisation les Mô sont catholiques. Le mô nait du Pape. Le Golf lui est anglais.
Ayant encore quelques relations haut-placées, il fit faire une rapide enquête et les forces pour une fois réunies de la CIA et du KGB finirent par découvrir le manuscrit original de Sir Andrew Tonnick. Le fameux N°1234567890 , publié en 1876 par la British London académy of exploration of world over England , au fond d'un réduit secret du Palais de Birmingham. ( Palais où les anglais entrepose tout ce qui ne sert plus à rien.)
- Big God, s'écria IKE. Il but précipitamment son whisky et remplit son verre derechef.
Ce n'est que tard dans la soirée qu'il regagna son logis. Une fois arrivé, il raconta tout à sa femme, Monica. Tout, Sir Tonnick, les Mô, les égyptiens, le KA, le conférencier, la sténographe, le kgb, tout ce qui avait conduit à cette erreur monumentale.
-" Quel est le secret des Mô ?", demanda sa femme.
- "L'Art, Monica !" dit, atone, IKE.
Comme on le voit, Cher confrère,la vie tient à peu de chose.
Je vous laisse méditer devant la vacuité de votre bouteille et j'attends avec une certaine impatience le résultat de vos travaux.
* *
*
Suite à notre conversation téléphonique de ce midi et devant envoyer cette thèse sur les Mô ce soir par l'intermédiaire de liaisons informatisées, je me suis dit qu'il était encore temps de peaufiner la chose.
Mes nombreuses recherches ( en dehors du fameux rapport de Sir Andrew Tonnick, publié en 1876 par la British London académy of exploration of wold over England sous le N°1234567890 ), mais en les recoupant avec ce précieux document m'ont appris qu'il ne faut pas prendre un Mô pour un autre.
Dans la société Mô si tout est libre, tout est strictement régulé. Les Mô ne connaissant pas les vertus du travail et la société hierarchisée à outrance qui va de pair, il a bien fallu qu'ils donnent à chacun des membres de la tribu un titre, tout à fait honorifique, ne leur donnant aucun droit mais dont tout un chacun peut tirer gloriole. Ainsi chaque Mô est le plus important dans son domaine qui est unique. Les rivalités de pouvoir se trouvent donc automatiquement annulées et l'harmonie règne chez les Mô. Comme le pays des Mô ne se réduit de nos jours qu'à une ville, on peut dire sans tambour et sans trompette que c'est l'harmonie municipale.
Le titre de chaque Mô est fonction soit d'une origine géographique ( comme Dupont chez nous), d'une particuralité physique ( comme Basduc en France ), de son métier ( Fourien en Poitou ), d'un défaut ( Leschbott en Alsace ), ou de tout autre motif pas toujours clair à établir. Les indiens d'Amérique procèdent un peu de la même façon pour leur noms. Qui ne se souvient de "Taureau assis", "Aigle solitaire", "Petite marmotte frileuse" ou "Castor aux queues usées". Mais la particularité des Mô est que le nom de chaque Mô commence par Mô.
Un exemple pour me faire comprendre: Je m'appelle Jean Vilain, chez les Mô je m'appellerais Mô Vilain. Chez les Mô, il n'y aura qu'un seul Mô qui portera le vocable de Vilain, donc pas besoin de différenciation prénomique. En clair et pour faire bref, le nom de chaque Mô est : Mô suivit d'un vocable quelconque.
Par exemple le Mô dont le titre-fonction est d'essayer dans la mesure du possible d'arriver à rétablir l'entente entre les Mô qui ratent leur mariage est appellé: Mô des rateurs ! Celui qui devrait fixer la quantité de nourriture consommable en fonction des ressources est le Mô des rations et ainsi de suite, jusqu'au pauvre Mô tendant la main à la sortie de l'église : Le Mô quette .
Tout ça est terriblement folkorique mais n'a pas grand intérrêt. Par contre certaines des coutumes Mô ne manquent ni d'intérêt ni d'étrangeté.
Ainsi, j'ai toujours cru que l'on pouvait faire confiance aux Mô. Jamais, un Mô, petit ou grand, ne m'a semblé dire autre chose que la vérité. Sauf à l'heure de la sieste où quelque soit le Mô qui répond à votre question, vous êtes sûr et certain qu'il ment effrontément. Il vous soutiendra que l'arbre est rouge et que le ciel est en bas. D'ailleurs A.Tonnick fait allussion à cette particularité quand il dit : ( Page 254 , 2° colonne, 3° ligne de l'édition originale publié en 1876 par la British London académy of exploration of world over England sous le N°1234567890 ), je cite:
" Le meilleur Mô ment; C'est l'heure de la sieste ! "
Une autre anecdote, toute aussi instructive. Un peintre Mô....
( Je rappelle à cette occasion que l'Art est la préoccupation principale des Mô. )
Un peintre Mô disais-je, le peintre Mô nu mental qui comme son nom l'indique peignait des nus sans modèle est sans doute le grand théoricien de l'Art Mô. Il parlait comme les Japonais le font en phrases courtes et sybillines. Pour dire que l'Art permet de s'oubier, il disait.
" L'Art bat l'être, et sa flèche atteint le but."
Mais rien n'est parfait, même l'Art. Mô nu mental, encore lui, dit:
" L'Art souille le soir au coin des rues mal famées "
Il dit encore:
" L'Art hier cuisine est devenu Art aux gants, L'Art oseur est l'Art osé "
Que de sagesse dans ces phases. Je me souvient encore la dernière fois où nous avons échangé nos pipes. Il faisait chaud, le perroquet jaune imitait Chirac dans un arbre; Les moustiques se ruaient sur le quidam, il faisait soif..... Mô nu mental me regarda longuement de son regard si particulièrement vide puis il parla:
" Je suis un Mô d'est, je n'aime pas l'Art hachoir qui détruit tout . Pour moi l'Art est station. Je suis celui qui voit que l'Art pête, l'Art image, l'Art rivage, l'Art ni KA, l'Art Mô nu ment, l'Art me ment......"
Il prit un temps, reniffla, puis il ajouta:
" L'Art, jean, ne fait pas le bonheur ! "
Et il se tût.
Quand on pense à cet obscur conseiller d' Eisenhower dont il est question dans ma précédente déclaration sur les Mô, qui n'avait rien compris et qui osait déclarer à sa secrétaire:
" L'Art, Miss Tiss, c'est le 15 Novembre 1918 qu'il fallait le fêter ! "
Voilà, les Mô de l'heure n'en font qu'à leur tête. Ils ne croient plus en rien. Comme les indiens, ils ne croient plus en nos promesses..... Lorqu'on leur parle de paix, eux, ils entendent : "...... Il faut détruire les Mô, nos cultures qui sont en train de conquérir le monde......." et le reste se dilue dans le souffle du vent du désert...
Ami Pochet, Amie Flo, ainsi se termine la saga des Mô, juste une dernière recommandation à la petite chienne noire:
Intéresse toi à l'Art Mô, Nika ! Et n'aie aucune peur, aucun complexe nul ne peut rien dire, car à la page 3645 ter, 6° colonne, 3° paragraphe, 2°sous-chapitre à gauche du célèbre Rapport dans son édition originale publié en 1876 par la British London académy of exploration of world over England sous le N°1234567890 ):
" L'Art Mô, Nika est plus beau que l'accord des .ons" dit A.Tonnick
Que le repos vous soit propice et le vin généreux
Jean Vilain